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samedi, octobre 15, 2011

Etoiles

Mes nuitsDe la main de Dieu, comme son image,
Sous vingt milles lieux où elles nagent
ou du front des cieux, brillantes et sages,
blonde et brassé, ou rouge de partage,
pentacle hébreux pour David hommage
Du matin l’adieu, au soir long métrage
Jeunette, beauté, la mère ou grand âge,
Fleurette anisée rafraichissant breuvage
On envie son jeu, sa force ou courage,
Paillettes aux yeux, ou profond corsage,
En cercle, carré, croissant d'un voilage,
Ou souvenirs pavés, aux lieux de passage,
Ne feront oublier de ce jaune l'outrage,
Ce dessin vertueux devint par coloriage
Symbole dévoyé de l'humain carnage,
Toute la cruauté, la fureur et la rage.

mercredi, mai 18, 2011

Poétiquement vôtres, en français.

Plexus solaireAu coeur du coeur ... At the heart of the heartAu loin une voile.....Voilesmon banc préféré !Sous un banc qu'y a t'il ?
Couse St Front (24) Un banc pour méditer !Roses sur petit meuble breton....Le temps du muguet......Vive le Ier mai 2011La beauté du Bouddha.Le rouquin du voisinage.
c'est une poupée ...Vu à La Rochelle ..Lily Of The ValleySOLEIL DE MARSLéger comme l'air, le vent soulève bien des pensées...Cali, la légende de papillon bleu
Dans le jardin abandonné...Esprit de l'aube.T'ES ANTILLAISBig bang terrestreEn realidad, el camino tiene poca importancia; la voluntad de llegar, basta (A. C.)Magnolia à Bures-sur-Yvette




Poétiquement vôtres, en français., un groupe sur Flickr. Je teste en ce momment l'intégration des groupes Flickr sur blogger. Il s'agit d'une nouvelle fonctionnalité proposée par Flickr.

mercredi, mai 11, 2011

Fée d'hivers

C’est la rosée qui pleure sur le globe.
L’autre de pourpre fleuri,
crie sa honte et son mépris
au revers ourlé de sa fraiche robe.

Elle offre au petit jour,
Ce qui au soir était refusé :
la douceur de ses atours
si impudiquement exposés.

Reposant, alanguie mais sans grâce,
à demie chaussée sur le gazon.
Elle dégingande sa pamoison,
Griffée, mordue par un vorace.

Francoisetfier(Mars 2009)

jeudi, octobre 28, 2010

Ombre portée


Ombre portée
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Vous êtes vous déjà demandé
A quoi pouvait bien rêver
Cette silencieuse présence à votre côté
Presque toujours à vos pieds.

A l’ardent soleil qui luit
Ou douce et profonde nuit
Aux tourments ou à l’ennui
Bref, toute autre vie.

Voudrait’ elle vous quitter
Dès votre dos tourné
Enfin cesser de vous imiter
Pour agir selon son gré.

Non, c’est une fidèle amie
Qui jamais ne vous renie
Même si on lui oublie
Jusqu’à l’ombre d’un merci.

Francoisetfier(Octobre 2010)

Comme la feuille d'automne

Comme la graine vole au vent
Tu t'éloignes mon enfant
Quelque lieu où tu te pose
N'oublies jamais une chose
L'arbre en toi se dessine
Se basant sur ses racines.

Te voici grand maintenant,
libre, fier et indépendant
Mais, même grandiose
il restera dans ta prose
une portion sibyline
baignée d'hémoglobine.

Peu importe ces éléments
qui nous feront différents
N'oublies jamais une chose
Mon enfant, même la rose
Porte en elle les épines
d'une lointaine aubépines.

Francoisetfier (Octobre 2010)

lundi, octobre 18, 2010

Des ans chantés


cHORALe
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Je connais des chants,
Des contines scolaires
Qu'a l'école on apprend
Pour devenir un être fier.

Je connais des champs
De batailles et de guerres
Que cultive l'ignorant
Pour maintenir la misere.

