mardi, août 31, 2010

Après l'orage

J’ai rencontré une mère bien décidée
À protéger sa couvée contre vents et marées
Fait pas le mariole ou au cou les guibolles

J’ai rencontré une fan enfin libérée
Enfermée par un cœur à mépriser.
La guêpe s’envole, hé oui, pas folle.

J’ai rencontré une femme blessée,
Au cœur brisée mais pas cassée.
Son ciment, sa colle, change d’école.

Francoisetfier(Août 2010)

lundi, août 30, 2010

Cheval de bois

Nous ne sommes encore qu’au mois d’Août, pourtant il y a un vrai temps de septembre. A défaut de remettre des chaussettes à manche longue, j’ai ressorti mes pantalons longs. A l’an prochain, les shorts et bermudas. C’est officiellement la fin de l’été, la reprise, la rentrée.

Et qui dit rentré dit aussi planning et boulot. Cela commence par la « Journée intergénérationnelle d’Etouvie » le 8 septembre à Étouvie. Il s’agit d’une rencontre entre les personnes âgées et les associations qui s’occupent d’elles. On va surement avoir droit à des chansons et des danses préparées par des écoliers qui ne penseraient même pas rendre visite de temps à autre à leur propre grand-mère mais sa c’est autre chose.

Attention, le même jour, peut-être d’ailleurs à la même heure, ils sont si bien organisé à la mairie d’Amiens, vers 18 heures, nous avons le droit à une grande messe de l’O.V.A.C.A.M (office de la vie associative et culturelle d’Amiens métropole) pour la préparation du salon des association AGORA du 18 septembre 2010.

Oups ! J’ai oublié de vous parler d’un événement qui aura lieu avant : le 4 septembre à partir de 18 heures. On fêtera les 160 ans de l’hippodrome d’Amiens. Avant de vous donner le programme, sachez que vous pouvez réserver votre repas : 5euros par personne accompagnement et boisson comprise cochon grillé ou mouton halal, jusqu’au 30 aout au 0322522491. Nous auront le droit à une soirée exceptionnelle placée sous le signe des étoiles et animée par Laurent Broomhead. Au programme sept courses de trot, des jongleurs de feu, le fan club de « Star Wars » en costume, le chanteur Tony Martinez, un télescope et en fin de soirée une « surprise étoilée ». Pour faire patienter les plus petits, un coin bricolage pour scientifiques en herbes, des animations autour du thème de l’astronomie, un trampoline et des projections de vidéos intergalactiques.

Comme les enfants partent faire un tour sur les barres de granit rose bretonnes samedi, vous connaissez donc notre programme. Cela fait plus de trente ans que je suis sur Amiens et croyez le ou non, ce sera la première fois que j’irai aux courses. Olivier devait nous y emmener l’an dernier mais vous le connaissez, si on devait l’attendre à chaque fois qu’il dit qu’il passe nous voir, on passerait sa vie à l’attendre(d’ailleurs, que je sache, il devait passer cette semaine n’ayant pas pu venir la semaine passée).

vendredi, août 27, 2010

Manifestations


bruit et brouillard
Originally uploaded by yeuxrouge.

Bonjour à tous la manifestation des commercants et habitants du centre ville est prévue le jeudi 7 Octobre 2010. L'organisation se fera par groupes de commerçants et par quartiers, des affiches seront mises dans les magasins .

Merci de votre soutien et venez nombreux . Je vous tiens au courant régulièrement, n'hésitez pas à m'écrire . Bon courage à tous !

jeudi, août 26, 2010

Road movie

Malgres mes craintes Titine c'est montrée à la hauteur. Plus de 900 bornes sans sur-chauffe. C'est pas mon cas. Je suis rentré plutot crevé, mais satisfait. Dans l'ensemble, j'ai passé une bonne journée.

Bonne nuit à tous.

mercredi, août 25, 2010

You know the proprietaire

Comme en principe lorsque vous me lirez je serai en plein road-movie breton, je vous ai préparé une petite énigme qui se présente sous la forme d'une blague. Il s'agit de découvrir un grand chanteur francais grace a tous ces indices.

Un homme se présente chez son docteur. Il a un chapelet de saucisses autour de chaque oreille, un collier de boudins autour du cou et sur la tête un chapeau orné d'une antenne de télévision. Il lui dit : "Docteur, mon frère m'inquiète.".

Mettez vos solutions en dessous, réponse vendredi.

mardi, août 24, 2010

Epandage


Porcs bios Bretx
Originally uploaded by save et garonne.
Mon pauvre dictionnaire donne une définition du mot épandage qui ne semble pas correspondre à l’évolution de cette technique :
Nom masculin,
1-L'épandage est une technique agricole consistant à répandre divers produits sur des champs de cultures.
2 - Apports sur le sol, selon une répartition régulière, d'effluents d'élevage, d'amendements, d'engrais, de produits phytosanitaires, de boues de station d'épuration, etc.
3 - Action consistant à épandre soit à étendre en étalant.
4 - Opération qui consiste à épandre de manière régulière une substance ou un produit à la surface du sol (engrais, eau usée).
5 - Action de répandre le lisier dans les champs pour apporter de l'engrais aux cultures.

Il faut dire qu’il a quelques années derrière lui. Enfin, il ne me semble pas fautif puisque même sur internet le sens qu’ils donnent à ce mot est identique.

Pourtant, je vous assure que la définition ne ressemble en rien à ce que l’on peut voir mais surtout sentir dans notre région. Par chez nous, l’épandage consiste à répande plutôt que des engrais dans les champs, une odeur pestilentielle dans les rues de la ville. Voici donc quelques jours que nous devons vivre fenêtre fermées si l’on souhaite respirer normalement.

Nous avons beau être en plein cœur de la ville, nous nous imaginons sans peine le fin fond de la campagne, pour être plus précis, les étables ou un élevage de porc.

lundi, août 23, 2010

Sensationnel : Le cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de pommes de terre de l’Île de Guernesey


Je lis beaucoup, même un peu trop. Je lis et relis un peu de tout, de la bibliothèque verte aux œuvres classiques et même, en conséquence ou malgré le diabète, de cette rose et sirupeuse collection arlequin. Non! Ne vous extasiez pas de tant d'éclectisme. Mon but n'étant pas de parfaire ma culture. Ce que je recherche ce sont les sensations.


En dehors de leur lecture, je serai bien incapable de vous dire à quels critères vous fier pour trouver les livres "sensationnels". Par exemple, malgré un tirage de plusieurs milliers d'exemplaires et prés de quatre-vingt dix tomes, je n'ai jamais été au delà du premier chapitre du bottin de la Somme. Vu le style, je comprend que l'on m'en ai fait cadeau. D'où l'utilité de ce que l'on appelait autrefois les cercles littéraires et aujourd'hui internet.

Comment faire une critique de ce livre?

Tout comme les membres de ce cercle, je pense que, comme nous sommes rarement objectifs, on ne peut décrire les sensations éprouvées à la lecture d'un ouvrage sans au préalable dévoiler une part de son caractère et de son vécu.

Donc, autant l'avouer, les phrases descriptives et pompeuses me sont aussi longues que rébarbatives. C'est la raison pour laquelle en choisissant de raconter la vie du cercle littéraire de l'ile de Guernesey sous une forme épistolaire, les deux auteurs m'ont comblées. Je ne sais qui de Mary Ann Shaffer ou de sa nièce Annie Barrows en a eu l'idée mais c'est on ne peut plus judicieux. Petit à petit, au travers de cette correspondance croisée, des lettres courtes d’une à deux pages, des télégrammes d’une à deux lignes, dans un vocabulaire et une construction de phrase simple, on devine le caractère des différents protagonistes, leur place vis à vis du cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de pommes de terre de l’Île de Guernesey et la façon dont ils ont personnellement vécu l'occupation nazie. Ne nous y trompons pas, c'est peut-être le véritable sujet de cet ouvrage. Certes, c’est aussi une histoire d’amour, l’amour de la vie après les horreurs de la guerre mais aussi la quête de Julliet, une jeune libraire reconvertie dans l’écriture, qui raconte à son amie d’enfance et son frère, ses émois pour un jeune riche et bel éditeur américain tout cherchant un sujet pour son prochain ouvrage. Ors, le frère de son amie, lui même éditeur, lui fait parvenir la lettre de l’un des fondateurs de ce cercle. De la va naitre une correspondance entre les membres et cette jeune auteur.
En plus de nous laisser entrevoir la vie sous l’occupation et celle d’après-guerre, la construction de ce recueil de lettres s’apparente à une enquête policière sur le devenir de l’une des fondatrice, Elizabeth, déportée pour avoir aidé un jeune travailleur polonais. Il faut dire que pour ce petit bout de l’Angleterre, sous domination allemande et ravitaillée par les corbeaux, la vie n’était pas simple.

On ne peut faire une bonne critique sans être totalement honnête. Là encore, il me faut vous dévoiler une part de moi-même. Je suis un peu écologiste, ors, cette tare n’accorde fort mal à l’usage de la pâte à papier dans la diffusion des œuvres écrites( on préfère la diffusion de fichiers informatiques même si cela consomme de l’électricité.). Et, la maison d’édition de cet ouvrage, Le NIL, a crue bon , afin surement d’en faciliter la lecture, d’en faire 396 pages brochées en consacrant une page pleine à chaque télégramme, même d’une seule ligne. Remarquez c’est toujours moins que l’éditeur « A vue d’œil » qui dans sa collection 16-17, vous le propose en 506.
D’aucun pourraient trouver ce livre simpliste, voir même mièvre mais c’est justement le gage de sa réussite. Tout en recueillant les divers témoignages, vous vous attachez à ces gens simples, voir ordinaires qui vivent et survivent à des situations extraordinaires pour en ressortir soit brisées à jamais soit riches d’espoirs et de vie. Ce petit roman, sans aucunes prétentions vous entrainera alternativement dans des rires inextinguibles et des larmes douloureuses.

dimanche, août 22, 2010

Un peu d' en train

La scène se passe dans un train. Dans un compartiment se trouvent quatre personnes : trois hommes et une femme top canon de la mort qui tue.

