jeudi, décembre 09, 2010

Play a Gaine


Si la tendance est à la transposition des univers issus des jeux vidéos ou des bandes dessinées à l'écran, autant l'avouer, aucun film à l'heure actuelle ne peut rivaliser avec ce qu'ils ont imaginé comme vie au pauvre “Scott Pillgrim ». Ce n'est d'ailleurs pas le seul intérêt de ce dérangeant film. A ce niveau on est en droit de se demander si il s’agit bien d’un film. Ce doit être une question d’âge.

Claudine n’y a vu qu’une nouvelle pantalonnade du canadien Michael Cera (Be Bad, SuperGrave). Personnellement, j’y ai vu une sorte de melting-pot de la culture geek, un documentaire sur les figures imposées à la jeunesse d’aujourd’hui. J’imagine aisément que le fiston n’y trouverait que le reflet caricatural de son mode de vie.

Scott Pilgrim était une bande dessinée culte canadienne créée par Bryan Lee O'Malley. C’est un mélange en deux dimensions d'humour, de romance platonique et de combats, le tout accompagné de références à la musique et surtout aux jeux vidéos. C’est Edgar Wright qui en signe une fidèle adaptation cinématographique mais c’est la supervision musicale de Kathy Nelson qui lui apporte un rythme et une vigueur sans pareille. On lui devait déjà la supervision de Moi, moche et méchant, Wolfman ou encore L’assistant du vampire. Quand aux nombreuses bulles, encarts, onomatopées, score et autre digressions propres aux jeux vidéos ou à la bande dessinée ont les retrouvent à l’identique grâce à Jason Board et ses effets spéciaux.

Le synopsis est d’une simplicité à toutes épreuves :
Scott Pilgrim est un jeune joueur de basse dans un groupe de rock. Il sort tout juste d’une rupture difficile avec l’ancienne chanteuse du groupe et tente de se consoler avec une jeune lycéenne enamourée (Ellen Wong). Malheureusement pour lui, il fait la connaissance de la belle et rebelle « Ramona ». Or celle-ci a eu sept aventures avant lui et pour gagner son cœur, il lui faut affronter ses sept ex-soupirants comme autant de niveaux dans un jeu vidéo. Réussira-t’il ?

L’histoire, la musique et les effets spéciaux ne seront pas les seuls responsables du succès de ce film auprès des jeunes. La distribution des rôles est parfaitement adaptée. Michael Cera continue de cultiver ce personnage un peu lunaire de timide adolescent qui se prête merveilleusement à l’incarnation de Scott Pilgrim qui trouve sa force dans son cœur plus que dans son physique. Mary Elizabeth Winstead est une "Ramona Victoria Flowers" très crédible. Jason Schwartzman, un méchant Gideon Graves typique et Kieran Culkin un compagnon de chambré homosexuel(Wallace Wells) totalement irritant.

Conclusion : C’est un film qui s’adresse en premier degré aux adolescents et en second à leurs parents du moins ceux qui cherchent à les comprendre.

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