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dimanche, octobre 30, 2011

La fin de l’âge déterminé - Michel COLIN




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(¸.•´ (¸.•´ (´¸.•*´¯`*• Introduction

Après tous les problèmes que nous avons rencontrés pour que Claudine puisse enfin toucher, soit sa pension, soit sa retraite, je dois avouer que j’en veux un peu à l’auteur de ne pas l’avoir écrit un peu plus rapidement. Oups !! Peut-être aurais-je du d’abord vous parler de ce livre : « La fin de l’âge déterminé » de Michel Colin aux éditions « Lectures multiples ». Comme toujours dans ces cas là, c’est le type de lecture qui ne vous arrivent que lorsque c’est trop tard. Il faut toutefois reconnaître qu’avec toutes les réformes qui se sont succédées, on comprend qu’il ai attendu le mois d’Août pour faire paraître son ouvrage.

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(¸.•´ (¸.•´ (´¸.•*´¯`*• L’auteur

Michel Colin est un avocat du barreau d’Amiens un peu fantasque puisque sa biographie chez « Lectures multiples » le présente comme : passionné par l’information personnalisée. À partir de cette expérience, il prépare la première application d’un concept novateur. Autant dire qu’il ressemble trait pour trait à Dick Pick (l’informaticien pas le personnage de Bande Déssinées, quoique… ;-). Mais, ce n’est pas pour cette raison que je le connais, mais plutôt de par mes relations avec ACC et Gogolman. Pour être tout à fait honnête, ACC avait cherché à attirer mon attention sur l’ouvrage dès sa sortie, mais j’ai tendance à ne pas lire les messages issus de « Face de Bouc » et surtout à ne pas en suivre les liens qui, transitant au travers, sèment à tous vents vos coordonnées. Il aura fallu la relance de Gogolman pour que je m’y penche.

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(¸.•´ (¸.•´ (´¸.•*´¯`*• Le sujet

Comme le titre ne l’indique pas, le sujet de ce « roman juridico-humoristique » c’est l’admission à la retraite et la fin de l’âge dit légal pour la prendre à taux plein. Comme il est plus doué que moi pour vous l’expliquer, j’ai sélectionné un petit passage qui explique de quel âge il s’agit : « L'un est l'article L.351-1 du Code de la Sécurité sociale dont le premier alinéa précise :
L'assurance vieillesse garantit une pension de retraite à l'assuré qui en demande la liquidation à partir d'un âge déterminé.
L'autre est l'article L.351-8 du même Code, dont les premières phrases sont :
Bénéficient du taux plein même s'ils ne justifient pas de la durée requise d'assurance ou de périodes équivalentes dans le régime général...
L'âge légal de la retraite est donc : l'âge déterminé. »

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(¸.•´ (¸.•´ (´¸.•*´¯`*• Le style

Comme vous avez pu le voir dans le précédent extrait, il n’y a pas de gros mots dans la louche de cet avocat. Il nous sert sa soupe en bon français, agrémenté de quelques articles et d’une pointe d’un humour plutôt froid. Ou, pour être plus précis, qui fait froid dans le dos, lorsque l’on réalise combien tous nos textes législatifs mériteraient une telle réécriture. Dès les premiers mots, je me suis remémoré la réécriture du Code Général des Impôts par A. DUBOUT( On a la culture que l’on peut). Là, il faut bien le reconnaître, cela manque un peu d’illustration mais le texte est simple, concis, bref totalement accessible, même aux membres des forces de l’ordre, c’est vous dire…

A propos de « dire », on reconnaitra toutefois certaines tournures des phrases qui font plus penser à un plaidoyer qu’à un roman. Comme le discours est maitrisé, cela dénote peu.

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(¸.•´ (¸.•´ (´¸.•*´¯`*• Conclusions

Il est certain que l’on a l’âge de ses artères et voici un livre qui éclaire d’un jour nouveau l’actuel débat sur l’âge de la retraite. Mais, je ne pense pas que cela soit son plus gros avantage. C’est plutôt d’aborder avec beaucoup de sérieux et de drôlerie ce sujet qui franchement ne prête pas à rire dans la conjoncture actuelle. A lire.

samedi, juin 11, 2011

Etonnants voyageurs



Le festival international du livre et du film de voyage à saint malo a lieu les 11-12-13 juin 2011.
http://www.etonnants-voyageurs.com/

jeudi, mars 17, 2011

Un nouveau mot : Wiki

Corbeille de mots

Du 13 au 20 mars, la France et la communauté mondiale des francophones célèbrent la traditionnelle "Semaine de la langue française et de la francophonie" par près de deux mille manifestations en France et à l'étranger. L'édition 2011 de la Semaine de la langue française et de la francophonie a pour fil directeur le thème de la solidarité. 220 millions de locuteurs, qui ont reçu la langue française en héritage ou qui ont choisi de l'apprendre, comme le rappelle le communiqué du ministère de la Culture, profiteront des quelque 2 000 manifestations prévues pour l'occasion, en France comme à l'étranger. Concernant les festivités nationales, les amoureux et les amusés des mots pourront profiter du Salon du livre, qui démarrera en pleine semaine de la langue française et de la francophonie, pour participer à une "Dictée pour les nuls". Au Dansoir Karine Saporta, à Paris, il sera possible de danser sur les mots en assistant à un "Bal littéraire". Un Camion des mots sillonnera les routes d'Auvergne, tandis que seront organisés des tournois de slam un peu partout en France. Les sept jours de manifestation se termineront, le 20 mars, par la traditionnelle Journée internationale de la francophonie.

"Dis-moi dix mots qui nous relient"

Cette année, le ministère de la Culture et de la Communication adapte sa traditionnelle "opération des dix mots" à la thématique retenue pour l'année 2011, celle de la solidarité. A partir d'un jeu de dix mots illustrant le lien solidaire (complice, fil, avec, cordée, harmonieusement, agapes, réseauter, choeur, accueillant, main), de nombreux cafés, hôpitaux, musées, écoles ou collectivités présenteront des projets en rimes, en slam, dits, écrits ou chantés, pour animer la Semaine de la langue française. Les rendez-vous de cette opération "Dis-moi dix mots qui nous relient" sont présentés sur le site dédié à l'événement : http://www.dismoidixmots.culture.fr/

WikiLF, un nouvel outil collaboratif pour enrichir la langue française

Frédéric Mitterrand a profité du lancement de la Semaine de la langue française pour présenter le nouvel outil collaboratif porté par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France : le WikiLF. Il permet à tout internaute qui le désire de formuler des propositions concernant l'adaptation ou la traduction d'un élément de terminologie en français. Les contributeurs soumettant, "de manière constante", des "propositions solides et argumentées" pourront se voir reconnaître en tant qu'experts.Le ministre a également annoncé la mise en place prochaine d'un programme de soutien à la traduction et à la mise en ligne, en anglais, de la production scientifique française, concernant le champ des sciences humaines et sociales. Cette initiative, soutenue conjointement par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, le Centre national du livre, le Centre national de la recherche scientifique et l'Institut français, doit offrir aux travaux français un relais et une exposition internationale efficaces.

jeudi, février 03, 2011

Des livres et du sang

Comme je le fais deux fois par mois, ce matin, j’ai étè donner une pinte de plasma à l’EFS, à la cabine Saint-Leu. C’est en principe une opération qui dure une petite heure et c’est peut-être le seul truc qui soit un peu rébarbatif. Mais, ce matin, avant même de commencer, je me suis vu offrir, histoire de me faire patienter, un roman policier.