Une discussion s'engage entre ces quatre personnes. A un moment la femme propose :

- Si chacun de vous me donne 20 francs je suis prête à vous montrer mes mollets.

Les hommes réfléchissent un peu. Des mollets, c'est banal mais les siens doivent vraiment être magnifiques, et puis 20 francs c'est vraiment pas grand chose. Donc ils lui donnent chacun vingt francs et elle s'exécute. Elle leur montre ses mollets et ils ne sont pas déçus du resultat. La discussion continue puis à un moment :

- Ecoutez, si chacun de vous me donne 100 francs je suis prête à vous montrer mes cuisses

Là, il y a un peu moins d'hesitations. Des cuisses, ils en ont déjà vu mais là ça doit être superbe, et puis cent francs c'est presque pas grand chose et qui sait peut-etre qu'après elle ira plus loin. Ils lui donnent chacun cent francs et elle fait remonter sa robe pour leur montrer ses cuisses mais pas plus. Là encore, ils ne sont pas déçus du resultat. La discusion continue comme auparavant, puis à un moment :

- Ecoutez, si chacun de vous me donne 1000 francs, je vous montre où j'ai été opérée de l'appendicite.

Là, plus d'hésitation du tout. Chacun lui tend l'argent avec impatience. Ils s'attendent à ce qu'elle remonte sa robe lorsqu'elle se retourne vers la fenêtre, puis pointant un hopital du doigt elle dit :

- C'est là !

samedi, août 21, 2010

Trio

Les trois soeurs Aylesworth : journée à la plage

C'est une maman dont les trois filles, en age de se marier, travaillent dans la pub. Le hasard fait que les 3 filles décident de se marier au même moment. Par jeu, la maman demande à ses filles de lui décrire comment se passe la lune de miel en utilisant des slogans publicitaires. Quelques jours après le mariage, la maman reçoit une lettre de l'ainée.

Sur cette lettre, elle lit " Petit Pimousse ". La mère se dit alors "Petit Pimousse, petit mais costaud." Et elle sourit.

Le jour suivant, c'est un message de la cadette qui lui arrive par la poste. Sur la lettre, "Renault Clio". Et la mère se dit "Clio, elle a tout d'une grande." Et elle sourit.

Enfin, un jour plus tard, arrive le message de la benjamine. Sur la lettre, la seule chose écrite est "British Airways". La maman ne connait pas le slogan de cette compagnie aérienne. Alors elle recherche dans des magazines et elle finit par lire :

"British Airways, 4 fois par jour, 7 jours sur 7, dans les deux sens"

Et elle ne sourit plus ...

vendredi, août 20, 2010

Servietage


abat-jour
Originally uploaded by nabiat.

En ce moment, je ne suis pas trop inspiré et j’ai beaucoup de mal à trouver des sujets originaux à défaut d’être intéressants. Tout à l’heure, en voyant Michèle et MCS affairées au « serviettage », le collage de serviettes, je me suis dis qu’une petite compilation des différentes techniques en la matière s’imposait.
La technique de collage des serviettes en papier est une technique facile pour décorer ou raviver les supports de votre choix. Les enfants peuvent également y participer puisqu’il s’agit d’une activité rapide donc susceptible de leur plaire. La phase la plus longue est bien sûr la découpe du ou des motifs si on désire un travail soigné.
Les serviettes en papier (oui il s'agit bien de simples serviettes de table en papier ! ) s'appliquent sur pratiquement tous les supports : carton , bois, métal, etc.… Pour débuter vous trouverez toujours un pot de fleur en terre cuite chez vous, histoire de se faire la main ou d’occuper les gosse un après-midi entier !
Se préparer
Pour bien démarrer, vous devez rassemblez le matériel qui sera nécessaire aux différentes étapes de votre travail : le support de votre choix, le ou les motifs à découper, les ciseaux, un bistouri ou un cutter bien aiguisé, la colle, le vernis, le pinceau, la peinture acrylique, le ruban de masquage, ainsi que les éléments décoratifs tels rubans, bouts de bois, sables et coquillages correspondant à la composition que vous souhaitez. Un ruban de masquage permet de délimiter les zones à peindre si vous projetez d'utiliser plusieurs teintes. En effet, si votre support est de couleur foncée ou si vous souhaitez le peindre en ton vif, il est préférable de masquer la zone réservée au découpage grâce à du ruban adhésif, la finesse de la serviette est telle que la couleur de fond peut transparaître et risque de ne pas faire ressortir votre décoration.
Le choix du papier
Différents type de papiers peuvent être panachés. Cela va des serviettes de table en papier, des timbres, des feuilles de magazines, des feuilles fabriquées spécifique pour cette utilisation avec motifs reproduits, des feuilles Décopatch, des papiers artisanaux, même des papiers journaux... C'est la plupart du temps le motif lui-même qui va vous inspirer pour une nouvelle création et vous vous accommoderez donc de sa nature...
Serviette ou découpe
Ce sont des serviettes de table en papier imprimé. Attention, il existe des serviettes avec d’une à trois épaisseurs : il ne faut garder que la partie dessinée. Ces serviettes sont fines et se fondent mieux sur le support. Elle apparaît comme peinte et souvent une seule couche de vernis suffit à la noyer de telle manière qu'au toucher aucune aspérité n'est plus décelable. De plus, si le support est convexe ou concave, elle épousera mieux la surface. Par contre, elle est fragile et il suffit parfois d'un seul coup de pinceau un peu trop appuyé pour qu'elle se déchire. Son utilisation sur des supports de couleur vive ou foncée exige un apprêt préalable pour que le motif ressorte convenablement.

Un « découpage » est un motif imprimé sur un papier dit "normal". Il peut s'agir de photos, de papier cadeau, d'un morceau de partition, de timbres, tickets d’invitation ou de métro, cartes de visites, de journaux, de billets de banque ou de planches de motifs fournies dans les magazines spécialisés. Il est moins fragile, plus rigide et son épaisseur exige plus de couches de vernis pour qu'au toucher la limite entre le support et le motif de soit pas « palpable ». Le principal avantage réside dans le fait qu'il masque totalement la couleur de fond et peut donc être apposé sur des fonds noirs sans la moindre préparation.
Les papiers pour découpages 3D
Ce sont des feuilles de décors conçues spécifiquement pour constituer des décors en trois dimensions qui proposent des motifs variés, où les différents objets sont reproduits plusieurs fois, en plusieurs tailles. Ceci permet de coller une première image entière et de coller par-dessus, de façon surélevée, une partie du motif. Pour le collage, il existe notamment des petits carrés de mousse adhésive double-face.
Le papier Velo
Pour pallier aux inconvénients des serviettes en papier, de nouveaux papiers spécifiques sont nés. On trouve dans les commerces spécialisés maintenant de grandes feuilles de papier Velo, fines et résistantes sur lesquelles sont imprimées des motifs assortis. Le découpage est plus facile que pour des serviettes en raison de la qualité du papier, et le collage aussi puisque ce papier ne se déchire pas. Par contre, le motif, une fois que la colle est sèche, est net : il ne se « fond » pas comme celui d'une serviette papier. Cela peut être un plus ou un inconvénient selon l'effet recherché !
Les appliqués
Les appliqués avec des serviettes en papier. S'applique pour les surfaces unies et plates comme le bois, papier, carton, etc. qui supportent la chaleur (pas de polystyrène, ni plastique). Appliquez directement le vernis-colle sur la serviette découpée. Laissez sécher. Placez le motif encollé (mais sec) sur la surface à décorer. Placez un morceau de papier cuisson dessus et repassez au fer (température coton). La chaleur rend la colle humide et fixe vraiment la colle dans la serviette. Laissez refroidir complètement avant de retirer doucement le papier cuisson. Appliquez le vernis-colle sur l'objet. Placez le motif et appliquez un peu de colle sur les rebords du motifs pour bien les sceller. Pour le textile, vous pouvez également utiliser du vislofix. Placez une pièce de vislofix au revers du motif déjà collé (voir ci-dessus) et retirez la pellicule du vislofix. Découpez le surplus de vislfix et retirez la deuxième pellicule. Placez le motif de la serviette sur le textile. Posez un morceau de papier cuisson sur le motif et repassez au fer (température coton). Laissez refroidir complètement avant de retirer doucement le papier cuisson. Appliquez le vernis-colle sur les rebords du motifs pour bien les sceller.
Le choix du support
Sur bois ou papier mâché
Il s’agit des plus simples à utiliser. On en trouve dans le commerce de toutes formes : boites et plateaux, lettres ou sculptures animalières. Il faudra juste veiller à appliquer une sous-couche de peinture acrylique ou de vernis avant d’appliquer vos ou votre motif. Nous utiliserons le vernis Royal-Coat, vernis à base eau. Commencez par appliquer votre couche de base avec la peinture. Attention : veillez à utiliser une couleur claire car la serviette dédoublée est quasi-transparente. Si elle est collée sur un objet foncé, on ne verra plus le motif et les bords de la découpe vont ressortir. Si votre fond est foncé alors peignez cette surface avec de la peinture blanche. Pour un effet craquelé et patiné, il est important de réaliser cette étape avant de coller la serviette. Faites les craquelures et appliquez la patine sur l'objet. Pour les explications, voir celles décrites avec les produits concernés.
Sur tissus
On utilisera comme vernis fixateur le « médium textil ». Le medium textile doit être appliqué une première fois sur le tissu, suivant le tracé de votre découpage que vous pouvez délimiter avec un crayon dont le trait disparaît de lui-même. Puis, procédez au collage de votre découpage en utilisant toujours ce même fixateur. Lissez bien et faites disparaître les éventuelles bulles d'air. Si vous travaillez avec une double épaisseur, comme c'est le cas avec les jambes de jeans, veillez à insérer une feuille de papier cuisson de protection entre les deux couches de tissu pour éviter que l'intérieur ne soit aussi collé. Votre pinceau devra dépasser votre découpage de quelques millimètres pour bien enfermer le motif dans les deux couches de fixateur. Après séchage et repassage, ne posez pas le fer à repasser directement sur votre collage, utilisez un linge de protection, votre création ne pourra être lavée qu’à 30° (linge délicat).
Sur verre et faïence
Il est indispensable d'utiliser les médiums respectifs pour verre ou porcelaine pour réussir et de s'assurer que les supports utilisés résisteront à la chaleur du four ménager, soit 160°C pour le verre et 150°C pour la porcelaine. Si toutes ces conditions sont bien respectées, les collages résisteront au lavage au lave-vaisselle. Tout d'abord, il est nécessaire que votre objet soit complètement propre et dégraissé. De plus, vous veillerez à éviter de toucher votre support durant le travail pour laisser le moins de trace doigts possible. Appliquez le médium en couche fine et uniforme sur le support. Utilisez plutôt un pinceau qu'un pinceau mousse ou un rouleau éponge. Leur surface n'est pas régulière est ne déposerait pas le produit de façon totalement uniforme. Laissez sécher complètement le médium. Placez le motif découpé et lissez avec les doigts (attention aux traces). Appliquez à nouveau le médium par dessus la serviette découpée tout en dépassant les bords de 2 mm pour bien la sceller. Laissez sécher complètement et appliquez une couche à nouveau. Laissez alors sécher durant 48 heures à cœur avant de cuire l'objet au four ménager. Déposez l'objet décoré dans votre four ménager froid et réglez le thermostat sur 5, soit 160°C pour le verre ou à 150°C pour la porcelaine. Lorsque la température est atteinte, laissez cuire l'objet en verre durant 40 minutes et l'objet en porcelaine durant 30 minutes. Ouvrez alors la porte du four et laissez l'objet refroidir complètement à l'intérieur du four pour éviter les variations de températures trop rapides. Votre vaisselle est maintenant prête à servir et pourra être lavée au lave-vaisselle.

