mercredi, mars 05, 2008

Festival d'Amiens de musiques de Jazz et d'ailleur

Du 2 au 23 mars 2008, après la désormais traditionnelle « caravane de jazz et d’ailleurs », au cours de laquelle le festival sillonne la Picardie (jusqu’au 15 mars), la 27e édition du Festival d’Amiens proposera plus de 50 concerts exceptionnels du 18 au 23 mars.

Cette année, l’artiste associé est Fred Poulet qui travaille en étroite collaboration avec le Festival, et notamment, pour la création de Départementale 985.
Les artistes d’Europe Centrale sont les invités d’honneur de cette 27e édition. Séparés par des frontières administratives, par définition fluctuantes, les musiciens, danseurs ou cinéastes hongrois, roumains, serbes ou croates partagent bien plus qu’une proximité géographique. Bienvenue dans un monde où la joie et le désespoir se conjuguent dans une même démesure !
Ce sera avec beaucoup de tristesse que le lundi 17 mars à 20h45 au Cirque Jules Verne que nous irons écouter Catherine RINGER chanter « les RITA MITSOUKO and More ».
Plus d’info sur : http://www.amiensjazzfestival.com

Sauter

Je suis un fan de S.F., c'est bien connu et en tant que tel, j'attendais beaucoup du dernier film de Doug Liman, « Jumper ». La bande annonce comme la notoriété de ce réalisateur(Mr et Mme Smith, La mémoire dans la peau) nous préparaient à un film d'action rapide et incisif.
Ce n'est pas la première fois que le cinéma s'empare du thème de la mutation spontanée et naturelle pour réaliser un chef d'œuvre, mais là, c'est raté, plus qu'un ratage, c'est un enterrement de première. Le synopsis et le scénario complet tiendraient sur une feuille de PQ. Il n'y a pas d'histoire, rien...Je suis même surpris que Samuel L. Jackson se soit laissé embarqué dans cette galère. Il avait déjà abordé le thème dans deux chef-d'œuvre de sa très grande filmographie : Incassable et Les indestructibles. D'une grande idée de base, a été tiré un scénario sans grand souffle épique et aussi mignon que soit l'acteur principal, Hayden Christensen, il laisse froid et ne fait partager aucune empathie pour son personnage. A croire qu'il ne fait parti du casting que parce qu'il a déjà tourné avec Samuel dans Star War. Il n'a aucune dimension humaine, ni morale. Il est totalement creux, une vacuité que l'acteur semble très bien interpréter.


L'histoire est une classique reprise du genre, jugez plutôt :
Depuis qu'il a accidentellement, le jour où il frôle la mort, découvert le pouvoir de se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limites pour David le « Jumper ».
Grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Égypte sur le Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, se balader de New York à Tokyo en passant par le Sahara puis dîner à Paris.

Les murs, les portes et tout autres systèmes de sécurité ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'opulence et l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce qu'il rencontre Griffin, un autre jeune homme qui possède comme lui le pouvoir de « jumper ».
Ce dernier lui révèle qu'ils ne sont pas seuls mais vivent traqués et éliminés sans pitié par une organisation secrète : les Paladins.

Repéré par le chef de cette organisation radicale(Samuel L. Jackson), David va se retrouver au centre d'une guerre sans pitié qui dure depuis des siècles et va le conduire, pour sauver sa peau mais surtout celle de sa copine, aux quatre coins du globe...
Bref, voir dans cette histoire un semblant de science-fiction c'est faire injure à l'imagination des auteurs du genre.

L'ensemble n'est qu'un produit issu de la lourde industrie américaine pour pré-pubères qui se pâmeront d'aise au moindre sourire d'Hayden Christensen. Tous ceux qui pensent que le cinéma est trop cher pour que l'on finance de telles âneries, iront voir un autre film.
P.S. : Le pire dans l'histoire, c'est l'apparition lors de la dernière scène d'une chef des Paladins qui n'est autre que la propre mère du malheureux héro et ouvre la voie à un second opus.
Gerbant.

Nous sommes incompatibles

Je vous avais promis sur le post des élections cantonales de vous parler du petit problème que nous avons rencontré dans la traduction du terme « cantonnier » alors je vais tenir parole et vous parler du programme d’échange international auquel nous avons participé.
C’était dans les années 98, comme dans beaucoup de famille, notre fiston poursuivait l’apprentissage des langues à l’école.
D’un commun accord, et afin de parfaire son anglais, nous l’avions inscrit à un programme d’échange international. Il s’agissait de recevoir un petit étranger qui cherchait à se perfectionner en langue durant une année, l’inscrire en classe internationale et au bout de l’année, envoyer notre fiston auprès des parents de cet enfant.
Si le principe semble facile à mettre en œuvre, les membres de l’association par laquelle nous sommes passée nous avait mis en garde. L’opération réussirait au mieux si nous avions une bonne adéquation entre les deux niveaux de vie et donc que la phase la plus importante de l’opération consistait dans le choix du correspondant. Comme nous étions la famille accueillante pour la première année, nous avions donc le choix.
Ce choix était à faire parmi une trentaine de fiche sur lesquelles tout sourire, un enfant tentait de décrire son environnement et ses motivations à l’apprentissage du français.
C’est malheureux à dire mais parmi ceux qui nous étaient proposés, quasiment tous avaient des parents au niveau de vie assez élevé. Lorsque ce n’était pas le cas, il était trop vieux pour notre fils qui avait déjà une année d’avance.
Parmi les deux ou trois susceptibles de convenir, ce trouvait un jeune garçon d’un an plus vieux que Matthieu qui posait sur un polaroïd avec un gros chat sur les genoux dans ce qui semblait être un jardin publique.
Sur sa fiche, il disait être le dernier d’une grande famille de cinq enfants, que ce serait un grand sacrifice de la part de sa famille que de l’envoyer un an en France mais qu’il appréciait le mode de vie des français et possédait de bonnes notes dans cette matière. Il habitait un petit village au bord de la mer dont le père était cantonnier en Nouvelle-Zélande.
Lorsqu’il est arrivé nous aurions du nous douter à sa façon de parler que le français n’était pas autant son fort qu’il voulait nous le faire accroire.
Déjà, il n’aimait pas les chats, mais c’était retrouvé avec le chat de sa grand mère sur les genoux lors de la photo. Il faut dire qu’elle avait été prise dans le trop vaste jardin de celle-ci. En fait, il avait voulu dire les choses suivantes dans sa petite présentation :
Il descendait d’une grande famille qui finissait par cinq enfants, que sa mère était malheureuse de le voir partir pour un an en France, qu’il aimerait faire la fête avec les français et parlait bien le français. Il habitait un petit village au bord de la mer(Bay of Plenty) dont le père était le représentant au conseil du district unitaire.(Ce qui se traduit plutôt par conseiller général ou plutôt conseiller régional vu la taille de la zone.).
Le pauvre fut très malheureux d’arriver dans notre petite maison où il ne pouvait disposer de sa propre salle de bain, etc…

mardi, mars 04, 2008

Water Dragon


Water Dragon
Originally uploaded by TeoMat.

