mardi, octobre 31, 2006

Divan


Pop Corn (1)
Originally uploaded by Yann G.

Le Psychothérablog, quel terme merveilleux Simone ne nous a t’elle pas trouvé là, pour designer ce canapé sur lequel nous épandons nos joies, nos peines, nos états d’âme pour le prix de quelques consultations.
J’ai tenté hier, d’expliquer, si ce n’est d’exprimer en quoi coucher ici l’expression d’un sentiment équivalait à thésauriser une perle sur le fil de notre vie. Il est fort difficile de transmettre cette expérience du « toucher », de la matérialisation et de l’analyse, à priori comme à posteriori de ses propres pensées. Comment dans ces conditions faire appréhender la sensation de libération qui en découle, ce soutien que l’on trouve en soi-même mais aussi dans ce miracle que constitue l’entité plus ou moins anonyme que l’on nomme blogosphère. C’est une communauté de liens et de relations plus ou moins floue qui ne nous montre que des visages bienveillants et d’où s’exalte(ou s’exhale) le meilleur de nous même. C’est la courroie qui nous entraine à développer nos qualités naturelles en nous poussant à notre propre rythme à prendre connaissance de nous même. Elle renforce notre confiance en nous mais aussi en autrui.
Comment décrire l’écheveau dans lequel se noue cette perle de notre conscience lorsque tel une araignée dans sa toile, un commentaire vient d’accrocher une nouvelle trame d’individualités qui enrichira la votre d’un nouveau plan ou point de vue ?
J’ai tenté d’expliquer tout cela avec la faiblesse de mes mots tout en sachant très bien que rien ne remplace l’expérience et le vécu. Je sais qu’elle a trouvé temporairement un peu de réconfort à ma lecture, mais que freiné par la sensation d’un voyeurisme trop intime, elle s’est tourné vers d’autres horizons. Il est possible que sous le couvert de son anonymat, nos fils en viennent à se croiser de nouveau, mais je suis sûr et certain que si c’est le vôtre qui vous mets un jour en présence de cette novice bloggeuse qui souhaite pour l’instant conserver son écusson vierge, vous saurez l’accueillir comme il se doit et veillerez sur elle et sur son épanouissement avec toute cette affabilité et cette sensibilité qui caractérise notre communauté.
P.S. : J’en connais deux qui doivent bien se marrer de voir le merdier dans lequel Lachésis a mis la toile de nos vie.

lundi, octobre 30, 2006

Eskimo kiss


Eskimo kiss
Originally uploaded by Nigel Danson.
Il y a des portraits qui sont magnifiques par leur simplicité. J'adore celui-ci.

Yes!!!!!


Photo015
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Le semaine dernière, je me sentais un peu déprimé. Cela n’allait pas très bien, et je me sentais mal dans mon corps comme dans ma vie. Heureusement, la vie m’a appris une chose, c’est que ce genre de sensation ne dure pas, il viens toujours un moment ou cela fini par aller mieux. Le problème étant de ne pas ce complaire dans la morosité et de tout faire pour arriver à s’en sortir.
Cette semaine, cela va déjà mieux. Il faut dire que tout le monde y a mis du siens pour me remonter le moral et veiller sur ma santé.
Je n’aurais assez d’un post pour vous décrire tous les petits trucs de tous ceux qui sont venus tour à tour égayer ma semaine, aussi, les autres, ceux qui n’auront étés cités, me pardonneront.
Tout d’abord, je tiens à remercier Fabrice(Fabrice D.) pour ses encouragements. En effet, moi qui ai une certaine timidité vis à vis de mon corps tant j'estime qu'il ne me correspond plus (j'ai beaucoup grossi ces dix dernières années) et qui suis loin d'être un apollon, j'ai enfin réussi à être satisfait d'un autoportrait. J'ai enfin pu en faire un qui selon moi me ressemble. Il est possible que vous n'y voyez pas de différence par rapport aux autres portraits mais en moi je sens qu'il me correspond.
Il y a eu aussi ce petit message trouvé dans ma boite à lettre, qui m’a surpris car faisant référence à un post qui aura bientôt un an et qui commence en reprenant mes dires : « Anne-Claire, j’ai la prétention de croire qu’il s’agit de mon amie. Elle aussi serait parfaite si elle savait ne pas dire l’exacte vérité à tout un chacun au risque de blesser ceux qui s’imaginent parfaits. J’ai beau lui dire qu’elle périra par sa langue, elle ne peut s’en empêcher »
Et sa réponse :
Ce n’est pas une prétention loin de là …
Ton blog est simplement magnifique, j’espère être encore dans le top 5 sinon je ferai tout pour y retourner
Merci parce que ce matin j’allais très très mal et tu m’as fait beaucoup de bien.

N’est-ce pas cela, l’amitié, se faire réciproquement du bien même si seul, l’on est mal.
Ce sont deux exemple parmi d’autres, des petites choses qui font qu'il faut se battre, la vie vaut d’être vécue.
bagarre

vendredi, octobre 27, 2006

Sur la terre comme au ciel


terreciel
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Comment obtenir quelque chose à partir de rien?

Question très délicate à laquelle une grande mathématicienne comme Coyote ou P-Man doivent pouvoir répondre..

Mes nuits


patrick a contraluz
Originally uploaded by ibarak.