Conseils : si vous possédez un thermomètre pour la pâtisserie, utilisez-le pour assurer une température de 150°C ou 160°C maximum. Vous éviterez alors que la température soit trop élevée et qu'elle ne brunisse les couleurs.
Sur métal : bouillottes, gourdes, bouilloires, égouttoirs, pots à lait, seaux à charbon...Terre cuite et aussi les objets en polystyrène (boule de Noël), les cartons ou papier épais, le plastique dur...
Il est possible avec la technique du collage papier de recouvrir des objets courbes (vases, pied d'abat-jours, plateaux à bords arrondis...).
Préparer le support
Les objets disponibles dans le commerce sont prêts à l'emploi et ne nécessitent en général pas de préparation particulière. Il en va autrement des supports que vous aurez dénichés au grenier ou dans une réderie :- le bois devra être poncé et dépoussiéré soigneusement- le fer sera débarrassé de toute trace de rouille (avec de la paille de fer) et repassé avec un produit antirouille. Puis poncé, nettoyé et vous lui passerez éventuellement un vernis de fond.
Si il est trop vieux ou que la couleur est inadaptée, repeignez votre objet d'une couche de peinture acrylique, blanche de préférence, dans tous les cas choisissez une couleur claire, pastelle. Laissez sécher votre peinture quelques heures, il faut que cela soit parfaitement sec. Il est difficile d'évider des zones, le papier serviette se déchirant facilement. Mieux vaut donc choisir, si cela est possible, un fond de la même couleur à évider
La découpe ou la composition
Plus votre découpe sera soignée, plus le résultat aura un effet naturel. Le bistouri et le cutter vous seront utiles pour les découpes intérieures ou très précises. Protégez votre plan de travail lors de l'utilisation de ces outils ! Décidez ensuite de la disposition de vos motifs si vous en utilisez plusieurs, marquez éventuellement leurs silhouettes si vous devez recouvrir la surface à la peinture.
Sélectionnez les serviettes et les motifs à utiliser découpez soigneusement les motifs et enlevez toutes les sous-couches de la serviette en prenant soin de ne pas déchirer celle où est imprimé le motif. Il faut découper avec soin le décor de serviette que l'on souhaite coller et le dédoubler. Attention, il existe des serviettes avec triple épaisseur : il ne faut garder que la partie dessinée. Découpez soigneusement les motifs des serviettes en papier, faîtes des essais de disposition avec vos découpages. Si la nature même du motif ne permet pas un découpage net et propre, tentez l’effet « brouillard ». Découpez largement autour du motif avec une paire de ciseaux à cranter, et une fois isolée la couche imprimée, effilochez les bords une nouvelle fois avec les ciseaux à cranter. Cela formera comme un léger brouillard autour du motif.
L’épaisseur ou l’effet 3D
Des pâtes à modeler spécifiques sont proposées par les fabricants pour donner un relief à vos motifs :
la pâte à modeler light : qui comme son nom l'indique a la particularité d'être très légère. Cette matière doit être pétrie et façonnée selon l'usage à laquelle vous la destinez. Si la surface de votre forme sèche très rapidement, il faudra compter un ou deux jours à température ambiante pour un séchage complet (dépend de l'épaisseur de votre modelage). Il vaut mieux éviter le four qui fragilise la pâte et engendre des fissures. Patience, donc ! Si votre support est convexe (pot, vase), appuyez votre modelage sur le support pour qu'il épouse au maximum cette forme avant qu'il ne soit sec. Après séchage complet, vous pourrez percer, limer, poncer et enfin peindre les bords dans un ton similaire aux couleurs du découpage choisi. Collez votre motif, et apposez ensuite le tout sur votre support. Pour un motif compliqué, simplifiez-vous la vie en vous servant de la serviette comme gabarit : ici, la serviette est dans une pochette plastique et la taille de la forme à modeler peut facilement être comparée à l'original. La pâte à modeler light se trouve en boutique dans la rubrique modelage (keramilight).
La pâte structurante : se présente sous forme presque liquide et devra être étalée au pinceau ou à la spatule sur le support de votre choix, une fois sèche, la pâte a l'aspect rugueux du crépi. Il est possible d'intégrer à cette pâte des éléments de décoration tels que paillettes, coquillages, sable, fils, etc.. en les posant sur votre pâte encore humide. Il existe différentes épaisseurs de grain, qui restera apparent après séchage, comme une sorte de crépi mural. Cette pâte peut également être utilisée sur tous supports sans forcément réaliser un collage d’ailleur.
Le collage ou l’encollage
On utilise une colle qui a l'avantage d'être transparente une fois sèche et d'agir comme un vernis : le vernis-colle. Poser le motif en appliquant d'abord le centre puis les bords en s'aidant d’un pinceau bien imbibé de colle. On débordera largement.
Les motifs issus de papiers "normaux" seront encollés au dos puis placés à l'emplacement qui leur est destiné. Prenez soin d'éliminer délicatement les éventuelles bulles d'air et les plis disgracieux en lissant du centre vers les bords. Encollez aussi la surface apparente du motif. La colle va devenir transparente en séchant, donc n'ayez pas peur de badigeonner complètement votre décoration. Veillez toutefois à une répartition uniforme de la colle.
Les motifs découpés dans des serviettes ne doivent pas être encollés ailleurs que sur le support qui leur est destiné ! Ils sont si fragiles que tout déplacement provoquerait leur déchirement. Posez donc votre découpage sur votre support, maintenez-le avec une main et badigeonnez délicatement votre motif de l'autre main. Un pinceau plat éliminera mieux les bulles d'air. Là aussi, éliminez autant que possible les plis, et encollez toute votre surface. Laissez sécher. Si vous avez la main lourde avec la colle, et que la surface encollée est trop visible, il vous est possible d'encoller tout l'objet, afin qu'une pellicule transparente protège votre motif et que la limite entre le support nu et la partie collée ne soit pas visible. Si la surface encollée est délimitée par la forme naturelle de l'objet (tout un côté par exemple) cette opération n'est pas indispensable. Si la colle a été appliquée parcimonieusement, cette étape est généralement superflue. La nature du support peut aussi déterminer la nécessité de cette étape car certains matériaux ou certaines couleurs absorbent plus ou moins bien la colle. Pas de règle absolue en la matière, faites vos propres expériences...
Le vernissage
Le vernis va apporter une touche finale à votre création et protéger votre décoration. En effet, le vernis sert d'isolant et, en fonction du nombre de couches de vernis appliquées, sera garant de la longévité de votre œuvre. En principe, une base de deux couches semble raisonnable. Le "test" le plus simple est de passer votre doigt sur les limites du motif et de vérifier ainsi qu'il n'est pas décelable. Tenez compte également de l'usage qu'il sera fait de votre objet : un plat devra être lavable et supportera aisément une couche de plus qu'un miroir qui ne sera qu'épousseté. Là aussi, l'expérience vous aidera à forger vos propres critères. Bien évidemment, le nombre de couches peut aussi varier en fonction du nombre de matériaux différents constituants votre objet.
Que l’on en mette une ou trois, on fini en passant une couche de vernis colle sur le motif, on laisse sécher et c’est fini.
Le craquelage
L'effet craquelé permet de donner une apparence vieillie au support en fendillant la couche de peinture supérieure et faisant par conséquent apparaître sous forme de craquelures la couche inférieure. Récapitulons : peinture de base = 1ère couche, medium à craqueler = 2e couche, couleur qui va se fendiller = 3e couche. (Si vous vernissez ensuite votre objet, nous arriverons donc à une 4e et éventuellement 5e couche.). Il est toutefois possible, suivant la nature du support, de ne pas apposer de première couche. Là, c'est le support qui va apparaître dans les craquelures. Ce procédé convient bien à du verre dépoli, par exemple. Bien que le procédé soit simple, il faut respecter le temps de séchage des différentes couches et appliquer assez rapidement la couche de peinture qui va se fendiller, sans repasser sur les endroits déjà craquelés; l'effet serait alors abîmé. Tenez compte du fait qu'une serviette dans les tons clairs laissera transparaître les craquelures. A vous de voir si vous souhaitez que votre motif soit net ou non. Si vous souhaitez le préserver des craquelures, repassez en blanc la surface qui est destinée au découpage.
La laque de relief
Elle se présente sous forme liquide, comme de la colle blanche; mais devient dure, lisse et transparente en séchant. Ceci vous permet de mettre en valeur un ou des éléments de décor, en lui conférant du relief et de la brillance. Le temps de séchage est long (environ 8 heures) et il est préférable, pour un bon résultat, d'appliquer plutôt deux fines couches qu'une trop épaisse qui aura de la peine à sécher en profondeur.