En effet, l’éditeur Ravet-Anceau a eu l’excellente idée de mettre à disposition des donneurs quelques exemplaires de sa collection « Polars en nord ». Fondée en 1853 par Jean-Baptiste Ravet-Anceau, la société d’édition, à l'origine spécialisée dans l’édition d’annuaires, propose aujourd’hui une large gamme destinée à un public d’entreprises, de collectivités et de particuliers. D’une part, elle réalise des plans de villes, des cartes géographiques, mais aussi des produits cartographiques personnalisés. D’autre part, elle édite des livres principalement dans les domaines suivants : policier, cuisine, jeunesse, tourisme, histoire et patrimoine.

J’ai donc entamé la lecture de « Qu’est-ce qui fait pleurer les flics » de Sandrine Rousseau. Une histoire policière qui se situe entre Lille et Bray-Dunes, dans le nord. C’est en effet le fil rouge de toute cette collection, les meurtres sont tous localisés au nord de Paris. Jonas Tigleux, cadre d’une entreprise du bâtiment, est retrouvé mort sur son parcours de jogging. Bien que les inspecteurs Irène et Schwarz concluent à une banale crise cardiaque, ils vont rapidement devoir reprendre l’affaire en mains. Le légiste a découvert que la victime a été tuée par un scorpion. Si Irène est motivée par l’enquête, ce n’est pas le cas de Charles Schwarz qui se meurt d’amour pour sa coéquipière. Rien ne va plus pour Schwarz qui boit pour oublier la présence obsédante d'Irène, sans se rendre compte que son chef cherche à se débarrasser de lui.


Toujours est-il, que comme bon nombre de donneurs, je remercie l’initiative de cette éditeur qui lors de nos dons nous permet d’attendre tranquillement.

lundi, octobre 25, 2010

Histoires d'Eva LUNA

0343 Shimmering FlamencoLe samedi 27 novembre à 20h30 à la maison pour tous à Rivery(Salle Jean Cayeux), la compagnie ChambOule TOuthêatre propose une série de texte issus du livre "Les contes d'Eva Luna" d'Isabel Allende.

Renseignements et réservations au 03.22.70.07.38.

lundi, août 23, 2010

Sensationnel : Le cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de pommes de terre de l’Île de Guernesey


Je lis beaucoup, même un peu trop. Je lis et relis un peu de tout, de la bibliothèque verte aux œuvres classiques et même, en conséquence ou malgré le diabète, de cette rose et sirupeuse collection arlequin. Non! Ne vous extasiez pas de tant d'éclectisme. Mon but n'étant pas de parfaire ma culture. Ce que je recherche ce sont les sensations.


En dehors de leur lecture, je serai bien incapable de vous dire à quels critères vous fier pour trouver les livres "sensationnels". Par exemple, malgré un tirage de plusieurs milliers d'exemplaires et prés de quatre-vingt dix tomes, je n'ai jamais été au delà du premier chapitre du bottin de la Somme. Vu le style, je comprend que l'on m'en ai fait cadeau. D'où l'utilité de ce que l'on appelait autrefois les cercles littéraires et aujourd'hui internet.

Comment faire une critique de ce livre?

Tout comme les membres de ce cercle, je pense que, comme nous sommes rarement objectifs, on ne peut décrire les sensations éprouvées à la lecture d'un ouvrage sans au préalable dévoiler une part de son caractère et de son vécu.

Donc, autant l'avouer, les phrases descriptives et pompeuses me sont aussi longues que rébarbatives. C'est la raison pour laquelle en choisissant de raconter la vie du cercle littéraire de l'ile de Guernesey sous une forme épistolaire, les deux auteurs m'ont comblées. Je ne sais qui de Mary Ann Shaffer ou de sa nièce Annie Barrows en a eu l'idée mais c'est on ne peut plus judicieux. Petit à petit, au travers de cette correspondance croisée, des lettres courtes d’une à deux pages, des télégrammes d’une à deux lignes, dans un vocabulaire et une construction de phrase simple, on devine le caractère des différents protagonistes, leur place vis à vis du cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de pommes de terre de l’Île de Guernesey et la façon dont ils ont personnellement vécu l'occupation nazie. Ne nous y trompons pas, c'est peut-être le véritable sujet de cet ouvrage. Certes, c’est aussi une histoire d’amour, l’amour de la vie après les horreurs de la guerre mais aussi la quête de Julliet, une jeune libraire reconvertie dans l’écriture, qui raconte à son amie d’enfance et son frère, ses émois pour un jeune riche et bel éditeur américain tout cherchant un sujet pour son prochain ouvrage. Ors, le frère de son amie, lui même éditeur, lui fait parvenir la lettre de l’un des fondateurs de ce cercle. De la va naitre une correspondance entre les membres et cette jeune auteur.
En plus de nous laisser entrevoir la vie sous l’occupation et celle d’après-guerre, la construction de ce recueil de lettres s’apparente à une enquête policière sur le devenir de l’une des fondatrice, Elizabeth, déportée pour avoir aidé un jeune travailleur polonais. Il faut dire que pour ce petit bout de l’Angleterre, sous domination allemande et ravitaillée par les corbeaux, la vie n’était pas simple.

On ne peut faire une bonne critique sans être totalement honnête. Là encore, il me faut vous dévoiler une part de moi-même. Je suis un peu écologiste, ors, cette tare n’accorde fort mal à l’usage de la pâte à papier dans la diffusion des œuvres écrites( on préfère la diffusion de fichiers informatiques même si cela consomme de l’électricité.). Et, la maison d’édition de cet ouvrage, Le NIL, a crue bon , afin surement d’en faciliter la lecture, d’en faire 396 pages brochées en consacrant une page pleine à chaque télégramme, même d’une seule ligne. Remarquez c’est toujours moins que l’éditeur « A vue d’œil » qui dans sa collection 16-17, vous le propose en 506.
D’aucun pourraient trouver ce livre simpliste, voir même mièvre mais c’est justement le gage de sa réussite. Tout en recueillant les divers témoignages, vous vous attachez à ces gens simples, voir ordinaires qui vivent et survivent à des situations extraordinaires pour en ressortir soit brisées à jamais soit riches d’espoirs et de vie. Ce petit roman, sans aucunes prétentions vous entrainera alternativement dans des rires inextinguibles et des larmes douloureuses.

mardi, août 11, 2009

C'était un grand arbre...