Un vent calme et doucereux
Charrie un silence délicieux.
Je sèmes mon regard
Fatigué mais ludique
Sur tes paupières pudiques
Une ombre, un fard,
Qui voile les combats
De suant et tendres ébats.
Croise de déchirants phares
Pressés ou erratiques
Derniers piliers de bar
Et femmes lubriques.
Aveugle que son prétexte
Traine en bout de laisse
Dictant le prochain texte
Sans même une caresse.
A l’oreille susurre Barbara,
Le joli temps du lilas
Mais de pierre est le jardin
Où nous errons serein
bien loin du brumeux Precy
de l’activité et des soucis
des bruyantes artères vidés
d’où me vienne les idées
et bercé par sa gouaille
il faut rentrer, je baille.

jeudi, octobre 26, 2006

La vie reviendra au printemps

Je viens de finir « La vie reviendra au printemps » de Frédérique Hebrard. J’ai toujours aimé son style clair et facile à lire, même si parfois elle se pert dans le lyrisme grandiloquent d’un romantisme de gare. Mais après tout, qui suis-je pour ainsi critiquer, moi, qui aimes en faire autant. Que voulez-vous, je suis un grand sentimental ? On ne se marre pas là-bas dans le fond !
Mais, bon, il faut bien l’avouer, c’est un roman d’amour. Horreur, il n’y a pas autant d’action que dans la collection Arlequin et les archétypes y sont beaucoup moins hauts en couleur. En fait, elle pert son temps mais pas le nôtre à fouiller leur cortex et à étudier leurs relations adultérines (Oui, cela veut dire pour adultes.). Avec ce qui m’arrive en ce moment, je ressent d’autant plus profondément la crédibilité du personnage principal, même si je trouve que quarante six ans c’est un peu jeune pour mourir. Mais, comme on dit toujours : « Ce qui est écrit est écrit ». Et croyez-moi, ce n’est pas évident d’écrire avec un demi litre d’ écho-gel dans le caleçon. Je reviens de l’échographie. Je vais me lancer dans un autre ouvrage, pas plus gaie, mais c’est le suivant dans ma liste, en espérant qu’elle n’y joue pas les cassandres : « Lettres à l’absente » de P.P.D.A.
Décidément, avant que ce post comme ce blog prennent des tournures bien sombres, il est temps que je vous en raconte une bien bonne qu’il m’a été donné d’entendre hier. J’en suis resté comme deux ronds de flan avant de devoir me plier pour éviter la fuite urinaire. Tenez, pour un peu, j’eu fait une crise cardiaque.
« Ah oui ! votre blog, j’y suis allé. Mais c’est un truc d’intellectuels ! ».

mercredi, octobre 25, 2006

roses


roses
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! Voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! Las ! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

P. De Ronsard

mardi, octobre 24, 2006

Mom...


Mom...
Originally uploaded by Pierpol.

J’ai toujours cru que lorsque l’on se sentait en danger comme se fut mon cas dimanche, on tiens à mettre ses affaires en ordre. En fait, aussi étrange que cela puisse paraitre, ce n’était pas mon cas. Je me suis retrouvé deux fois dans ma vie en danger de mort, et à chaque fois, je me suis senti détaché, incapable de réaliser sur l’instant qu’il puisse y avoir un terme à mon existence. Je ne me sentais absolument pas concerné par ce qui m’arrivait, comme détaché, indifférent à ma vie. Mes plus grosses inquiétudes allaient à des broutilles comme le fait que Claudine serait dans l’obligation de faire appelle à quelqu’un pour déplacer la ZX garée, dans notre précipitation, sur un emplacement réservé à un médecin ou que je n’ai pas encore signé et validé la demande de subvention du club de football pour l’an prochain. N’avoir dit à personne où se trouvaient les clefs du garage de l’association occultait les sujets sensibles. Je n’en avais littéralement pas conscience. Ce n’est que de retour chez moi que j’ai enfin réalisé la peine et l’angoisse dans laquelle se débattaient mes proches. Je m’en voulais d’avoir été à l’origine de l’écourtement du week-end du fiston rentré précipitamment d’Honfleur. Ce n’est réellement qu’à ce moment que je me suis senti dans l’obligation de mettre en ordre mes affaires. Expliquer telle ou telle chose, mettre au clair mes dossiers, communiquer mes mots de passe, en bref, continuer d’inquiéter bien malgré moi ceux qui déjà s’angoissaient pour ma santé et ma survie. Aussi, hier, j’ai entrepris un nouveau nettoyage de printemps dans la paperasse que je gère. Il va me falloir faire à la demande de ma puce quelques clichés de moi afin qu’elle puisse en cas de problème ajouter ma trombine à sa collection de souvenirs. En conclusion, je dirais que c’est maintenant moi qui m’inquiète de ce que je vais un jour laisser derrière moi. Sans m’imaginer une seule seconde indispensable, je m’interroge sur le devenir de ce que j’ai crée. Que deviendra ce blog, si je ne le mets pas à jour. Disparaitra t’il dans les méandres d’un ou plusieurs serveurs ? Sera t’il purement et simplement supprimé par une procédure automatique ? Enfin, je ne serai plus là pour le dire.


En attendant, je vais pousser une petite gueullante : Ceci n’est pas un site de cul !
J’ai encore reçu d’un anonyme le message suivant : « Ce n'est pas facile de trouver un site film de cul bien fait. Dans tous les cas vous avez réussi et je visiterais certainement votre blog dans l'avenir. Bien à vous. » et cela doit encore venir d’une de ces applications automatiques attirée par le titre du post : Les sexe des anges.


P.S : Allez donc faire un tour parmi les photos de Pierpol en cliquant sur celle-ci. Il y a des compositions très étonnantes.