Comme vous le voyez, ce n’est pas trop difficile et j'espère avoir répondu à vos attentes, tout est ensuite une question d’imagination.

jeudi, août 19, 2010

Une vie de chien

Aujourd'hui, j'ai plutôt envi de ne rien faire aussi, pas de message. On vera demain.

mercredi, août 18, 2010

Biellette


biellette
Originally uploaded by jfh_21.

Branles bas de combat dans la famille Etfier ; depuis que je me suis engagé auprès de Naïla a l'aider dans son déménagement en lui prêtant le concours de la Titine, ce n'est plus une 307, c'est un 747. Lorsque j'accélérai, elle ronflait plus que moi. C'est pas peu dire.

Si comme moi il y a peu, vous aviez sorti la carte bleue pour l'embrayage puis la courroie d'accessoires et enfin la truc a injection, vous feriez aussi la gueule. Ca me reviens, c'est la pompe a injection, une vraie pompe à fric, oui.

Bref, la mort dans l'âme, j'ai pris lundi la direction de chez Abilio, mon garagiste habituel et le président des portugais d'Amiens. On se soutien entre présidents de clubs même si il a oublié de m'inviter pour le concert, c'est une autre histoire. Porte close jusqu'au 31. Ca m'apprendra à financer ses vacances.

Mardi, je me rabats sur le concessionnaire de Dury. Mais, j'abandonne au bout d'un quart d'heure d'une conversation digne des croissants :
- pour le rendez-vous, vous êtes disponible quand?
- le plus tôt possible mais pas le 25, j'en ai besoin.
- Alors le 24 au soir.
- mais j'en ai besoin le mercredi.
- justement, c'est un mardi.
- mais vous n'aurez pas le temps!
- Ah oui! Alors mardi matin.
- Vous aurez fini le soir?
- je ne peut vous le garantir.
- Alors, un autre jour.
- je vous propose le 25 au soir.

Finalement, j'opte pour le concessionnaire de Rivery dont la secrétaire, mieux pourvue côté neurone, me propose de venir tout de suite pour qu’ils puissent déterminer la nature de la panne, si des pièces sont à commander, etc…
Et après m’y être rendu, nous avons fait des essais avec un de leur technicien qui au bout d’un certain temps semblait avoir localisé l’origine de la panne. Il me dit :
- « Je vois, il s’agit d’une panne fréquente chez ceux qui doivent faire beaucoup de route. ».
Je sentais mon portefeuille se serrer.
- « Vous avez fait les niveaux en prévision de votre route ? »
- « Heu ! Oui ! Elle réclamais de l’huile. »
- « Vous avez tout simplement mal rebouché votre tige à huile et lorsque vous roulez, elle tressaute et viens frapper le capot. ».

Dans la vie, il y a par moment de tels instants où vous vous sentez bien con, et tellement soulagés en même temps que vous en restez comme deux ronds de flan.

Bon, le soulagement a étè de courte durée, il a trouvé que les deux biellettes et les deux pneus avant étaient à changer, qu’il fallait faire la vidange etc …
Moralité : Rendez-vous jeudi matin.

mardi, août 17, 2010

Le souffle de la terre fête ses 25 ans




Bonjour à tous,

Espérons que la météo restera au beau fixe tout l'été et que notre spectacle fera encore des heureux et des milliers de paires d'yeux émerveillés....

Le Souffle de la terre est un spectacle en son et lumière, une fresque exaltante, sur l'histoire de la Picardie : 1h30 de spectacle où lumières, jets d'eau, feux d'artifice, danses, chevaux, etc. accompagnent les 400 figurants qui évoluent sur scène dans les 3000 magnifiques costumes réalisés par les bénévoles et notre styliste.

La première aura lieu le VENDREDI 20 AOUT à AILLY-SUR-NOYE ; les vendredi et samedi jusqu'au SAMEDI 18 SEPTEMBRE.

Dès 19h, vous pouvez être accueilli sur place ; une restauration rapide est proposée ; une restauration sous chapiteau est possible sur réservation. Cette année, nous fêtons nos 25 ans.

A cette occasion, des billets d'avion au départ de Beauvais sont à gagner... alors pour ceux qui reportent toujours à l'année suivante... c'est le moment !

Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter ou vous mettre déjà dans l'ambiance en nous rejoignant sur le site internet de l'association : http://www.aillysurnoye.com/

Des dépliants sont disponibles pour que vous y pensiez en famille....

A très bientôt,

L'arbre



Nous sommes allés voir, comme de bien entendu, « l’arbre », le film de Julie Bertuccelli. Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un film … beau. Vous remarquerez aisément l’ordre des termes. En effet, un film beau ne fait pas obligatoirement un beau film. Aussi soignée et léchée que soit l’image, aussi prenant et plein de finesse que soit le scénario, aussi émouvant et attachant que soient les acteurs, au cinéma la somme de toute les parties n’est pas obligatoirement égale au total de ses éléments.
On sent que la fille du réalisateur Jean-Louis Bertuccelli a subi l’influence d’Otar Iosseliani et de son « jardins en automne » mais aussi celle des trois couleurs de Krzysztof Kieslowski, avec qui elle a travaillé. Malheureusement, elle n’a pas leur talent pour faire naitre d’événements ordinaire cette magie qui fait les beaux films.
Pourtant, l’histoire imaginée par Julie Pascoe(« L’arbre du père ») a l’essence d’un scénario magique. C’est l’histoire d’une famille bouleversée par la disparition du père Peter(Aden Young) et dont les membres vont se plaire, pour apaiser leur peine, a voir dans leur envahissant arbre, la réincarnation de l’homme. Mais en fait, plus que la réincarnation de leur père et mari, cet arbre va symboliser ce qu’ils croyaient être leur famille. C’est une magnifique histoire qui n’est pas aussi statique que l’on pourrait l’imaginer. La petite Simone(Morgana Davies) va transformer l’arbre en refuge, la mère, Dawn(Charlotte Gainsbourg) va y trouver une écorce à toucher, des racines où se blottir et une solidité qui lui manque. Même si elle trouve auprès de George(Marton Csokas) le réconfort de solides bras.
Comme vous voyez, ce n’est pas le casting qui fait défaut. D’autant que Charlotte Gainsbourg y fait preuve de toujours autant d’humanité et de simplicité dans le jeu. Elle réussi a nous faire ressentir les affres de cette mère déchirée plus femme que mère d’ailleurs. Quand à la jeune Morgana Davies, la seule chose que l’on puisse lui reprocher c’est sa magnifique blondeur qui s’accorde mal dans cette famille totalement brune ou châtain, mais c’est une autre histoire.
Les paysages australiens sont toujours aussi exotiques à nos yeux et la magnificence de cet immense et majestueux arbre évoluant au fil des saisons donne à l’image une profondeur digne de l’histoire.
Malheureusement, comme je l’ai dis, la sauce ne prends pas et comme c’est souvent le cas lorsque c’est ainsi, elle tourne. A voir la bande annonce, nous nous réjouissions de goûter à des plaisirs imaginatifs. Nous avions tous lieux d’espérer car il pas à la porté de n’importe quelle série B d’accéder à la projection de clôture du festival de Canne. Mais, je ne saurai dire si c’est un défaut de montage, si la musique était inadaptée ou si la faute n’en incombe qu’au très mauvais doublage : Morgana Davies parlait la bouche fermée et réciproquement, c’est extrêmement perturbant lorsque l’intensité dramatique est à son comble. Bref, ce n’était pas parfait et même si il ne s’agit pas de la même catégorie, nous avons préféré retourner voir « l’apprenti sorcier » plutôt que de nous payer une seconde séance de ce film beau.

samedi, août 14, 2010

une petite galette a st leu

le blanc est une couleur que seule l'ombre revele

Sieste


Sieste à Killarney
Originally uploaded by Samyra Serin.

Je ne sais pas ce que vous avez décidé de faire ce week-end mais je vous propose, pour votre dimanche, d’associer service et plaisir. Pour cela, munissez vous d’un bon oreiller et éventuellement d’un sac de couchage. Après cela prenez votre voiture et rendez-vous à Pougne-Hérisson, un petit village des Deux Sèvres. Je vous conseille d’y partir de bonne heure le matin afin de profiter des spectacles et récitals. Ce village accueille tous les deux ans à partir du 13 août plus de sept milles personnes durant les trois jours du festival de « Nombril du monde » créé en 1990 par l'acteur et conteur Yannick Jaulin.
Cette année, le festival sera le siège d'une tentative de record du monde, celui de la plus longue sieste du monde en cumulant le temps de sommeil ce qui nécessite un grand nombre de participants. Chaque personne souhaitant participer à l'établissement de ce record pourra venir dans le village le dimanche 15 août à 14 heures.
Alors, au dodo…

vendredi, août 13, 2010

Grand Mosque - a.k.a. Sheikh Zayed Mosque

Le mois sacré du Ramadan vient de débuter pour tous les musulmans.

"L’événement le plus important de ce mois est le jeûne. Durant le mois de ramadan, les musulmans se lèvent avant l’aube pour sahur, le repas précédant l’aube, avant d’effectuer la prière de as-soubh. Ils doivent arrêter de manger et de boire avant l’appel à la prière et ce jusqu’à ce que commence la quatrième prière de la journée, al-maghrib. Les musulmans peuvent continuer à manger et à boire après le coucher du soleil et ce jusqu’à ce que l’appel à la prière de as-soubh le lendemain. Ensuite, le processus recommence pour une nouvelle journée" (source : Wikipedia).
L'an prochain, le ramadan débutera une dizaine de jour avant soit vers le 1er aôut.

Les quatres âges de la banane


The Four Ages of Bananahood
Originally uploaded by bitrot.

Un demi siècle, ce n'est pas rien, mais le temps passe si vite que l'on a du mal à réaliser l'ampleur de ce que cela représente. Étant jeune, je ne me projetais pas au delà de mon quarantième anniversaire. Il me semblait pas que je puisse vivre après l'an 2000.