Je connais des chants
Inondés de solleil
Et de rires d'enfants
Pour monts et merveilles.

Je connais des champs
Inondés des riziéres
Et les cris des enfants
sur les mines d'hier.

Je connais des champs
Inondés de bouteilles
Et du rire des femmes
Rencontrées la veille.

Je connais des chants
Inondés de priéres
Du voile des femmes
La douleur de la pierre.

Je connais des chants
De mets fins et de treilles
Où des gens élégants
Refusent d'être vieilles.

Je connais des champs
D'ombres et de poussieres
Où meurent les enfants
Au sein vide de leur mére.

je connais des chants
Où au danger se serre
Le tout jeune enfant
Aux bras du pére.

Je connais des champs
Où les vices se payent
Des tout jeunes enfants
Les faveurs se monnayent.

Je connais des chants
Plein d'amour et de miel
Où deux adolescents
S'aiment au bleu du ciel.

Je connais des champs
Pleins de haines et de fiel
Où dorment des adolescents
D'un trop long sommeil.

Je, tu, il
En connaissons tant,
Est-ce bien utile
De vivre en chantant ?

Francoisetfier(Octobre 2010)

jeudi, septembre 02, 2010

Lettre de rupture

Madame,
Souffrez que je quittes votre maison.
Mais je vous en prie, sur mon âme,
N’allez pas imaginer que la raison
D’un tel départ est pour une femme.
Madame,
Vous saurez trouver la solution
Pour éviter d'en faire tout un drame
Même si j'espère qu'a l'occasion
Vous me consacrerez quelques larmes.
Madame,
Vous me promeniez dans les salons,
Exhibant à votre bras mes charmes
Comme un brillant à votre giron,
Un vrai bon toutou à sa madame,
Madame.
Si je rêve aujourd'hui d'autres horizons
Je reconnais qu'il serait bien infâme
D'ignorer le confort de sa prison,
Surtout lorsque l'on s'y condamne.
Madame,
J'escomptais voir dans notre relation
Moins de froideur et de calme.
Que vous mettiez plus de frissons,
De la passion à rendre les armes.
Je suis madame,
Peut être un authentique micheton
Qu'un peu d'or et d’argent alarme
Mais surtout un romantique couillon
Que la moindre caresse enflamme.
Madame,
Ne cherchez plus, pas de questions,
Juste une fin, ni psycho ni mélodrame
Plus d’esclavage ou de soumission.
Je pars, une nouvelle vie j’entame.
Adieu madame.

Votre si dévoué mignon.

mardi, août 31, 2010

Après l'orage

J’ai rencontré une mère bien décidée
À protéger sa couvée contre vents et marées
Fait pas le mariole ou au cou les guibolles

J’ai rencontré une fan enfin libérée
Enfermée par un cœur à mépriser.
La guêpe s’envole, hé oui, pas folle.

J’ai rencontré une femme blessée,
Au cœur brisée mais pas cassée.
Son ciment, sa colle, change d’école.

Francoisetfier(Août 2010)

lundi, août 09, 2010

Comète

Aussi doux qu’un lange, aussi fin qu’un voile,
Comme un rêve étrange caressant une toile,
Amoureux d’un ange, aussi brillante et ronde
Que nageoire dérange mais lumière inonde
Comète fendant l’onde, cherchant son étoile
Qu’aucun tour du monde jamais ne lui dévoile.
Disparaît à la rosée la si timide du petit jour
Toute fraiche et rosée, le soir elle accourt.
La voyant nul doute que blanches écailles
Quoi qu’il en coute nager ou suer le vaille
Quelle cyprinides aspirant à la baiser
Marquera d’une ride ses eaux apaisées ?

lundi, juillet 19, 2010

Touffeur


Touffeur
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
En ces heures où le soleil cherche touristes a tanner,
L'air est si épais qu'il en viendrait a manquer.
Tout est statique, rien ne se meut,
Ormis, parasites, les grillons amoureux.
Le predateur du cru s'abrite en sa grotte ombreuse,
Rêvant, alangui au sortir d'une sieste parresseuse.
Il y a bien quelques demoiselles en robes bleues,
Trainant au dessus des rus et à l’ombre des creux.
Ou, sur un banc, un couple de vieux pruneaux désséché,
Regardant en silence, les vacances et le temps passer.
Dans leur habits de deuils ils profittent d’une treille,
Ses feuilles, son souffle léger, non son vin vermeille.
Dommage, la messe est toujours au matin, à cet heure
La cloche même repose sur la fraicheur de son chœur.
Il fait beau,
Il fait chaud.

