lundi, janvier 08, 2007

SDF


SDF
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Je fais rarement de la politique dans ce blog, mais aujourd’hui, je choisi délibérément d’interpeller nos candidats sur la peur majeur des Français en ce début de nouvelle année.
Quels sont les vœux qui s’échangent en ce moment : la prospérité, la santé et le bonheur ? Mais la population française à 48 % pense un jour devenir SDF, 62% chez les 35-49 ans et 74% chez les ouvriers pendant que dans le même temps, la majorité des bénéficiaires de la CMU se voient refuser la porte des officines de certains spécialistes. Que nous reste-t’il ? Le bonheur, sûrement celui de bientôt pouvoir voter !

dimanche, janvier 07, 2007

Essai

Bon, j'ai voullu fair l'essai de la nouvelle fonctionnalité de Blogger Béta de recevoir des messages sur une adresse et les poster directement. Je peux vous dire que pour les MMS de SFR, cela fonctionne pas. En effet, l'image qui est envoyée dans l'entête ne peut être récupérée en plus mon numéro de téléphone perso est balancé à tous les vents. Je vais réessayer sans image, juste en texto voir si cela fait la même chose.
PS: Cela ne fonctionne pas mieux.

samedi, janvier 06, 2007

vendredi, janvier 05, 2007

Chinese Dragon

L’inspiration me manquait hier. Mais, comme généralement dans les couples, lorsqu’elle manque à l’un, l’autre est inspiré et ma miss me dit :
-« Parle leur du film que tu as vu mardi. »
-« Bof ! » répondis-je. Vous aurez deviné qu’il s’agit là de mon interjection préférée.
- « Il ne t’as pas plu ? »
- « Si, mais sans plus ». Il se joue actuellement au Gaumont le film Eragon mais il ne m’a inspiré ni critique, ni éloge.
- « As-tu déjà évoqué ton admiration pour les dragons ? »
- « Les dragons ! Quels dragons ? »
- « Je ne te parle pas des militaires, mais de tout ceux qui trainent dans ta bibliothèque. »
Ma muse avait mi le doigt dessus, livrant à mon introspection une nouvelle facette de ma carapace. Effectivement, je ne m’en étais jamais rendu compte, mais j’aime les dragons »
POURQUOI ?
J’ai bien fini par le découvrir à force de triturer ce muscle bulbeux qui me permet de réfléchir à ma pauvre condition. C’est tout simplement que j’en suis un moi-même. Bien évidemment, c’est comme pour les vierges, les lions ou les cancers, cela ne se voit pas au premier regard. De toutes les façons, je prends garde dans la journée à dissimuler mon état. Personne, lorsque je fais les courses ou que je bosse, n’irait s’imaginer que le soir venu, dans l’intimité de notre chambre : Je fléchis les jambes avant de prendre une grande impulsion libératrice. Que mes bras brassent l’éther et que je prends un pénible essor vers les cieux sombres. Je nage alors dans les vents, délaissant, comme de vieux oripeaux, la pesanteur flasque de mon corps sur la couche. Loin de ces regards qui m’enchainent au sol, je voyage vers de lointaines et magiques contrées.
N’allez surtout pas croire que l’on nait « dragon », que voler est aussi aisé que de rêver. C’est le fruit d’un long et pénible entrainement.
J’ai commencé assez tôt, à vrai dire dès mon plus jeune âge. Certes au début, mes envols ressemblaient plutôt à des sauts, et lorsque à la piscine, je découvris la nage indienne et la brasse, je compris que les mêmes règles régissaient l’air et l’eau. Qu’en brassant ainsi l’air, avec régularité et force, je pourrai repousser derrière moi cet air et cette humidité qui m ‘environnait. Je devinais dans le même temps qu’il me faudrait développer les muscles des épaules d’autant que mes premiers décollages qui me portaient de corniches en gouttières sur les toits parisiens se soldaient bien souvent par une chute violente en des milieu où il est bien embarrassant de se retrouver nu. En effet, il n’était pas rare à l’époque que les vents ne me portent jusqu’aux grands boulevards parisiens et leurs théâtres et qu’il s’y trouve un badaud curieux pour élever les yeux et tendre un doigt surpris au moment même où mon rythme cardiaque et volatile subissait une dératée. Dieu que les retours à la chambrée étaient pénibles alors.
Puis vinrent les moments de secrètes gloires, où d’un coup de rein puissant, les bras tendus et recouvert de mon ophidienne mue, tel un héros de bandes dessinée, je m’élevait altier tout d’abord vers les cimes puis par la laiteuse voie j’atteignais les galaxies.
Je vole moins souvent maintenant mais cela m’arrive encore sans que je m’en rende compte, un peu comme Odette Toulemonde.