D'autant qu'une vieille bohémienne que j'avais dû mécontenter m'a un jour invectivé d'un : "toi tu ne feras pas de vieux os". Ce que j'ai toujours pris pour un éclair de prémonition, une mise en garde qui a par la suite régenté une partie de ma vie. Depuis, omis pour mon mariage, je n'ai pas pris d'engagements à long terme. Malgré tout, il semblerai que mes actes s'inscrivent dans la durée. Il en va ainsi de ce blog, initialement créé sur un coup de tête et qui va franchir allègrement le cap de sa cinquième année d'existence. Il remplit totalement son office et j’ai grand plaisir a relire de temps à autre mes anciens écris.

Cela me fais penser qu’il y a presque trois ans, j’avais lu sur le blog de Lancelot(http://journal-de-lancelot.blogspot.com/2007/02/ce-blog-2-ans.html) des statistiques sur la durée de vie moyenne des blogs qui disaient en gros qu’elle n’excédait pas les trois mois. Cela doit sans doute être vrai lorsque l’on voit combien de blogs ne vont pas au delà de leur date de création et finissent par polluer la blogosphère. Malheureusement aussi, de vieux briscard comme justement Lancelot cessent d’émettre du jour au lendemain et nous nous interrogeons alors sur le devenir de ces personnes avec qui l’on a durant parfois des années des relations épistolaires. Il y en a qui par contre préviennent qu’ils souhaitent tourner la page. D’autre, encore, surfent sur des changements d’identité, ou abandonnent temporairement leur site. Il y a malheureusement c’est inévitable aussi des décès comme celui de notre chère Mariel.

Quelque soit la ou les raisons de la stagnation d’un blog, il nous reste les écrits, les images et vidéos postés. Promenez vous donc dans ces milliards de post et relisez.

Vas-y wasa !

Je vous avais promis de vous parler du taux de sucre dans le sang et des différentes modifications que j’ai apporté à mon mode d’alimentation. Par exemple, j’ai totalement supprimé le pain. Pourtant, Dieu sait que je suis un bon français, friand d’une bonne baguette bien croustillante. Malheureusement, le pain est constitué majoritairement de glucides complexes. Il fait partie des aliments les plus riches en glucides complexes et en comporte une proportion beaucoup plus importante que les pâtes ou les pommes de terre. Il contient en moyenne 50 % d'amidon, glucide complexe par excellence. Par ailleurs, le pain est quasiment dépourvu de glucides simples. L'index glycémique des pains est variable, il est de 57 en moyenne pour la baguette de tradition (française) et de 85 en moyenne pour la baguette habituelle. Donc suppression pure et simple du pain.

Comme j’ai beaucoup de mal à m’en passer, j’ai opté par son remplacement par un hersât bien connu depuis la campagne de pub : « Vas y Wasa ». Un produit presque centenaire, le wasa léger. C’est une sorte de pain de seigle fin et croustillant…léger.

Tous les pains apportent des fibres. On préconise habituellement pour les diabétiques le pain complet ou le pain de seigle en grande partie sur son taux de fibre (7,5 g pour 100 g), presque le double de celle du pain courant (2,9 g pour 100 g) mais rarement le pain de seigle car son taux de glucides complexes est de six pour cent supérieur au pain classique. Toutefois dans le wasa léger, le taux de fibre est de cent onze pour cent, en effet, les fibres y sont totalement lyophilisées et le taux de glucides est ramené à…tenez vous bien : 2,5 pour cent. Ce qui signifie pour ceux qui sont fâchés avec les chiffres, moins de 0,2 grammes par tranche de pain.

Mais ce n’est pas uniquement un pain pour diabétique, c’est aussi un pain pour les fanatiques du régime. Il est très pauvre en valeur énergétique. Un paquet entier, soit 270 grammes pour moins de milles kilocalories, soit une trentaine de kilocalories par tranche.

Vous allez me dire que des pains de régime, ce n’est pas ce qui manque. J’ai d’ailleurs testé les toasts de riz soufflé qui sont tout autant des produits de régime. Mais franchement, je préférerais crever que de devoir me coltiner des trucs sans goût. Ors, du gout, la tartine de wasa léger n’en manque pas. Elle en a trois successifs. Tout d’abord, cela commence par le goût et la saveur de la farine de seigle fine, puis vient celui du pain fraichement grillé, avec en plus un léger croustillant. Le troisième, c’est celui des céréales en flocon, sans le lait.

Ce produit des boulangeries industrielles est packagé par une trentaine de tranches soit deux cent soixante dix grammes. Malgré un emballage souple, les tranches internes sont rarement cassées. On retrouve les armoiries de la couronne suédoise sur tout l’emballage.

jeudi, août 12, 2010

Ambition pour 2015


Just Waking Up
Originally uploaded by Ben Heine.

Chantal Jouanno la secrétaire d’état en charge de l’écologie a présenté, le 28 juillet, les actions mises en place dans le cadre du Plan particules. Je rappelle que l’objectif national vise une baisse de 30 % des particules atmosphériques polluants notre atmosphère et que des assises de la qualité de l'air devraient se tenir en 2011.
Le lien entre santé et qualité de l'air n'est plus à démontrer. Respirer un air de qualité à l'extérieur comme à l'intérieur est un enjeu de santé environnemental majeur. Les activités humaines, notamment la combustion, génèrent des particules de taille et de composition diverses à effets pathogènes (problèmes cardiovasculaires, respiratoires…). La France compte 3,5 millions de personnes souffrant d'asthme. Les particules provoquent des allergies auprès de 30 % de la population et sont à l'origine de 42 000 morts chaque année, soit 5 % des décès.
Des progrès ont été faits avec une diminution, en vingt ans, de 30 % des émissions d'oxyde d'azote et de 75 % de dioxyde de soufre. Toutefois, la France doit poursuivre son effort pour atteindre les objectifs fixés par la législation européenne. Afin de réduire les émissions atmosphériques polluantes le Plan particules - élaboré dans le cadre du deuxième Plan national santé environnement - vise à réduire les émissions de particules fines (2,5 micromètres au plus) de 30 % d'ici à 2015. Quatre sources d'émission sont identifiées : le secteur domestique, le secteur industriel et tertiaire résidentiel, les transports et le secteur agricole.
1 - Le secteur domestique : moderniser le parc des appareils de chauffage
La combustion du bois est la première source de particules émises dans l'air, notamment les particules fines. Toutefois, le bois est une source d'énergie renouvelable particulièrement efficace pour réduire la part de combustibles fossiles. Les mesures passent en premier lieu par la mise sur le marché d'équipements de chauffage plus performants. Le label "Flamme verte" permet d'identifier les appareils conformes aux critères en matière d'efficacité énergétique et d'émission de particules. L'État a mis en place un crédit d'impôt pour favoriser leur acquisition : 25 % pour un premier achat, 40 % pour un renouvellement d'appareil.
Autre volet important : la rénovation thermique et énergétique du parc immobilier avec un objectif de réduction de consommation d'énergie de 38 % d'ici à 2020. Soit un rythme de 400 000 logements par an à compter de 2013.
2 - Le secteur industriel et tertiaire résidentiel
Le secteur industriel émet 31 % des émissions de particules fines provenant en particulier de la combustion de biomasse et de combustibles fossiles comme le charbon et les fiouls, de certains procédés industriels et industries particulières (chimie, fonderie, cimenteries...).
Des mesures plus exigeantes sont mises en place : notamment le contrôle périodique de l'efficacité énergétiques des grosses chaudières non classées (entre 400 KWth et 2 MWth) et l'instauration de normes plus sévères pour les installations de combustion classées.
Autres mesures : l'amélioration des conditions d'appels d'offres des installations utilisant de la biomasse, l'introduction dans la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) des émissions de particules et de NOx (produits par la combustion des combustibles fossiles).
3 - Le secteur des transports : mieux réguler la circulation
Les transports ne contribuent qu'à 14 % des émissions de particules fines en France, mais leur concentration atteint des taux de 40 à 70 % dans certaines agglomérations. L'une des mesures phares du Plan particules consiste en l'expérimentation de zones d'action prioritaire. Des expérimentations à l'étranger ont démontré qu'il est possible d'obtenir une baisse de 20 à 30 %, notamment par l'interdiction du passage de certains véhicules hautement polluants. Des éléments techniques et réglementaires seront dégagés (classement de véhicules par catégories de pollution…). Des outils de régulation du trafic seront étudiés (zonage concerné, politique de stationnement…).
Parmi les autres mesures : développement de l'auto-partage, du covoiturage, des transports collectifs et intermodaux en zone urbaine, analyse de l'impact de l'approvisionnement des commerces et proposition de solutions alternatives innovantes, amélioration du parc de véhicules dits captifs (bus, bennes à ordures...), instauration d'une taxe kilométrique pour les poids lourds, réduction des émissions des navires et embarcations, de celles des zones aéroportuaires…
4 - Le secteur agricole : diffuser les bonnes pratiques
L'agriculture émet 21 % de particules fines (2,5 micromètres au moins) et 30 % de particules PM10 (10 micromètres au moins). Sources principales : les stockages de déjections animales, les épandages d'engrais minéraux et organiques, les labours…
L'état des connaissances sur les pratiques les plus émettrices de particules fait l'objet d'une étude dont les conclusions définitives doivent être rendues début 2011. Objectif : définir les pratiques les moins polluantes pour l'air avec une diffusion des bonnes conduites.
Autres mesures : adapter l'alimentation animale aux différents stades de croissance, couvrir les fosses pour réduire de 70 à 90 % les émissions d'ammoniac, réduire les émissions des tracteurs grâce à des réglages, réduire les émissions lors de l'épandage de fertilisants minéraux…

Epagneul tibétain

Il y a des fois, je me demande comment les gens élèvent leurs gosses. Ceux qui ont des chiens me comprendront. C’est à croire qu’ils ont envie d’en faire de vrai mauviettes. Si vous connaissez Enzo, c’est un petit bout qui ne fait même pas ses cinq kilos tout mouillés. Un épagneul tibétain est à peine plus gros qu’un chihuahua même si c’est plus poilu.

Nous étions en train de nous promener sur la place Gambetta lorsque un mec, sans deux sous de bon sens, attrape son fils par l’épaule, le tire à lui pour le protéger du gros monstre dont la gueule pleine de dent n’est même pas capable de mordre dans une balle de tennis. Comment voulez-vous qu’un gamin d’environ cinq ans ne soit pas traumatisé par une telle attitude. Certes les chiens sont des animaux qui peuvent se révélés dangereux mais plutôt que d’apprendre à les craindre, il eu mieux fait de lui enseigner comment les rencontrer.