Téléchargé par francois et fier de l'Être le 15 jui 10 à 1:49

lundi, juin 14, 2010

Testament


R.I.P. 4
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Avant que la messe ne soit dite, voici mes dernières volontés. Si jamais je vous quitte, essayez de les respecter.
Mon corps en pièces je donne ; qu’on les retire, à de tierces personnes cela peut servir.
Quand au restes, faites des cendres et un peu de fumée que d’un geste je puisse descendre en des lieux aimés.
Courlon, le premier jet sur l’école primaire ou du tampon j’otais la craie au mur arrière.
Pourquoi choisir un tel but pour mes cendres ? Finir au début c’est comprendre que l’effaceur au soir venu avec l’âge immole et le labeur de craie retenu, en nuage s’envole.
Ensuite, Faubourg Saint Denis au 38, la cour qui nous servait de nid. J’y ai balayé à la paille de riz tant de poussières qu’il me sied qu’en poudre ici le vent la libère.
Aucune âme à six pieds sous terre ne repose, il me plait à penser, chacune au rais de lumière s’expose et j’irai y danser.
Ma dernière pincée, ces ultimes grammes sont pour ma dernière pensée, cette sublime femme.

vendredi, mai 28, 2010

Verlan en vers

La langue se prète à bien des ébats et mes vers ici bas se prennent autant à l'envers qu'à l'endroit.
La guelant ici bas chécou fut teventin par des chébou pas si teculin. Ledéfi encli nanprequon que tegou, menrehèrfi bliou tout ses tedou.
Imagine la gymnastique de ces inversions syllabiques tricotant mes neurones ! Merde, un palidrome !
Est-ce une guelan ou un toipa ? Memé les très laids ne le pas zedi pas. Si lace se crié dans un sesen, lora le droien vaut le verlan.
La langue, c'est orthographe et grammaire, aussi gratin que soit son vocabulaire. C'est pourquoi je n'est de cesse que de versifier en language SMS.

jeudi, mai 20, 2010

Hi-Han


Hi-Han
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.
Hi-han,
Tes amours sont un roman,
Tristan, tu as le chic,
L'Iseult te va comme un gant
En peau de vache ou de bique,
tu les attires toutes en aimant.

Hi-han,
Tes amours sont un roman,
Où photos et clichès poetiques,
Exaltent de grands sentiments,
Mais où bien des mimiques,
Devoilent tous tes tourments.

Hi-han,
Tes amours sont un roman,
Feuilleton aux feux episodiques,
Où tout con un peu bandant,
Se transforme en folle histerique,
Au damne du prince charmant.

Hi-han,
Tes amours sont un roman,
Mais l'auteur des plus sadiques,
Sait que rien ne seit tant,
Qu'aux amours chaotiques,
Un heureux denouement.

Hi-han.
Francoisetfier(Mai 2010)

vendredi, avril 16, 2010

A la lettre

Très chère amie,
L’amour est volage,
Vos encres aussi
Et là en vos messages
Les pleins et les déliés
Ont pris de l’âge :
Les bleus sont passés
Notre amour aussi.
Vos lignes sont droites
Mais la conduite nenni
Mentir vous êtes adroite
Couchée sur le page
De vous j’ai l’image
Jouant de vos promesses
Nue et en nage
Défaite de caresses.
Se mêlent à vos mots
Mes pleurs en taches
Calligraphie d’un écho
Où mes peines se cachent
J’y lit tes forfaitures,
Desseins et signature.