Bien souvent, je m’inquiète de la pauvreté du vocabulaire que mes contemporains utilisent, oublieuse qu’est cette nouvelle génération, de la beauté du langage et de l’importance de la précision.

C’est en lisant un panneau présentant la flore sur la route de La chapelle à La Fontaine Bonneleau que je me faisait la réflexion : combien le nom de ces arbres était romantique, faisant allusion à ces plantes, les précisant et nous permettant de les distinguer les uns des autres. Ils permettent en deux ou trois mots de préciser ce qui pour l’ignorant nécessiterait un bon paragraphe.

« L’Aulne Glutineux, le verne ou Alnus Gluttinosa : L’Aulne est une variété d’arbre qui perd ses feuilles chaque hivers. Ils sont fréquents dans les zones humides, peuvent atteindre 25 à 30 mètres. Les aulnes forment des futaies appelées « aulnaies ». Pour les anciens Bretons, l'aulne était l'arbre de l'union, il faisait partie du bosquet sacré des druides. Chez les Grecs et les Romains, c’était l'arbre de la mort. Il doit son appellation « verne » au celtique. Leur bois d'une couleur rouge caractéristique est imputrescible et extrêmement léger, il est employé notamment pour les pieux de pontons, des mats, des boucliers, et maintenant la fabrication de guitares. Le qualificatif de « Glutineux » vient des feuilles vertes sombres dessus, plus claires dessous, grossièrement ovales, dont le contact est poisseux mais aussi de son écorce profondément rainurée de laquelle s’écoule parfois de la sève au gluten. Voilà, tout est dit dans le terme glutineux : Une matière qui contenant du gluten est poisseuse, collante comme la glu (colle issue de l’écorce des arbres, plus spécifiquement le houx.).

Le bouleau blanc ou Betula Pendula : Les bouleaux forment des futaies appelées boulaies ou boulinières. Sont nom provient de l’ancien français « boulaie », le bois ou la petite fôret. Cet arbre caduc majestueux de la famille des betulaceae fleurit d'avril à mai. Ses fruits sont des cônes allongés de 10 cm de longueur, dressés puis pendants pour le mâle et de 3 cm dressés pour la femelle. Cet arbre à l'écorce blanche écaillée peut atteindre 20 à 30 m de hauteur et jusqu'à 60 cm de diamètre à la base. Sa croissance est très rapide, près de 12 mètres en 20 ans. Sa durée de vie est estimée à 100 ans. Sa sève riche en composés actifs, ainsi que son écorce, recèle de nombreuses propriétés. Il tiens le terme de pendula à ses rameaux nus qui retombent.

Le Charme commun ou Carpinus Betulus : Le « Charme dérive du nom latin du charme commun, carpinus. Ce mot viendrait des racines celtiques, car, désignant le bois et pen désignant la tête, car le bois de charme servait à fabriquer les jougs des bœufs comme des esclaves

Le Chêne pédonculé ou Quercus Robur : Le bois de chêne, du chêne pédonculé et du chêne rouvre était utilisé en Europe pour la construction navale jusqu'au XIXe siècle et les principales essences de bois utilisées dans la construction des charpentes en bois des bâtiments en Europe. Aujourd'hui le bois de chêne reste couramment utilisé dans la menuiserie, la parquèterie, et la production de plaquage. Les tonneaux dans lesquels les vins rouges, xérès et d'autres spiritueux tel que le scotch whisky et le bourbon sont vieillis, sont des fûts de chênes. Les tonneaux de chêne contribuent à la saveur vanillée de ces boissons. Les copeaux de bois de chênes sont utilisés pour le fumage du poisson, de la viande, du fromage et d'autres produits alimentaires. Le terme « Quercus » viendrait du breton kàer gwez, le bel arbre.

L’Erable Champètre, Acer Campestris ou l’Erable Sycomore, Acer Pseudoplatanus : Le mot latin Acer signifie pointu. La langue française en a tiré le mot acéré (tranchant). L'arbre doit ce nom à son bois qui servait, dans l'antiquité, à la fabrication de lances autant qu’à sa forme en as de pique.

L’Hêtre Commun ou Fagus Sylvatica : Le latin fagus a donné les termes fol, fou, fau, foutel pour désigner cet arbre en ancien français et dans les dialectes. d'où fouailler « fouetter » ( fouaille petit bois de hêtre utilisé comme combustible anglais fuel ) et fouet, à l'origine « petit hêtre ». Le terme hêtre est issu du francique *haistr le terme est surtout picard. Symbole de sagesse, il est l'un des quatre piliers (avec le chêne, le bouleau et l'olivier) de l'année solaire chez les anciens Celtes. Rien ne remplace la puissance calorifique de son bois.

Le Merisier ou Prunus avium encore appelé "cerisier des oiseaux" ou "cerisier sauvage" est un arbre originaire du Moyen-Orient appartenant au genre Prunus. Le nom de sont fruit est la Merise, Il est a l’origine de nos Cerises actuelles.

Le Noyer ou Juglaris Regia encore appelé noyer royal (Juglans regia), est un arbre assez commun, originaire d'Eurasie, cultivé pour son bois recherché en ébénisterie et ses fruits, les noix, riches en huile. Il tire l’appellation de royal du fait que tous les noyers étaient sensés appartenir au roi. Ils produisent un bois dur, agréablement veiné et coloré très réputé en ameublement et placage. Les racines du noyers sont utilisées sous le nom de ronce de noyer. Le noyer produit du juglon qui, par un phénomène d'allélopathie, empêche les autres plantes de pousser autour du noyer, d’où l’appellation Juglaris.

Le Saule Marsault ou Salix Caprea : Contrairement aux apparences, le terme français « saule » n'est pas issu du latin salix, accusatif salĭcem qui a donné en ancien français saus et sausse, mais du germanique *salχaz > francique *salha1(Cf. vieil anglais salh )2. Une rangée régulière de saules est dénommée une saulée3. Une saulaie est un endroit où poussent des saules, tout comme une saussaie, terme vieilli et régional. Dans les mythologies orientales et chrétiennes, le saule est symbole d'immortalité. Le saule jouit d'un ambassadeur célèbre : Alfred de Musset , qui appréciait cet arbre. Voici un extrait de son poème Le Saule :
« Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré ;
La pâleur m’en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai ».
Tous de magnifiques noms pour de magnifiques arbres. Ceux qui me connaissent auront compris que je viens de finir la biographie de Françoise Hardy dont je vous parlais il y a quelques jours et qui doit son titre au nom étrange de l’arbre appelé lui : le désespoir des singes ou « Araucaria du Chili ».

mardi, juillet 21, 2009

On n'en reparlera

En ce moment, allez savoir pourquoi, malgré tout ce que j’ai a faire, j’ai repris la lecture mais uniquement de biographies.