Nous nous sommes retrouvés Claudine et moi, seuls spectateurs dans l’une des grandes salles du Gaumont alors que les queues s’étiraient devant les autre films.
Pourtant, « Le dragon des mers, la dernière légende » est une gentille fable que nous nous attendions à devoir partager avec une foule de bambins.
Ce film est adapté de l'œuvre de l'écrivain Dick King-Smith . Ce n'est pas la première fois que l'un de ses romans est porté à l'écran. Son livre « Babe » avait donné en 1996 un long métrage du même nom. « Le Dragon des mers » s'inspire de la célèbre légende du Loch Ness et de la créature aquatique supposée y vivre. Nous nous attendions d’ailleurs a voir un remake de la comédie « Loch Ness » de John Henderson, mais non. Ce film fantastique américano-britannique est réalisé par Jay Russell à qui l’on doit entre autres « Piège de feu », avec comme acteurs principaux Emily Watson (Breaking the Waves ou Dragon rouge), Alex Etel que l’on a pu voir dans Millions malgré son jeune âge, il y a aussi Ben Chaplin.
L’histoire se déroule en Écosse, en deux temps. De nos jours tout d’abord, où un couple de jeunes routards à la recherche du monstre du Loch fait la connaissance dans un bar d’un vieil écossait et enfin durant la Seconde Guerre mondiale. L’écossait raconte l’histoire du jeune Angus MacMorrow qui désespère chaque jour de ne voir son père revenir du front. Lors d'une de promenade en bord de mer, il découvre un étrange objet ovoïde qu'il ramène chez lui en secret. Il s'agit d'un œuf de couleur bleu-vert dont une étrange petite créature ne tarde pas à s’échapper. L'animal dont il ne trouve correspondance dans aucun manuel de biologie grandit vite. Lui assurer la subsistance, la sécurité et le secret devient chaque jour plus difficile d’autant qu’un régiment de fusillé marin vient résider dans la grande demeure familiale. Angus et celui qu'il a baptisé Crusoé vont vivre tout un tas d’aventures et faire naitre une nouvelle légende, celle du Loch Ness...
C’est une gentille fable qui constitue un bon divertissement mais ne laissera pas un souvenir impérissable dans nos mémoires. Le monstre marin est aussi mignon que le petit Alex et si en grandissant, il en deviens plus inquiétant, à aucun moment le film ne fait réellement peur. Nos plus gros frissons ont eu lieu lors des rapides plongées sous-marines.
Il est a noté que les effets spéciaux sont irreprochables et les paysages magnifiques.

Bureau de vote - Municipales et cantonales


Bureau 619
Originally uploaded by izo_.

Aujourd’hui, un post utile à toute la communauté et qui devrait répondre à bon nombre de questions : Comment sont organisées les élections municipales et cantonales en France ?
Tout d’abord, je crois utile de vous rappeler que les élections municipales servent à élire le maire et ses conseillers. De même, les élections cantonales servent à élire les conseillers généraux et non pas les cantonniers (Je vous raconterai plus tard en quoi cette distinction est plus importante qu’il n’y paraît).
L’organisation d’un bureau de vote tourne autour de deux éléments, les moyens matériels et les moyens humains.

La liste électorale et le registre d’émargement


A la base de tous le travail, en amont de tous les scrutins, il y a la tenue d’une liste électorale. Cette liste est gérée par l’INSEE à partir d’autres fichiers administratifs comme les avis de naissances, les avis de décès, etc…Tout événements relatif à l’état civil des concitoyens doit faire l’objet d’une déclaration à la mairie qui répercutera l’information et établira les cartes d’électeurs.
Cette année, l’élection se fait avec une liste d’émargement principale (citoyens électeurs français), une liste complémentaire (citoyens électeurs de l’Union européenne non français mais résidant sur le territoire national pour les municipales) et une liste additive (jeunes gens majeurs au moment de l’élection et inscrits d’office à leur dernier domicile connu).
Les citoyens de l’Union européenne résidant en France, autres que les citoyens français, peuvent participer à l’élection des conseillers municipaux dans les mêmes conditions, dès lors qu’ils sont inscrits sur la liste complémentaire et qu’ils peuvent justifier de leur identité.
Seuls sont autorisés à voter les électeurs inscrits sur cette liste et qui n’auront pas été rayés. Un électeur qui a étè barré, quelle qu’en soit la raison, même s’il est en possession d’une carte tricolore ne peut être autorisé à voter. Aussi connu que soit cette personne, si elle ne figure sur cette liste, elle ne peut voter. S’il s’agit d’une erreur, après tout, toutes erreur est humaine, elle devra être rectifiée dans la journée après une décision du Juge d’instance.

L’Urne


L’urne doit être fermée par deux clefs dissemblables. Si elle est doté d’un compteur, celui doit être testé et remis à zéro par le président avant la fermeture de l’urne et le début du scrutin. Le président du bureau de vote en conservera une et la seconde sera confié à un assesseur tiré au sort parmi les assesseurs présents lors de la fermeture du bureau de vote. En aucun cas, ces clefs ne devront sortir du bureau de vote.
En cas de défaillance du système d’ouverture de l’urne, il est possible d’en utiliser une seconde mais la première ne doit pas être ouverte avant la fin du scrutin et doit rester visible de tous les électeurs.

Les cartes d’électeur (valides)


Ce sont des cartes tricolores, dont les numéros correspondent à ceux de la liste électorale.
Celles non parvenues à leurs destinataires sont à leur disposition au bureau de vote et peuvent être retirées sur justification d’identité. Les électeurs seront alors invités à déclarer leur changement d’adresse à la mairie.
On peut très bien voter sans, mais il ne sera établi aucun justificatif de votre vote omis le tampon dateur sur la carte d’électeur.

Le bureau de vote


Le bureau de vote est constitué d’un président, éventuellement d’un suppléant et d’au moins deux assesseurs auquel on peut adjoindre un personnel administratif de la mairie. Les assesseurs titulaires désignés par les candidats sont membres de droit du bureau. Lorsqu’ils se présentent au bureau leur identité est établi et portée au procès-verbal. Ils devront parapher les procès-verbaux le soir. Les assesseurs et les délégués titulaires comme suppléants doivent être choisis parmi les électeurs du département.
Un tour de service est établi en fonction des préférences de chacun des assesseurs afin de garantir la présence sur les lieux du vote d’au moins trois personnes en permanence. Pour les élections des 9 et 16 mars 2008 les horaires d’ouverture du scrutin sont de 8 heures à 18 heures.
Le scrutin sera clos lorsque toutes personnes présentent dans les locaux à 18h auront votées.
On distingue trois tâches principales : L’établissement de l’identité, la présentation du registre pour lesquels les assesseurs désignés par une organisation politique ont prérogative et enfin la tenue de l’urne.

Police de l’assemblée


Le président du bureau de vote ou à défaut son suppléant a seul la police de l’assemblée. Cela implique qu’il peut faire expulser par tous gardien de la Paix, tout perturbateur qui troublerai le déroulement normal des opérations.

Le vote par procuration


Les électeurs qui ne peuvent se rendre au bureau de vote doivent avoir recours au vote par procuration. Le mandant(celui pour qui on va voter) et le mandataire(celui qui vote) doivent résider dans la même commune.
Un même électeur ne peut être porteur que d’une seule procuration établie en France, plus le cas échéant d’une autre établie à l’étranger, ou, de deux établies à l’étranger.
Si la mairie n’a pas reçu le volet d’une procuration, le mandataire ne peut participer au scrutin.
Sur la liste d’émargement, les procurations sont en principe consignées.

Les électeurs handicapés ou âgés


Tout électeur atteint d’une infirmité certaine peut se faire assister par un autre électeur de son choix au moment de l’accomplissement des formalités de vote même si par ailleurs il ne peut y avoir qu’une seule personne dans l’isoloir. Tous membres du bureau peut être réquisitionné par un électeur afin de lui procurer l’aide nécessaire à l’accomplissement de son vote.