jeudi, janvier 04, 2007

Priorités


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Il y en a qui n'ont pas de bol, qui se trimballent une guigne pas possible quoiqu'en dise leur horoscope.
Hier au soir, en rentrant de la réunion hebdomadaire du club de football, pour pouvoir économiser un timbre à l'association, je décidais de déposer une lettre directement dans la boite à lettre du responsable du football animation puisqu'il réside sur le chemin du retour.
J'avais bien vu un véhicule traverser la chaussée pour se garer en épi sur la place de stationnement jouxtant l'entrée, c'est pourquoi, j'ai choisi l'emplacement jouxtant le sien puisqu'il s'agissait d'un emplacement libre. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'il fisse une marche arrière directement dans la foullée. En fais, il souhaitait faire un demi tour et ne souhaitait pas se garer.
Quinze jours avec une voiture neuve et me voici maintenant obligé de passer par la porte passager pour conduire, mon bonus va surement en prendre un coup.
Pauvre Titine!
Et nous qui sommes invités à tirer les rois à Bar le Duc avec belle-famille
J'enrage.

mercredi, janvier 03, 2007

Orchidées


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Depuis le temps que je me promets de demander conseil à ce sujet, il serait bien temps que je le fasse réélement.
Ce que vous appercevez sur ce cliché, c'est une magnifique orchidées qui se refuse à refleurir alors qu'elle nous fait tout un tas de bourgeons, de feuilles et de raçines, elle ne produit aucune hampe florale.
Que faire?

mardi, janvier 02, 2007

Livre


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Mei de son prunier m'envoie un "Tag"
C'est l'expression québécoise pour le jeu de chat perché.
Voici ce qu'il faut faire:
Prendre le livre le plus près de soi
Ouvrir à la page 123, descendre à la cinquième ligne
Poster le texte des 3 lignes suivantes sur votre blogue
Donner le titre du livre et le nom de l'auteur
Donner la tag à trois autres personnes

Elle va être servie, le livre le plus proche :
"Nomenclature d'activité(NAF) et de Produits(CPF)" de 1992 ©Journal officiel de la république Française
J'ai pas trouvé le nom de l'auteur.
La page 123 est consacrée aux Produits(Y a pas à dire, c'est folichon) :
- C 15.42.2 Cires végétales et résidus divers
- 15.43 Margarines
- E 15.43.1 Margarines

Ouf!! Il y a près de 420 pages.
Je passe le relais à :
MarieL et à Fabrice et la troisième nous révélera peut être la page 123 de son "Masque", Muse.

Il n'y a plus de saison!


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Lors d'un arrêt sur une aire de repos de l'autoroute entre Reims et Chalon en Champagne, alors que je convoyais le mobilier du fiston qui emménage à Bar le Duc, j'ai remarqué cette frèle fleur, en avance sur sa saison. Je profite de sa prèsence pour vous transmettre ce premier signe du printemps et vous souhaiter par elle mes meilleurs voeux pour l'année 2007.

vendredi, décembre 29, 2006

Charlotte est rigolotte!


PC220032
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

J'ai oublié de vous dire qu'en principe, dans notre cuisine du reveillon de Noël, on s'en paye une bonne tranche. Il faut dire que ce sont souvent les mêmes qui s'y collent. Cette année, la nouveauté c'était les charlottes qui ont drôlement remplacées les calots de l'an passé. Il n'y a pas à dire, ça décoiffe.

jeudi, décembre 28, 2006

Façades


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Mercredi nous sommes allés à Bar le Duc, en famille, visiter les trois appartements que nous avons choisis parmi ceux proposés par la société immobilière Laforet. Comme Matthieu doit rester pour quatre mois, la durée de sa mission pour l'Est Républicain, nous avions préférer lui prendre un petit appartement, une chambre d'étudiant ou un studio car depuis un bon mois, il érre d'hôtel en hôtel, de mission en CDD sur tout l'Est de la France.
La première impression sur la ville de Bar-le-Duc n'est pas des meilleures. En effet, en quittant l'autoroute, si Saint-Dizier et Challons en Champagne avaient le droit au panneau de direction vert auquel on reconnait habituellement une ville importante pour la région, Bar le Duc ne bénéficiait que d'un petit panneau blanc habituellement réservé au petits bourgs et aux villages. En fait, quelques kilométres plus loin, il retrouvait un panneau vert, car c'est après tout le chef-lieu de la Meuse. Certes, ce n'est pas le plus important département français.
En réalité, c'est une petite ville de 18000 habitants bordant une paire de rivière et une ligne de chemin de fer. Lorsque vous y pénétrez, ce qui frappe au premier abord, c'est la richesse des demeures anciennes et leur style qui rappelle un peu celui de La Rochelle. Des demeures cossues en pierre de taille coiffées d'un toit de brique à deux ou trois étages, et des facades toutes plus belles les unes que les autres.
Nous avons donc visité les trois studios et opté pour le plus petit mais aussi le plus moderne. Non que l'immeuble soit plus récent, mais il y a visiblement eu des travaux de réfection et de mise aux normes dont n'ont pas bénéficiés les deux autres. Le premier visité était certes un peu plus grand mais vieillot et le dernier, un peu plus éloigné du centre ville et encore plus grand me semblait mal isolé tant au niveau sonique qu'au niveau de l'humidité, en plus, il coutait soixante euros de plus par mois. Comme ils ne sont pas ici pour y rester définitivement, il me semble que la taille de l'appartement n'est pas le critère majeur.
Espérons que nous avons fait le bon choix.

mardi, décembre 26, 2006

En famille


En famille
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Complicité, simplicité, joie et partage tel est notre Noël.
Quel plaisir lorsque l’on rentre harassé, au chant du coq, de trouver emmitouflée dans une couverture une femme attentive, prête à vous soutenir et partager quelques heures de repos.
Pas des cadeaux et de tralala, notre Noël est farniente. Les présents font partis de l’Avant.

