samedi, juillet 17, 2021
dimanche, juin 03, 2012
S'envoler
Gilberte Tsaï adapte et met en scène l’ouvrage fabuleux de la suédoise Selma Lagerlöf (1858-1940), l’un des livres de jeunesse les plus lus de la planète.
Selma Lagerlöf a écrit Le merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, dont est adapté ce spectacle, suite à une commande de L’Association nationale des enseignants en 1902, lui demandant de rédiger un ouvrage de géographie destiné aux enfants. Devenu rien moins que l’un des livres de jeunesse les plus lus du monde, l’œuvre relate les aventures de Nils Holgersson, garçon de quatorze ans devenu tout petit à cause d’un lutin, qui le punit pour sa méchanceté envers les animaux. Nils s’envole sur le dos d’un jar avec un groupe d’oies sauvages pour la Laponie. La leçon de géographie devient voyage initiatique extraordinaire, conte philosophique et féerique.
Adapté à plusieurs reprises pour le grand ou le petit écran, ce fabuleux voyage n’a pas encore fait escale sur la scène d’un théâtre. Gilberte Tsaï s’en empare et conjugue formes théâtrales traditionnelles, dont la marionnette, et technologies de pointe, dont les techniques d’imagerie du territoire par satellite.
D’infinies possibilités théâtrales permettent ainsi de jouer de la combinaison entre réalisme et fantastique, de souligner le charme et la fraîcheur de la fable, et de suggérer ses implications philosophiques et écologiques.
mise en scene : gilberte tsaï
distribution en cours
Production : L’équipée, direction Gilberte Tsaï, avec le soutien du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Coproduction : Nouveau Théâtre de Montreuil CDN
Production excécutive : bureau Prima donna
A la Comédie de Picardie les mercredi 6 juin à 18h30, jeudi 7 à 10h00 et 14h30, vendredi 8 à 10h00 et 14h30.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, juin 03, 2012
Classé dans Amiens
dimanche, mai 20, 2012
Dialogues d'Exilés
Olivier Mellor crée Dialogues d’exilés de Bertolt Brecht à la Comédie, subjuguante conversation philosophique et politique entre Kalle l’ouvrier et Ziffel le physicien.
Admiré par Roland Barthes et Bernard Dort, Dialogues d’exilés de Bertolt Brecht, texte méconnu et original écrit en exil - commencé en Finlande en 1940 et achevé aux États-Unis -, confronte Kalle l’ouvrier et Ziffel le physicien, tous deux au comptoir d’un buffet de gare, vidant quelques chopes de bière et engagés dans une conversation philosophique et politique passionnante.
Une humanité aux prises avec son lot de contradictions, aliénations, injustices et impasses. « Il y a là tout le génie de l’auteur sur l’Auteur, et à l’intérieur d’un dialogue à première vue banal et anecdotique, tout le Théâtre. » confie Olivier
Mellor, artiste associé à la Comédie de Picardie, dont la Compagnie du Berger fête ses vingt ans.
Le théâtre donne à voir et à juger… tout en divertissant ! C’est pourquoi dans une proximité réelle avec le public, Olivier Mellor emmène le spectacle sur les routes de Picardie et d’Amiens, dans les brasseries, cafés, restaurants … et autres lieux improbables.
« Deux acteurs, deux musiciens, un technicien et c’est parti ! »
mise en scène : olivier mellor
texte français : gilbert badia
et jean baudrillard (l’arche)
avec : olivier mellor, stephen szekely
musiciens : séverin « toskano » jeanniard, romain dubuis
lumière, régie générale : benoît andré
son, arrangements musicaux : séverin jeanniard
scénographie : noémie boggio, alexandrine rollin
costumes : hélène falé
production : Comédie de Picardie - Compagnie du Berger avec le soutien du Centre Culturel de Songeons
A la Comédie de Picardie les mardi 22 mai à 20h30, mercredi 23 à 19h30, jeudi 24 à 20h30, vendredi 25 à 20h30, mardi 29 à 20h30, mercredi 30 à 19h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, mai 20, 2012
Classé dans Amiens
dimanche, mai 06, 2012
29 degrés à l'ombre & Embrassons-nous, Folleville!
Deux courtes pièces de Labiche mises en scène par Pierre Pradinas, avec Romane Bohringer dans le rôle de l’épouse déçue puis de la fille rebelle : un régal !
Pierre Pradinas nous convie à deux savoureuses courtes pièces de Labiche, fraîches, aériennes, allègres… Une scénographie astucieuse, des personnages impeccablement interprétés, et un jeu en complicité avec le public avec un soupçon de distance amusée et un délicieux sens de l’exagération. Ce parti pris crée une ambiance singulière particulièrement réussie, irréaliste tout en portraitisant très justement le réel et les comportements sociaux.
29 degrés à l’ombre (1873) installe les protagonistes dans le calme routinier d’un dimanche à la campagne. Les Pomadour reçoivent, et un nouveau venu embrasse la maîtresse de maison. L’affront sera lâchement monnayé : l’argent devient valeur absolue !
Changement de décor à vue. Embrassons-nous, Folleville ! se déroule dans un intérieur kitsch sous Louis XV avec comédiens perruqués en costumes d’époque. Un père arrange le mariage de sa fille avec Folleville, mais celle-ci s’y oppose. Le défouloir s’enclenche à grand renfort de vaisselle cassée.