Après celle de la petite Mimie Mathy, je viens de finir la « Et qu’on n’en parle plus » de Michel Sardou aux éditions Xoeditions.

Or, autant l’une m’a semblée longue et fastidieuse pour relater malgré tout qu’une petite tranche de vie autant j’ai dévoré l’autre comme un bonbon acidulé, uniquement pour le plaisir. Deux cent vingt et une pages englouties en quatrième vitesse.

Il faut dire que le style est léger, facile à lire. A la rigueur, je dirait même enjoué. Il transparait au travers de ce simili dialogue avec sa mère aujourd’hui décédée un léger accent de sa gouaille parisienne. Et, si le public l’appréciait tant, c’est pour cette franchise et cette simplicité.

Toutefois, ce n’est qu’un artifice savamment construit qui cache la volonté de ne point trop en dire. Non que le chanteur ai envie d’un second tome, mais ce dialogue lui permet d’éluder les méandres en impasses où il cache ses pensées les plus secrètes.

Certes l’ensemble donne l’impression d’être une veste mal taillée, faite de bric et de broc, un patchwork de souvenir qui s’ils ne s’enchainent pas ont l’avantage de bien s’emboiter. Un habit de clown pas si triste que cela qui dissimule autant les pitreries que les chagrins.

Seul petit bémol, sur la fin, enfin celle de l’ouvrage, le dialogue entre les deux Sardou mâles ne permet pas toujours de savoir qui dit quoi.
P.S.: J'attaque celle de Françoise Hardy avant celle de Catherine Hass.

jeudi, juin 04, 2009

Simulations et autres avatars

Bye Bye, The Sims 2 

Il y a longtemps déjà (au moins dix ans), j’ai eu l’occasion de faire vivre un avatar dans une simulation, à l’aide du jeux Sims. C’est une sensation étrange que celle de « refaire » sa vie en choisissant les postulats de base, ceux que la nature nous a donnés et dont nous ne sommes pas maître.


Dernièrement, j’ai « fêté » la pendaison de la crémaillère, non pas dans mon véritable appartement, mais dans sa simulation à Yoville, où vous avez eu l’occasion de m’offrir tout un tas d’ustensiles, tous plus dé-matériels les uns que les autres.


Plus cela va, plus les simulations sont réalistes et puissantes, Jean-Jacques Goldman dirait que c’est "la vie par procuration". Le 4 juin 2009, c’est la sortie en France de la version trois du jeu « Les sims » sur P.C : Sims 3. Un nouveau bon en avant dans une imitation de la réalité. Il vous permet de vous imaginer au sein d’une ville totalement virtuelle à vivre une vie qui deviens la vôtre.


Cela me fait de plus en plus penser à l’œuvre de Tad Williams et aux aventures de Renie, cette jeune professeur de gestion de réseau qui découvre l’existence d’Autremonde, un univers fascinant et terriblement dangereux, mais totalement virtuel, dans lequel vivent mais aussi meurent tout un tas d’avatar dont on ne sait si l'apparence physique comme l’esprit est une somme de paramètres dans une simulation ou l’image, la copie d’un être vivant.


Toujours est-il que si vous souhaitez me rencontrer, virtuellement, il vous faudra arpenter les rues sur http://LesSims3.fr/ 

Sims 3



Article sponsorisé

mardi, novembre 18, 2008

Névrotique

ACC m’a prêté un bouquin dimanche après-midi qui m’a tellement emballé que je l’ai déjà fini. Je pensais trouver une solution à notre problème dans cette encyclopédie médicale vétérinaire, cet excellent ouvrage de Stephen Baker : « Comment vivre avec un chat névrotique ?».

Mais en fait, cet ouvrage est articulé en neuf chapitres et comme c’est le dernier qui s’intitule « Peut-on guérir un chat névrotique ? », il m’a fallut tout lire dans l’espoir de guérir mes deux névrosées.

C’est ainsi que j’ai appris, dans le premier chapitre, comment, malgré des soins et une attention constante, mes petites chattes chéries sont devenues névrotiques et c’est parce que j’y ai reconnu tous les symptômes dont ces pauvresses sont affligées que j’ai compris combien cet ouvrage peut se révélé extrêmement précieux à tout maître.

Il y décrit l’environnement idéal dont devraient bénéficier ces petites boulles de poils, les conditions de leur épanouissement. Il y donne des conseils afin de le distraire, le nourrir, le dresser et même comment le faire cohabiter avec les chiens et les humains.

Malheureusement, je n’y ai trouvé aucun chapitre sur la cohabitation avec ses congénères.

Il y a bien tout un chapitre sur le mode de psychanalyse féline mais cela ne répond pas vraiment à mon questionnement.

Par ailleurs, on ne peut pas dire que cette ouvrage soit à destination exclusive des spécialistes car on y trouve, au gré des pages, nombre tableaux comparatifs et même des graphiques explicatifs fort clairs. Certes, il n’a pu nous fournir l’aide que nous attendions mais notre problématique est un peu particulière, rien ne dit qu’il en sera de même pour vous.

De plus, comme le laisse sous entendre l’auteur, il est fort probable que je trouve la solution de mon problème dans la transposition des facteurs déclenchant. Ce qui fait l’objet d’un second ouvrage que je cherche à me procurer : « Comment vivre avec un maitre névrotique ? ».