Au réveil, je part jouer les visiteurs à barbe blanche, je distribue mes cadeaux à mes nécessiteux, ils m’accueillent, on s’écoutent et à mon retour, la table est mise. Une table simple, familiale. Comme le rôti de pintade aux girolles mijote doucement, on grimpe tous dans le beau cadeau et nous partons chercher celle dont nous souhaitons rompre la solitude. Elle est prête. Malgré la chaleur qui règne chez elle, elle a enfilé son manteau et nous montre fièrement le verni à ongle mis en notre honneur.

Apéritif, Foie gras, rôti aux girolles et bûche multi fruit, un chocolat et un café, au lait avec une brioche pour grand-mère. Elle mangera moins ce soir.

Pendant la vaisselle faite en commun, elle s’allonge et pique du nez devant la télévision. Ses joues sont rosées depuis l’apéritif. Nous décidons d’aller au cinéma après avoir raccompagné mamie. Comme il nous faut quelque chose de simple, pas prise de tête et susceptible de couvrir quelques ronflement, nous optons pour Madame Irma. Nous avons bien ri et c’est le principal.

Comme personne n’a vraiment faim après, on décide de faire directement honneur aux petits fours prévus au cas ou …, l’appétit revenu, on fait toutefois chauffer quelques toasts qui légèrement tartinés de compote accompagneront le reste du foie gras de ce midi. Sur ce, on se sépare et je vais promener mon chien dans les rues désertes du lendemain de Noël.
Promis, ce soir je me couche plus tôt. Demain, nous partons tous à Bar le Duc.

lundi, décembre 25, 2006

Entre amis


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Peut-être que je me fais trop vieux pour toutes ces bêtises ?
Peut-être ai-je de plus en plus de mal à supporter l’égocentrisme monomaniaque de celui qui souhaite être servi avant touts autres sous le prétexte d’une qualité sensée le mettre à leur service ?
A moins que ce ne soit la fatigue et le stress du à un sens de la responsabilité trop envahissant ?
Ou voir certain biberonner de la desperado toute l’après-midi et une bonne partie de la soirée dans la solitude de l’arrière cuisine ?
Que dire de ceux qui se sifflent en Suisse et au grand jour le champagne sorti pour fêter l’achat de la voiture tandis que les autres continuent de couper la bûche qui l'accompagne ?
Heureusement, il y a ceux qui vous regardent, savent et comprennent. Ceux avec qui nulle parole n’est nécessaire, aucun point d’interrogation, nul besoin de dire merci.
Joyeux Noël et bonne année à ceux là, les autres, que la paix soit avec vous, je garde dorénavant la mienne.

dimanche, décembre 24, 2006

Noël dans tous les coeurs

Encore une réussite. Près de 630 couverts et une trentaine de plateaux repas de distribués. Un réveillon qui s’achève très tôt et une saine fatigue qui vous abat. Un mois de tension qui éclate. Comme chaque année, depuis les cuisines, on ne voit rien, mais l’on devine à la musique et aux rires, une bonne ambiance, aussi chaleureuse et familiale que possible.

samedi, décembre 23, 2006

Père Noël

Qu'il vous apporte tout ce que votre coeur peut désirer.

vendredi, décembre 22, 2006

Une blagounette, il y avait longtemps.


Passons!
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Un jeune homme vient de passer son permis de conduire avec succès. Comme de bien entendu, il réclame une voiture à son père... Le père répond :

- Je vais te proposer un deal. Si tu réussis ton examen de fin d'année, si tu étudies la bible et si tu coupes tes horribles cheveux longs, j'accepterais de t'acheter une voiture !

Arrive la fin de l'année. Ayant passé ses examens avec succès, le jeune homme reformule sa requête. Le père, sage et juste, répond :

- Je suis très fier de toi, tu as passé tes examens, tu as lu la bible d'un bout à l'autre... mais tu n'as pas coupé tes cheveux !

Préparé à cette remarque, le jeune homme rétorque :

- J'ai bien lu la bible, Papa, et il est clairement établi que Moise portait des cheveux longs... et Jésus aussi !

- Oui, mais tu noteras que tous les deux étaient piétons !

mercredi, décembre 20, 2006

Hello? I'm stuck in this virtual phonebox and can't find my way home.Can somebody help?