Le dépouillement


Les membres du bureau de vote ne peuvent procéder au dépouillement, aussi, durant la journée, vont-ils solliciter des électeurs afin qu’ils tiennent lieu de scrutateurs sous leur surveillance. Ils devront êtres définis au moins une heure avant la clôture du scrutin. Les suppléants des assesseurs et les délégués peuvent être scrutateurs.
Le nombre de tables de dépouillement ne peut excéder celui des isoloirs. En aucun cas, les scrutateurs désignés par une même liste ne doivent être groupés à une même table de dépouillement. Une table est constituée de quatre scrutateurs au minimum.
Dès la cloture du scrutin, les membres du bureau doivent procéder au dénombrement des signatures. Le nombre d’émargements détermine le nombre de votants et est consigné sur le PV.
Les résultats sont inscrits sur les procès-verbaux qui seront signés par les membres du bureau et les délégués.
Les résultats du bureau de vote annoncés.

La centralisation


Si la commune ou le canton ont plusieurs bureaux de vote, un lieu est défini par la mairie ou la préfecture afin de procéder à la centralisation des votes et obtenir ainsi les résultats au niveau communal ou cantonal.

Qu’en dites-vous, je connaît ma leçon ?

Mise à jour du 5/03/2008 : Pour répondre aux nombreuses question posées par les moteurs de recherche sur le sujet : Aucun membre du bureau, fut'il suppléant n'est autorisé à participer au dépouillement en tant que scrutateur, sauf si le nombre de scrutateurs ne permet pas le dépouillement (4 scrutateurs au minimum).

lundi, mars 03, 2008

Le Ch'timi


Euh l'braderie
Originally uploaded by Stox - Ideas Playground.
Voici un petit cours de Ch’timi pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas encore.
Il est présenté sous forme de jeu des « Monsieur et Madame ont », comme je suis gentil, je donnerai la réponse à la fin et je vous invite à trouver la traduction en bon français.
Je donne un exemple : Mr et Mme ETMEULE ont un fils : Alphonse ce qui donne : "Il roule vite ton cyclomoteur".

1 - Mr et Mme TEUTMARONNE ont un fils.
2 - Mr et Mme ARDELPIC ont un fils.
3 - Mr et Mme BIERQUEJPREFERE ont un fils.
4 - Mr et Mme GEDELPATATE ont un fils.
5 - Mr et Mme IDEKILAHULA ont un fils.
6 - Mr et Mme NADBARAK ont un fils.
7 - Mr et Mme ZOBIBRAIRO ont deux fils.
8 - Mr et Mme COULES ont deux filles.
9 - Mr et Mme DESGRO ont une fille.
10 - Mr et Mme ETROQUIEN ont une fille.
11 - Mr et Mme NAITKIFRISE ont une fille.
12 - Mr et Mme ROUKIPU ont une fille.
13 - Mr et Mme BOFRERE ont deux filles et deux garçons.
14 - Mr et Mme GEULALFENETTE ont une fille.
15 - Mr et Mme SBIT ont une fille.
et le très célèbre Mr et Mme QUINQUIN ont deux fils.

1 - Armand
2 - Helmut
3 - Michel
4 - Gérmain
5 - Heinrich
6 - Arthur
7 - Yves et Romain
8 - Anne, Perette
9 - Esméralda
10 - Jessica
11 - Yasmin
12 - Hyacinthe
13 - Sheila, Sim, Camille, Edmond
14 - Colette
15 - Susy.
Et enfin Thor et Matthieu

Cendrier et mégots.


Cendrier et mégots.
Originally uploaded by Emmanuel LATTES.

La législation influe sur notre comportement et par là même sur notre vie et notre environnement.
Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, il s’est développé une série de comportements qui n’existaient pas auparavant. Nous voyons maintenant apparaitre sur nos trottoirs, qu’il pleuve, vente ou neige, des attroupement face à nos troquets, autrefois si chaleureux. Ors tous n’ont pas pris leurs dispositions pour adapter leur commerce à cette nouvelle façon de consommer et certain accumulent en face de chez eux des centaines de mégots qui jonchent le pavé. D’autres ont pris leurs précautions et disposent sur leur trottoir des éléments susceptibles de recueillir les cendres et les mégots. On voit ainsi fleurir des bacs de plantes où poussent dans un sable sale et humide des filtres. Certains disposent de vieux tonneaux sur lesquels les consommateurs en manque peuvent déposer leur verre sans que cela ne soit pour autant assimilé à une terrasse. Mais dans l’ensemble force est de constater que si les décès pour cause de tabagie sont en net recul, à terme, se sont les pneumonies et autres coups de froid qui auront raison d’eux.
Ces attroupements ne seraient pas gênant si la largeur des trottoirs était toujours adapté à une si grande concentration en certains points, mais comme ce n’est pas le cas, c’est bien souvent le promeneur ou la poussette qui doivent slalomer et changer de côté.

dimanche, mars 02, 2008

Le masque est tombé


Tchad
Originally uploaded by ArnauX.

Communiqué de Survie, le 29 février 2008


Le voyage du président français Nicolas Sarkozy au Tchad ce 28 février n’aura servi à rien sauf à cautionner l’enlèvement et la probable élimination physique de représentants de l’opposition démocratique par le régime Déby. La France, qui essaie de faire croire le contraire (mais n’y arrive pas), se rend ainsi une nouvelle fois complice de la dictature tchadienne et fait déjà voler en éclat les promesses du discours du Cap prononcé par le président français ce même 28 février.

Tout un chacun sait (et Nicolas Sarkozy en premier lieu) que les autorités tchadiennes manient le mensonge au sujet des opposants tchadiens disparus depuis le 3 février dernier. Il n’y a plus de doute depuis plusieurs jours : ce sont bien des militaires du régime qui ont enlevé les deux opposants Ibni Oumar Mahamat Saleh, secrétaire général du Parti pour les Libertés et la Démocratie (PLD) et Ngarlejy Yorongar, dirigeant du Front d’Action pour le Renouveau (FAR).
Si Lol Mahamat Choua, président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), également enlevé, a finalement été « retrouvé vivant », il apparaît de plus en plus clair aujourd’hui que les deux autres opposants ont probablement été éliminés.
L’allocution d’Idriss Deby ce jeudi 28 février, affirmant que le bilan de la bataille de N'Djamena (des 2 et 3 février derniers) s'élevait finalement à « 400 morts ou disparus parmi lesquels des chefs de partis politiques », sonne comme un aveu.

La veille de l'arrivée du président français à N'Djamena, la primature tchadienne avait annoncé que le député Ngarlejy Yorongar, lui aussi « retrouvé vivant », allait prendre la parole publiquement à l'occasion de cette visite. Une annonce grotesque reprise par les autorités françaises qui sont depuis restées sourdes aux témoignages des proches des opposants disparus, que le président français a refusé d’entendre à l’occasion de sa visite.

C’est ainsi que l’annonce faite hier par le président français d’avoir obtenu « la création d'une commission d'enquête internationale sur la disparition des opposants et […] plaidé pour une reprise du dialogue inter-tchadien » est plus qu’indécente. Elle est purement scandaleuse.
Faut-il d’ailleurs préciser que cette commission d’enquête sera présidée par un dignitaire du régime, Nassour Ouaïdou, président de l'Assemblée nationale, ancien Premier ministre et membre de la majorité présidentielle ?

Comment ensuite interpréter les propos du président français tenus hier devant le Comité de suivi de l'accord du 13 août 2007 (1) auquel l'opposition refuse de participer dans l'attente que le sort des disparus soit clarifié ? Arguant que les membres de l’opposition « ne peuvent pas pratiquer la politique de la chaise vide », puisque « pour se réconcilier, il faut être deux », le président français fait ici preuve d’un cynisme et d’un dédain qui dépassent l’entendement.