lundi, octobre 23, 2006

Potence


Photo024
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Il y en a qui exagèrent toujours. Ils en font trop, ne cherchent qu’à se faire remarquer et dérangent toujours tout le monde. Surtout le dimanche, vous l’aurez remarqué. Bien sur, c’est une question d’équilibre, il arrive un moment où à force de trop tirer sur la corde, ils se cassent la gueule. Ne riez pas, c’est pas drôle, c’est ce qui m’est arrivé dimanche. Franchement, après un samedi plutôt pourri, où mes deux équipes benjamins se sont fait éliminer sévèrement en coupe, où la participation de l’association Yves Lefebvre aux détections n’a pu se faire comme je le souhaitais, après un début de mâtiné du même acabit, réveillé à 6h30 pour ne pas laisser mes gamins seuls et réaliser une fois sur place que j’avais confondu octobre et novembre, c’était le pompon.
Imaginez une grande andouille toute prête à jouer les machos pour épater la galerie, qui se propose d’un air condescendant d’aider sa moitié à accrocher le linge. Imaginez qu’il se révèle impossible de lever le bras sans se mettre à trembler comme une feuille, que porter une chaussette en devienne un effort tel qu’il lui faut se plier afin d’absorber le choc de la douleur qui lui déchire le côté. Imaginez la stupeur de cet être qui s’il a déjà eu à faire à la maladie, fait pour la première fois la connaissance de ce qu’est la douleur.
Le reste coule de source. Une petite valse hésitation entre les urgences de l’hôpital et le SOS à l’inconnu. On se retrouve assez vite à admirer l’atmosphère jaune pisseux des murs et plafonds, les odeurs … des éthers en se disant que c’est quelque chose de fort male retranscrite dans les feuilletons dominicaux. Pour être exact, on n’a d’yeux que pour la potence qui nous surplombe ou les décolletés généreux que laissent entrevoir les cols « sergents » des blouses uniformes de celles qui vous palpent.
Je pensait que cela venait du cœur de la machinerie, une soupape qui avait lâchée ou un truc du même genre, du coup, j’ai appris un truc. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve aux urgences un dimanche après-midi, mais d’habitudes, c’est en tant que dirigeant de club, pour accompagner un de mes trop fréquents blessés, alors je peux dire que vous pouvez souffrir le martyre et (ou) pisser le sang de vos quatre veines, c’est pas grave. il faut faire la queue et patienter une bonne heure avant d’entrevoir un toubib. Tandis que lorsque vous avez un dératé dans la pompe à gasoil, ils se précipitent comme la vérole sur le bas clergé. Vous vous retrouvez monitoré en moins de deux. On vous prend le poult en des lieux que vous ignoriez être irrigués et défilent stagiaires, internes et référents qui y vont tous de leurs palpâges et chatouilles pour vous faire réagir un côté tout engourdi.
Bon, je ne vais pas vous détailler tous les examens qu’ils se sont senti dans l’obligation de me faire passer. Je vais aller directement aux conclusions.
Il s’agit d’un petit dérèglement hépatique. Et oui ! J’ai eu les foies.
Selon le big chef, il vat me falloir faire un gros bilan et me restreindre sur beaucoup de chose :
Plus de jolis décolletés, de café et d’excitants, un régime draconien, et à Dieu Saint Emilion. Ce jusqu’au complet rétablissement de l’équilibre hépatique.

samedi, octobre 21, 2006

Requins

J'évoquais hier une réunion organisée par la préfecture pour nous expliquer comment obtenir l'agréement de l'ANCSEC pour pouvoir bénéficier de la ressource travail des jeunes souhaitant faire leur "Service Civil".
Tout compte fait, même si cela m'interese, je ne pense pas qu'un jeune puisse trouver interressant de s'occuper de jeunes dans une ZUS dans ces conditions. En fait, il lui sera demandé 26 heures de travail pour une rénumération de 500 et quelques euros. La structure d'acceuil n'y gagne que 100 euros au titre de la formation et de l'encadrement.
Comment voullez-vous que j'accepte de cautionner ce type de sous-contras aidés ? Ils n'ont pas le droit de cumuler avec un emploi ou tout autre source de revenu. Alors que dans le même temps, je peux conclure de vrais CAE de 20 heures payé au SMIC et pris en charge à 100% puisque notre action à lieue dans une Zus. Un contrat qui ne précarise pas, qui compte pour la retraite et qui cotise au chomage.
Bref, le nouveau service civil volontaire est un moyen pour le gouvernement de sous-payer une main d'oeuvre innocente et pleine de bonnes intentions. C'est une arnaque.