J’ai reçu un étrange coup de fil d’un jeune homme qui m’a laisser sur le répondeur un message plutôt sibyllin et long à la fois : « Allo ! Je suis bien au …., je cherche à joindre le président de l’USVA. Si ce n’est pas vous tant pis, sinon, rappelez-moi au …. ». A ce moment, le message émit un grand clic mais le raccrochage de l’appareil ne devait pas être parfait puisque l’on entendait la conversation se poursuivre indistinctement entre mon correspondant et une tierce personne. Visiblement, au ton de la conversation, ils étaient désolés de n’avoir pu me joindre directement. Le reste faisant une bonne demie heure de craquements, frottements et bruits divers.
Je dois vous avouer que j’en ai été plutôt surpris et même désagréablement surpris, en effet, le numéro de notre ligne fixe n’est en principe et je m’y évertue, pas communiqué dans mes relations avec le monde associatif. Je réserve pour cela mon numéro de portable qui tout en offrant à mes correspondant une meilleur accessibilité me permet de conserver le caractère familiale de notre ligne privée. Mais, après tout, comme je suis dans les pages blanches du bottin, pourquoi pas ?
Comme par ailleurs, je suis toujours en pourparlers avec le conseil régional de Picardie sur le montant de leur obole dans le dossier de l’achat du camion neuf places pour le transport des enfants, j’ai supposé que ce ton péremptoire ne pouvait qu’appartenir à l’un de ces chefaillons pointilleux sur leur rôle et leur place dans la société. Du coup, je me suis empressé de faire ce numéro de portable et là, surprise, il s’agissait, soi-disant, d’un jeune ayant subit un grave traumatisme à l’issue d’un accident de la circulation qui aurait affecté ses facultés mémorielles. Il s’est révélé incapable de me dire par quel moyen il a obtenu mon numéro, pourquoi il a choisi de m’appeler moi, comme l’objet exact de son appel. Mais il ressortit de notre brève conversation qu’il tenterait de trouver auprès de dirigeants associatifs compréhensifs un emploi sur la ville de Chartres. Ma position géographique mis fin à notre conversation.
Si il est parvenu jusqu’à moi en se fiant aux références, qu’en de nombreuses occasion j’ai fait, à ma mémoire défaillante, je tiens à signaler tout de suite, que ses lacunes sont toutes relatives et même plutôt sélectives.
Par ailleurs, s’il s’agit là d’un plaisant, le comique de la situation n’ayant pas échappé à mes facultés cognitives encore intactes, je crains que les rires ne soient pas à mes dépends.
Enfin, puisque ACC insiste pour que j’évoque aujourd’hui notre expédition nocturne tout aussi drolatique. Sachez que nous avons passé une petite partie de la soirée d’hier à bourrer, non le mou, mais les boites à lettres de nos concitoyens, contre les onze deniers du culte, d’un journal paroissial. Je ne sais qui de lui ou de nous portait réellement la bonne parole, mais il me semble que notre délégation par son action opérait plus sûrement, un pas vers l’autre pour « Vivre ensemble ».

mardi, décembre 19, 2006

Course en tête

C’est la dernière ligne droite. D’expérience, je la sais retorse et semée d’embûches, d’une rectitude toute relative. Mille choses se pressent et toutes ont leur importance. Je n’ai pas encore rencontré le cuistot envoyé par J.M.J., je ne connais que son nom et j’espère qu’entre nous, cela va accrocher et que nous formerons une équipe bien huilée. Je n’ai pas non plus récupéré la liste des courses ni le double de la commande à Bultel qui nous loue pour la soirée le matériel de table mais aussi de la cuisine. Sans parler du fait que nous n’avons toujours pas réuni la totalité de la somme nécessaire (6 500 euros sur les 11 000). Il me faut relancer les donateurs de l’an passé qui n’ont pas encore franchit le pas.
Comme si cela ne suffisait pas, la nouvelle Titine est au garage en train de se refaire une beauté et en attendant, il m’a été prêté un cercueil à roulette que je n’ose utiliser de peur qu’il ne puisse grimper la côte du parking souterrain. L’ancienne est en passe d’être vendue mais doit être enlevé du garage Citroën qui me boude et c’est normal puisque je n’ai pas eu la nouvelle chez eux.
Le fiston est toujours en déplacement pour l’Est républicain qui ne voit aucun inconvenant à lui faire des CDD de huit jours à droite et à gauche, sans s’inquiéter de ses conditions de logement. Il est pour cette semaine à Besancon, dans un formule 1 qui se révèle moins cher qu’un foyer de jeune travailleur ou une auberge de jeunesse puisque sa Miss l’accompagne. Ils ont bien quelques problèmes de linge propre, mais rien qu’une laverie automatique ne puisse résoudre. Nous ne sommes même pas sûr qu’ils seront parmi nous pour les fêtes.
Du coup, cela désespère ma puce qui se sent totalement désœuvrée. Il faut dire qu’elle a perdue une de ses missions auprès d’une personne partie en maison de retraite et l’autre est actuellement hospitalisée. Quand c’est comme cela, elle n’ose être aux petits soins pour moi de peur de me ralentir dans mes tâches et cela la frustre d’autant. Il faut que je trouve un peu de temps pour elle aussi.
Quand au reste, il s’agit de petits trucs, de ces choses qui ne vous prennent que peu de temps si vous vous y mettez franchement mais que l’on a tendance à repousser pour laisser la place à plus important, mais qui en fin de compte s’accumulent et finissent par vous pourrir la vie. C’est pour cela que je m’y remet de suite.

lundi, décembre 18, 2006

Faust


faust
Originally uploaded by duncan.