Depuis plusieurs années, la France est priée d'encourager et soutenir les demandes de la société civile tchadienne pour l'organisation d'un dialogue inclusif (comprenant l'opposition armée et l’opposition non-armée) destiné à prendre le (long, difficile mais indispensable) chemin vers la paix et la réconciliation, suivi d'élections incontestables. Le drame que subit aujourd'hui le peuple tchadien est une conséquence de l'inconséquence française qui s'est constamment abstenue d’apporter une quelconque contribution à ce dialogue. Dans ces conditions, on ne pouvait que craindre le pire. On ne pouvait que craindre que Paris soutiendrait, quoiqu'il arrive, son dictateur préféré. Ainsi fut-il. Déby a bénéficié du soutien français (en renseignements, en armes, en munitions) nécessaire pour se maintenir au pouvoir, et entamer la chasse aux opposants et aux dirigeants des organisations de la société civile.

Qui va maintenant empêcher le régime criminel et corrompu d'Idriss Déby de poursuivre ses frasques ? Qui va protéger la population, le temps et l'espace nécessaires pour l’établissement d’un dialogue inclusif ? Qui va permettre le retour des dirigeants de la société civile et leur rétablissement dans leurs droits ? Certainement pas la France, qui s'est totalement disqualifiée pour une telle tâche et qui continue de disqualifier l’Eufor dont l’impartialité ne peut être que remise en cause du fait de la participation de plus de 500 soldats français détachés du dispositif Epervier, pierre angulaire du régime Déby.

C’est un appel à la Communauté internationale que nous lançons à nouveau aujourd’hui. L'ONU doit en effet prendre ses responsabilités. L’ONU doit intervenir afin que la France, juge et partie, cesse d’être un interlocuteur pour le « règlement » de la crise tchadienne.

En marge de cet engagement éhonté de la France au Tchad, les promesses de rupture à nouveau prononcées au Cap en Afrique du Sud par le président français ne font pas illusion. La France, et son tout nouveau président Nicolas Sarkozy, perpétuent une politique qui, sous couvert de « stabilité », n’en finit pas de contribuer à plonger le Tchad dans le chaos.


(1) Accord signé entre la majorité présidentielle et l'opposition politique, prévoyant l’organisation d’élections libres et transparentes d'ici à 2009 et dont Lol Mahamat Choua (arrêté puis placé en résidence surveillé par le pouvoir tchadien) préside le Comité de suivi.


Contact presse :
Olivier THIMONIER
olivier.thimonier@survie-france.org
Tél. : 01 44 61 03 25

--
Association Survie
210, rue St Martin
75003 Paris
Tél. : 01 44 61 03 25
Fax. : 01 44 61 03 20
www.survie-france.org

samedi, mars 01, 2008

Un petit tour au bar

Je sais que c'est un peu tôt, mais je vous invite à faire un petit tour au bar. Vous allez voir c'est assez amusant :
Cliquez sur, http://www.tatuagemdaboa.com.br/
Vous attendez que la fille soit apparue au complet, puis vous inscrivez votre prénom dans la première case, ( mettre plutot en minuscules ) .
Ensuite, votre surnom dans la deuxième case !!!
Ne pas mettre son adresse mail, ce n'est pas necessaire et évite la pub !!!
et vous cliquez sur : vizualizar.
C'est trop fort .....

vendredi, février 29, 2008

Un drame contrasté

Complètement par hasard, nous avons été voir le dernier film de Rob Reiner. Nous étions partis voir « Taken » mais l’avant première de « Disco » a eu pour conséquence la déprogrammation de « Taken ». Du coup nous avons atterri devant l’écran de « Sans plus attendre ».

Tout le monde connaît la délicatesse des films de Rob Reiner, tout au moins de « Quand Harry rencontre Sally », « Des hommes d’honneur », « Le président et Miss Wade », « une vie à deux », « Alex et Emma » ou encore « La rumeur court ». En effet, il s’est aussi essayé en maitre avec des thrillers comme « Misery », l’un de mes préférés.

De la délicatesse, il en faut pour diriger Morgan Freeman, un acteur tout de subtilité. Encore plus lorsque vous le mettez en scène auprès d’un trublion aussi délicat qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine comme peu l’être l’excessif Jack Nicholson.

Ce film, c’est l’histoire d’une liste de tout ce que les jeunes rêvent de faire, de voir ou de tenter avant de mourir. Cette liste, pour Carter(Morgan Freeman) n'est plus qu'un dérisoire exercice mental, une comptabilité des occasions manquées et de regrets voilés. Il se sent piégé par une multitude de contraintes et d'obligations familiales et dut se contenter pendant quatre décennies d'un obscur emploi de mécanicien. Pendant ce temps, le multimillionnaire Edward Cole bâtissait un empire et consacrait toute son énergie à amasser encore plus d'argent, sans même s'accorder le temps de savourer ses acquis. Lorsque Cole et Carter se retrouvent dans la même chambre d'hôpital, avec tout le temps nécessaire pour dresser le bilan de leurs vies si dissemblables. Ils se découvrent un formidable appétit de vivre et le ferme désir de réaliser d'urgence tous leurs rêves. Les deux hommes embarquent alors pour la plus belle des virées.

C’est une fable sur l’amitié, le désir et la force des habitudes. C’est aussi un agréable voyage au quatre coins de la terre, à la recherche de ce qu’ils ont à leurs pieds.

Nous n’avons pas regretté notre séance, c’est un magnifique drame, fort, émouvant avec une bonne dose d’humour.

P.S.: J'en ai profité pour réserver des places pour Amiens-Jeunes, nous enménerons nos séniors voir le film de Danny Boon, Bienvenue chez les Ch'Ti.

CRS SS


1968 mai CRS SS
Originally uploaded by jonandsamfreecycle.

Je ne sais pas si c’est parce que je me suis un peu mêlé hier de la démocratie locale ou les rumeurs d’insatisfactions liées au pouvoir d’achat, toujours est-il qu’en continuant à diffuser mon message démocratique : « Votez, à droite, à gauche, mais votez. », je ne peut m’empêcher de penser au quarantième anniversaire des événements de mai 1968.
J’étais jeune et bien peu sensible aux messages revendicatifs véhiculés par les actions ouvrières et estudiantines. Je n’y voyait que ce que c’était réellement : un beau merdier, un immense gâchis. D’un commun accord, mais tacitement, tout le quartier entassait ses ordures ménagères le long du mur de l’école maternelle voisine. Dans le même temps, dans la touffeur printanière, les feuillets des journaux non distribués prenaient leur envol dans les rues. Les gros rouleaux de papiers avaient quitté les rotatives du syndicat du livre et se déroulaient comme d’immense rouleaux de papier toilette. Les arbres étaient déchaussés de leurs grilles et certain étaient à la recherche de la plage sous les pavés. On se serait dit sur la place de la gare d’Amiens.
La plupart des rideaux de fer bouclaient les vitrines des magasins et les porches étaient fermés. Les passants longeaient les murs et se planquaient dans les moindre recoins. Toute surface plane un peu conséquente était taguée d’insultes.
Cela aurait pu être traumatisant pour un jeune garçon mais en fait on vivait cela comme une aventure de tous les instants.
Avec l’âge, je crois que je n’aimerai pas revivre de tels instants même si …enfin, l’avenir nous le dira.

jeudi, février 28, 2008

Petit coup de main


Hands On Red Balloon
Originally uploaded by JeromesPOV.