Tout le plaisir et la vivacité du jeu donnent sens avec maestria à la verve comique de Labiche, à une délectable peinture de mœurs critique et burlesque.
mise en scène : pierre pradinas
avec : romane bohringer, gérard chaillou, thierry gimenez, gabor rassov, matthieu rozé, cyril monteil
musique : dom farkas & thierry payen
scénographie : orazio trotta
& pierre pradinas
lumières : orazio trotta
costumes : danik hernandez
assistante à la mise en scène : sabrina paul maquillage & coiffure : catherine saint-sever
réalisation décors et costumes :ateliers du théâtre de l’union
maître d’armes : patrice camboni
chorégraphe : lionel desruelles
régie générale : cyril monteil
régie lumières : mika cousin
régie son : nourel boucherk
Production : Théâtre de l’Union, Centre Dramatique National du Limousin. Coproduction : Bonlieu, Scène nationale d’Annecy, Théâtre Toursky Marseille29
A la Comédie de Picardie les mercredi 9 mai à 19h30, jeudi 10 à 20h30, vendredi 11 à 20h30, samedi 12 à 20h30, dimanche 13 à 15h30.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, mai 06, 2012
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dimanche, avril 15, 2012
Le Globe
Thierry Bedard et la compagnie notoire ont toujours tissé des liens forts avec des auteurs du monde entier, à l’écriture résistante et libre, célébrant en cela la puissance de la pensée autant que la beauté de la langue.
Grand collectionneur de cartes et d’atlas, voyageur curieux qui remet en place l’hexagone et débusque diverses approches du monde, Thierry Bedard initie ici les plus jeunes à la géopolitique (plus qu’à la géographie), ce qui implique une analyse dynamique et… humoristique d’un monde en perpétuelle évolution où abondent contradictions et paradoxes.
Sur la scène, un énorme globe très coloré de plusieurs mètres de diamètre, où sont inscrits pays et continents. Un globe décrit et commenté par un spécialiste fort sérieux et rationnel, au pessimisme convenu. Un assistant maladroit et poète, passionné de cartes animalières, fredonne des airs de musiques du monde (inénarrable Opéra de Pékin).
Une belle leçon et un hommage aussi au géographe anarchiste Elisée Reclus (1830-1905), si soucieux de préserver la nature, et prônant une action humaine réfléchie et solidaire.
texte et mise en scène : thierry bedard
avec : rebecca finet et marie-charlotte biais
réalisation sonore : jean pascal lamand
lumières : viviane givort-vermignon
assistant à la scénographie : jean-pierre girault
assistante à la mise en scène : tünde deak
régie son : jean-marc sabat
Production : Bonlieu Scène nationale Annecy, notoire / de l’étranger(s) Paris. notoire est conventionnée par la Drac Île-de-France. Thierry Bedard - notoire est artiste associé à Bonlieu Scène nationale d’Annecy.
Pour le jeune public à la Comédie de Picardie les mercredi 18 avril à 18h30, jeudi 19 à 10h et 14h30, vendredi 20 à 10h et 14h30.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, avril 15, 2012
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dimanche, avril 08, 2012
La meilleure part des hommes
Amour, haine, conflits et trahisons. Pauline Bureau dessine un portrait de la société française des années 80 à travers l’évolution de la communauté homosexuelle frappée par la maladie.
Années 80 et 90 : l’élection de Mitterrand, les nuits du Palace, l’arrivée du sida, la naissance d’Act Up… Le premier roman de Tristan Garcia, qui a connu à sa publication en 2008 un succès critique et public considérable, confronte deux générations.
La première génération a connu les luttes de mai 68, puis a milité pour les droits de la minorité homosexuelle, avant de subir la tragédie du sida, dès 1982. La seconde, née à la fin des années soixante-dix, n’a pas participé à ces grands combats, et si elle tente de retrouver l’esprit des luttes émancipatrices, c’est dans une société dépolitisée.
« Je veux qu’existent sur le plateau l’histoire de ces quatre personnages et l’histoire de ces vingt-cinq années. » explique Pauline Bureau.
Dominique Rossi, ancré à gauche, est un militant de la cause homosexuelle et de la lutte contre le sida. William Miller, jeune artiste provocateur, vit en prisonnier de la haine, indifférent à la protection contre le virus. Jean-Michel Leibowitz est un intellectuel médiatique. Elisabeth Levallois est son élève.
Une époque toute proche de la nôtre… rarement évoquée au théâtre.
adaptation / mise en scène : pauline bureau
dramaturgie / adaptation : benoîte bureau
création lumière : jean-luc chanonat
création sonore : vincent hulot
scénographie : emmanuelle roy
costumes : alice touvet
avec : yann burlot, nicolas chupin, régis laroche, marie nicolle (distribution en cours)
Production déléguée : Espace des Arts, Scène Nationale de Chalon-sur-Saône
Coproduction : Cie la Part des Anges, Comédie de Picardie, Scène Nationale du Petit-Quevilly/Mont Saint Aignan
Créé en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête, Avec le soutien du Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie - Théâtre des Deux Rives.
A la Comédie de Picardie les mardi 10 avril à 20h30, mercredi 11 à 19h30, jeudi 12 à 20h30, vendredi 13 à 20h30.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, avril 08, 2012
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mercredi, mars 28, 2012
Oh! Les beaux jours
Un projet commun créé par Marc Paquien et Catherine Frot, autour de la partition magistrale de Winnie la vivante.
C’est un projet commun né d’une rencontre, un projet imaginé par un metteur en scène talentueux, sachant mettre en forme à chacune de ses créations une esthétique révélatrice et délicate, et par une actrice formidablement populaire, sachant être infiniment drôle ou authentiquement mélancolique.
Marc Paquien et Catherine Frot s’emparent tous deux de Oh les beaux jours de Samuel Beckett, pièce en deux actes pour deux personnages où « l’actrice devient le projet de mise en scène ». Le rôle magistral de Winnie fascine les grandes actrices et fut notamment marquant pour Madeleine Renaud.