Il y a peu, une personne qui se dit de mes amis, me demandait quel plaisir j’avais à « trainer avec des gosses immatures ». J’ai eu la maladresse de lui répondre et il n’a franchement pas apprécié, que la maturité n’est pas une question d’âge et je réalise seulement aujourd’hui combien cette réponse peut être égoïste. Non qu’elle ne reflète la réalité, mais je m’en suit servi comme d’un paravent afin de cacher pour ne pas avoir à la partager, la grandeur et l’aboutissement de ma quête. J’ai pu ainsi, comme un normand occulter tout à la fois la réponse et la question. Mais, ce gym cana n’est pas digne de moi et je crois qu’il me faut vous livrer le secret de la vie éternelle.
Comme Michel Simon, j’ai passé un pacte avec ces petits diables et ce grand andouille, qui quête l’amitié au lieu de la donner ne voit même pas le sourire de Gérard Philipe.
Je troc le parfum d’un soucis, une bouffé d’aigreur, une larme de mélancolie ou une dent de sagesse contre une pincée d’insouciance, une page de joie, un monceau d’émerveillement et un grain de folie. J’y pèle les states fanées de ce lacrymal oignon qu’est devenu mon âme d’enfant. Je ne dois pas être le seul à ravir ainsi l’élixir de jouvence qu’exhale une juvénile découverte.
Il suffit de regarder les machiavéliques portraits de Johnny Depp, ce Dorian moderne tel que les a brossés l’enchanteur Tim Burton en maint occasions. Comment ne pas croire alors que palpite encore en nous le rêve, la magie et sa beauté ? Qu’il suffit de côtoyer un cœur pur dans cette froidure hivernale pour s’imprégner du souffle chaud d’une licorne sauvage ?
Hé oui ! J’en suis fier, je m’en gargarise et m’en délecte de cette friandise, de ce chocolat qui fait fondre mon cœur et réchauffe mes artères.
A ce propos, combien d’entre vous, chers lecteurs, ont frémit à la nouvelle quête du vaillant petit Arthur ?

vendredi, décembre 15, 2006

iron man


iron man
Originally uploaded by michmahool.

J’ai abandonné le futur best-seller qui constituait mon endormoir quotidien pour opter pour un nouvel ouvrage que je dévore littéralement. J’en suis déjà à la page 100 du second tome et pourtant, il faut bien le dire, c’est écrit rudement petit et n’allez pas vous imaginer qu’il s’agit d’un ouvrage facile. Certes le premier tome fut des plus simplistes même s’il faut en retenir beaucoup de noms, il s’agissait essentiellement d’un ouvrage de présentation sans mise en situation réelle. Le second au contraire nécessite une beaucoup plus grande attention et je dirais même de la concentration. Cela fuse en tous sens et si vous ne vous concentrez pas sur l’action, ses causes et leur conséquences, vous perdez rapidement le fil.
J’en ai cherché l’auteur afin de vous en faire bénéficier, mais il semblerait que ce soit le fruit d’un travail collectif. A moins bien sur qu’il n’existe de par notre monde un quidam ayant pour nom Création 4Dconcept ayant rédigé : « Votre 307 en un coup d’œil » et « Votre 307 dans le détail ». Le gros avantage de ces ouvrages de vulgarisation technique saute au yeux dès les premières pages. Même si vous ignorez tout du fonctionnement de l’appareil, il vous en explique le fonctionnement de A à Z. C’est ainsi que j’ai découvert, que j’avais à la fois une boite de vitesse manuelle et une automatique ainsi que deux types d’autoradio, un téléphone, un GPS et encore plein d’autres options. Il faut dire que pour ce qui est technique automobile, je suis une vraie crasse. Imaginez-vous, je n’ai pas encore trouvé les boutons de toutes ces merveilleuses options décrites dans mon manuel.
Décidément, je n’en suis pas un.

jeudi, décembre 14, 2006

Mi Peugeot 307


Mi Peugeot 307 2007
Originally uploaded by Juan Xavier.

Quelle semaine !
Comme chaque mois, samedi, j’ai été faire les courses pour les anniversaires que l’association fête. J’avais donc dans le coffre de Titine, tous les ingrédients de cette manifestation lorsqu’elle m’a laissé tomber sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute A29 entre la sortie Longueau et celle de Boves. Autant vous dire que je n’en menais pas large en ces lieux où l’espérance de vie avoisine la vingtaine de minutes maximum. Heureusement, Jean-Michel est venu a ma rescousse et a pris en charge les courses et l’organisation de la manifestation pendant que j’attendais l’arrivé de la dépanneuse qui a charrié la lâcheuse jusqu’au garage dépendant du service assistance de l’assureur. Je ne regrette pas d’avoir investi dans une bonne assurance tant les prestations de celle-ci se sont révélées conforme à ce qui m’avait été promis. Mais depuis, c’est la course.
Titine a été rapatriée au plus proche concessionnaire de la marque à Amiens et j’ai eu le droit à une voiture de location qui m’a permis de faire le tour des concessionnaire afin de trouver une voiture conforme à mes désidératas et aux exigences de mon porte-monnaie. Nous avons opté pour un mélange de voiture pépère conforme aux besoins de notre âge tout en étant suffisamment sport pour que je ne perde pas l’envie et le plaisir de la conduite. Il s’agit d’une jolie 307 HDI de couleur prune. C’est une deux litres de 110 chevaux à trois portes et un vrai plaisir que de la conduire.

mardi, décembre 12, 2006

Adieu Titine, on t'aimais bien!