En ce moment, j’ai un peu mal à la main. Je ne sais pas ci c’est du à l’inadaptation de mon fauteuil de bureau, où comme le pense le toubib, parce que ma souris est trop longue pour la taille de la paume de ma main. A moins que …
Bien sûr, comment n’y avais je pas pensé plus tôt, c’est le temps ou l’époque qui veut cela. C’est comme une allergie, une maladie périodique. J’ai du la chopper Samedi lorsque nous avons fait des courses sur la place du marché, à moins que ce ne soit dimanche lorsque nous étions sur le marché détaxé du Colvert. C’est une étrange maladie, la douleur dans la main n’en est qu’un symptôme, le plus fréquent mais pas le pire.
Il y a quelques jours est née une polémique autour d’un échange houleux durant la visite du salon de l’agriculture par le président de la république. Il semblerait qu’un quidam aussi sensible que moi aux germes politiques ai souhaiter éviter tous contacts permissif. Il me semble qu’après tout c’est entièrement son droit, on ne doit pas imposer à qui que ce soit la matérialité de ses convictions politiques. Et Dieu sait qu’en ce moment, c’est une vraie épidémie qui hante nos marché, le moindre vernissage et la plus petite inauguration.
On sert les mains à tour de bras, discute et paye son coup au plus petit argument, ….
Guillaume qui connaît bien mon caractère écolo-cinéphile m’a même fait parvenir une invitation à la projection du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » organisée le mardi 4 mars à 18h30 au Gaumont avec un débat (meeting) sur le thème « Amiens, ville écologique ».
Je me suis tâté, mais je ne pense pas m’y rendre. Le 3 mars j’ai déjà une réunion d’information pour la tenue du bureau de vote. Je ne vais tout de même pas y consacrer toutes mes soirées.
Enfin, je vais quand même participer à sa campagne en lui offrant un lien supplémentaire vers son blog et celui de son candidat.

mercredi, février 27, 2008

Tiens la route, pas l'alcool

Un routier est arrêtè par deux motards.
Ils lui font souffler dans le ballon tout en lui énumérant la liste des infractions qui lui sont reprochées :
- Vitesse excessive, franchissement de la ligne blanche continue dans un virage comme en ligne droite, non-respect du stop, etc...
Celui-ci, dont l'embout de l'éthylotest prend les couleurs vermillons de son nez turgescent réplique :
- Au point ou j'en suis, vous croyez que j'aggraverai beaucoup mon cas si je faisait l'amour à ma passagère sans son consentement ?

mardi, février 26, 2008

C'est une question d'entretient

La violence des mots

Un tout jeune romancier se rend dans une agence photographique :
- Je voudrais dit'il à l'archiviste, un cliché représentant un catcheur énorme, si possible couvert de poils et lisant un ouvrage quelconque. Auriez-vous cela ?
- Certainement, monsieur. Puis-je vous demander à quel usage vous la destinez ?
- Je voudrais la faire figurer sur la jaquette de mon premier roman.
- C'est un livre sur le catch ?
- Non, c'est pour mettre juste au dessus de ma biographie, le meilleur moyen de faire taire la critique.

lundi, février 25, 2008

Bienvenue

Mr et Mme Boon ont eu l’excellente idée de faire une sorte de grande avant première « a ch’pays ». Et je ne sais si cela présagera du succès du film lors de sa sortie nationale, mais en attendant, il nous a fallu réserver des places non pour la séance suivante mais pour celle d’après et pour la première fois depuis l’ouverture du Gaumont, il nous a fallu faire trois fois la queue avant d’accéder à la salle. Ce n’est tout de même pas le bouche à oreille qui a pu à ce point fonctionner. Certes la bande annonce était assez plaisante mais elle se moquait tout de même du climat et des gens du cru, gentiment, mais tout de même. Allez donc savoir ce qui a pu motiver les picards plutôt casaniers à quitter leur si accueillant domicile pour visionner dans l’urgence ce film ?
180 salles au jour d’aujourd’hui ce n’est pas rien tout de même pour une avant première.
Il est sûr que l’on commence à bien connaître l’humoriste et que l’on a pu apprécier les qualités humaines qui transparaissent au travers de ses différents rôles d’acteur. Mais il est fort rare que la seule popularité d’un homme déplace une telle foule.

Peut-être de plusieurs alors.
- Kad Merad excelle désormais dans l’alternance de rôles dramatiques, romantiques et comiques. Personne n’a oublié le garde chiourme Chabert des choristes, le génie d’Iznogoud et Paul, le père dans « Je vais bien ne t’en fais pas ». Il joue ici un drôle de receveur qui voulant tout faire pour satisfaire le souhait de sa femme, habiter au bord de la mer (sous entendu la méditerranée), se retrouve muté par mesure disciplinaire dans le Nord-Pas de Calais, à Bergues.
- Michel Galabru, inénarrable en vieux Papé qui a connu il y a longtemps les rigueurs du Nord et auxquels l’exagération méridionale s’appliquent. C’est lui qui fait peur à tout le monde. Il est aussi à l’affiche de « la jeune fille et les loups ».
- Le sympathique Philippe Duquesne, le perpétuel « bon copain » qui aligne sans se faire remarquer une impressionnante filmographie de faire-valoir tant au cinéma qu’à la télévision ou sur les planches. Lui c’est un vrai gars de ch’Nord. Il travaille avec Dany Boon à la poste de Bergues.
- Avec Guy Lecluyse d’ailleurs qui pour une fois n’est pas employé comme flic.
- Stéphane Freiss qui est actuellement au cinéma dans : Un château en Espagne et Ca se soigne ?
Ou ces dames :
- Zoé Félix, en femme dépressive du « Sud » qui s’imagine le « Nord » et l’ - Line Renaud, en forte femme, la mère possessive de notre région, celle dont un regard foudroye et à qui l’on ne refuse rien. Le rôle lui vat comme un gant mais je dois reconnaître que bien qu’elle soit originaire du Nord, à mes oreilles de Picard d’adoption, son parler Ch’ti à quelques faiblesse.
- Anne Marivin, une tite jeune qui promet, elle est l’amoureuse de Dany et chante l’accent impéccablement.

Voici donc pour le casting, l’histoire elle est simple.
Un receveur des postes, sous la pression de sa femme qui ne rêve que du soleil méditerranéen, triche et se fait prendre. En fait de mutation, il se retrouve à devoir diriger un petit bureau de postes à Bergues dans le Nord-Pas de Calais qu’on lui présente comme étant l’enfer de glace.
Il y découvrira un mode de vie différent, un langage et la chaleur des gens du Nord. On y rie, on est touché par la gentillesse et le naturel des personnages. On s’y reconnaît un peu aussi et lorsque la « punition » de Kad est finie, on pleure.
C’est la vie toute simple des gens du Nord, l’aventure du quotidien, toutes ces petites choses qui font la spécificité de la région.
C’est filmé sans aucune méchanceté, ni jugement de valeur. On n’y ri énormément, à gorge déployé et pourtant tout en finesses, sans vulgarité ni moquerie, juste une pointe d’autodérision.
Allez-y, vous verrez.

dimanche, février 24, 2008

Godzilla ?


cloverfield-poster.jpg
Originally uploaded by gueamu.

Matthieu nous avait conseillé d’aller voir Cloverfield, le dernier film de Matt Reeves qui nous avait déjà épaté avec ce magnifique film policier « The Yards ». Mais je dois avouer que je n’étais pas très chaud pour trainer ma Puce à ce que je pensais être une énième version de Godzilla. La jeune génération ne se souvient que de l’excellente version de Roland Emmerich en 1998 avec Jean Réno, mais nous avons vu passer tant de Nanard issu du monstre d’Ishirô Honda que l’on en est un peu saturé. Comme par ailleurs, les critiques semblaient unanimes, nous y sommes allés.