vendredi, octobre 20, 2006

En tous sens


Photo046
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Quelle semaine ! J’ai l’impression d’en vivre aujourd’hui le summum.
Il y a d’abord eu les anniversaires, non pas ceux de l’association, les familiaux, les personnels. Ceux pour lesquels on se creuse afin d’offrir un cadeau à valeur sentimental. A ce propos, je ne sais pourquoi, notre anniversaire de mariage déborde le cadre de notre couple. On peux concevoir que Matthieu se sente concerné, mais je ne voit pas pourquoi Liliane, une amie, se sent obligée de nous offrir pour l’occasion une magnifique corbeille pour fruits d’hivers. Une de celle où l’on stocke noix, noisettes, amandes et figues. C’est une adepte de la décoration et de la personnalisation des objets de bois ou de verre avec des motifs qu’elle découpe dans des serviettes en papier. Elle en pèle le motif de toutes les couches surnuméraires de papier afin de n’en garder que la pelure sur laquelle il est imprimé. Ensuite, elle colle ce motif avant de le vernir. On a alors l’impression que celui-ci a été directement imprimé sur le matériau tant son épaisseur se perd dans le verni. Elle arrive ainsi à transformer, personnaliser tout un tas d’objets banals en véritable œuvre d’art. Cette corbeille, elle l’a peinte en un vert-eau avec un fin liseré bleu sur la tranche, lui a apposé une joli frise de feuilles automnales sur le pourtour et collé au centre du fond le dessin d’une branche de châtaigner. Il y a aussi des poires et des figues dessinées sur les bords. Matthieu, lui s’est fendu de l’éternel ustensile de cuisine pour sa mére (je précise que ce n’est pas moi qui en ai fait un macho de première, mais comme le disait sa maitresse de maternelle à Dine : « Si vous continuez à lui obéir au doigt et à l’oeil, à lui enfiler son blouson dès qu’il le réclame, ne vous étonnez pas s’il vous traite comme sa bonne ») et m’a déniché une cravate de soie jaune parfaite pour aller avec mes chemises noires. Comme il a remarqué que le magasin faisait les deux costumes pour le prix d’un, et qu’il lui en fallait un au cas ou il doive un jour interviewer une sommité, j’ai eu le droit aussi à un costume. Il s’est choisi un costume à dominante noir avec de fines lignes grises et m’a choisi un bleu à fine lignes rouges et vertes, très seyant.
Toujours sur le même sujet, nous avons commencé à réfléchir à la nature du cadeau que l’association offrira l’an prochain à nos personnes âgées. D’ailleurs, si vous avez des idées pas trop chères, n’hésitez pas à y aller de vos commentaires.
Il m’a fallu aussi me débrouiller pour pallier aux carences parentales que j’évoquaient en début de semaine car ce week-end, j’ai quatre transports de jeunes à organiser et bien sûr pas du tout dans les mêmes directions. J’ai réussi à m’assurer le concours de l’association Yves Lefebvre pour l’un d’eux ce qui me garantit pour une fois que la totalité des enfants pourront jouer ce week-end.
J’ai reçu mes derniers dossiers de demande de subvention. La semaine prochaine, je plongerais dans la paperasserie, j’adorrrrgggggrrrre.
Ce soir, j’ai une réunion des plus intéressante : Comment obtenir l’agreement de l’ANCSEC ?
Non, ne froncez pas les sourcils, je vais vous expliquer en quoi cela peut être intéressant. Tout d’abord, sachez que l’ANCSEC, c’est l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances. On en parle beaucoup en se moment sans trop savoir ce qu’elle recouvre et de quelle façon cette nouvelle extension gouvernementale va pouvoir agir. C’est la raison pour laquelle je vais assister à cette réunion d’information. En effet, dans le cadre de mes associations, je cherche à obtenir l’agreement de cet organisme pour pouvoir être bénéficiaire d’une nouvelle force de travail , à savoir les jeunes gens qui ont suffisamment de conscience civique et humanitaire pour adhérer au « Service Civil Volontaire », une sorte de Service militaire, mais civil. Un engagement en faveur de la collectivité dans des missions d’intérêt général pour une durée de six, neuf ou douze mois. De tels jeunes, quelque soit leur niveau de diplôme ne peuvent qu’avoir un bon fond. A nous de le cultiver. Pour ce faire, l’ANCSEC recherche des associations suffisamment stables pour pouvoir leur confier à titre de formation des jeunes. Elle apportera un financement à hauteur de 900 euros environ par jeune accueilli et par mois incluant une rétribution pouvant atteindre 600 euros pour le jeune.
C’est en gros la politique que j’applique déjà dans mes rapports avec l’ANPE puisque je prends pour des contrats de dix mois des jeunes chômeurs rmistes que je forment au métier d’éducateur sportif contre une rémunération égale au smic si ce n’est que dans ce type de contrat, c’est moi qui débourse les 300 euros par mois de charges sociales qui ne me sont pas remboursés par l’état. Enfin, je saurais ce soir si je juge cette opération rentable. Pas uniquement au niveau monétaire, plutôt en terme d’intégration de ces jeunes dont les qualifications laissent à désirer.
Ce post est un peu décousu et part dans tous les sens, mais ainsi va ma vie en ce moment.
Que la vie est belle, que l’on se sent bien lorsque l’on tend la main à son prochain. Merde, je croit que je tourne curé !

jeudi, octobre 19, 2006

Mamie


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Avec l’anniversaire de notre mariage, il m’est impossible d’oublier celui de ma mère. En effet, c’est le lendemain. Je me souviens encore de la course contre la montre lorsque jeunes mariés, nous avons réalisé que nous étions sur le point de l'oublier. Pour cela, elle a beaucoup plus de chance que mon pauvre père dont la commémoration de la naissance correspond à celle du Christ et de ce fait, dont l’anniversaire se perd dans les fêtes de Noël.
Il faut dire que j’ai toujours eu des problème avec les dates. A moins de tout noter sur mon calendrier ou dans mon agenda téléphonique, je suis sur d’en oublier la moitié. Comme on dit souvent, je bouffe la commission. Enfin, cette fois-ci, j’y ai pensé.

mercredi, octobre 18, 2006

Fillette


Flunch
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Comme cela fait plus d’un an que j’essaye de tenir à jour cette chronique presque journalière, vous devez vous souvenir que l’an dernier déjà, j’avais été soumis au problème récurant de la recherche du cadeau d’anniversaire de mariage idéale. L’échelle normalisée mise en place pour pallier les déficiences maritales nous propose une nouvelle fois d’avoir recours à la finesse de certains cailloux. Comme je ne pense pas que la pureté ou les crapauds liés à la cristallographie puisse un jour arriver à éblouir les beaux yeux gris-vert de ma petite Miss, cette convention et son régiment de pierres ne me sert jamais à grande chose.
Je ne suis pas comme mon fiston qui s’ingénie à fêter l’événement précédant à sa naissance à coup d’ustensiles de cuisine dont certains ont une utilité douteuse.
Je préfère quand à moi utiliser une rime, quelques notes de musique, le parfum des fleurs et beaucoup d’imagination. Comme c’est ce qui me fait le plus défaut, j’ai recours à quelque négre. Alors que je m’apprête avec le groupe de Frenchpoetry sur Flickr à rendre hommage à la poésie de Georges Brassens, j’y ai préféré la douce gouaille de Pierrot, Pierre Perret. J’ai déniché au discophile (le meilleur magasin de disque d’Amiens) un coffret trois CD, un par humeur : pour rire, pour pleurer et pour la nostalgie.
Je ne peux pas m’empêcher de vous rappeler la valeur poétique de ses chansons par l’intermédiaire de ce petit bijou :

Le bonheur c'est toujours pour demain
Hé fillette ne prends pas ma main
Mes doigts ont effeuillés tant de roses
Que de parler d'amour encore je n'ose

Où sont mes amis qui seront fidèles
Et ces pays pleins d'odeurs de cannelle
Et toi mon bel amour ma tristesse nouvelle
As-tu un cœur de fer sous ton corsage de velours

Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure
N'existe-t-il pas cet amour qui dure
Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

mardi, octobre 17, 2006

Benjamin A


Benjamin A
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Ce week-end était dédié au football. Le samedi, j’ai accompagné une de mes deux équipes de benjamins qui se déplaçait. J’ai tellement de mal à trouver des parents qui assument leurs responsabilités que je suis obligé de faire office de « Père » à tout ces jeunes. J’ai vraiment l’impression par moment que certains conçoivent la famille comme étant une somme d’individualités et de ce fait accordent à leurs rejetons plus de libertés et de responsabilités qu’ils ne sont capables d’en assumer. Je ne peut même pas dire qu’ils me larguent leurs rejetons comme si un club de football de quartier était une garderie, ce serait leur faire trop d’honneurs, ils ne prennent même pas le temps de savoir où sont leurs mômes. Enfin, je généralise car heureusement, il y a quelques exceptions. Dimanche matin, j’ai emmené les moins de quinze ans à un match de championnat à Poix de Picardie, là encore, grosse déception. J’ai été dans l’obligation de laisser au point de rendez-vous huit ou neuf gosses victimes du manque de parole de certains parents. En effet, tous les mercredi après-midi, nous nous réunissons pour bien mettre au point les déplacement hebdomadaires et se répartir les tâches. Comme je n’ai pas les moyens pour l’instant de remplacer le camion tombé en panne à la fin de la saison précédente. Comme par ailleurs, les collectivités locales, qui heureusement sont conscientes de la valeur pédagogique de notre club, ne peuvent débloquer des fonds avant le mois de décembre, il nous faut demander de l’aide auprès de parents, voisins ou joueurs séniors pour organiser les déplacements des plus jeunes. Donc, chaque mercredi, nous établissons une liste des chauffeurs disponibles et leur ventilons les déplacements. Malgré cela, il y en a encore qui manquent à leur parole pour des raisons plus ou moins futiles. Il faut dire que se lever à 7 heures un dimanche matin pour rendre service à des gamins qui ne sont pas les siens et qui sont à la limite de vous manquer de respect n’est pas une situation des plus affriolante. Je ne parlerai pas du sentiment du travail bien fait, du sentiment de se sentir utile, pleinement intégré dans la société qui nous entoure, respecté, reconnu, ni même du plaisir de voir jouer des débutants comme des joueurs plus aguerris, encore moins celui de la brume matinale qui noie dans sa fraicheur humide et de ses volutes blanchâtres les erratiques déplacements d’une vingtaine de quidams sur une pelouse fraichement tondue. J’évoquerais uniquement le nerf de la guerre, sans qui aucun match n’aurait plus lieu : Notez votre kilométrage, vous aurez droit à une réduction d’impôt.

P.S. :
Les Séniors A ont gagnés 5-1,
les séniors B ont fait match nul, 5 à 5,
les moins de dix-huit ans étaient exempts,
les moins de quinze ans obligés de jouer à huit contre 13 suite à la défection de deux parents qui s’étaient engagés à les conduire ont perdus 6 à 1,
les moins de treize ans ne sont pas engagés dans la première phase du championat,
L’équipe benjamin A a gagné ses deux matchs,
Mais l’équipe des benjamins B a perdu les deux (11-1 et 3-1).

lundi, octobre 16, 2006

Qu'est-ce?


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

vendredi, octobre 13, 2006

Mon ami le robot ...

Il y a un problème de jus, C pas de bol. C pas grâve, il y a pire. On nous glace à coup d’infanticide ou de patricide, de santé à deux vitesses et autres réjouissances. On nous promet de tenir, jusqu’aux prochaines élections. « Français, Françaises, gardez le moral ». Décidément, ça fume dans les instances gouvernementales. Qui sera la prochaine tête de Turc ? A part cela, pas de raison de déprimer.
Je rentre de vacances pour voir quoi ? le monde n’a pas changé. Il a beau être en perpétuelle révolution, il s’obstine. Cela fait plus d’un an que je m’efforce de coucher ici mes courants de pensée et bien cela ne sert à rien, j’ai l’impression de pisser dans un violon.
Je suis dégoûté, un peu déprimé.
Avouez que cela pourrait allez mieux surtout un jour comme aujourd’hui !
Un vendredi 13.

jeudi, octobre 12, 2006

Sdf Ed


Sdf Ed
Originally uploaded by graeuh.

J’étais parti pour vous faire une simple réponse à vos commentaires laissés sur le récit de notre excursion agricole de Dimanche et au vu de sa longueur, je me suis décidé à en faire un post.
Si vous saviez combien de fois la Dine et moi nous nous lançons dans ce genre d'action à la limite de la légalité lorsque l'on se sent révolté par telle ou telle truc. Nous sommes peut être un peu avare mais surement pas de notre temps ni de nous-mêmes.
En tous cas, je suis content de voir que vous êtes comme moi écœuré de tant de gaspillages. J'espère que lorsque vous verrez un Monsieur Patate oublié dans un champs, vous vous rappellerez qu'il y a à nos portes de nombreuses personnes qui n'ont plus les moyens de s'en procurer. Il faut dire que les pommes de terres sont presque devenues un produit de luxe. Sous prétexte de qualité, on en distingue les catégories, on les lave, on les calibre quand on ne les traite pas. Mais qu’ont-elles de plus par rapport aux bonnes vieilles patates qui faisaient l’obsession de Pierre Perret dans le film de Claude Autant-Lara ? Surement pas plus de goût. Enfin, c’est un autre débat. Quoi que !
Si vous aviez comme nous fait un petit tour dans les resto du cœur et les banques alimentaires vous y auriez eu une surprise. Il est plus difficile d’y obtenir un kilo de pommes de terre, de tout autre légume vert ou des fruits que tout autre produit manufacturé. En effet, les grands donateurs, les entreprises du domaine agro-alimentaire qui donnent ou plutôt « échangent » contre les surplus européens de notre agriculture, des produits alimentaires préfèrent donner le fruit de leur production et la valeur-ajoutée qu’ils y apportent plutôt que la matière première. Ainsi, le pauvre quidam qui cherche à se nourrir peut se retrouver avec un menu à base essentiellement de laitages sans aucun apport en fibre quand se n’est pas comble de l’ironie avec des « produits de régime ».
Loin de moi la volonté de dénigrer cette source de nourriture pour ceux qui en manque, mais il me semble que parfois, ces industriels devraient un peu plus y réfléchir et faire passer l’intérêt de leur entreprise au second plan. En effet, il s’agit là essentiellement d’une question d’intérêt financier. Obtenir une manne de matière première gratuite issue des stocks du surplus de la production européenne, obtenir d’un don de 4 euros de yaourts 2 euros de lait sachant qu’il en faudra moins d’un litre pour les confectionner et se déclarer « mécène » en échappant à l’impôt . Une fois encore, la charité est devenu un marché et c’est toujours les même qui trinquent : Ceux qui devront payer le litre de lait à plus de sa valeur pour en soutenir le cours et abonder les surplus.
Enfin, n’oubliez pas que comme le montre cet exemple : Donner c’est recevoir.