PC080041
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Imaginez-vous que cette sal*pe m'a laisser tomber dans une côte entre la rocade d'Amiens(110Km/h) et l'autoroute A29(130 Km/h) sur la bande d'arrêt d'urgence(espérance de vie 20 minute en moyenne) et j'ai du attendre 2 bonnes heures qu'ils se décident si c'était du ressort de la police, du service assistance de mon assurance ou la société d'autoroute qui devrait me sortir de là.
La pauvre m'a fait un coup de décompression du moteur et la voici morte. Obligé de lui être infidèle en ses derniers instants, nous avons loué une petite ford en attendant de trouver la perle rare. Je ne me sens pas de taille à abimer une voiture neuve encore. Il faut dire que je suis un peu sadique dans leur maniement.
Vous comprennez pourquoi, je ne viens pas souvent sur le réseau en ce moment.

vendredi, décembre 08, 2006

Rouge de colère


de saison
Originally uploaded by viou.

Ce matin, je suis parti en pétard remplacer Claudine lors de sa convocation à l’ANPE. En effet, elle avait reçue le 15 novembre une convocation pour ce matin à 9h30 afin qu’ils étudient sa situation qui pourtant est on ne peut plus claire. A l’issu de son opération du dos en 2003, ne pouvant plus occuper son emploi dans la maison de retraite où elle a travaillée plus de trente années, elle a été licenciée. Place aux jeunes.
Depuis, elle prend des missions mandatées par la croix rouge auprès de personnes âgées gardées à leur domicile et réalise ainsi environ 130 heures par mois. Bien sur, elle ne gagne plus autant qu’avec ses trente années d’ancienneté mais à cinquante trois ans, elle n’a trouvé rien d’autre. Fort heureusement, les ASSEDIC mettent un petit complément.
Dès réception de ce courrier, elle a fait une petite lettre très gentille expliquant qu’à cette date et à cette heure, elle serait au travail sur la dernière mission qu’elle avait acceptée de 130 heures par mois. N’obtenant pas de réponse de l’ANPE, j’ai pris mon téléphone et j’ai tenté d’expliquer à une individu complètement bornée que ma femme souhaitait déplacer ce rendez-vous. Au bout d’une petite demi-heure, elle m’annonce que Dine recevrait une seconde convocation qui serait la dernière avant radiation. Inutile de vous dire que nous étions plutôt remonté contre cet organisme.
Le croirez-vous, deux jours plus tard, nous recevons un second rendez-vous, le même jour, A LA MEME HEURE !
J’ai alors dit à ma puce de ne pas s’en faire, d’aller vaquer à son travail, et que je me chargerais de remonter ses bretelles à cette fonctionnaire tatillonne qui n’arrive pas à concevoir quelle peut être la responsabilité d’une auxiliaire de vie, la dépendance dans laquelle se trouve les personnes qu’elles soignent. D’ailleurs, ma miss a bien fait de s’y rendre puisque celle-ci avait ce matin les bronches fort encombrées et que Claudine a du faire venir le médecin. Vous ne pouvez vous imaginer le nombre de personnes seules à leur domicile dépendant des soins, de l’entretient ou de la conversation de ces visiteurs. Dans le cas des maladies dégénératives cérébrales comme celles que soignent Claudine, elles sont même enfermées chez elles.
Bref, heureusement que cet agent de l’Agence Nationale Pour l’Emploi était calme et posée car lorsque j’ai commencé à m’emporter contre elle, elle m’a expliqué qu’il s’agissait en fait d’un courrier de relance automatique et qu’elle avait purement et simplement sortie Claudine du programme de suivit mensuel des chômeurs de longue durée puisqu’elle n’aurait jamais du y rentrer. Il s’agit en fait d’un nouveau programme ayant pour but d’en faire baisser le nombre en traquant les « faux » chômeurs et les « fausses » déclarations d’une part, mais aussi en accompagnant par un suivit mensuel et des conseils individualisés ceux dont les démarches ne peuvent aboutir.
En y repensant, je devais avoir l’air fin avec mon costard-cravate et mes petites pompes à vociférer comme un beau diable dans cet antre de la misère sociale pour défendre non point les 40 euros que lui verse les assedics mais l’honneur bafoué de ma Miss.

jeudi, décembre 07, 2006

Coupé


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Je ne suis pas du genre lèche-bottes, mais comme me le suggérait hier au soir Pierre qui cherche à faire accélérer sa naturalisation française, mieux vaut être face à ceux qui ont le bras long, ils poussent plus loin. Bref, tout cela pour introduire, que quoi que l’on en dise, on apprécie les compliments qui proviennent de ceux-là.
La semaine dernière, nous avons inauguré notre chalet sur le marché de Noël lançant ainsi officiellement notre campagne de quête. Avec force serrage de paluches, nous avons découpé le symbolique ruban et engrangé notre lot de compliments.
Quand à cette semaine, dort dans ma poche intérieure, bien au chaud, l’invitation à déjeuner de notre ministre d’ancien maire. Pensez-vous que je doive lui parler des problèmes que Pierre rencontre au sein de son ministère ? On le fait venir en France pour qu’il enseigne la biométrie, mais on ne lui donne pas le poste de titulaire car il est étranger et on ne peut le naturaliser car ses revenus en France ne sont pas suffisants. Qui fera le premier pas pour débloquer la situation ? On est parfois un peu illogique non !

mercredi, décembre 06, 2006

Que la nouvelle génération est dure à suivre!