jeudi, décembre 06, 2007

Pabotirélangue

La mère Noëlle, qui ne doit pas chômer en ce moment, a visiblement trouvée le temps de faire un petit tour par le blog de votre humble serviteur et semble avoir été touchée par l’ardeur au travail de vacances du petit François. Toujours est-il qu’elle a fait parvenir à l’ex petit cancre une cahier qui ressemble beaucoup à ceux qu’il cachait à l’époque dans le fond de son cartable.
Même couleur flashie, même format 17*22, même nombre de pages visiblement 48 pages, mais surtout, même quadrillage. On n’en voit plus beaucoup de ces cahiers au papier d’un blanc cassé, comme recyclé sur lesquels courent deux belles lignes parallèles permettant de repérer la taille que doivent avoir les minuscules et les voyelles, la hauteur des boucles. Il y a bien parfois quelques tâches d’encre mais ce n’est pas grave.
Ce petit ouvrage sensé me rendre heureux au bureau en comblant les lacunes d’un travail par trop répétitif dernières les plaisirs d’un gribouillage organisé est un petit concentré de fantaisie et d’imagination. Ce « Cahier de gribouillages pour adultes qui s’ennuient au bureau » s’utilise de trois façons différentes. Dans un premier temps, on le parcours en s’amusant de l’originalité des consignes et des jeux de mots qu’elles cachent. Cela commence dès la première page : La page problèmes qui nous donne comme instruction : « Tire un trait et tourne la page ». Cela augure bien de la suite de l’ouvrage.
On vous y demande des lignes d’écritures, de tracer de bon gros Q, des dessins, gribouillages, des agrafages, des découpages et des pliages, bref de quoi s’occuper les mains dans un deuxième temps.
Enfin, on éprouve le besoin de montrer ses œuvres à tout un chacun, de se vanter de ses capacitées artistiques.
Il est idéal pour relâcher la pression comme pour écouter d’une oreille distraite les vantardises d’un fat.
P.S. : Son auteur, Claire Faÿ n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle semble beaucoup s’amuser avec un dénommé Claude Faÿ.

mardi, décembre 04, 2007

Mon dimanche

Non, je ne vais pas vous parler des résultats footballistiques de mon club, d’autant plus qu’avec le temps de chien que l’on a eu tout le week-end, le match a été arrêté, ni de la ballade canine vu la même raison. Encore moins de la quête dominicale de l’association quoiqu’elle se soit révélée hautement mémorable : On s’est gelé le cul tout l’après-midi pour la modique somme de 1euro et 97 centimes, tout en subissant les diatribes d’un illuminé qui s’imagine que la moitié des amiénois payent l’impôt sur la fortune, que les conseillers municipaux de sa commune perçoivent 4000 francs par mois(610 euros), que nous nous servons directement dans les troncs pour faire bombance(à 2 euros la bombance, on aurait le droit à un demi sandwich par personne).
Non, je vais vous parler aujourd’hui du « Dimanche », le magazine bimensuel de l’église catholique de la Somme. J’en ai reçu deux en cadeau après avoir rencontré Monseigneur l’évêque à l’issue de la messe que Claudine a fait dire pour marquer l’anniversaire du décès de sa mère. Soit dit en passant, c’est quelqu’un de très simple qui j’imagine doit se trouver perpétuellement gêné par ce titre un peu désuet « Monseigneur ».
Bon, à 37 euros les 22 numéros ou 2e20 l’exemplaire, ce n’est pas excessif si l’on se sent concerné par le sujet. Personnellement, j’ai une religion ou une foi plus axé sur l’être humain et ses capacités à imaginer et réaliser l’enfer ou le paradis. J’aime et je me sent naturellement touché par la communion spirituelle que dégage une messe, même si traditionnellement, je m’y endors. Par contre, je déteste le tralala et la pompe. De plus pour l’avoir personnellement vécu, je sait combien on peut se sentir trahi lorsque sous le trait angélique se cachent de capitaux pêchés. D’autant plus lorsqu’ils sont l’apanage de ceux ou celles qui se croient investi du devoir d’évangélisation. Certes, la faiblesse est humaine, mais le pardon reste divin. Enfin, bref revenons à ce dimanche.
A la une, un grand sujet mis en exergue et trois petits issus de l’une des 10 rubriques que sont :
- « L’actualité en bref » : Un petit quart de colonne pour un petit sujet relatif à l’actualité purement paroissiale. Celle-ci n’est pas livrée brute de décoffrage mais le contexte y est explicité. Tant mieux car sinon, je n’y aurai rien compris vu le faible investissement dans la communauté paroissiale qui me caractérise.
- « La chronique… » : Une petite colonne dont la qualité est liée à l’auteur et je dois avouer avoir beaucoup aimé « La méditation devant le polissoir » de Monsieur Pierre Bonduelle. L’œcuménisme d’un tel sujet ne peut que me contenter.
- « Vers la maison du pére » : Cette rubrique ressemble à un portrait, non d’une personne mais de son cheminement intellectuel vers la foi. Il peut être intéressant mais honnétement, je n’ai pas accroché.
- « Dossier » : J’aime bien Patrick Derville, c’est un gars sympathique et beaucoup moins compliqué que ce qu’il y écris. Quatre pages où je n’ai trouvé que des interrogations et aucune réponse. Même le sujet en est une. J’espérai que cette succession, ce casse tête me fournirait au moins un semblant de direction où trouver mes propres réponses à ces interrogations, et bien non.
- « Portrait en action » : Ah ! Voilà une rubrique qu’elle est bien ! J’adore rencontrer même de façon épistolaire des gens au parcourt intéressant. Le style simple et direct de Colette Boulangé doit y être pour quelque chose aussi.
- « Zoom sur » : Il s’agit là d’un vrai zoom sur un des éléments de la vie communautaire. Une sorte de mode d’emploi de l’église. Justement, le sujet du mois de novembre portait sur les intentions de messe. A quoi elles servent et comment les demander, ce genre de chose quoi. Je pensais avoir bien compris l’abbé Jean-Louis Brunel mais visiblement cela ne devais pas être le cas puisque ma pauvre belle mère ne fut pas cité dans les intentions de prière au grand désarrois de la puce qui me faisait confiance pour organiser cela. Je me suis pourtant selon moi montré généreux.
- « Rencontre » : Il s’agit d’une sorte de liste des mouvements et des sous-ensembles de la communauté, qui présente ce qui fait leur spécificité et les moyens de les rencontrer ou de participer. Cela semble assez technique.
- « Vie du diocèse » : Comme c’est étrange. Je pensais trouver dans cette rubrique une nouvelle liste des actions ou ce genre de chose mais cela ressemble plus à un portrait d’un groupement ou d’un des sous-ensembles précédemment listés. J’en ai beaucoup appris sur la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Très sympa.
- « Sélection » : C’est dans l’ensemble une sélection plutôt hétéroclite ou « le Créationnisme… » voisine « Venez crions de joie ! ». Cette sélection ne correspond visiblement pas à mes choix mais j’imagine qu’elle doit correspondre à ceux de quelqu’un.
- « Agenda » : C’est un agenda.
Enfin, voici donc le nouvel ouvrage du diocèse qui au moins par cette nouvelle publication, montre aux amiénois sa volonté de bouger.