Malgré son minimalisme et son épurement, le théâtre de Beckett est un théâtre d’acteurs. Les didascalies, en définissant avec tant de précision le décor et les gestes de Winnie, dessinent une partition musicale à l’intérieur de laquelle il s’agit d’interpréter l’écriture.
Dans un monde sur le point de disparaître, où Winnie et son mari Willie demeurent peut-être les derniers protagonistes, Winnie, à demi-enterrée dans un mamelon, exprime la persistance et « le triomphe du vivant ». Selon les mots de Marc Paquien, la pièce raconte aussi « quelque chose de l’absolu féminin ». Winnie, c’est la vie !
mise-en scène : marc paquien
avec : catherine frot et pierre banderet
décor : gérard didier
lumière : dominique bruguière
costumes : claire risterucci
maquillages : cécile kretschman
Production : Compagnie des Petites Heures
Coproduction Coursive - Scène Nationale de La Rochelle / Comédie de Picardie / Théâtre de Namur /
Théâtre de Nîmes / Célestins - Théâtre de Lyon / CNCDC - Chateauvallon / Théâtre de Villefranche (69)
A la Comédie de Picardie les lundi 2 avril à 20h30, mardi 3 à 20h30, mercredi 4 à 19h30, jeudi 5 à 20h30, vendredi 6 à 20h30
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Francois et fier de l'Être
le
mercredi, mars 28, 2012
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dimanche, mars 25, 2012
Le lavoir
Un spectacle choral d’une profonde humanité, où onze lavandières expriment, à Amiens, une mémoire populaire universelle.
2 août 1914. Empoignant le linge, maniant le battoir et frottant la brosse, rassemblées par le rituel et le labeur de la lessive, onze lavandières de Picardie libèrent leurs paroles et leurs émotions, expriment leurs douleurs et leurs espoirs. Le lavoir de Dominique Durvin et Hélène Prévost a rencontré après sa création en 1986 à Amiens et à Avignon un succès international.
Ce texte donne vie aux voix des lavandières auxquelles la société n’a offert aucune tribune, et la mise en scène de Brigitte Damiens orchestre autour du bassin un spectacle choral d’une formidable acuité, où les histoires simples, dans ce terrifiant contexte de la catastrophe imminente, résonnent étrangement.
Protégées par la singularité codifiée de cette cérémonie féminine, unies par leurs difficiles conditions de vie, ces femmes parlent franc, révèlent les petits ou grands événements d’une vie rude, elles s’écoutent, se querellent et rient pour parer le malheur.
La gardienne du lavoir, l’employée, la doyenne, l’émigrée juive polonaise, l’ouvrière syndicaliste, la couturière, l’orpheline… : autant d’uniques éclats de vie. Surnommé « le moulin à paroles » par les cyniques, le lavoir devient le lieu d’une mémoire populaire universelle.
Ce spectacle patiemment mûri, rythmé par une partition sur instrument de percussion et par des chants, plein de la chaleur d’une humanité vibrante, émeut profondément.
mise en scène : brigitte damiens
scénographie et costumes : laurence bruley
assistante artistique :manon damiens
création musicale : alexandre jean
création lumières : julien barbazin
assistante à la mise en scène : charlotte buosi
travail corporel : julie b-bousquet
chants : jean pierre gesbert
avec : micaëla etcheverry, bénédicte jacquard, marie grach, charlotte buosi,
valérie haltebourg, stéphanie labbé,
france ducateau, julie b-bousquet,
valérie moinet, fanny sintès, hélène milano, alexandre jean
Co-production : En Cie d’Artistes–Théâtre & Toiles, Nuits de la Mayenne, Théâtre Firmin Gémier-La Piscine-scène conventionnée d’Antony et de Châtenay-Malabry, ADAMI, SPEDIDAM
Avec le soutien : des Amis de Sainte-Suzanne, Association Il était une fois le XXe siècle (Collection André Poirier), des Amis du Théâtre Firmin Gémier et l’aide du Mécénat d’entreprise : Les Toiles de Mayenne, Houdan Fenêtres, Les Ateliers Clairviane, LMP77, Damiens Equipement Meaux, Crédit Mutuel de Plessis Robinson et de Vincennes.
et les innombrables généreux coups de main sans lesquels cette aventure n’aurait jamais vu le jour
A la Comédie de Picardie les mardi 27 mars à 20h30, mercredi 28 à 19h30, jeudi 29 à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, mars 25, 2012
Classé dans Amiens
samedi, mars 10, 2012
Cyrano de Bergerac
Après le succès de la saison passée, Cyrano de Bergerac, l’une des pièces les plus émouvantes du répertoire, brillamment mise en scène par Olivier Mellor, est reprise pour cinq représentations exceptionnelles.
Olivier Mellor, artiste associé à la Comédie de Picardie, et la compagnie du Berger achèvent leur trilogie autour du répertoire populaire par une œuvre patrimoniale célèbrissime, après Le dindon de Feydeau et Knock de Jules Romains.
Cyrano admirable, sublime, courageux mais aussi timide, disgracieux et relégué à l’ombre de son existence. Le texte dépeint toute une vie palpitante, à la fois pathétique et flamboyante, de la force de l’âge jusqu’à la mort de Cyrano.
Évoluant de l’Hôtel de Bourgogne au camp d’Arras et au couvent, sans oublier le balcon de Roxane (Marie-Béatrice Dardenne), la pièce renferme tous les ressorts dramatiques : batailles du verbe, batailles rangées, romantisme, humour, dérision, truculence… et une foule d’émotions.