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Moins d’une semaine après la fin de son CDD au Courrier Picard, avant même d’avoir pu trouver un fonctionnaire des ASSEDIC pour le recevoir et mettre à jour sa situation administrative de nouveau chômeur, le voilà parti pour Pontarlier. Mon fiston est parti signer un nouveau CDD de dix jours dans le Doubs pour le groupe de presse de « l’Est Républicain ». Isabelle sa Miss est en pleurs, ils avaient initialement prévu quelques jours de vacances, mais c’est tombé à l’eau. Bien sûr, elle vat le suivre, mais ce ne seront pas des vacances, elle a peur de s’y ennuyer à longueur de journée. Heureusement, il devrait être de retour avant les fêtes de fin d’année.
En bon statisticien, je sais que la main d’œuvre vat se raréfier avec les départs en retraite de la génération du baby-boom. Ce n’est pas en repoussant de deux ans l’âge de la retraite sous prétexte d’équilibrer les comptes de la sécurité sociale que l’on peut cacher indéfiniment la prochaine pénurie de main d’œuvre qui commence à toucher nos pays impliqués dans la guerre 1939-1945. Il suffit simplement de compter : La génération issue des débordements affectifs de l’après guerre a maintenant 61 ans et en 2010 elle aura les 65 ans fatidiques dont beaucoup plus de 42 ans de cotisation. Alors, me direz vous quelles sont les conséquences sur l’emploi ? C’est assez simple, la nouvelle génération n’est pas assez nombreuse pour les remplacer, donc il nous faudra faire appelle à de la main d’œuvre étrangère ou nous contenter du reliquat de main d’œuvre sous qualifiée dont nous avons longtemps dédaigné la formation.
Les chefs d’entreprise feraient bien d’y réfléchir à deux fois avant de se séparer d’un bon élément sous prétexte de rentabilité, bientôt, ils ne trouveront plus personne pour occuper l’emploi précaire et sous payé qu’ils proposaient auparavant. En effet, en cette période électorale et en fonction de l’état d’esprit nationaliste qui s’est installé dans notre pays, il serait étonnant que l’on fasse de nouveau un appel massif à de la main d’œuvre étrangère comme cela a été le cas pour les infirmières quand celles qui ont eut des enfants ont pu prendre de façon anticipée leur retraite.
Déjà, les bons éléments, ceux de valeur, voient arriver des propositions salariales mirobolantes en échange d’une délocalisation rapide. C’est ainsi que mes jeunes amis s’en vont aux quatre coins de France et même de l’Europe du jour au lendemain.
Et notre génération vieillissante, empêtrée dans ses habitudes, les biens matériels et ses chaussons fait du sur place.

mardi, décembre 05, 2006

Peu de temps


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Originally uploaded by chrisghis.
Comme j'ai peu de temps aujourd'hui, je vous fais parvenir cette petite merveille à voir en plus grand.

vendredi, décembre 01, 2006

La maison entre deux mondes

Bon, je révéle mon secret :
Il n'y a aucune manipulation. J'ai simplement profité du fait que le reflet est beaucoup plus net que l'original et j'ai donc retourné la photo et mis contrairement aux habitudes, le reflet au dessus de l'originale.
Cette petite maison est sur les hotillons d'Amiens qui sont un réseau de petits canaux peu profond servant à irriguer des jardins et des petites maisons. On n'y accéde que par des petits ponts qui emjambent ces rus ou par des sortes de "ponts levis" qui permettent de faire entrer une voiture sur le terrain. Ces ponts sont en fait constitués à partir de rails de chemin de fer qui glissent sur des grosses roulettes. Ces systèmes mettent les propriétaires à l'abri des importuns qui ne peuvent accéder que par barque de ce fait. Cette petite maison est à cheval sur deux jardinets. On voit que ces fondations sont en fait constituées de rails et qu'une barque est amarrée dessous.

jeudi, novembre 30, 2006

Un mars et cela repart

Comme, j'avais besoin d'un petit remontant. Je me suis replongé dans les dessins d'enfant et les petits mots que mon fiston m'a offert pour "décorer mon bureau". Cela a un effet terrible sur mon moral en général.
Je me suis dis l'autre jour en postant cette photo :
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que vous ne pourriez comprendre ce que cela avait de drôle pour nous, ce montage si vous n'en connaissiez pas les tenants et les aboutissants. Comme par ailleur, je crains de perdre un jours ces trèsors que j'ai collecté durant toute la jeunesse de mon petit (grand maintenant) bébé, j'ai joué du scanner et constitué un set sur flick avec une présentation(slideshow) spécial dessins d'enfant.
Le rêve de mon petit fiston : Offrir un zébre à son père.