P.S. : Le système d’exploitation du micro est réinstallé, les logiciels aussi, demain je m’attaque à la connexion internet.

mercredi, octobre 11, 2006

J'ai lu


Je viens de clore « La vie exemplaire de Rita Capuchon » de Françoise Xenakis. Ce petit livre sans prétention aucune qui mêle et brouille tous les stéréotypes des livres de poche se laisse dévorer sans prise de tête grâce à un style concis et précis. La verdeur et l’humour corrosif de Françoise Xenakis en sont le seul intérêt, mais c’est largement suffisant pour en faire un bon bouquin. La manière fort rigolote avec laquelle elle assassine non seulement les méchants mais aussi l’hypocrisie de nos sociétés et de notre « charité » n’a pas son pareille.
Tout compte fait, comme son héroïne de pacotille, tour à tour fleur bleue, séductrice et tigresse, on a envie de dire : « Courage, mon cœur, tu en as vu d’autres » et c’est un bon remède contre la morosité.

mardi, octobre 10, 2006

le 22 à ...


Breaking is NOT "cool"
Originally uploaded by -Ant-.

Je n’ai pas encore retrouvé toutes mes capacités informatiques. Certes, le système d’exploitation du micro est réinstallé, mais il me faut encore installer tous les matériels périphériques (annexes) et les drivers (utilitaires de pilotage). Tant que cela ne sera pas fait, il me sera impossible de récupérer le contenu de mon téléphone portable, de l’appareil photo et l’imprimante. Je ne pourrais graver de CD ni de DVD, bref il me faudra retourner à l’âge de pierre ou tout au moins à celui du filaire.
Avez vous remarqué déjà combien certaines de nos avancées technologiques semble « exotiques » à nos propres enfants ? Allez leur expliquer que l’on utilisait par le passé des appellations comme « ODEON 1412 » comme numéro de téléphone car il nous était impossible d’espérer se souvenir des 7 chiffres d’un numéro de téléphone et qu’ainsi l’on pouvait facilement retrouver son correspondant puisque les « O », « D », « E » de « ODEON » correspondaient à des chiffres comme sur leur portables les lettres des SMS mais qu’en plus, ODEON correspondait à un quartier de paris où ce trouvait un central téléphonique. Bien sûr pour la province, on passait par une opératrice.
- « Une opératrice ! Qu’est-ce-que c’est ?»
Mais non, il ne s’agit pas là d’une de ces machines à opérer qui seront bientôt testées dans nos hôpitaux amiénois et qui permettrons aux chirurgiens d’opérer leurs patients depuis leur living, en chaussons face à leur télévision entre Télé-achat et Télé-chat. Il s’agissait d’une jeune fille qui se chargeait de mettre en relation deux correspondants par l’intermédiaire de fils qu’elles enfichaient dans leur central.
- « Des centraux manuels ! Ca devait être vachement lent ? »
Tu sais, en 1955, Fernand Reynaud se moquait de l’importance des temps de réponse de ce système avec le « 22 à Asnières », mais il oubliait qu’à l’époque il y avait moins d’un million d’abonné au téléphone et que bien souvent, un combiné voyait passer l’oreille de tout un pâté de maison. Il fallait compter en moyenne un bon quart d’heure avant d’obtenir ton correspondant. Dix ans plus tard, il y avait 3 millions d’abonnements et cinquante ans après, il y a 33 millions d’abonnés.
Les centraux manuels ont successivement étés remplacés par des centraux électroniques puis maintenant numériques. Il n’est désormais par rare de voir quelqu’un avec un combiné par oreille.


On comprends donc aisément que le quidam qui ayant opté pour le tout numérique, de la télévision au téléphone en passant par l’informatique, soit bien malheureux lorsque cette saloperie de putain de bordel de merde de nouvelle technologie chope la grippe et que l’on lui demande de contacter une s* de p* de b* dans un centre d’appel du fin fond du Boukistan à 3,44 euro la minute pour réparation alors que son connard de balai à chiotte qui lui sert de modem est dans le même état de santé.
Mais je garde mon calme et ne passe mes nerfs que sur des trucs qui cassent d’autant qu’elles ne comprendraient visiblement rien aux injures.
Be quiet.

lundi, octobre 09, 2006

Mr patate VTTnet


Mr patate VTTnet
Originally uploaded by roudou.