Olivier Mellor s’attache à transcrire sur la scène la totalité de cette vaste fresque et propose une grande soirée de théâtre, avec plus de vingt comédiens, des musiciens, dressant ainsi le portrait de tout un monde autour de Cyrano, magnifiquement interprété par
Jean-Jacques Rouvière. De nombreux personnages secondaires, drôles ou touchants, oscillent entre la farce et une tonalité dramatique.
Une pièce profondément émouvante, emportant dans l’aventure de sa représentation tous les publics et toutes les générations. «Je voudrais que les gens repartent en pleurant… » confiait Olivier Mellor avant la création.
Pari réussi !
adaptation et mise en scène : olivier mellor
lumière, régie générale : benoît andré
musique originale : séverin jeanniard
scénographie : noémie boggio
et alexandrine rollin
costumes, maquillages, coiffures :
hélène falé
son : christine moreau
maître d’armes : patrice camboni
avec : jean-jacques rouvière, marie-béatrice dardenne, adrien michaux, stephen szekely, fred egginton, rémi pous, dominique herbet, vincent tepernowski, denis verbecelte, françois decayeux, marie laure boggio, michel fontaine, mylène gueriot, karine dedeurwaerder, jean-christophe binet, olivier mellor et nicolas auvray
production : Comédie de Picardie - Compagnie du Berger avec la participation du Conseil régional de Picardie, du Conseil général de la Somme, de la Spedidam
et le soutien des communes de Curlu et Maurepas
A la Comédie de Picardie dans des horaires exceptionnels les mardi 13 mars à 20h, mercredi 14 à 19h, jeudi 15 à 20h, vendredi 16 à 20h, samedi 17 à 20h.
et au théâtre d’abbeville le mercredi 18 avril à 20h.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
samedi, mars 10, 2012
Classé dans Amiens
samedi, février 18, 2012
Tempête sous un crâne
La Compagnie Air de Lune adapte Les Misérables et fait exister avec une rare puissance le souffle rageur et pourtant nourri d’espoir de la parole hugolienne.
La sublime épopée hugolienne, réquisitoire exceptionnel contre la cruauté et l’injustice sociale et pour la dignité et la fraternité, trouve ici une traduction scénique puissante et marquante.
Le jeune metteur en scène Jean Bellorini a adapté le texte avec le comédien Camille de la Guillonnière en opérant des coupes successives, sans réécriture. Cette fidélité au texte permet d’habiter la langue avec intensité et rythme, dans sa musicalité propre.
C’est bien le souffle et la force rageuse des mots qui engagent les acteurs, une force nourrie de colère mais aussi de foi humaniste, avec l’éducation comme étendard. Des musiciens apportent une note contemporaine et populaire à l’histoire, dont l’actualité ne se dément pas.
Dans la première partie, deux comédiens endossent les rôles de tous les personnages et du narrateur, on y retrouve le fameux débat intérieur de Jean Valjean, qui se dénonce pour éviter à Champmathieu d’être condamné à sa place. La seconde partie, avec cinq comédiens, fait vivre Cosette, Marius, Eponine, Gavroche…
Un spectacle remarquablement maîtrisé, rayonnant et généreux, à découvrir sans tarder pour les plus jeunes.
mise en scène : jean bellorini
adaptation : jean bellorini
et camille de la guillonnière
avec : mathieu coblentz, karyll elgrichi, camille de la guillonnière, clara mayer,
céline ottria, geoffroy rondeau, hugo sablic
création musicale : céline ottria
régie générale : vincent lefèvre
Production Compagnie Air de Lune en partenariat avec le Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis
et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.
Avec le soutien d’ARCADI et de l’ADAMI.
La compagnie Air de Lune est accueillie au Théâtre du Soleil pour la création de la deuxième époque
Un spectacle de plus de trois heures à la Comédie de Picardie les horaires sont exceptionnels, les mardi 21 février à 20h, mercredi 22 à 19h, jeudi 23 à 20h, vendredi 24 à 20h.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
samedi, février 18, 2012
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dimanche, février 12, 2012
Lettre à ma mère
Robert Benoit adapte et interprète seul en scène Lettre à ma mère de Georges Simenon, après Lettre à mon juge, monologue poignant et bouleversant d’authenticité.
Georges étudie chez les jésuites jusqu’à l’âge de seize ans puis se contraint à divers métiers pour gagner sa vie. Un temps reporter à La Gazette de Liège, il circule volontiers de par le monde, séjournant notamment à Paris. Simenon est un auteur prolifique qui rédige roman sur roman, à un rythme impressionnant, et donne naissance au fameux commissaire Maigret. Son univers est marqué par un réalisme cru auquel se mêle toutefois une poésie particulière, liée à la restitution de l’atmosphère des lieux, ou à l’angoissante solitude qui enserre les hommes. En vertu de leurs qualités dramatiques intrinsèques, nombre de ses œuvres ont été adaptées au petit et au grand écran. Simenon gravit les marches de l’Académie royale de Belgique en 1952, rendant au genre policier toutes ses lettres de noblesse. Lettres à ma mère (1974).
« Toute ma vie je me suis occupé des autres et j’ai essayé de les comprendre. Maintenant, je m’efforce de comprendre moi-même. »
En 1972, l’auteur des Maigret renonce à écrire des romans, mais dicte au magnétophone vingt-deux volumes de souvenirs, dont Lettre à ma mère, trois ans et demi après le décès de sa propre mère.
La relation à sa mère fut marquée d’affection, mais aussi d’incompréhension voire de déception et d’hostilité. Il a quitté Liège, lieu de sa naissance, pour Paris à l’âge de dix-neuf ans, et il effectua un dernier séjour de huit jours à Liège au chevet de sa mère à l’hôpital de Bavière. « Elle gardait toute sa lucidité mais elle parlait peu (…). Par contre, elle me regardait intensément et de mon côté, je la regardais ». Trois ans et demi après sa mort, il lui adresse une longue lettre afin de mieux la connaître et la comprendre. « Pourquoi es-tu venu, Georges ? » lui demanda-t-elle à son arrivée à l’hôpital.