samedi, novembre 17, 2007

Le roman noir

J’ai entrepris la lecture de quelques nouvelles d’Agatha Mary Clarissa Miller (15 septembre 1890 - 12 janvier 1976), plus connue sous le nom d’Agatha Christie et réunies sous le titre de « Témoins à charge ». C’est un ouvrage que j’ai déjà lu il y a longtemps mais depuis, il faut l’avouer, j’ai beaucoup négligé cette romancière anglaise. Il faut dire que je garde un mauvais souvenir qui, maintenant que beaucoup d’eau est passée sous les ponts, me ferait plutôt sourire.
C’était par un de ces jours brumeux de froid où le soleil se cache à tea time de l’hiver 1984. Je sortais d’une année entière de service militaire pour me plonger dans une nouvelle année de stage en région parisienne. La majeur partie de ma maigre paye s’engloutissait d’office dans le paiement d’une carte d’abonnement journalière pour le trajet ferroviaire entre mon bureau de Saint-Quentin en Yvelines et notre petit appartement amiénois. Afin d’y beurrer les épinards, après l’année de vaches maigres qui précédait, j’effectuais un maximum de ces heures supplémentaires que la proximité du recensement de 1982 justifiaient. Cela me donnait une amplitude de travail, déplacement inclus qui allait de sept heures le matin à plus de vingt et une heures le soir. Ceci permet de comprendre que le doux bercement d’un train corail de la ligne Paris-Lille allié au huis clos si longuement décris d’Agatha me plongèrent dans un profond sommeil. Il n’y a que deux arrêts entre la gare de départ et celle d’arrivée, l’une d’elle est celle d’Amiens, la seconde est celle d’Arras. Lorsque l’on est bien fatigué, certains gestes en deviennent automatiques. On sent le train s’arrêter et on perçoit à travers le brouillard que les intonations aigues du chef de gare dans son micro et lorsque l’on perçoit enfin que quelque chose ne correspond pas à la situation habituelle, il est trop tard. Le train s’en va et vous vous retrouvez seul dans une ville inconnue comme par hasard, sans le moindre sous, ni à l’époque, de téléphone portable. Tandis que j’envisageais de squatter illégalement un siège dans la gare ou sur un train de retour, le chef de gare m’apprenais que malgré la taille de la ville, sa desserte s’interrompait pour la nuit et que sa gare fermait. Malgré mon embonpoint, il est une chose qui chez moi galope très vite, c’est l’imagination. Je me voyais déjà mendier mon repas du soir sous la voute d’une porte cochère aux imprudents sortis sous ce qui se transformait en crachin glacial ou être découvert le lendemain au même endroit, mort et frigorifié par Hercule ou Miss Marple. Il me restait bien quelques unités dans ma carte téléphonique, mais c’était tout. Juste de quoi avouer à ma dulcinée, enceinte jusqu’au cou, ma position et attendre en espérant que ma petite souris saurait trouver un moyen de me ramener. Ce qu’elle a fait puisque je n’ai pas fini mes jours sous un porche.

mardi, novembre 06, 2007

Marée basse


Marée basse
Originally uploaded by mobilechach.

J’adore l’ouvrage de Neal Stephenson, L'Âge de diamant ou Le Manuel illustré d'éducation pour Jeunes Filles. Autant pour le style et l’imagination débordante que cet auteur arrive à tasser dans ce petit bouquin que pour son grand manuel, sa géniale invention, ce qui nous manque à nous les homme. Un petit précis qui non content d’éduquer ces dames leur inculqueraient quelques notions sur ce qui fait nos différences et sur les écarts de niveaux dans nos échelles de valeurs réciproques. Pourquoi nos chaussettes éprouvent le besoin irrépressible de dormir à l’endroit même où elles tombent de sommeil, notre mémoire à court terme zappe les diners mondains et, rondeurs ou pare-chocs nous émeuvent. Nos petits secrets et nos travers livrés à la gente féminine pour qu’elle en fasse bon usage. C’est fou ce qu’il peut se loger comme incompréhension derrières quelques mots selon qu’il tombent dans la fenêtre ovale ou ronde, d’un homme ou d’une femme. Bon, il y a quand même quelques temps que je connais la différence entre les ressortissants des sexes opposés, cela ne veux pas dire que j’en connaisse pour autant tous les usages. Je veux bien croire que les femmes soient plus sensibles aux marées ou influençable à la lune, j’ai même pris mon partit des flux et reflux menstruels. Mais, diable, quelle physiologie, les humeurs arrivent à la moindre petite pique.

jeudi, août 09, 2007

Un navet, un !


Ombrelle rouge
Originally uploaded by gabrielbonnat.


J’ai lu il y a peut « L’enfant des sept mers » de Paul-Loup Sulitzer. Un roman d’aventure construit un peu comme la biographie d’un jeune métisse, Kai O’Hara en quête de ses origines et de son illustre grand-père, un navigateur indépendant dans les mers du Sud dont il héritera la fabuleuse goélette à l’issu d’une quête épique. L’ouvrage va peu à peu se transformer en récit de voyage sans toutefois réussir à nous faire partager le climat et l’ambiance des lieux visités. Petit à petit le voyage va se transformer en succession de situations cocasses dont le héros sortira par des pantomimes ou en faisant le coup de poing. L’on en ressort au même point qu’en prenant une planisphère et un bon gros dictionnaire. Le dépaysement n’y est pas et l’on a de la peine à s’attacher à un personnage aussi irréel. Pourtant, Paul-Loup Sultizer connaît bien le moyen orient puisqu’à seize ans il s‘était engagé dans une entreprise de transport là-bas. On est bien loin des évocations subtiles de « La route de Pékin ». Enfin, un navet sur plus de 35 ouvrages, c’est excusable.
A propos de navets et d’exotisme, ce week-end, pour mon anniversaire et le trentième de l’association, nous allons préparer trois cents couverts pour un repas « chinois ». En fait, comme Paul-Loup, nous allons préparer les sept plats d’un buffet froid où l’inde, la chine, le japon et la Thaïlande voisinent. Je me lance comme un défi de faire apprécier à toutes ces personnes âgées ancrées dans la cuisine traditionnelle quelques produits exotiques. Même si la cuisine française reste la meilleur, il y a par le monde quelques recettes qui valent le détour et ignorées de la mondialisation. Mais c’est réellement un défi lorsque l’on sait que le principal fournisseur en produit exotiques de la région est en vacances comme tout le monde. En attendant, nous avons passé un bon après-midi avec ACC et Amandine à dégotter quelques lots dans les boutiques d’import pour constituer une tombola sur le thème et quelques déguisements.
Cà devrait bien se passer si le temps se décide enfin d’être de la partie.

mercredi, août 08, 2007

Marque Page de Julia


Marque Page de Julia
Originally uploaded by kelpatate.