Il me semble que dans le post où je parlais de la maison de campagne, j’ai abordé le fait qu’avec mes parents, dans ma jeunesse nous glanions au bord des champs. Et bien imaginez-vous que dimanche avec Dine, nous avons recommencé.
J’étais parti la chercher après son travail dominical et plutôt que de rentrer directement chez nous (micro en rade, je vous le rappelle), pour nous détendre et faire faire un peu d’exercice au toutou, nous avons décider de partir à l’aventure dans les champs entourant la ville. En effet, vous faite cinq kilomètres dans n’importe quel sens autour d’Amiens et vous vous retrouvez dans la campagne, sur le plateau picard, face à un damier de cultures différentes. Nous avons arrêté la voiture à la naissance d’un chemin, entre un champ de pommes de terre et un petit bois de chênes. Nous avons lâché le fauve qui s’est empressé d’aller renifler les soues que les pluies et les sangliers avaient creusées dans ce chemin et sommes partis d’un bon pas comme deux chasseurs supplémentaires, nos mitraillettes à images sous le bras. Nous n’étions pas les seuls, d’autres usaient du même prétexte pour promener leur chien. D’ailleurs durant toute notre ballade, nous n’avons pas entendu une seule cartouche tirée, pourtant les traces laissées par les amateurs de glands s’étaient imprimées dans la glaise du chemin. Après une bonne heure de marche, nous avons bouclée la boucle et en retrouvant Titine parquée prés de son champs de tubercule, il nous est apparu monstrueux qu’il puisse s’en perdre autant alors que la moitié de la population de la planète se meure de la faim. Nous voyons du chemin toutes ces patates oubliées par la machine sensée les récolter dont beaucoup écrasées sous les roues du dit engin. Face à cette vision, nous n’avons pu résister à l’envie d’observer de plus prés cela. Il en naquit un petit jeu où nous soulevions chaque gros tubercule pour voir s’il s’était trouvé sous le trajet de l’engin et si il avait éclaté, triant ainsi les bons des « mauvais ». Ces « mauvais », devenaient des projectiles que Saxo se faisait un plaisir d’aller rechercher lorsque nous nous amusions à lui lancer à l’autre bout du champ. Ainsi doucettement, nous en vîmes à collecter les « bons » dans un grand sac plastique, puis dans une cagette toujours présente dans le coffre de Titine et qui habituellement contient l’indispensable en cas de panne : Huile de moteur, lampe de secours, ampoules de phare… Vous devinez la raison pour laquelle je ne puis vous montrer le résultat de notre « glanage »(saleté de virus) mais sachez que nous n’avons pas perdu notre temps. Non seulement nous nous sommes amusé comme des petits fous, mais en plus, nous somme rentrés avec un coffre plein à craquer d’une marchandise que nous n’avons pas conservé. En effet, par un nouvel acte d’égoïsme pur, nous avons accru notre plaisir en en faisant don à des personnes qui comme ces tubercules, n’ont ni la forme, ni la taille de se couler dans le moule de ce que notre société moderne accepte et sont donc comme elles recrachées si ce n’est broyées par la machine.
C’était un bon dimanche.

samedi, octobre 07, 2006

Addicted :-) - Oct 7th '06


Addicted :-) - Aug 18th '06
Originally uploaded by x99elledge.

Il m’est arrivé un gros pépin ce week-end. J’ai voulu lire un de ces DVD publicitaire que nous avions reçu dans la boite à lettre et Paf, virus. Pas un de ces petits virus publicitaires qui vous ouvre tout seul une intempestive fenêtre, non, un grave, un violent, un Ébola du genre. Avant que je ne réalise le voyou avait pris en charge mon bios et commencé à pervertir mon secteur d’amorçage. Pour me protéger de ce genre d’intrus, d’habitude, j’ouvre toujours deux sessions bien distincte, l’une en utilisateur aux droits restreint et une autre en administrateur.

Malheureusement, la session en cours était une session administrateur et le salopard en a profité pour me vider le disque, le secteur d’amorçage et même pervertir le Bios.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour recharger l’ensemble, je doit me rendre à l’évidence, il me faut tout remettre à plat et recharger tout, repartir à Zéro.
Alors ne vous étonnez pas si durant encore quelques jours, je peine à surfer.

vendredi, octobre 06, 2006

Fier mais pas seul

A la suite d'un petit message anonyme bien agressif, je me suis interrogé sur l'origine de cette vindicte, avant de poster quoi que ce soit de nouveau, tant je ne souhaite pas que ce blog finisse en arène politique ou sociale. Cet espace étant un de mes moyens d'expression, je m'en sent responsable et bien qu'il n'y semble pas, je peux par moment me montrer fort sérieux sur certains sujets.
En l'occurence, je précise que n'intervient que sur les blogs qui sont sur la page d'acceuil, et sur aucun autre.
En particulier, je n'ai rien à voir avec ceci : http://fierdeletre.hautetfort.com/
Je ne suis pas le copain de yoyo5
et plus généralement, je ne suis pas ces personnes fier d'être : Musulman, camerounnais, véterinaire, niais, marseillais, chauvin, prof et militant, anonyme, recruteur, abstentioniste, sioniste, inbuvable etc...
Je suis moi, François et c'est tout.
Non, mais!

jeudi, octobre 05, 2006

Carillon élèctrique

Hier, j’évoquais la découverte pour moi lors de la réderie d’une nouvelle branche de l’industrie horlogère. Mais, ce ne fut pas la seule. Ce type de manifestation recèle tout un tas de trésors vieillissants dont on peut parfois s’amuser à imaginer le parcours. Ainsi parmi les horloges, pendules et maintenant constateurs, ce trouve ce très bel objet dont la fonction religieuse est marquée dessus mais dont j’ai du mal à expliquer la présence. Il s’agit semble t’il d’un de ces automatismes dont se dotent les lieux de culte modernes maintenant qu’il est si difficile de trouver des sonneurs de cloches ponctuels. Par quel mystère cet appeau à grenouilles a pu se trouver ainsi exposé sur l’étal d’un raideur à la convoitise d’un collectionneur ?

mercredi, octobre 04, 2006

Horloge à Pigeon (Constateur)