Georges Simenon avait autorisé Robert Benoit à adapter Lettre à mon Juge, accueilli à la Comédie en 2007, qu’il a restitué dans une interprétation magistrale et bouleversante. Ce fut une grande première au théâtre, et une réussite accomplie.
Le fils de Georges Simenon l’a autorisé à adapter Lettre à ma mère. Un autre monologue saisissant, profondément émouvant, lorsque les mots s’efforcent de signifier l’essence de la vie.
adaptation du texe : robert benoît
avec : robert benoit
collaboration artistique :
natalia apekisheva
création lumière : emmanuel wetischek
Spectacle créé avec le soutien de la Comédie de Picardie
A la Comédie de Picardie les mardi 14 février à 20h30, mercredi 15 à 19h30, jeudi 16 à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, février 12, 2012
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jeudi, février 02, 2012
L'âme hors du signe
Le théâtre comme perception du monde transformée et renouvelée. Le processus de fabrication du sens mis en œuvre par Pierre Fourny nettoie notre regard et ouvre l’imaginaire.
L’âme hors du signe… La mort du cygne… Ambivalence et ouverture des significations : l’imagination, malicieuse et audacieuse de Pierre Fourny ne propose rien moins qu’une perception renouvelée et transformée du monde connu. Notre monde, celui où la consommation supplante le désir, où l’infantilisation radicale assaille le citoyen.
Le poète et metteur en scène utilise et découpe des affiches de publicité, libérées du carcan du panneau d’affichage, et met à jour un corpus d’images aussi parlantes que des mots.
Il crée ainsi, en utilisant des projections sur écran, un savant précipité d’associations et de compositions, s’adressant directement à l’imaginaire du spectateur.
Pierre Fourny dédie le spectacle à Odile Duboc, chorégraphe disparue l’an dernier. Les deux acteurs manipulateurs, dont Pierre Fourny, sont accompagnés chaque soir par un chorégraphe contemporain, dont Georges Appaix, Stéphanie Aubin, Dominique Boivin, Alain Buffard, Paco Decina, parmi bien d’autres, et créent un langage scénique où l’esthétique questionne,
dépoussière et régénère notre perception.
auteur-concepteur images, scénographie, textes, décors, accessoires et mise-en scène : pierre fourny
interprètes : 2 acteurs manipulateurs
pierre fourny, accompagné d’une personnalité de la danse contemporaine différente à chaque représentation.
constructions et direction technique :
albert morelle
réalisation des images :
alexandre liverneaux
régie lumière et ingénierie du son :
antoine gérard
conseil en technologies numériques :
gérard teissèdre
Production ALIS
ALIS est subventionnée pour son fonctionnement par le Ministère de la Culture DRAC Picardie, le Conseil régional de Picardie, le Conseil général de l’Aisne et la Ville de Fère-en-Tardenois.
ALIS est en compagnonnage avec du zieu dans les bleus.
horaires Maison du Théâtre
mardi 7 février à 19h30
mercredi 8 à 20h30
jeudi 9 à 19h30
à et en co-invitation avec la Maison du Théâtre
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Francois et fier de l'Être
le
jeudi, février 02, 2012
Classé dans Amiens
vendredi, janvier 20, 2012
Les acteurs de bonne foi & l'épreuve

Agathe Alexis et Robert Bouvier réunissent deux pièces courtes de Marivaux, diptyque virtuose et affûté, où le jeu travestit le réel pour mieux le révéler.
Ces deux pièces courtes de Marivaux et leurs personnages en quête de bonheur explorent le sentiment amoureux chez l’espèce humaine : entre embûches et faux-semblants, l’homme s’évertue à le compliquer, le dissimuler, le démasquer…
Dans L’épreuve (1740), Lucidor, fils d’un riche bourgeois, teste avec un certain acharnement les sentiments de la jeune Angélique, peu fortunée, en lui présentant un riche prétendant, son valet déguisé. « Dans cette «épreuve», Angélique, si joyeuse et si émouvante, apprend de l’homme qu’elle aime son dur métier de femme » confie la metteure en scène Agathe Alexis.
Dans Les acteurs de bonne foi (texte publié en 1757), l’illusion du théâtre et le réel entretiennent une relation complexe, voire dangereuse. Le jour des noces d’Angélique et Eraste, Madame Amelin, tante d’Eraste qui lui lègue sa fortune, demande à un valet, Merlin, de jouer une comédie impromptue. La mère d’Angélique s’oppose à la représentation. Madame Amelin menace d’annuler le mariage si la pièce n’a pas lieu…
Marivaux et sa langue affûtée et délectable demeurent à jamais un plaisir pour les metteurs en scène, les acteurs… et les spectateurs. Romancier et dramaturge français, il doit sa renommée à sa production théâtrale abondante. Après l’échec de sa tragédie Annibal, les pièces comiques se succèdent alternant comédie d’intrigue, héroïque, morale, sociale et philosophique. Dans la comédie marivaudienne, ce qui compte, ce n’est pas ce que peut la parole mais la façon dont on arrivera à parler.La double inconstance (1723), Le jeu de l’amour et du hasard (1730), L’épreuve (1740), La dispute (1744), Les acteurs de bonne foi (1758)
mise en scène : robert bouvier (les acteurs de bonne foi), agathe alexis (l’épreuve)
avec : agathe alexis, robert bouvier, marie delmarès, anthony scott,
sandrine girard, nathalie jeannet, guillaume marquet, frank michaux, nathalie sandoz, maria verdi
scénographie & costumes : gilles lambert
lumières : laurent junod
son : jaime azulay et cédric liardet
accessoires : yvan schlatter
Coproduction : Compagnie du Passage - Neuchâtel
Compagnie Agathe Alexis - Paris
Centre dramatique régional de Tours
La Compagnie du Passage est subventionnée par les Départements des Affaires culturelles du Canton et de la Ville de Neuchâtel et par le Syndicat intercommunal du Théâtre régional de Neuchâtel.