P.S.: Vous remarquerez que depuis l'époque, j'ai bien grossi.

mardi, novembre 28, 2006

La fête

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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Le dernier message que Julie m'a envoyé concerne notre groupe Flickr !Etudes! dont le thème du mois de décembre porte sur la fête et avec ce douloureux événement qui a chamboulé notre quotidien et nos habitudes, j’ai oublié d’en évoquer une autre qui survenue en parallèle et dont je me fais une joie tant elle est porteuse d’espoir. Je veux parler de l’ouverture du marché de Noël d’Amiens, non pour son côté mercantile mais pour l’action et l’investissement des jeunes de l’association et d’une grande partie de la population amiénoise. Cette majorité silencieuse dont les actions humanitaires parlent pour eux. Cette année encore et pour la quarante quatrième année consécutive, nous nous sommes donnés pour challenge de ne pas laisser une personne âgée isolée le soir du réveillon de Noël. Nous entreprenons une fois encore d’organiser la plus grande fête qui soit ce soir là en France. Le moi durant, nos quêteurs arpenteront les rues de notre capitale régionale, rappelant les préceptes de la générosité en agitant leurs troncs bleus-marine. Déjà, nous avons distribué chez prés de trois cents commerçants nos tirelires et nos affiches. Nous entamons le mois de l’avant avec la même fébrilité que celles et ceux qui mettent les petits plats dans les grands à l’occasion de cette fête familiale. Car nous aurons la plus grande des familles ce soir là. Plus de cinq cents convives et de cent à cent cinquante maîtres de maison, une cinquantaine de chauffeurs et le plus grand et plus beau cadeau qui soit, le plaisir de partager le pain ensemble. Le seul qui nous importe en fin de compte.
La preuve vivante de la joie que l’on y ressent, on la rencontre chaque jour lorsque d’anciens bénévoles nous présentent leur enfants afin de leur faire découvrir, leur enseigner et vivre avec eux le plaisir du partage.

lundi, novembre 27, 2006

Dernière feuille

La chute des feuilles

De la dépouille de nos bois
L'automne avait jonché la terre ;
Le bocage était sans mystère,
Le rossignol était sans voix.
Triste, et mourant à son aurore,
Un jeune malade, à pas lents,
Parcourait une fois encore
Le bois cher à ses premiers ans :
" Bois que j'aime ! adieu... je succombe.
Ton deuil m'avertit de mon sort ;
Et dans chaque feuille qui tombe
Je vois un présage de mort.
Fatal oracle d'Epidaure,
Tu m'as dit : " Les feuilles des bois
"A tes yeux jauniront encore ;
"Mais c'est pour la dernière fois.
"L'éternel cyprès se balance ;
"Déjà sur ta tête en silence
"Il incline ses longs rameaux :
"Ta jeunesse sera flétrie
"Avant l'herbe de la prairie,
"Avant le pampre des coteaux. "
Et je meurs ! De leur froide haleine
M'ont touché les sombres autans ;
Et j'ai vu, comme une ombre vaine,
S'évanouir mon beau printemps.
Tombe, tombe, feuille éphémère !
Couvre, hélas ! ce triste chemin ;
Cache au désespoir de ma mère
La place où je serai demain.
Mais si mon amante voilée
Au détour de la sombre allée
Venait pleurer quand le jour fuit,
Eveille par un léger bruit
Mon ombre un instant consolée. "
Il dit, s'éloigne... et, sans retour...
La dernière feuille qui tombe
A signalé son dernier jour.
Sous le chêne on creusa sa tombe...
Mais son aimante ne vint pas
Visiter la pierre isolée ;
Et le pâtre de la vallée
Troubla seul du bruit de ses pas
Le silence du mausolée.

C.H. Millevoye

Conseil


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Mon père m’a donné et j’en ai fait bon usage, je pense, un conseil que je vous offre à présent. Il n’est pas un seul jour depuis plus de vingt quatre années ou je ne loue son bon sens et sa véracité. Il m’a dit : « Avant de te lier à une femme, observe bien sa mère car dans vingt ans, tu l’auras épousée. ».
Elle était simple, franche et accueillante. Je me suis senti adopté tout de suite. Elle n’a pas porté de jugement face à mes propres excentricités de l’époque. Elle ne fut pas de celles et ceux qui voyaient dans nos différences un échec assuré de notre couple et si mes choix n’eurent pas tous l’heure de lui plaire, elle se garda de nous les dénier. Au contraire, elle tenta dans la mesure de ses moyens de nous aider à chaque fois, nous apportant l’aide que l’on peut attendre d’une mère aimante.
Elle avait l’intelligence instinctive de ceux qui ont vu et vécu les douleurs et les contraintes de la guerre, des privations, de la pauvreté et de la faim sans perdre leur honorabilité et son propre respect. Devenue veuve, très tôt, trop tôt, avec cinq enfants à élever, elle a toujours assumé ses responsabilités avec force et courage. Ce sont toutes ces qualités qu’elle a su transmettre à sa fille et que le monde vient de perdre pour partie et Dieu sait que par moment, il en manque vraiment.
Lorsque le curé qui va officier mercredi m’a demandé si je croyais en Dieu, je lui ai répondu sans conviction aucune que je l’espérai, car franchement, j’espère, j’espère qu’il sait ce qu’il fait.


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