Francoisetfier(Avril 2010)

L'histoire et la géographie

Un angle entre deux murs, un coin
D’où j’écoute la diseuse d’histoire
Pas droit, du travail bâclé, sans soins
Entre jaune pisseux et tableau noir.

Pas de bonnets, juste un tablier de lin,
Culottes courtes et gros brodequins.
Je hais les dates, maximes et devoirs,
Presque autant que les bons points.

C’est très long quand on ne fait rien,
que d’horribles grimaces sans auditoire,
ou jouer dans le dos avec mes mains
rien y fait, je reste l’âne ou la poire.

Aspirant à la chaleur du poêle Godin,
Et à la fenêtre contre mon écritoire.
J’y voyage naviguant en mer au loin,
Sabre au clair, refaisant l’histoire.

mercredi, juillet 22, 2009

Pubien

La chairJ’ai trouvé sur mon torse
un poil plus bien.
Il fut un temps,

Je l'écrivait autrement.

jeudi, juillet 16, 2009

Lettre à Lilly

argentMa très chère amie,

Vous me trouvez fort marrie qu’au téléphone cet après midi, nous nous quittâmes désunies.

Cet appel m’a surprit car il faut dire que depuis que vous vous êtes enfuie, vous n’appelez plus la Picardie.

Or, quand vous êtes partie, il semblerait que vous ayez omis le remboursement par vous promit du prêt que je vous consenti.

Certes, au jour d’aujourd’hui, toute votre dette est tarie, mais vous voudriez que j’oublie les promesses que l’on renie.

Malgré tout, j’eu été ravie d’échanger entre deux amies des nouvelles sur nos vies, des potins, la santé, nos maris.

Mais, vous n’appeliez pour ceci. Pour je ne sais quelle nouvelle lubie, il vous fallait quelques penny, immédiatement satisfaire à l’envie, afin de combattre l’ennui.

Ainsi, pour toi, je suis qui ? Dit moi, suis-je aussi abrutie que je vais croire tes arguties et gober ces âneries.

Tu croyais user de ma sensiblerie, comme en terrain conquis, mais je connais désormais ta rouerie.
Tu n’aura plus de crédit, de boni, de radis, de biscuits, de somoni pas un cedi, un louis, un dalasi, un lari, un follis, ni même un guarani, un renminbi, un afghani, un puli, ou encore un zloty, un lilangeni, un ariary, un loti ou une roupie.
Nenni

lundi, juin 08, 2009

Le saule pleureur

Photo0246b
Ici, là et maintenant
je me penche sur mon passé
où la terre comme un onguent
nourrit mes racines blessées.

Indélébiles traces du temps
qui craquellent mon tronc strié,
fouetté ou battu par les vents
seule ma peau est dessechée.

Aux cieux mon âme respire d'autant
que balancent mes rêves filés
qui entourent mes pleurs de chants
et abritent l'ombre et la gaité,

Ici, là et pour longtemps.

mardi, mai 12, 2009

Rouge à lèvres


Rouge_a_levres
Originally uploaded by ricoshe.
Sur ma peau, la trace d'un baiser,
des marques, quelques rouges sillons,
bien plus larges qu'un succon,
un oublieux résidu de notre passé.

Alors,tu promenais, à tes lévres,
amoureusement, le stick carmin,
dessinant là toutes mes fièvres
de langoureux traits purpurins.

S'affichait une moue dédaigneuse
la pulpe poussée par le crayon
laissant voir des dents bécheuses
prètes à mordre l'invitation.

Car c'est un fruit si délicieux
qui devant la glace s'y murit
et si j'étais moi même malicieux
je demanderai qui s'en nourrit

samedi, avril 25, 2009

Pain de Sucre

Glisse Émile,
Chies tes mots sucrés
De colères stériles
Et de vers codés
Si l’abondance nuit
Le manque étreint
Alors savoure ce mépris
Ou rate le train.

Projettes Guy
Ta colère, une parole
Et tu seras guéri
Dépêche, grouille, décolle
Trois petits grammes
Que deux cents volent


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