durée envisagée : 2h10 avec entracte - tarif B
A la Comédie de Picardie les mardi 24 janvier à 20h30, mercredi 25 à 19h30, jeudi 26 à 20h30, vendredi 27 à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
vendredi, janvier 20, 2012
Classé dans Amiens
dimanche, janvier 15, 2012
Les Tziganes tombent du ciel
À voir absolument. Un spectacle festif et poétique des Romanès, où l’esthétique et les numéros épurés touchent en plein cœur.
« Jusqu’à mon dernier jour, je penserai à vous » a dit le violoniste Yehudi Menuhin à Alexandre Romanès après avoir vu son spectacle !
Ce qui frappe d’abord, c’est cet étonnant alliage, unique, coloré et incroyablement festif, qui marie véritablement musique, chant, danse et cirque. Un art total où joue à pleine capacité chaque élément : violon, contrebasse, accordéon, clarinette, chant, danse, contorsionnistes, jongleurs, équilibristes, trapézistes et acrobates s’unissent et mettent en forme un cirque tzigane qui enchante le public.
Un cirque authentique, essentiel, profond et sans chichis, pour un temps partagé d’évasion, de convivialité et de générosité.
Le fondateur Alexandre, sa femme Délia - dont la voix vous emporte du murmure mélancolique à la puissance de l’orage -, leurs deux filles, jeunes et déjà talentueuses, et toute une famille de saltimbanques participent à l’aventure teintée de poésie et d’onirisme. Sa famille fait du cirque depuis la première guerre mondiale. À 25 ans, Alexandre quitte le cirque familial pour proposer son numéro d’équilibre dans la rue. Il fait la rencontre de poètes tels que Jean Genet ou Jean Grosjean. Puis pendant dix ans, il laisse le cirque de côté, jusqu’à ce qu’il le redécouvre dans le campement tzigane de Nanterre. Romanès y rencontre sa future épouse et, avec quelques gitans, il décident de parcourir les routes et de monter leur propre chapiteau.
Chez Gallimard paraîtront prochainement Un peuple de promeneurs, Paroles perdues, et Les étoiles multicolores.
Comme la poésie, le cirque devient ici un voyage suspendu, où l’émotion compte bien davantage que la virtuosité.
Un pur moment de bonheur.
chant : délia et alexandre romanès
violon : costel
contrebasse : dangalas
clarinette : gigel
accordéon : marius
funambule : betty
contorsion : maria
trapèze : alexandra, florina, rose reine
ruban : kali
jonglage : florina, yvan, aramis
cerceau : irina
danse : mica, lenutsa, bobolana, gouloum
aérien : dorine, sorine, alin, catalin
A la Comédie de Picardie les mercredi 18 à 19h30,jeudi 19 à 19h30, vendredi 20 à 20h30 et en collaboration avec le Cirque Jules Verne d’Amiens / Pôle National Cirque.
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, janvier 15, 2012
Classé dans Amiens
dimanche, janvier 08, 2012
Les Sea Girls fêtent la fin du monde
Un spectacle de music-hall burlesque et délicieusement loufoque, par un quatuor de filles démentes, à la fois comédiennes et chanteuses. Un talent fou !
« Nous sommes fraîches comme des fleurs, pas de rides et pas d’odeur, le cuisseau toujours galbé, dans un collant un peu serré »… Elles sont quatre, emplumées, fleuries, pailletées, virevoltantes et pétillantes : Judith Rémy, Elise Roche, Prunella Rivière et Delphine Simon, accompagnées par un guitariste et un percussionniste, créent avec gourmandise et jubilation un spectacle de music-hall déjanté, délicieusement drôle et souvent loufoque.
Le metteur en scène Patrick Haudecœur a finement croqué de savoureux personnages, dans des costumes propices à toutes les métamorphoses. Du quartet vocal très swing aux rythmes cha-cha-cha, de berceuses à la tonalité faussement tragique à d’étranges et désopilants numéros de magie, les Sea Girls célèbrent le monde - avant sa fin - au fil d’irrésistibles envolées lyriques et burlesques
Parmi les auteurs-compositeurs, Jean-Max Rivière, qui a écrit pour Brigitte Bardot, Juliette Gréco ou Françoise Hardy, signe quelques bijoux - Trompe-la-mort, Faire pipi sur le gazon ou J’aime les hommes - et d’autres, Fred Pallem, Marie Desgranges, Nicolas Ducron, Henri Salvador…
À consommer sans modération.
un spectacle conçu et interprété par :
judith rémy, prunella rivière, élise roche, delphine simon. Elles explorent différents styles de théâtre musical : fanfares, chansons, sketchs ; et envahissent les cafés parisiens. Leur succès est grandissant, leur ascension fulgurante.
mise en scène : patrick haudecœur
guitare : dan panama ou benoît simon
percussions : guillaume lantonnet
arrangements : fred pallem
arrangements vocaux : lucrèce sassella
costumes : carole gérard
décor : christel lebfèvre
création son : jean-françois thomelin
création lumière : jean-luc chanonat
coproduction : Les Sea Girls, Théâtre Ducourneau à Agen, Théâtre des Quartiers d’Ivry
Avec le soutien de : Avril en Septembre, TOP Boulogne, Théâtre des Bergeries à Noisy-le-Sec, Les Trois Baudets à Paris, l’ADAMI, le CNV, la SPEDIDAM, la SACEM
A la Comédie de Picardie les mardi 10 à 20h30, mercredi 11 à 19h30, jeudi 12 à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
dimanche, janvier 08, 2012
Classé dans Amiens
vendredi, décembre 02, 2011
Le mec de la tombe d'à côté
Une rencontre fortuite se mue en histoire d’amour improbable. Un point commun rassemble les protagonistes : tous deux endeuillés, ils viennent régulièrement sur la tombe de leurs proches disparus.