Un chien est un animal instinctif capable de sentir la peur et la crainte dégagée par le gosse. Or c’est aussi un animal de meute qui lorsqu’il sent la peur, prends lui même peur et c’est alors seulement qu’il peu devenir violent. Donc ce n’est franchement pas rendre service à un gosse que de lui apprendre la peur et même dans une certaine mesure la soumission.

Si l’on ne veut pas avoir de problème avec un chien, il y a un certain nombre de comportements à comprendre et respecter liés au comportement canin.
1 - Tout d’abord donc, un chien qui sent votre peur a obligatoirement peur et la peur peut engendrer de mauvais comportements. C’est l’instinct de la meute, le partage des émotions.
2 - Le rang, comme dans toutes les communautés, il se créé, dans la meute, une hiérarchie qui n’a rien d’immuable. Donc de deux choses l’une, soit on a à faire à un dominant, soit un dominé. Comme au premier abord on ne sait à quel type l’animal on est confronté, il faut se faire passer pour un soumis.

Voilà, ce n’est pas compliqué, lorsque l’on rencontre un chien inconnu, il ne faut pas en avoir peur et lorsque l’on veut le caresser, éviter de lui mettre la main sur la tête. C’est une attitude hautement paternaliste, dominatrice. Mieux vaut tendre la main paume en l’air et caresser le dessous de son museau. Cela lui dit : je n’ai pas peur de tes dents et tu m’est supérieur. Une fois que vous lui avez indiqué votre position dans la meute, il vous dira quelle est la sienne : soit il frottera le dessus de sa tête sur votre main, indiquant par là sa soumission soit il grognera un peu vous disant ainsi de lui ficher la paix.

Dans les deux cas, la difficulté est de ne pas faire sentir sa peur. Surtout lorsque son éducation vous apprends la peur et la crainte. Franchement, ni mon père ni moi n’aurions eu l’idée d’instiller la peur dans un jeune esprit. Comment ensuite lui apprendre la joie de l’aventure et de la découverte si notre enseignement le pousse à se méfier de tout.

C’est franchement pas malin.

En chutte libre


Ah ! les gosses, toujours aussi pressés de vous enterrer. Ce matin, le fiston m’a envoyé un beau message pour me souhaiter un bon « soixantième anniversaire ». Sympa, non ! Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont envoyé une petite preuve de leur amitié.

Mais comme vous pouvez le voir, je ne suis pas encore mort. Avec l’aide de l’appareil, je surveille de très prés ma glycémie et j’ai presque réussi à réduire mon taux de moitié. Des trois grammes que j’avais l’an dernier, il n’en reste plus qu’un soixante trois. Et en bon statisticien, je peux vous dire que la tendance est franchement à la baisse. Ce n’est pas tant que j’ai perdu du poids, mais plutôt que j’ai changé mon type d’alimentation. Je surveille particulièrement le taux de sucres dans les aliments comme dans d’autres choses. Mais je vous en parlerai plus tard.

mercredi, août 11, 2010

Moscou est toujours enfummé


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Originally uploaded by Chemeris.

Pigeons, tour Daudet, quartier Victorine Autier


Comme d’habitude, je n’ai pas pu m’empêché d’ouvrir ma grande gueule avant d’avoir tous les éléments. En fait, Mimoun Sahli avait bien réservé la salle.

Comme j’ai toujours du mal à trouver des responsables, je suis toujours étonné lorsqu’il y en a un qui fait son boulot sans que l’on ai besoin de lui râler sur le dos. Donc Mimoun a bien réservé la salle de la tour du marais même si il n’a pas encore reçu de réponse favorable de la mairie. Donc, il est plutôt normal que l’on me demande d’organiser le ramadan. Mais, j’aurais préféré recevoir une réponse même défavorable de la mairie avant de l’apprendre de cette façon.

Bon, ceci dit, j’ai encore pris des engagements à droite ou à gauche, mais ce sera d'autres histoires.

Scout toujours…

mardi, août 10, 2010

Tour Daudet, quartier Victorine Autier


C’est très bientôt, demain soir je crois, le ramadan. Or hier, un gars de la mairie, de l’unité jeunesse, m’appelle et s’étonne que notre club de football ne souhaite plus réserver la salle de la tour du marais pour organiser, comme nous le faisions auparavant, les nuits du quartier. Je n’ai pas eu le cœur de lui dire combien j’avais été vexé que l’on m’ai reproché de faire « du social » et non du football.

Bon, c’est pas pour autant que les jeunes du quartier perdent au change. Dans ce monde, nul n’est irremplaçable. Nous sommes trois clubs sur la zone d’Amiens-sud, et heureusement, le club de futsal a réservé la salle. Mais je ne sais pas si vous vous rendez-compte, ce n’est pas si évident que cela d’organiser trente jours de rencontres avec le repas qui va avec et prévoir, pour les trois ou quatre générations qui s’y croisent, des jeux et occupations suffisamment intéressantes pour qu’ils n’aillent pas faire des conneries dans le voisinage.

Ce n’est pas entre le 9 et le 12 aout que l’on peut pondre se genre d’organisation. Il ne suffit pas aux politiques municipales de claquer des doigts pour obtenir jeudi 12 à 19 heures une fête intitulé : « les nuits du vivre ensemble ». Peut-être que si ils avaient réellement pris le temps d’essayer de « vivre ensemble », cela aurait eu plus d’impact. Ce n’est pas en nous garantissant des moyens et du personnel que l’on peut en deux jours monter une fête. Il est plus facile de détruire que de créer.

Enfin, je l’ai tout de même un peu aidé, cela ne mange pas de pain, en plus, ce sera mon anniversaire.

P.S. : Mercredi, je crois que je vais me faire une série de shoote sur les Tours Daudet avant qu'elles ne disparaissent, il n'y restent qu'une ou deux familles... la fin est proche.

lundi, août 09, 2010

Comète

Aussi doux qu’un lange, aussi fin qu’un voile,
Comme un rêve étrange caressant une toile,
Amoureux d’un ange, aussi brillante et ronde
Que nageoire dérange mais lumière inonde
Comète fendant l’onde, cherchant son étoile
Qu’aucun tour du monde jamais ne lui dévoile.
Disparaît à la rosée la si timide du petit jour
Toute fraiche et rosée, le soir elle accourt.
La voyant nul doute que blanches écailles
Quoi qu’il en coute nager ou suer le vaille
Quelle cyprinides aspirant à la baiser
Marquera d’une ride ses eaux apaisées ?

vendredi, août 06, 2010

Cinéma : les lunettes3D


Cinéma : Avatar en 3D
Originally uploaded by gab113.

Certains vont encore râler mais bon…Depuis que Jules Vernes a imaginé la télévision dans le Nautilus à moins que cela ne soit dans le château des Carpates, on devais s’attendre à voir arriver inévitablement un moyen de visualisation en trois dimension. Le septième art s’est prété depuis les années soixante dix à tout un tas d’essai en la matière, depuis l’odorama à l’actuelle 3D.

Les constructeurs de matériel High-Tech semblent penser qu’après être passé du quatre tiers au seize neuvièmes puis enfin à la haute définition, la prochaine génération regardera la télévision en trois dimensions. Sachant toutefois que l’avenir passera par les « lunettes ».

Malheureusement pour eux, exactement comme pour l’arrivé des CD et DVD même Blueray, la mayonnaise technique ne prends l’argent du consommateur que si le fruit est beau et intéressant. Tout cela pour vous dire que l’avenir de ces lunettes trois dimension sera plus ou moins long selon le catalogue de produits auquel elles donneront accès.

Ors force est de constater que dans le catalogue de films en 3D qui nous est proposé, l’effet 3D est fort peu significatif. En dehors du Avatar de James Cameron, il semblerait que nos réalisateurs n’aient pas totalement compris l’intérêt de cet effet. Pourtant…

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de voir en trois dimension la dernière publicité « Haribo » avec tous ces bonbons qui volent vers vous au point que l’on pourrait presque les saisir, mais on sent bien que ce film publicitaire a étè spécialement fait pour la 3D, exploitant à fond cette technique. C’est uniquement en se basant sur de tels film que cette technique se développera dans le public.

Or hier nous sommes allés voir le dernier opus de « Chiens et Chats, la revanche de Kitty Galore ». En lui-même, ce film offre peu d’intérêt on ne peut même pas dire de la 3D y soit pertinente mais, en première partie de ce film nous avons eu l’occasion de voir un petit dessin animé de la Warner Bros spécialement conçu pour l’effet 3D : Un nouvel épisode de Bip-Bip et le coyote. Déjà qu’en deux dimension c’était génial mais alors, voir le coyote valser à droite ou à gauche, en haut ou en bas, d’immenses canyons, se heurter à tout un tas de véhicules saillants, lourds et rapides. A la drôlerie de la situation se mêlent des sensations de déplacement amplifiées l’impression de tomber, de flotter, par l’arrivée d’un véhicule en plein sur vous,…

Bref, c’était dix petites minutes purement géniales qui valaient bien que l’on se coltine un nanar d’une heure vingt. Franchement, je prédis un grand avenir à ces lunettes 3D si des réalisateurs continuent de produire de tels joyaux purement 3D.

jeudi, août 05, 2010

Prouts


pub


Aujourd’hui, je ne savais pas de quoi vous parler, aussi, j’ai choisi de vous faire un certain nombre de cadeaux sous forme de liens vers le site de KKO. C’est un site de téléchargement pour mobiles des plus complet. Il propose à plus de 100 000 visiteurs par jours de télécharger des sonneries, mais aussi des images, des vidéos et des jeux pour mobiles. Donc, je vous propose de télécharger :

Machine à rots
: Buveurs de bière ou pas, voici la machine à faire fuir… ou
Machine à pets: histoire de piéger ses copains.
Le Quiz sex : Connaissez vous le kamasutra ? ou
Le scanner déshabillant : histoire d’embarrasser les copines.
Putix : La mascotte des bleus.
La météo : Quel temps ferat’il demain dans notre région ?