Ce week-end a eu lieu la grande réderie d’automne des commerçants du centre ville. C’est un événement bi-annuel que nous ne pouvions manquer. Comme nous étions dans l’obligation d’écourter nos vacances en raison d’une assemblée générale que je ne voulais pas manquer et de rentrer pour le samedi matin, je n’ai eu aucun mal à arpenter dès l’aube … de la dixième heure nos trottoirs épargnés par la pluie automnale. Cette fois ci, contrairement à la réderie de printemps, j’ai pu trouver d’excellents ouvrages à un prix raisonnable (entre 20 centimes et 1 euro). J’en ai acheté une petite vingtaine dont je vous parlerais au fur et à mesure de mes lectures. Ce faible coût à l’avantage de me faire découvrir des ouvrages que je n’aurais pas achetés en temps normal pour favoriser un auteur ou une collection déjà connu, ainsi je peux dans le même temps découvrir de nouveaux styles. Mais ce n’est pas l’objet du post d’aujourd’hui.En effet, cette promenade, cette quête devrais-je dire est aussi le prétexte à une série de clichés sur les thèmes que j’affectionne. En particulier, j’aime, à immortaliser sur mes clichés, des objets anciens pour lesquels les ravages du temps ne sont pas uniquement visibles, mais dont la forme, la fonction ou l’utilité ont eux disparus. Ainsi ma route a croisé celle de deux jeunes gens passionnés de colombophilie lorsque j’ai émis le souhait de photographier ce qui me semblait être une ancienne horloge. C’est là que j’ai découvert combien cette passion pouvait exiger d’investissement en temps comme en matériel.
En fait, il ne s’agissait pas d’une « horloge » en tant que tel, mais d’un de ces objets issus de l’industrie horlogère, un constateur.

Pour les courses de pigeons voyageurs apparues au milieu du 19éme siècle furent développés des appareils, fabriqués selon le principe d’une horloge, pour enregistrer l’heure d'arrivée des pigeons voyageurs. Ces deux jeunes gens m'en ont expliqués le mode de fonctionnement et montré l'intrerieur des appareils, du barillet au tampon encreur. En fait, l’introduction de la bague dans le barillet donne pour les plus anciens son ordre de rentrée et déclenche le passage d’une petite meule sur le document papier qui vient s’encrer comme sur un tampon dateur, si ce n’est que l’heure précise y figure aussi.

Vous pouvez retrouver toute ces informations sur le site de la société colombophile à laquelle ils appartiennent : www.museepigeon.com

Le Musée du Pigeon Voyageur
Gérard Tillier (tillier.gerard@wanadoo.fr)
1 rue Maillard80080 Amiens France

P.S.: J'ai eu depuis à faire à beaucoup moins aimables qui s'imaginent sans doute donner par leurs réflexions aigries l'image de ce qu'est devenu ce passe temps démodé, mais qui feraient mieux de veiller à leur orthographe et leur syntaxe avant de se plaindre. Je regrette sincerement devoir dire que j'ai actuellement rencontré dans ce hobbie autant de cons que de gens charmants. Les uns et les autres se reconnaitrons.

pistache


pistache
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

LE CHAT

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé pour l'avoir
Caressé une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opâles,
Qui me contemplent fixement.

Charles baudelaire

mardi, octobre 03, 2006

Retard


Comme vous vous en doutez, j'ai beaucoup de retard de lecture à rattraper. Bien évidement c'est au détriment de mes propres posts. Aussi en attendant que je puisse retrouver tous mes moyens, je vous invite à un petit voyage sous-marin des plus plaisant chez le photographe Alberich Mathews.

lundi, octobre 02, 2006

La Rocheservière


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Pour celles et ceux qui comme nous ont trouvé de la beauté et du calme dans ce petit pont de pierre, sachez qu'il s'agit de celui de "La Rocheservière, une commune entre Nantes, la Roche sur Yon et Cholet. L'origine du nom de Rocheservière fait l'objet de longues et savantes discussions. On avance plusieurs hypothèse: "Roche-sur-Rivière" , "Rocha Servorum" (du latin Roche-aux-Cerfs), "Rupes Cerveria" ( du latin Rocher fréquenté par les Cerfs). C'est cette définition qui a été retenue comme la plus plausible. Une étymologie qui, en tout cas, atteste une origine historique très ancienne: le "Petit Pont" sur la Boulogne aurait été construit à l'époque gallo-romaine. Pendant les guerres de Vendée, Rocheservière joue un rôle historique; plus exactement, on lui attribue le dernier grand combat des guerres de Vendée qui s'est déroulé sur ce "Petit Pont" au lendemain de la défaite de Waterloo, mené par M. de Suzannet.

De retour

Malheureusement, me voilà de retour.
Avant de m'attaquer à la lecture de votre si nombreuse production, j'ai commencé à feuilleter, tout d'abord la tonne de courrier qui trônait au beau milieu de la table du salon. Comme je suis d'un naturel bor-méthodique, j'ai fait deux tas : un tas de contenants et l'autre de contenus, dont j'ai extrait, juste avant de jeter les deux, la substantifique moelle ( deux timbres et un relevé de compte).
Puis, je me suis jeté sur la Boîte à Lettre virtuelle qui m'est inaccessible et ses zéro grammes. J’y ai fait là aussi deux tas, mais pas les mêmes car je n’ai jamais réussi à y mettre la moindre lettre sans parler d’un timbre. L’un pour les spam et l’autre pour le reste. Avant de jeter les deux, j’en ai extrait …et répondu à d’autres. Parmi tous ce fatras, j’ai trouvé cette petite perle qui n’est pas sans rappeler le roman colombine de coyote ou le dernier film que nous sommes allés voir avec la miss : Le diable s’habille en Prada(Bof !). Comme quoi, certains spam sont quand même bien fichus :

Personnellement, je ne vois pas trop ce que ceci a à voir avec le site www.Assurland.com, mais bof!


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