Ils ont le même âge, même si lui paraît quelques années de plus. Elle a perdu son mari à cause d’un accident de vélo. Il a perdu sa mère emportée par un cancer. Par ailleurs, tout les sépare. Il est agriculteur, ne lit que Mickey et s’occupe de vingt-quatre vaches laitières. Elle est bibliothécaire, citadine immigrée à la campagne, très cultivée et tendance bio.
Un sourire déclenche une attirance immédiate. Comment l’amour s’accommode-t-il de l’appartenance à deux classes sociales radicalement différentes ? Le roman de la Suédoise Katarina Mazetti, qui a connu dans son pays un énorme succès, déploie une fine analyse de la société moderne, autour de ses préjugés et codes sociaux, et décrit aussi le parcours accidenté du sentiment amoureux chez deux êtres attachants et authentiques.
Panchika Velez montre avec délicatesse et humour l’éclosion de l’amour, où participent le corps, le cœur et… la tête.
La direction d’acteurs, d’une grande sensibilité, laisse Sophie Broustal et Didier Brice exprimer toute la mesure de cette comédie tendre et caustique.
d’après le roman de katarina mazetti, journaliste suédoise, elle écrit des livres pour enfants et adultes. Le mec de la tombe d’un côté est un succès phénoménal dans de nombreux pays.
Trucs et ficelles d’un petit troll (2002), Le Mec de la tombe d’à côté (1999), Entre Dieu et moi, c’est fini (2007), Les Larmes de Tarzan (2007), Entre le chaperon rouge et le loup (2008), La fin n’est que le début (2009), Le Caveau de famille (2011).
adapté par alain ganas
mise en scène : panchika velez
avec : sophie broustal, didier brice
traduction : l. grumbach et c. marcus
scénographie : claude plet
costumes : marie-christine franc
lumières : pierre jauze
musique originale :
jean-claude camors
coproduction : Arguia Théâtre, Atelier Théâtre Actuel, Théâtre du Petit Saint Martin, la Scène Nationale de Bayonne et du Sud, le Jeu de Paume - Aix en Provence
A la Comédie de Picardie les mercredi 7 décembre à 19h30, jeudi 8 à 20h30, vendredi 9 à 20h30, samedi 10 à 20h30, dimanche 11 à 15h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
vendredi, décembre 02, 2011
Classé dans Amiens
lundi, novembre 28, 2011
L'ennemi
La compagnie amiénoise Art Tout Chaud questionne la guerre, sujet quasi quotidien dans les médias, à travers l’expérience solitaire d’un soldat dans son trou. Drôle, sensible et très instructif.
Inspiré d’un album de jeunesse écrit par Davide Cali et illustré par Serge Bloch - illustrateur aussi de la célébrissime série Max et Lili -, la pièce montre d’abord le quotidien d’un homme en paix, puis l’intrusion de la guerre par la télévision, avant qu’elle ne détruise sa maison, et qu’il finisse dans un trou.
La pièce met en scène le soldat sans montrer la figure de l’ennemi, laissant l’imagination donner corps à sa présence et la réflexion donner sens à son identité.
Des questions simples et vraies que Hervé Germain et Luc Kienzel, réalisateurs et interprètes du spectacle, explorent de près et de façon burlesque, à la façon d’un “Charlot soldat“, dont la naïveté dénonce l’absurde d’un monde en guerre et souligne la détresse et la fragilité des hommes.
L’utilisation de marionnettes et de masques permet de mettre en jeu diverses échelles, de questionner la relation de soi à l’autre, la représentation de l’autre.
Des thèmes essentiels à tout âge, traités ici en conjuguant talent burlesque, rire libérateur et lucidité amère.
conception et interprétation :
hervé germain et luc kienzel
scénographie - décors / atelier moa :
marion cazet-supervielle et moïse chauvé
création des costumes : bertrand sachy
création sonore : lug lebel
création lumières : didier malaizé
masques : eric dubour et etienne champion
L’Ennemi est réalisé en coproduction avec les communautés de communes de Bocage-Hallue et du Val de Somme et la Ville de Corbie et le centre socioculturel Léo Lagrange de Roye. Il est soutenu financièrement par la DRAC de Picardie, le Conseil régional de Picardie, le Conseil général de la Somme et Amiens - Métropole.
A la Comédie de Picardie les
mercredi 30 novembre à 18h30
jeudi 1er décembre à 10h et 14h30
vendredi 2 à 10h et 14h30
samedi 3 à 15h30
lundi 5 à 10h et 14h30
mardi 6 à 10h00 et 14h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
lundi, novembre 28, 2011
Classé dans Amiens
vendredi, novembre 18, 2011
Hamlet
Avec Philippe Torreton dans le rôle-titre, Jean-Luc Revol met en scène l’insondable pièce shakespearienne, et explore sa fascinante complexité grâce au jeu des comédiens.