Même en vacances


Aujourd’hui, don du sang.. enfin don de plasma pour être plus précis. On a beau être diabétique, on peut tout de même donner son sang. Comme actuellement on ne peut plus donner ses plaquettes à la cabine Saint-Leu, c’est du plasma. Depuis que je mesure régulièrement ma glycémie, mon taux de sucre dans le sang est en régulière diminution. Il est très encourageant de pouvoir constater et mesurer ses progrès. Lorsque l’on doit se priver de tout un tas de bonnes choses, il faut pouvoir en constater les effets ors c’est bien le problème du diabète que de ne pas se faire sentir.

mercredi, août 04, 2010

Variations sur la ville

La rentrée de septembre sera l'occasion d'un léger remaniement du centre ville d'Amiens.
L'axe piétons/commerces qui va de la gare du Nord à la maison de la culture et qui constitue la trachée artère de notre ville va subir quelques petites transformations.
Je ne vous parle pas de l'ouverture à la piétonisation de la rue de Noyon, cela fait déjà quelques mois que c'est fait mais n'a pas étè sans conséquences.
Il suffit de voir la nouvelle tête de la caisse d'épargne ou encore l'ouverture de l'enseigne Monop qui consolide l'installation en centre ville du concept de Superette haut de gamme.
Il n'est même pas question de la fin des travaux de la place de la gare ou du nouveau concept proposé par le Raj Mahal.
Non, il sera question de la fin des travaux de l'Ilôt Yvert. Le projet immobilier arrive a son terme et l'on a
l'espoir de voir s'ouvrir dans la nouvelle galerie marchande un magasin de vêtement H&M,
le téléphoniste Orange, un opticien Hanz Handers, une jeanerie Gentry, la marque de sportwear Superdry, et le magasin de chaussure Pointures.
Le magasin Pimkies retrouvera sa place.

Nicolas Cavet



Originally uploaded by Nicolas Cavet.

The Creation of Adam (Front Page)


mardi, août 03, 2010

Pas terrible !


Nous sommes allés à l’avant première du dernier film, « insoupçonnable » de Gabriel Le Bomin.

Les critiques semblaient mitigées pourtant la distribution semblait d’excellente qualité. Il y avait là :
Charles Berling dont on connaît la finesse de jeu, Laura Smet dont la froide beauté fait aisément oublier les origines, bien qu’elle ai su hériter du talent de sa mère. Il y avait aussi le jeune Marc-André Grondin qui a su acquérir en vingt ans une filmographie des plus conséquente. Il y a aussi Francis Perrin, Dominique Reymond, Gregori Derangère, Gabrielle Bazzichi, Dominique Favre-Bulle ou Gaspar Boesch.

Le synopsis laisse à penser que l’on va avoir droit à un film policier d’envergure. Il me fait penser à un « mort sur le Nil » inversé. En effet, Sam(Marc-André Grondin) mène avec Lise(Laura Smet) une existence faite de petits boulots et petites arnaques. C’est Lise qui par son travail d’entraineuse au Diamant, un club très fermé de Genève fait bouillir la marmite. Un soir, elle imagine un plan pour s’en sortir. Elle séduit et épouse Henri(Charles Berling) avant de le rendre « accro ». Elle présente à tout le monde Sam comme étant son « frère » et d’ailleurs il s’avère qu’ils sont véritablement frère et sœur de lait. Tout comme Henri est le frère de lait d’Édouard(Gregori Derangère). Leur fortune provient d’un héritage où tout leur appartient en commun. En fait de plan, Sam se demande de plus en plus qui manipule qui. Lise l’aime t’elle encore ou préfère t’elle sa nouvelle vie de châtelaine. De quel trafic s’occupe Henri derrière sa façade de gentilhomme. Qui tire les ficelles ?

Eh bien ! Malgré tout cela, on ne peut pas dire que ce film soit une réussite. Je ne sais pas si c’est le montage ou la musique, pourtant tout à fait adaptée à ce type de film mais le résultat n’est pas à la hauteur de notre attente. Nous n’étions pourtant pas trop fatigué, la séance était à vingt heures. Nous étions bien concentré sur l’action même si parfois certaines longueurs semblaient totalement hors de propos mais nous n’avons pas accroché. D’ailleurs, à entendre les critiques de ceux qui comme nous participaient à cette avant première, ce sentiment semblait totalement partagé.


Je crois que c’est un peu à cela que servent les avant-premières, séparer le bon grain de l’ivraie. Et, dans ce cas, Insoupçonnable, c’est de l’ivraie.

Dine et le nain s'excitent

Dine est aussi remontée qu’un ressort plat ou même un petit Sarko. L’autre jour alors qu’elle promenait les deux bébés, elle revenait de la pharmacie, et s’est fait suivre par une petite bande de trois jeunes de cinq à dix ans. Ces gamins n’ont pas trouvés mieux que de lancer de faux aboiements pour faire réagir nos deux petits monstres. L’effet obtenu était inévitable.

Elliot ne sait déjà pas marcher en laisse sans nous faire des démarrages surprises à la moindre feuille qui s’envole ou au plus petit moucheron. Comme en plus Claudine n’est pas trop sur de ses genoux et que leurs spécialité consiste à tourner autour de vos pieds avec la laisse dès qu’ils sont un peu excités. Alors d’entendre ainsi des gosses les appeler et se moquer ainsi de Claudine avait franchement de quoi les énerver. Idem pour la Miss qui commençait franchement à bouillir.

Elle eu beau se retourner et leur parler le plus calmement possible, leur demander de cesser ce petit jeu, rien n’y fit. Les garnements la suivirent jusqu’à l’esplanade Branly plus pour faire chier la miss que pour se rendre en un lieu précis. Comme elle ne marche pas vite, plus le temps passait plus la cocotte risquait d’exploser. Aussi, une fois sur le pont, cela a claqué. Elle s’est retourné traitant la bande de garnements de « petits voyous qui ferait mieux de travailler à l’école plutôt que de trainer ainsi dans la rue à ennuyer les honnêtes femmes. ». C’est sur, ce n’était pas trop approprié puisque c’est les vacances et qu’ils peuvent bien trainer autant qu’il leur plait.

Toujours est’ il qu’arrivé sur le parking, ma puce allait une fois de plus dépasser ses propres bornes et comme elle me l’a avouée, elle allait finir par devenir franchement hostile et même raciste puisque la petite bande n’était composée que de descendants de magrébins. Vous imaginez aisément les termes qui lui venaient aux lèvres. Mais plus rapide qu’elle, une jeune femme avec une poussette semblât consciente du drame et cru bon d’intervenir. D’un coup de langue arabe, elle rabattit le caquet des jeunes coqs.

Jusque là rien d’exceptionnel, juste une scène de la vie quotidienne. Non, ce qui est en soit un drame ce n’est pas l’intervention de cette dame mais plutôt ce qui suivit : elle se tourna vers Claudine et les excusa. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette jeune femme qui a pris la défense de Claudine a cru bon devoir s’excuser …comme si elle se sentait coupable des agissements de la petite bande de minables. Même si elle avait un sentiment d’appartenance ethnique, rien dans son attitude n’aurait du la pousser à excuser les voyoux.

Bref, la miss est aussi remonté contre les garnements qui poussent les immigrés totalement intégrés à devoir assumer leurs conneries que le petit Sarko l’est contre ces mêmes gosses. Au moins la miss est-elle consciente que son sentiment d’insécurité n’a strictement rien à voir avec l’origine de leur parents.

Quand au débat sur la déchéance de la nationalité, c’est une grosse connerie. On n’est français ou on ne l’est pas mais si on l’est la République "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine". Ce principe est si fondamental qu'il figure dans le tout premier article de la Constitution française. En conséquence, "tous les Français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine", qu'ils soient français de souche ou d'origine étrangère.

Il faudrait vraiment s’inquiéter si le nain voulait remanier le texte de la constitution aussi profondement.

Elementaire mon cher.


M. Night Shyamalan est un réalisateur dont la production oscille entre le génie et la plus pure des daubes. Sur les dix films qu’il a réalisés, j’avoue n’en avoir adoré que la moitié tandis que dans le même temps, j’ai été extrêmement déçu par les autres. Je n’ai absolument pas accroché sur les premiers films de cet américain d’origine indoue. C’est à partir de « sixième sens » qu’il nous a pondu une série fort intéressante, jugez plutôt : « Incassable », « Signes » et « le village ». Nous passerons tous sur « la jeune fille de l’eau » et « phénomènes », deux films que j’ai détestés. Pour enfin arriver à « le dernier maitre de l’air ».

Dans ce film, il officie en tant que réalisateur, producteur et scénariste. C’est d’ailleurs lui qui l’a adapté à partir d’un dessin animé, Avatar : The Last Airbender créée par Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko et diffusée pour la première fois depuis le 21 février 2005 sur la chaine américaine Nickelodéon. L’histoire se déroulle dans un monde d'arts martiaux que voisine une magie élémentaire aux accents asiatiques, la série, car il y aura une suite, suit les aventures du successeur d'une longue lignée d'Avatars, Aang, et de ses amis dans leur quête pour sauver le monde de l'impitoyable Nation du Feu. La série a été écrite à la manière d'une collection livresque, chacun des épisodes représentant un « chapitre » et chacune des saisons, un « livre ». Ce premier opus correspond donc au chapitre de l’Eau et la saison de l’Etè.

L’histoire commence donc dans la communauté de l’eau du pôle sud. Katara(Nicola Peltz ) une apprentie maitre de l’eau s’entraine a manipuler cet élément sur la banquise du pôle sud, protégée par son frère Sokka(Jackson Rathbone ) qui craint l’arrivé des soldats du Feu. Ce faisant, elle va mettre à jour une étrange bulle d’eau gelée dans laquelle se trouve enfermé depuis plus d’une décennie Aang(Noah Ringer), le trop jeune Avatar, symbolisant l’équilibre des forces de la nature. Ce jeune garçon s’est enfui lors de son intronisation du temple de l’air austral et depuis, la nation du feu au mépris de toutes règles écologiques a pris le dessus et maintient les trois autres nations dans l’ignorance de leurs arts respectifs. Ainsi commence la quête de Aang qui devra apprendre à maitriser tous les autres éléments naturels. C’est le dernier des maitres de l’air.
Dans ce film, nos trois héros devrons aller du pôle sud au pôle nord où se trouvent réfugiés les maitres de l’eau pour y apprendre l’art de la maitrise de l’eau. Leur route va croiser celle du prince Suko(Dev Patel) exilé par son père, le seigneur et maitre de la nation du Feu pour cause de faiblesse.