C’était époustouflant.

Les dix premières minutes sont un peu longues. Comme dans la plupart des films catastrophes, on a durant cette période une présentation des personnages et de leurs motivations. Ainsi, nous faisons la connaissance de Rob, interprété par un petit nouveau au charisme prometteur : Michael Stahl-David. C’est un jeune homme qui en acceptant un nouveau poste au japon, abandonne Beth(Odette Yustman) qu’il aime. Son frère Jason(Mike Vogel) et sa copine Lily( Jessica Lucas) ont organisé une party dans son appartement à l’occasion de son départ et ont confié le soin à Hud(T.J.Miller) de filmer la soirée. Timide et peu doué, il est plus attentif aux charmes de Marlenna( Lizzy Caplan) qu’à sa tâche. Nous sommes supposés croire qu’il s’agit de la cassette vidéo ainsi produite que nous voyons. Le côté scénettes caméra au poing d’un néophyte est plutôt rébarbatif durant cette période, voir même gerbant selon l’heure de la séance.

Moralité, vous vous accrochez à un siège qui tangue pour ne pas partir, puis passé ces dix premières minutes, avant même d’avoir aperçu le moindre centimètre carré de la bête, vos doigts sont encastrés dans les accoudoirs et vous ne pouvez plus en déloger. L’absence de cadrage joue alors pleinement son rôle. Votre imagination galope avec les fuyards. Brides abattues, elle s’emballe soutenu par le réalisme d’un pied poussiéreux, une lueur tremblotante, un tressautement de la caméra mais surtout une bande son sans aucun artifice musical. Vous vous identifiez au pauvre Hud ballotté avec sa caméra et sa bande de pote dans une rocambolesque fuite. Vous admirez le courage dont fait preuve Rob en retournant chercher sa belle ou Marlenna mordue par l’horreur.

C’est plus que prenant, c’est dramatique, spectaculaire. On a du mal à imaginer qu’il puisse y avoir derrière cela un metteur en scène, une réalisation et des acteurs tant tout semble si réél. C’est magistral, à ce niveau c’est même de l’art.

samedi, février 23, 2008

Notre univers impitoyable


Notre univers impitoyable
Originally uploaded by Eillin.

Notre univers est impitoyable et moi aussi. Ce n’est plus un film, mais un ramassis de clichés tous plus éculés les uns que les autres. Pourtant, l’idée de base était intéressante : Un jeune couple d’avocats dont un seul des membres sera promus, que deviendront’ ils selon que le choix se porte sur l’homme ou la femme.
Quand je pense qu’Alice Taglioni qui joue le rôle de la femme a dit : « Jocelyn et moi, on nous avait déjà proposé de tourner ensemble, mais la plupart du temps, les scénarios n'étaient pas aboutis » je suis abasourdi.( Le Jocelyn en question est Jocelyn Quivrin, son mari à la ville comme dans ces scènes.) Omis l’idée de base, dans ce scénario de Léa Frazer, tout n’est qu’accumulation de poncifs au point que l’on éprouve aucune empathie pour les désordre amoureux que l’une ou l’autre des situations génère. Seule la touchante maladresse de l’amour naissant qu’éprouvent les deux faire-valoir attire notre sympathie.
Comme il n’est pas dans ma nature d’assassiner froidement, je vais faire l’effort de me fendre de quelques compliments :
Tout d’abord, pour Léa Frazer, en tant que réalisatrice, elle a su magnifiquement user du charme de ses seconds rôles pour nous faire transiter sans heurt d’une situation à l’autre. D’ailleurs il est à noter que Scali Delpeyrat en collégue/copain, Pascale Arbillot en sœur/larguée, Julie Ferrier en secrétaire/coquine ou Thierry Lhermitte en patron/amant sont tous excellents.
Enfin au couple vedette Alice Taglioni/ Jocelyn Quivrin qui tentent d’être crédible dans ce qui reste malgré tout un film sans imagination ni intérêt.

P.S.: Comme nous avons vu ce film au Kinépolis de Lille pendant notre escapade, avoir payé plein tarif pour voir un navet pareil m'a mis de mauvaise humeur. Ceci explique peut-être cela.

Pauvre gavroche

Il y a moins d'un an, je signais la pétition nationale contre le dépistage de la violence enfantine dès la maternelle. Ors, j'apprends qu'hier deux policiers en tenue ont cru pédagogique de convoquer manu-militari un enfant de neuf ans en allant le chercher directement dans sa classe.
Certe, il est necessaire d'apprendre aux écoliers dès leur plus jeune âge que la loi du plus fort n'est pas compatible avec celles de la république, mais je croyais naïvement que cette tâche relevait de la compétence du ou des tuteurs légaux ou, à défaut du système éducatif et non du judiciaire, policier ou carceral.
Si encore ils étaient en sur-effectif ou n'avaient d'autres chats à fouetter.
N'aurait'il pas été plus judicieux de transmettre la plainte au chef d'établissement ou aux parents ? Quelle leçon de sociabilisation a t'on voulu donner aux autres spectateurs ? En seront'ils plus aguerris aux vivicitudes de la vie ? Y aurat'il toujours un état policier pour leur garantir l'égalité de leurs droits ? Ne les pousse t'on pas à maitriser les rouages du système judiciaire avant le français ?
Sans compter qu'une fois la machine lancée, il est inconcevable qu'il y ai absence de sanction. Cela aurait l'effet inverse et générerait un petit caïd impuni ayant l'aval d'une autorité dépouillée de son aura de repression pour se transformer en institution tatillone et paperassière. Nos tribunaux par ailleur surchargés devront'ils veiller à l'execution d'une peine prononcée en nombre de ligne ?
On ne cesse de se plaindre du manque d'autorité dans le système scolaire et à la première occasion, on la baffoue en passant par dessus, réduisant son rôle à peau de chagrin.
Il y avait de notre temps une note de vie scolaire et tout un tas d'autres sanctions allant de la copie au renvoi en passant par les retenues où pouvait se déterminer le sens des responsabilités dès le plus jeune âge.
Jusqu'où ira t'on dans l'assistanat comme dans le demantellement des valeurs républicaines pour imposer un tel état totalitariste ? J'espère que nos nouveaux élus sauront prendre leurs distances face à cette vague repressive, ce raz de marée devrais je dire.

vendredi, février 22, 2008

Parce que je le vaut bien !