Lorsque j’achète des livres en occasion lors des réderies comme suite à une visite chez un bouquiniste, il arrive que se glisse entre les pages d’un ouvrage un petit mot oublié là par erreur, une fleur séché, un dessin d’enfant, un petit ruban, un trac publicitaire ou syndical. Je met de côté les cartes postales ou images de premier communiant, des petits mots qui ont servi un jour de marque page. Non par curiosité malsaine, mais parce qu’ils sont des instantanés de notre monde d’aujourd’hui. Je pourrais retourner à leur destinataire ceux dont il me reste l’adresse mais je préfère qu’ils restent pour leur propriétaire, perdus, souvenirs oubliés.
Pour vous j’en dévoiles quelques uns, certains prolixe d’autres court :
- « Passons d’agréables vacances, bien méritées pour nous 4. Ici tout est paradisiaque. Les lagons sont d’une eau bleue turquoise même si hélas il pleut souvent. Gros bisous Anne ».
- « De belles îles, la mer est superbe Bisous Martine et Frederic ».
- « De la lecture pour les longues journées d’ennuis sans ton équipe de choc. Je pense à toi Tatiana »
- « Voici un bel objet pour pouvoir t’évader. Bisou Félicie »
- « Adieu tristesse et ennui, bonjours les journées à dévorer ces passionnantes pages. Bon rétablissement Bises Sarah »
- « Tu as intêret à le finir avant le 16 mars. Francis »
- « Un peu de suspens pour oublier Bisous Marie »
- « Si ce livre est mauvais j’en suis responsable »
- « Un oignon 2 poireaux et 3 carottes 16 h »
- « Faites attention à la malle sur la voiture »
- « pour mon papa un beau live »

mardi, août 07, 2007

Génésis



J’ai entrepris de lire un autre gros pavé de la literrature policière « Génésis » où, comme dirait Bernard Joyet au sujet de la Bible « l’auteur était plusieurs ». Il s’agit comme bon nombre de créations originales d’une histoire de couple entre Jim et Carolyn Hougan qui pour leurs œuvres conjointes prennent le pseudonyme de John Case. Jim ou Jimmy Hougan est un journaliste américain de plume qui parfois se laisse tenter par l’image. On lui doit quelques documentaires engagés sur le pacifisme. Sa femme Carolyn, née Johnson en Louisiane, diplômée d'honneurs de l'université du Wisconsin où elle a rencontré celui qu’elle devait épouser en 1966 est l’auteur que quatre romans en son nom propre. John Case habite à Afton en Virginie où il a créé sept romans qui deviennent doucement des classiques.
J’avais trouvé leur rejeton sur la raiderie de printemps, un bon gros thriller de 470 pages chez Albin Michel. J’ai du mal à en parler tant il ne faut pas dévoiler le contenu de l’intrigue pour ne pas gâcher le plaisir car c’est un régal d'en découvrir peu à peu la trame, de nouer les fils d’un drame qui peut paraitre un peu décousus de prime abord. Même si on en devine la cause, que l’on connaît le coupable et ses motivations vers le milieu du livre, on ne peut que continuer à lire en chuchotant des conseils à l’oreille du pauvre héros, Joe Lassiter. Il dirigeait avec succès une agence de renseignement privée aux Etats-Unis lorsque sa sœur et son neveu périrent dans un incendie criminel. Le coupable est arrêté, mais se refuse a justifier son geste pourtant executé avec une rare méticulosité de plus ce n’est pas son premier meurtre…
Promis, je ne vous en dis pas plus.

vendredi, août 03, 2007

Sombre Héro


R.I.P. 4
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Dès que j’ai un peu de temps libre, surtout en vacances, je me plonge littéralement dans un bouquin. De deux choses l’une, si il me plait, j’en explore les fondement et ne le lâche qu’une fois terminé, dans le cas contraire, je le largue. C’est à dire que je trouve n’importe quel prétexte pour passer tout de suite à un autre sans l’avoir fini. J’y ai lu le dernier livre de Jean-Christophe Grangé : « Le serment des Limbes ».
Même si son nom ne vous rappelle pas grand chose, vous avez du entendre parler de son œuvre.
Laquelle ? me direz-vous, et je serais bien en peine de savoir dans quel domaine vous avez pu croiser ce touche-à-tout de génie. En effet, cet homme c’est lancé dans de multiples projets tous couronnés de succès. Tout d’abord, il a planché sur Gustave Flaubert lors d’une maitrise de lettres à la Sorbonne avant de se lancer dans une carrière de publiciste puis dans le journalisme. Devenu grand reporter international pour de nombreux magazines de renom comme le National Géographic ou des quotidiens comme le Times, il se met à son compte en créant la société L&G. C’est à se moment là que ses talents sont révélés au monde, il reçoit le Prix Reuter en 1991 et le Prix Word Press l’année suivante. En 1994, paraît son premier roman « Le vol des cigognes » remarqué par la critique qui vante son imagination et son inspiration. Si cet ouvrage est passé inaperçu du grand public, il n’en va pas de même du second paru en 1998 « les rivières pourpres ». Ce succès de librairie fera l’objet d’une adaptation cinématographique remarquable et remarqué qui propulsera avec bonheur son troisième roman, « le concile de Pierre » en 2000 en tête des ventes. Ayant écris lui même le sénario original des « rivières pourpres » opus un et deux, il continue parallèlement sa carrière de scénariste avec l’adaptation de « Vidocq » en 2001. En 2003, « l’empire des loups » connaitra le même succès tant dans son adaptation qu’en librairie. En 2004, sort « la ligne noire », premier tome d’une future trilogie sur la connaissance du mal sous toutes ses formes. Alors qu'il déclare ne plus vouloir faire de scénarios originaux pour le cinéma, il se lance dans l'écriture d'une histoire originale pour une bande dessinée La Malédiction de Zener (de Philippe Adamov). Enfin, en 2007, paraît ce deuxième tome de la trilogie intitulé « Le serment des limbes » que j’ai donc entamé le lundi 23 juillet 2007 vers 10 heures.
Le mercredi 25 juillet j’avais fini ces 650 pages éditées chez Albin Michel. Vous vous en doutez, j’avais des crampes dans les doigts à tenir ainsi sans arrêts cet énorme pavé bleu. Tant que l’on en est à la description physique de l’ouvrage, autant signaler qu’il s’agit de pages brochées(elles ne se séparent pas du reste du bouquin lorsque vous le tenez trop ouvert, à une seule main.).
Je vous avouerai que la description du contenu qui figure habituellement au dos est plutôt sibylline et ne fourni pas une indication très précise sur la nature de l’ouvrage. Cela n’a pas empêché Matthieu de s’en porter acquéreur mais il faut dire qu’elle est suffisamment mystérieuse pour piquer notre curiosité : « Quand on traque le diable en personne, jusqu'où faut-il aller ? ». Il n’est pas fait référence aux nombreux déplacements du héros à travers l’Europe mais plutôt à la descente aux enfers que constitue la visite des méandres psychologiques des coupables comme des innocents. D’ailleurs, nous avons bien du mal à situer dans quel camp ce trouvent les personnages. Sont-ils bons, très bons ou méchants, trop méchants ? Il va vous falloir attendre les dernières pages pour le découvrir car au niveau de la narration, l’auteur est totalement absent, seul, le héro, Matthieu, doit se débrouiller pour reconstituer l’écheveau de la vie des autres personnages ; en commençant par son plus proche ami, Luc, un autre flic comme lui mais spécialisé dans la lutte contre le trafic de drogue dont la tentative de suicide se solde par un coma prolongé. L’ouvrage débute donc par cette interrogation : Quelle cause peut avoir poussé un détenteur d’une foi chrétienne aussi entière au suicide ? Trouver la solution a cette énigme va nous faire croiser une foule de personnages atypiques qui s’interrogent sur le sens du mal et son origine, sens religieux comme scientifique. Tous les ingrédients d’un bon thriller sont là : Une lecture aisée, une intrigue bien documentée et ficelée, des personnages touchants dans leurs faiblesses comme dans leurs certitudes, quelques morts et bien sûr une belle poursuite en voiture dans les montagnes enneigées.
Comme je vous le conseille, je ne vous en dirai pas plus de peur de briser cette athmosphère de suspicion noire qui s’en échappe.
Voici donc un bouquin fort rentable puisque je le passe à Isa qui constituera à n’en pas douter un prochain film à succè. Veillez toutefois à ne pas le lire dans le noir.