Claudine a beaucoup aimée puisqu’elle a trouvé les jeunes acteurs tous plus attachants les uns que les autres. Elle a salué comme il se doit la prestation du jeune Noah Ringer qui occupe le rôle titre et ressemble trait pour traits c’est le cas de le dire au jeune héro du cartoon. Nous avons eu aussi beaucoup de plaisir à retrouver Dev Patel, l’attendrissant gagnant de « Slumdog Millionnaire ».

L’air, puis l’eau, suivra la terre et le Feu, au moins une trilogie en perspective.

lundi, août 02, 2010

Est-ce bien raisonnable ?


Comme il y a quelques temps déjà que je ne vous ai pas parlé des films que nous sommes allés voir, autant commencer par celui que nous avons préféré.

Nous y avions été non pas pour une quelconque bande annonce, nous n’en avions pas vu. Je dirai sans me trompé que nous y sommes allés en faisant confiance au choix d’habitude excellent de Sophie Marceau.

Nous n’avions pas vu jusqu’à présent les autres réalisations de Yann Samuel mais franchement ce film nous pousse à nous y pencher.

Le sujet de ce film porte sur le changement des valeurs au cours des âges. J’avais fait un poème sur le même sujet en 2008 :
Jugement,

« A l’aube de mon crépuscule,
Ayant sur ma vie le recul,
Le poids des ans et l’embonpoint,
Au décompte, je comptes les points,
Qui est, des moi, le plus sévère,
Le vieux juge, le jeune espère.
»

C’est tout à fait cela. C’est l’histoire de Marguerite, qui, maintenant se fait appeler Margaret, une working girl de tout juste quarante ans, hautement efficace, elle réussirait à vendre une centrale nucléaire à n’importe qui. Il y a bien longtemps qu’elle a oublié ce petite fille pauvre abandonnée par son père qui jouait de la clarinette et rêvait d’aller soigner des baleines ou encore d’épouser un creuseur de trous.

Donc, Margaret reçoit pour son anniversaire une lettre délivré par le vieux notaire, Mérignac(Michel Duchaussoy) de son ancien village. Cette lettre est une de celles qu’elle avait déposé à l’âge de sept ans chez le notaire contre le contenu de sa tirelire. Quel étrange cadeau se faire à soi même que de déterrer ses propres souvenirs. Raviver ainsi la flamme et la foi.

Sont-ce les jeunes qui sont critiques ou prenons nous quelques libertés avec nos valeurs au fil des ans ? Ce film répond très bien à cette question philosophique sans pour autant nous prendre la tête. C’est ne l’oublions pas une comédie romantique et familiale, fraiche et enlevée qui ne nous laisse pas un instant de répits tout en nous faisant nous interroger sur nous même. Je crois que chacun se retrouve dans ces trois enfants si sûres d’eux même et de leur convictions.

Les acteurs y sont excellents : Jonathan Zaccaï est un creuseur de trou convaincant et Marton Csokas et son petit accent un prince charmant…charmant. Quand à Sophie Marceau, elle est toujours aussi parfaite. Le temps ne semble pas y prendre pied, par contre, elle semble prendre le sien. Les enfants ont l’air de s’y amuser.


Je vous recommande d’autant plus cette petite comédie qu’elle est hautement attachante.

Effeuillons la marguerite


Vous avez du remarquer que je vais assez fréquemment au cinéma, une habitude qui m’est restée du temps où à Paris une place coutait 50 centimes, de Francs pas d’euros. Tous les jeudi après midi puis après les mercredi, je me précipitait voir des westerns comme la série des Trinita, de la science fiction avec celle de la planète des singes, un peu d’horreur et beaucoup d’action. Je suis un cinéphage et je sais que si la Miss m’y accompagne, c’est plus pour me faire plaisir que pour le programme. Quand en sus on est l’heureux possesseur d’une carte pass des cinéma Gaumont et que l’on est bien obligé de reconnaitre l’incommensurable indigence des programmes télévisuels, ce quelque soit le nombre de chaines « offerts » par le satellite, on peut se permettre d’aller voir jusqu’à la plus confidentielle des œuvres cinématographiques en exploitation dans l’une des salles de la société. Si en plus le mois de juin se révèle aussi chaud, on aspire à retrouver dans les salles obscure un peu de fraicheur et d’exotisme.


Amiens a toujours eu de beaux cinémas mais souffrait, et souffre toujours, d’un manque de concurrence. Ses principaux cinémas ont toujours été exploité ou sous licence Gaumont. Jusqu’en septembre 2005, deux cinémas, le Paris et le Picardy se partageaient les cinéphiles amiénois, mais à cette date, fut ouvert le complexe Gaumont de 12 salles. Ce complexe, les amiénois l’ont longtemps attendu. Tout le monde ressentait la nécessité de sa création mais sa réalisation dura plus de cinq ans. Il fallut tout d’abord trouver le lieu idoine : On a pensé un temps l’implanter à la périphérie de la ville à côté de l’une des grandes surfaces et des zones d’activités commerciales correspondante mais c’est autant la volonté des amiénois que pour des raisons pratiques(absence de transport en commun le soir et le week-end) que ce choix ne fut pas retenu. Il fallut donc trouver un lieu en centre ville suffisamment vaste pour abriter le complexe et le parking correspondant. On pensa un temps à l’îlot Yvert, en plein centre piétonnier, mais c’est la société Gaumont qui refusa cette solution. En effet, ce faisant, elle prenait le risque que les locaux qu’elle quittait ne fussent repris par la concurrence et ce à deux pas de son nouveau complexe.


Enfin, tout le monde tomba d’accord pour utiliser un lieu en plein essor et en total remaniement. Le quartier de la gare. Il y avait là, l’ancien garage Geudet, relocalisé près du Leclerc de Rivery. Cette îlot devait être refondu en un vaste parc allant de la gare du Nord à la gare St Roch en longeant la ligne de chemin de fer. Il suffisait d’utiliser la partie la plus proche de la gare pour que cela n’ampute que de très peu les autres projets (qui depuis on subit bien des remaniements). Il y eu ensuite des retards dus aux fouilles puis à des infiltrations d’eaux, fuites de gaz enfin bref, les travaux prirent bien du retard.


Les plans de ce multiplexe prévoyaient quinze salles mais furent révisés à la baisse peu avant la construction et du projet initial il ne reste que douze salles soit en fait autant qu’en disposaient les amiénois avant la disparition du Paris et du Picardy. Au moins sont elles toutes sur le même site, car je me souviens de queues interminables du temps de la sortie de « Titanic » qui allaient d’un cinéma à l’autre, longeant les trottoirs de la rue des trois cailloux.


Au niveau architectural, la gageur consistait a supprimer toutes vibrations et toutes ondes sonores en provenance des voies de chemins de fer de la gare mais aussi celles, enterrées, menant à la gare Saint Roch. La société exploitant les deux cinémas Gaumont, Europalaces Picardie confiât donc le problème aux architectes P.Chaix et J.P. Morel a qui l’on devait la toutes récente(1999) réussite du stade de la Licorne dont les immenses parois vitrées et courbées, tout en donnant une impression de légèreté, protègent des intempéries les supporters et du bruit les habitants des environs.


Ils imaginèrent un espace, je cite : « De jour, il se révèle tel un volume flottant aux éclats métalliques ondulants sous la lumière naturelle. De nuit, sa peau devient translucide et laisse percevoir la vie interne du bâtiment. Par transparence, elle crée un jeu de plans, d’ombres et de lumières rythmés. Support de projections, elle offre une nouvelle toile de cinéma à la ville, telle une lanterne magique. ». En effet, ils nous construisirent au dessus d’un parc de stationnement insonorisant(3 niveaux, 500 places) une structure métallique de plus de 8726 mètres carrés qui tel une habitation sur pilotis flotte sur la ville et recouverte de deux voiles métalliques alvéolés et imbriqués, l’un doré et l’autre rouge.


Malheureusement pour ce cabinet d’architecture, il semblerait que la peinture ne résiste pas aux assauts du temps et l’aspect métallique a disparu. Enfin, bref, au niveau architectural, cela donne un bâtiment tout en rondeur et sur pilotis, d’un rose fade le jour et d’un beau rouge la nuit grâce à un néon rouge qui coure au bas de la structure. A son rez-de-chaussée, on trouve outre un vaste hall d’accueil et sept petites salles, un restaurant (le 7ème art). Au premier étage, les cinq autres salles soit en tout 2750 places.


Le grand hall est décoré par le célèbre couturier Christian Lacroix qui a décliné les tons rouges et chaleureux du logo de la société Gaumont, la célèbre marguerite que l’on retrouve non seulement sur la moquette mais aussi dans la forme des canapés tout comme aux plafonds. En effet, de profonds canapés tout comme des poufs sont disposé dans ce grand hall et nous permettent de voir sur de grands téléviseurs les bandes annonces des prochains films à l’affiche. Cet espace recueille parfois des expositions. Il y a là aussi, une large borne où acheter ses billets lorsque l’on ne les prends pas aux bornes automatiques disposées devant les portes d’entrée. Il y a aussi un espace en forme de fer à cheval où choisir ses confiseries avant d’accéder aux différentes salles.


Au rez-de-chaussée donc on trouve les sept premières salles. Le numéro des salles est peint en très grand sur les portes. C’est à l’étage que l’on trouve les plus grandes salles, trois sont dotées d’écrans de plus de vingt mètres carrés adaptés pour la 3D.


Les fauteuils, du moins ceux qui n’ont pas étés vandalisés, sont larges et confortables. Le son est bien balancé et les salles fort agréables. Des emplacements pour handicapés sont prévus, même si ils ne sont pas toujours respectés.


Bref, c’est un lieux fort agréable où le personnel est très aimable et où l’on passe d’excellents moments.


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