Vous avez surement remarqué que depuis quelques temps (trois mois pour être exact), quelques uns de mes messages sont accompagnés de ce petit logo.

disclaimer
En fait, tous les moyens sont bons pour trouver quelques financements pour mon petit club de football, aussi depuis déjà bientôt deux ans, je tentes toutes les approches possibles et imaginables pour monétiser les quatre sites que j’entretiens régulièrement.
Aujourd’hui, que j’ai perçu le premier chèque correspondant à cette activité( 115 euros quand même), il me semble indiqué de vous faire part du résultat de mes différents essais et tâtonnements.
J’ai testé pour vous :

LES BANNIERES
- Le système Google Adsense : Il s’agit là d’un système de rémunération par installation de bannières publicitaires rémunérées au clic ou au chargement de page. Ce système fonctionnait bien et me permettait d’escompter un règlement d’une vingtaine d’euros par an. Malheureusement, il semblerait qu’il y ai eu un malentendu avec cet organisme. En effet, j’avais installé une première bannière sur le site de l’USVA mon club de football peu de temps avant la coupe du monde du même sport et bien évidemment, l’ensemble des jeunes du quartier qui visitait le site Web de leur club régulièrement à partir des ordinateurs mis à leur disposition à l’étoile du Sud, cliquait aussi à tour de bras sur les annonces ciblées « Football ». Toujours est ils que la société Google n’a pas voulu me croire lorsque je lui ai affirmé ne pas être propriétaire ou exploitant de la dizaine de machine mise à disposition des jeunes amiénois. Ils ont donc résilié mon compte avant le premier paiement et m’ont d’office jugé « Persona Ingratta ». Donc je ne peux vous conseiller ce système.
- Le système Oxado : Installé depuis le 1er septembre 2006, la bannière Oxado est la dernière de la page. Elle diffuse entre une et cinq publicités et rémunère au nombre de clics et au nombre de chargement de la page selon une formule mathématique des plus savante. Dans l’ensemble, cela rapporte peu puisque en un an et demi, le montant de mon compte atteint difficilement 1,06euros. En général, il faut compter 0.02 centimes du mois par bannières, sachant qu’il y en a aussi sur le blog du club. A ce rythme, les versements étant effectués pour un minimum de 100 euros, il me faudra bien une cinquantaine d’année avant de percevoir.

LES HYBRIDES BANNIERES/CLIENTS
- Le système AD42 : Installée depuis le 15 mars 2007, la bannière visible en bas de la page, juste sous l’intitulé « Un peu de rien surtout sur moi » diffuse en continue une publicité par lien de type texte propre au réseau de l’entreprise. Il doit m’être fait des propositions d’affichage ors depuis bientôt un an, aucun client de ce site ne semble intéressé par l’emplacement. Ce système ne m’a donc rien rapporté d’autre qu’une participation au réseau publicitaire généraliste soit 0.19euros qui me seront versés lorsque 50 euros seront atteints, soit dans 263 ans.

LE WEB TRACKING
- Le système Ebuzzing : Je vous exposait début Janvier le principe du Web tracking et du Page Ranking en vous citant avec orgueil le positionnement de deux de mes blogs et de leur utilité pour la communauté, surtout en matière de construction de bombes atomiques. C’est ce positionnement et la richesse de mon vocabulaire qui me valent d’être sollicité par les clients de Ebuzzing pour intégrer à mes textes des renvois et des liens vers leur site. Ainsi, même si personne ne clique sur ces liens, ils bénéficient de mon aura de popularité pour améliorer leur propre classement lors des requêtes des moteurs de recherche. Comme je suis totalement libre de dire ce que je pense ou de refuser une proposition, je ne vois pas ce qui m’empêcherait d’accepter leur argent. C’est ainsi que je viens de déposer sur le compte de l’USVA le premier chèque d’un montant de 115euros correspondant aux articles passés depuis le 20 décembre.

Il me semble qu’il n’y a pas photo pour déterminer qu’elle méthode est la plus avantageuse en terme de monétisation d’un site Web.
P.S. : Si vous connaissez d’autre moyens et que vous les avez testés, n’hésitez pas à les promouvoir dans vos commentaires.

P.S.S. : Je tiens à vous signaler que je ne vous incite absolument pas à cliquer sur la moindre publicité. Cet article porte sur les différents moyens de monétiser un site, en comparant par exemples différentes solutions.

jeudi, février 21, 2008

mercredi, février 20, 2008

Aux Tours de la Société Générale


Tour Société Générale
Originally uploaded by Xavier GILLE.

L'Association des petits porteurs actifs (APPAC) avait réclamé hier «l'ouverture d'une instruction judiciaire pour délit d'initié». L'Association des actionnaires minoritaires (Adam) avait elle demandé à l'AMF l'ouverture d'une enquête pour informations trompeuses et «sur d'éventuelles opérations d'initiés». L'Adam mettait en avant «un net décrochage des cours de la Société Générale à partir du 14 janvier qui semble indiquer qu'un certain nombre de personnes étaient au courant, sinon des risques pris sur les marchés par un trader (...) au moins de la réévaluation des pertes liées aux subprime».
Suite à cette affaire, M.Dey, l’un des principaux administrateur aurait déclaré au procureur de Paris, Jean-Claude Martin, que son épouse, fort bavarde aurait fait état des difficultés de la banque à sa mère. Celles-ci, entendues ce matin au palais de justice ont avouées en avoir vaguement discuté avec leur coiffeur, le masseur, le facteur et chez le boullanger. Elles ont toutefois garantie unanimement ne pas en avoir parlé à la charcutière. Effectivement, le parquet a pu apporter la preuve que cet établissement était fermé pour cause de congés payés.

mardi, février 19, 2008

Manque pas d'assurance.



Tandis que nous cherchions à nous restaurer à moindre coût dans l’agglomération lilloise, nous avons assisté à une scène qui en dit long sur le sens des responsabilités de nos contemporains et influera peut-être sur l’usage des vélams et autres bicyclettes en libre-service.


Alors que notre file de véhicules se scindait en trois à l’approche d’une intersection, un quidam des plus pressés de perdre son temps accrochait de son aile arrière un jeune homme grimpé sur un vélo. Le jeune cycliste chu et l’automobiliste se prenant sans doute pour une ambulance crut bon devoir continuer sa route. Nous avions beau lui courir après, le héler à qui mieux-mieux, klaxonner, rien n’y fit, il s’enfuit.


J’ai bien peur que cet exemple ne soit monnaie courante alors que tant d’usagers optent pour la conduite sans permis si ce n’est sans assurance. Pour tout dire, j’en viens à considérer la confiscation du véhicule dans ce type d’infraction comme une bonne chose. On pourrait me rétorquer qu’il s’agit là encore d’un moyen de ségrégation par l’argent, mais si tout le monde respectait les règles, il est évident que le coût des assurances serait revu à la baisse. D’ailleurs la diminution du nombre de décès et d’accidentés devrait nous en donner la preuve.


Comme d’habitude, pour faire baisser le prix d’un produit, il est nécessaire que le consommateur s’y investisse et fasse jouer la concurrence entre courtiers en demandant régulierement des devis d'assurance. Ils sont de plus en plus simple à obtenir, trois clics et la carte grise, vous avez un nouveau devis.


Il y a sur le Web de nombreux comparateurs qui trouvent selon votre situation, le moindre côut. Alors à vos claviers, vous verrez qu'il est très facile d'économiser quelques centaines d'euros. Je suis passé aujourd'hui sur le site de www.assor.fr pour vérifier si le contrat que j'ai négocié en septembre dernier est toujours d'actualité, j'y obtiens un montant de cotisation, à garanties similaires (sauf au niveau de la franchise 300e pour Assor contre 270 de l'autre), de 1344euros. Soit une cinquantaine d'euros de moins que ce que je paie actuellement. Allez, encore un petit effort et je vous assure que je vous serai infidèle chère courtière*.