lundi, avril 30, 2007

Comment construire une bombe atomique ?

Oh ! bien sûr pas une grosse, pas Hiroshima ou Nagasaki, mais pas pour autant une bombinette. Une respectable bombe atomique socioculturelle.
« Le risque de voir le gouvernement (ou des organismes privés) envahir notre vie privée augmente en raison du progrès rapide du traitement centralisé de l’information… C’est un problème sérieux, on a même employé à ce sujet le terme d’Apocalypse… Un président des États-Unis pourrait ainsi disposer, s’il le voulait de systèmes de surveillance en plaçant de nombreuses caméras de télévision dans les foyers d’agitation à l’intérieur du pays…(p.147). Voix et visages seront identifiables instantanément au moyen d’ordinateurs travaillant sur fiches à l’échelle nationale…(p.435). Les ordinateurs de l’avenir pourront réagir devant des voix. Dotés d’une certaine capacité de logique déductive, ces Sherlock Holmes (à transistors) seraient capables d’émettre des hypothèses, de mener des enquêtes d’une manière plus ou moins autonome et d’améliorer leurs techniques en accumulant des informations sur les modèles de conduite criminelle…(p.148). Les moyens de surveiller d’une manière continue toute la population d’un pays et de connaître par des sondages automatiques les propos inquiétants qu’elle tiendrait pourront être mis en place vers l’an…2000… »
Pourquoi ces quelques propos issus de « l’an 2000 » d’Herman Kahn et Anthony j. Wiener en collaboration avec les membres du Hudson Institute de New York ? Que viennent t’ils faire dans la construction de ma machine infernale ?
C’est évident. Il nous faut savoir si la crainte et les peurs du siècle passé sont encore d’actualité en cette période où quelques secondes après la fin d'un scrutin démocratique, les ordinateurs des principales entreprises de sondage nous fourniront clef en main le nom de notre représentant. Comment faire pour savoir si « l’œil de Moscou » ne se cache pas tel un vers digestif au sein de notre propre communauté, analysant et scrutant nos innocents babils à la recherche de traces de sédition ?
Docteur François a la solution au problème !
Il ne s’agit pas là d’un laxatif miracle mais d’une petite révolution dans le domaine politico-économique. Une petite astuce mettant en évidence le ver au sein de la grosse pomme. J’ai eu cette idée en lisant le bon livre de Georges Soria, "la grande quincaillerie". Un livre sur la violence et la fabrication de modèles mathématiques permettant d’identifier les conduites subversives, antisociales et criminelles, de trouver ceux dont le mode de pensée, le profil, s’écarte de la « Nouvelle Pensée Logique ». Vous aurez bien évidemment fait le lien ou la parallèle avec la logique permissive de la prédestination génétique que le nain dictateur se propose de mettre en place. C’est en tant que contestataire pourfendeur de la pensée unique que je vous propose d’ingérer et de faire votre cette solution.
En quoi consiste t’elle ?
Vous avez du remarquer que certains termes ayant trait aux organes génitaux provoquent de la part des machineries parasites qui nous abritent des réactions des plus étranges, que nous avons par moments des visites les plus inattendues en réactions à certaines conjonctions de vocabulaire ordurier. Je vous propose donc de générer une certaine anarchie dans les processus inquisiteurs en usant et abusant de digressions locutives aggravées d’abscondes arguties. En clair, de noyer le pisteur dans des messages pleins d’un usage immodéré de mots tels : révolution, anarchie, bombe, explosion, attentat, président, cocu, élection, détonateur, etc.…
La proximité et le poids de leur présence devant normalement faire réagir le gardien de cette institution dont le courroux s’exprimera par une trace tangible et mesurable sur nos propres pisteurs et détecteurs.
Alors, qu’en pensez-vous ?

mercredi, avril 11, 2007

~ so many possibilities ~ Tant de possibles ~

Voici déjà quelques temps que je ne vous parlais plus de bouquins, cela se comprends lorsque l’on sait que je viens de m’enfiler coup sur coup les trois milles pages de la trilogie de l’empire de Raymond Feist et Janny Wurts son épouse. Comme tout un chacun j’ai commencé par le premier tome : La fille de l’empire qui s’est révélé un passionnant roman de fantaisie mêlé d’intrigues politiques, où le jeu du pouvoir n’a qu’un seul but : Rester vivant. J’y ai éprouvé les même sensations qu’en lisant « L’empereur-Dieu de Dune », un magistral cours de politique fiction mais cette fois-ci, beaucoup plus « enlevé », le rythme y est rapide et la lecture aisée. Au bout du premier tome, je me suis retrouvé incapable de me plonger dans un autre ouvrage (bien que j’ai eu la bonne surprise de dégoter une suite intéressante dont je vous parlerai dès que je l’aurais finie.). J’ai donc enchainé directement sur la suite : « Pair de l’empire » où l’ont croise Pug le magicien des « Chroniques de Krondor » dans un petit rôle de la même façon qu’il avait servi de fil rouge aux « Nouvelles Chroniques de Krondor ». Et comme je n’étais pas rassasié de la tremblante et fausse faiblesse de Mara des Acoma j’ai continué sur ma lancé avec « Maitresse de l’Empire » qui vient juste de sortir.
Bref, un petit (enfin pas si petit) régal de l’héroique fantasy qui dépasse encore en qualité le cycle de Krondor d’où la magie et les principaux clichés du genre sont absent au profit d’une étude psychologique des personnages assez fouillée et plausible. Je vous le recommande.


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