Château d’Elseneur, enneigé et glacial, à la lisière du fantastique, lieu où le père mort réclame vengeance au fils vivant, où la peur et l’effroi meurtrissent les âmes et perdent les êtres dans un enchevêtrement labyrinthique asphyxiant.
Une tragédie de vengeance brutale mais ratée, une histoire d’amour mal à propos précipitent le jeune Hamlet dans la folie - qu’elle soit simulée ou réelle est l’une des questions récurrentes de la pièce.
Le metteur en scène Jean-Luc Revol n’apporte pas de réponses résolvant les mystères de la pièce, il s’attache au contraire à « essayer de comprendre les sentiments qui sous-tendent les personnages ». Hamlet se débat dans la prison de son être, acteur de sa révolte impossible et de sa volonté trahie, « perpétuellement tiraillé entre conscience et action ». « Dans cette prison, n’est-il pas le roi d’un espace infini ? » demande le metteur en scène.
La tragédie célèbre aussi l’extraordinaire pouvoir du théâtre, entièrement irréel et pourtant représentant la condition humaine, distillant le vrai et nous touchant profondément.
Philippe Torreton interprète le rôle-titre : « jouer Hamlet, c’est être », dit-il en amoureux de son art et de cette magistrale partition.
mise en scène : jean-luc revol
assisté de : laurent courtin
décor / scénographie : sophie jacob
costumes : eymeric françois
lumière : bertrand couderc
perruques et coiffures :
antoine wauquiez
avec : philippe torreton, catherine salviat, georges claisse, cyrille thouvenin, anne bouvier, christophe garcia, antoine cholet, josé-antonio pereira, yann burlot, maximilien muller, franck jazédé, romain poli, jean-marie cornille
Production Déléguée : MCNN Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre
Coproductions : Festival des Fêtes Nocturnes du Château de Grignan, TCF Théâtre du Caramel Fou, Comédie de Picardie, Théâtre André Malraux/Rueil Malmaison, Espace Jacques Prévert/Aulnay sous bois, Théâtre du Vésinet, Théâtre de Romans sur Isère, MSMGO, Arcachon Culture. Avec le soutien du Ministère de la Culture - DRAC Bourgogne, de la ville de Nevers et du Conseil Régional de Bourgogne.
à la Comédie de Picardie
les mercredi 23 à 19h30, jeudi 24 à 20h30, vendredi 25 à 20h30, samedi 26 à 20h30, dimanche 27 à 15h30
au théâtre d’abbeville le mardi 29 novembre à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
vendredi, novembre 18, 2011
Classé dans Amiens
mercredi, novembre 16, 2011
Klaxon, trompettes et pétarades
Création française mise en scène par Marc Prin, la comédie farcesque et grotesque de Dario Fo dévoile un réel sinistre avec une force inouïe.
Subversive parce que farcesque, captivante parce qu’interprétée au maximum de sa violence et de sa déraison, militante parce qu’elle démonte de façon absurde et grotesque les ressorts des rapports troubles entre police, pouvoir et état, la pièce de Dario Fo mise en scène par Marc Prin est une réussite manifeste, interprétée avec une énergie et une maestria sans faille.
Populaire, profondément engagé, ce théâtre politique, radicalement anti-télévisuel, s’adresse à « la présence active et réfléchie » du spectateur, selon le metteur en scène, qui prône un théâtre explicite et virtuose qui sorte l’auditoire de sa torpeur.
Créée trois ans après l’assassina traumatisant d’Aldo Moro en 1978 par les Brigades Rouges, et alors que le crime n’est pas totalement élucidé, la pièce fait naître une cascade de quiproquos et péripéties. Tout commence par la tentative d’enlèvement de Giovanni Agnelli, - célèbre dirigeant de Fiat jusqu’en 2003. Un ouvrier dépose l’industriel au visage brûlé à l’hôpital et oublie ses papiers dans la veste du blessé, qui se réveille de son coma avec… le visage de l’ouvrier.
La comédie débridée expose la suprématie cynique et violente de l’argent dans un monde déboussolé. Pas de demi-mesure : le jeu d’acteurs et la mise en scène font vivre une remarquable mécanique théâtrale, percutante et palpitante.
L'auteur : dario fo (né en 1926)
Acteur, metteur en scène et auteur italien, récompensé par le Prix Nobel de littérature. Ses apprentissages passent par toutes les formes du spectacle populaire : récits des conteurs, monologues à la radio, cabarets, sketches à la télévision, spectacles de chansons. Son théâtre est un théâtre efficace où le recours aux mécanismes du rire pour fustiger les institutions et les classes dirigeantes, n’empêche pas le déploiement d’une fantaisie surréaliste. Mystère bouffe (1969), Mort accidentelle d’un anarchiste (1970), Klaxon trompettes et pétarades… (1970), Faut pas payer (1974)…
mise en scène : marc prin
texte français : marie-france sidet
avec : anne dupuis, céline dupuis, gérald cesbron, milena esturgie,gilles ostrowsky
scénographie et costumes : marc prin
dramaturgie : julien dieudonné
décors : ateliers du théâtre nanterre-amandiers
lumières : pierre montessuit
masques, perruques et maquillages : marie messien
accessoiriste : patrick laganne
arrangements sons et compositions musicales : valérie bajcsa et marc delhaye
photographe : alexandre sargos
assistanat à la mise en scène : ana-lucia luna
Coproduction : Théâtre Nanterre Amandiers, Théâtre à bout portant
A la comédie de Picardie :
jeudi 17 à 20h30, vendredi 18 à 20h30 et samedi 19 à 20h30
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
mercredi, novembre 16, 2011
mardi, novembre 08, 2011
Daniel Darc
Rapporté par
Francois et fier de l'Être
le
mardi, novembre 08, 2011