* ma courtière actuelle à la GMF est la soeur de Franck, elle m'a proposé un meilleur prix que sa mère à la Matmut.


disclaimer



assurance

lundi, février 18, 2008

Remballe ta copie

Je sais que je ne suis pas des meilleurs quant à l'orthographe et que nombreux sont ceux qui pourraient m'en remontrer, mais il me semble qu'une grande entreprise comme celle qui est à l'origine de cette petite bouteille marron ferait bien de vérifier les fautes d'orthographe dans ses campagnes publicitaires.
Ainsi toute la campagne pour le Coca Zéro bafoue l'une des régles élémentaires du pluriel : On ne mets pas au pluriel lorsque l'on parle de la matière, encore moins lorsqu'il s'agit d'une quantité inférieur à deux. Ainsi lorsqu'elle use du slogan : "Coca Zéro sucres", elle se fourre le doigt dans l'oeil.

dimanche, février 17, 2008

En train


en train
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Ce week-end était pour moi le dernier que je pouvais consacré à ma Miss avant la reprise du championnat des jeunes, le football animation, les anniversaires Amiens-jeunes, les élections et toutes les autres activités de type associatif. C’est pourquoi, bien que nous ayons initialement prévu d’assister à l’inauguration du parc de Vélam nous avons fait tout un tas d’autres choses :
- Nous sommes allés au resto Samedi soir, mais je ne vous en parlerai pas car j’estime que nous n’avons pas mangé à la hauteur de ce que nous avons payé.
- Nous avons été voir « Notre monde impitoyable » au Kinépolis de Lille, ce n’était pas impitoyable, seulement pitoyable. Non, j’exagère seulement inintéressant malgré un synopsis des plus engageant.
- Nous avons abandonné notre chien tout seul dans la voiture par moins cinq degrés sur le parking d’une gare isolé de la campagne Lilloise.
- Nous avons tenté de nous endormir avec nos remords tandis que nous partagions un wagon aux couchettes superposées( pas si romantique que cela).
- Au petit jour, nous avons délivré un cavalier aux yeux bouffi de sommeil ( Il semblerait que le froid l’ai bien engourdi) et avons du prendre le petit déjeuner directement en gare avec lui(l’eau avait gelée dans sa gamelle dans la voiture).
- Nous sommes allé faire un tour à Dadizelle dans les Flandres pour acheter quelques rosiers.
- Enfin, nous somme revenus en France pour manger à meilleur ratio qualité-prix.

samedi, février 16, 2008

J'ai un peu d'acidité aujourd'hui


Tomato - Kiwi - Lemon
Originally uploaded by Fejo.

vendredi, février 15, 2008

jeudi, février 14, 2008

romeo had juliette


romeo had juliette
Originally uploaded by Gadjo Dilo.
Caught between the twisted stars
The plotted lines the faulty map
That brought columbus to new york
Betwixt between the east and west
He calls on her wearing a leather vest
The earth squeals and shudders to a halt
A diamond crucifix in his ear
Is used to help ward off the fear
That he has left his soul in someones rented car
Inside his pants he hides a mop
To clean the mess that he has dropped
Into the life of lithesome juliette bell

And romeo wanted juliette
And juliette wanted romeo
And romeo wanted juliette
And juliette wanted romeo

Romeo Rodriguez squares
His shoulders and curses jesus
Runs a comb through his black pony-tail
Hes thinking of his lonely room
The sink that by his bed gives off a stink
Then smells her perfume in his eyes
And her voice was like a bell

Outside the street were steaming the crack
Dealers were dreaming
Of an uzi someone had just scored
I betcha I could hit that light
With my one good arm behind my back
Says little joey diaz
Brother give me another tote
Those downtown hoods are no damn good
Those italians need a lesson to be taught
This cop who died in harlem
You think theyd get the warnin
I was dancing when his brains run out on the street

And romeo had juliette
And juliette had her romeo
And romeo had juliette
And juliette had her romeo

Ill take manhattan in a garbage bag
With latin written on it that says
Its hard to give a shit these days
Manhattans sinking like a rock
Into the filthy hudson what a shock
They wrote a book about it
They said it was like ancient rome

The perfume burned his eyes
Holding tightly to her thighs
And something flickered for a minute
And then it vanished and was gone

Lou Reed.

Je ne peux résister au plaisir de vous communiquer le miens. Aussi vais-je vous extraire quelques quatrains qui me mettent en joie :

« On a connu des Parisiennes
Qui chantaient résolument faux
Mais quand elles étaient sur scène
Le monde entier braillait : « Bravo »
Une milliardaire américaine
Voulut piauler de l’opéra !
C’qui nous valut quelques migraines
Et puis un disque chez RCA.
Comme quoi le gène de la justesse
N’est pas celui de l’ambition
De chanter faux je le confesse
J’ai la secrète tentation… »

Toujours aussi géniale la petite grosse.
Faites vous plaisir, cédez à Juliette Nourédine,
Son petit bijou et ses babioles.

Henry Salvador


Henry Salvador
Originally uploaded by eva_mad.

J’ai franchement pas envie que cela devienne une rubrique nécrologique mais je pense qu’il ne serait pas bon que j’ignore l’auteur de mon premier disque. Ceci dit, j’imagine que bon nombre des bloggeur vont se rappeler ses rires et ses chants, ses disques et émissions de TV.

Autoproduction


statique
Originally uploaded by miro_cupcake.

Aujourd’hui, j’aborderai un sujet peu banal pour un blog comme le miens, en tentant toutefois de ne pas tomber dans des explications techniques trop poussées.
Il s’agit de ce que l’on nomme à tord l’électricité statique. Voici une énergie gratuitement distribuée par les caddies de supermarché et que l’on ne pense pas à exploiter. Mais, avant de se pencher sur la distribution, intéressons nous à la partie production et l’on comprendra pourquoi je trouve le terme « statique » inapproprié.
Comme pour beaucoup d’énergie, elle trouve sa source dans l’échauffement d’une huile. Beaucoup plus commune que la minérale gaz-oil, on trouve dans tous les foyer au moins quelques centilitres d’huile de coude. Il s’agit là d’un exemple facilement mobilisable, mais vous obtiendrez un meilleur résultat avec de la synovie. A défaut, toutes articulations en produisent.
Mécaniquement, le principe est simple. Il s’agit de frotter contre un élément conducteur, un élément de moindre conduction. Bien sûr, je n’entends pas évoquer dans cet exemple, des caresses à celle ou celui qui dirige le caddie, mais le dit chariot dont l’une des roues caoutchouteuses frotte inévitablement contre le montant métallique lors de la poussée. Les électrons superficiels des atomes de l'un sont arrachés et récupérés par les atomes de l'autre. Par exemple, une tige de verre frottée sur un tissu de soie se charge positivement, car ses atomes perdent des électrons au bénéfice de la soie ; si on frotte un ballon de baudruche sur des cheveux secs, on le charge négativement, car il capte des électrons aux cheveux. Bref, pourquoi qualifier de statique ce que l’on doit sans arrêt passer et repasser.
Une fois produite, cette énergie doit être stockée. En dehors des accumulateurs et condensateurs que constituent les chariots, il existent d’autres supraconducteurs comme, les pulls de laine mohair et plus généralement tous les vêtements à base de Rovyl.
Mais quel usage peut t’on faire d’une telle énergie me direz-vous ? Là, je dois avouer ne pas m’être encore penché sur les usages industriels de l’électricité statique toutefois je puis vous éclairer sur l’usage que nous en faisions mon frère et moi même le soir au fond de notre chambre. Dans les années soixante dix, lors du premier choc pétrolier, le moyen idéal pour se chauffer dans nos mansardes, nos chambres de bonne, consistait à avoir recours à l’électricité statique. Notre mère nous dotais pour générateurs de sous vêtements en Rovyl commercialisés par la société Damart. Nous nous en servions dans la journée pour le chauffage et le soir venu, pour l’éclairage… En effet, lorsque vous ôtiez dans le noir vos maillots de corps, l’énergie accumulée était restitué sous forme d’arcs d’étincelles. Quel plaisir, quel jeu que de faire apparaître concrètement l’autoproductions de nos jeunes corps…énergique.


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