dimanche, juin 22, 2008

Un air de musique / an air of music

Pour de la fête de la musique, il me semble naturel d’aborder le sujet de mes goûts musicaux. Même si au sein de mon club de football, j’ai la réputation auprès des jeunes que je charrie de n’écouter que des grosses bonnes femmes que l’on égorge. On voit donc bien qu’aucun d’eux n’a jamais vu le tour de taille d’une Maddy Mespley, Cecilia Bartoli, Régine Crespin, Nathalie Dessay, Barbara Hendricks, Gwyneth Jones ou de Julia Migenes même si la contralto Marie-Nicole Lemieux est un mauvais exemple, la mode des Montserrat Caballé est un peu passée. Ce qu’ils ne savent pas c’est que je fais un peu exprès de ne leur servir que des airs d’opéra afin qu’ils connaissent autre chose que le slam dont on les berce en banlieues.
Ils fouilleraient dans ma boite à gants, ils trouveraient surement quelques CD de rap, Iam ou Mcsolar, je suis dans l’ensemble assez hétéroclite dans mes choix. J’aime le jazz ou la java quand ils sont bien fait et me touchent. Si en plus ils servent de beaux textes, je suis aux anges.
Il faut bien l’avouer, j’ai une petite préférence pour les voix féminines même si je trouve les textes de ces messieurs plus puissants. C’est peut-être la raison pour laquelle entre deux interprétations, celle de Juliette Nourédine ou Bernard Joyet par exemple, je préfère celle de Juliette même si Bernard en est l’auteur.
En ce moment, j’ai chargé sur mon Mp3, Jacques Brel et Françoise Hardy.

samedi, juin 21, 2008

Comme un pétard

C’est la fête dans la ville à Amiens et si d’ici, cela ne se voit pas, cela s’entend. Des gamins, si ce ne sont des adultes tirent les premiers pétards et je me souviens du temps où avec mon frère nous tentions d’amadouer la propriétaire du magasin de farces et attrapes du boulevard de Sébastopol afin d’obtenir les plus gros et les plus puissants des tigres rouges.
Dieu sait que nous en avons fait des bêtises, des gamineries à coup de pétards ou de fusées. J’étais de ce gang qui dézinguait à tour de bras les boites aux lettres de Couhé-Vérac ou de cet autre gang qui mit le feu à un champs de blé dans le Santerre en tirant un feu d’artifice commémoratif pour le 15 Août.
C’est d’ailleurs lors de l’un de ces attentats que je reçu la pire des raclées de ma vie. Je m’étais fait prendre en flagrant délit dans le silo à sciure de la scierie de mon oncle. Ma cousine et moi y jouions à faire de grosses explosions de fumée/sciure comme s’il s’agissait là de puissants explosifs.
Ce que nous aimions par dessus tout c’était de lancer des « grenades ». Nous les confectionnions à partir d’une grosse boule de terre dans laquelle nous enfichions un pétard ne laissant dépasser que la mèche. Une fois celle-ci allumée, nous testions notre courage en ne la laçant qu’au tout dernier moment ou en la déposant dans une flaque d’eau avant qu’elle n’explose et ne nous éclabousse. J’y fut d’ailleurs blessé une fois et ne du le salut de mon œil qu’à la résistance de mes lunettes.
C’est pour éviter ce genre de désagréments à mon fiston tout en lui faisant connaître ces plaisirs qu’à la condition expresse de n’en faire usage qu’en ma présence, j’en ai acheté pour lui. Un peu pour moi aussi…C’est ainsi que sous la surveillance d’un expert, il appris les joies des pétards siffleurs, des hautes fusées et des détonants. Nous avons ainsi écumé le parc de la Hotoie en automne, faisant voler en éclat des tas de feuilles mortes et peut-être quelques poubelles publiques loin des habitations et des oreilles fragiles.
Pourquoi lui refuser les plaisirs d’une activité que j’avais pratiquée sous prétexte des dangers qu’elle recèle. Si nous n’avions partagé ces instants, qui me dit qu’il n’aurait secrètement fait claquer de plus dangereux ou commis ces bêtises que j’assume aujourd’hui.
Que se soit à l’occasion d’un mariage, d’un match de football ou de tout autres célébration, il peut être amené à côtoyer ces petits explosifs somme toute assez dangereux et il saura comment y réagir.

vendredi, juin 20, 2008

Coeur de nymphea

Cela fait longtemps que j’aime la photographie même si j’ai fait un break durant des décennies. J’y étais venu durant mes années d’internat pendant ma cinquième et ma quatrième soit il y a plus de trente trois ans. Un de nos surveillant avait entrepris de constituer dans les sous-sol de l’école un petit laboratoire où nous pouvions développer nous même nos clichés. Les ateliers photos qu’il y animait étaient un bon moyen d’échapper au train train quotidien. Comme en plus, les séances de prise de vues nous permettaient de sortir des hauts murs de l’établissement pour aller sur les bords de Marne, ou aux floralies et même une fois à un rallye automobile, nous étions nombreux à souhaiter y participer. Il y avait toutefois une condition indispensable en sus de l’autorisation parentale, nous devions posséder notre propre appareil. Ors en 1975, il était bien rare que l’on confie à un gamin de quinze ans autre chose qu’un instamatique. Mais, mon père m’avait remis pour l’occasion son vieux canon. Un gros engin mécanique, digne d’un musée de l’époque mais qui faisait de magnifiques photos à qui savait régler manuellement la focale. Je me souvient qu’il était enserré dans une magnifique sacoche de cuir qui compensait son poids par sa faculté à recueillir un énorme flash et ses cinq ampoules. J’évitais de m’en servir car non seulement il fallait en déployer la large corole mais, en plus, à l’époque ces cinq ampoules coutaient le prix d’une pellicule. Mieux valait alors être sur de sa composition, surtout que les retouches étaient manuelles.
C’était les débuts de la couleur mais nous ne pouvions développer dans cet atelier qu’en monochrome, noir et blanc ou éventuellement en sépia.
Maintenant que l’argentique a cédé sa place au numérique, la problématique est toute autre. Si à l’époque la prise de vue était prééminente, avec les moyens de post production actuels, c’est dans le traitement et les retouche que ce font les plus beaux clichés.
Même si je n’atteindrait jamais la perfection de ce que l’on peut voir sur le net, j’ai conscience de ma propre progression ce qui renforce mon plaisir.

jeudi, juin 19, 2008

Sports school


Sports school
Originally uploaded by nataliebehring.com.

On ne peut vraiment pas me considérer comme étant un sportif. Sans pour autant être un mou, je suis plutôt rondouillard. Sybarite dans l’âme, je pêche trop souvent par la bonne chaire.

Ce n’a pas toujours été le cas, il fut un temps où j’étais fluet et nerveux. Mais, quelque est été l’époque, j’ai toujours abhorré ces instants de grande solitude où au sortir des vestiaires j’exposais à tout un chacun cette peau blafarde qui recouvrait, tantôt les os, tantôt la graisse. Il n’est d’instant dans ma jeunesse où mon corps trouvât grâce à mes yeux. De la à le mouvoir dans une activité à petite tenue…Il en étais hors de question.

J’étais aidé en cela par quelques défauts de ma constitution. Tout d’abord, mes lunettes, qui arrêtaient fort à propos tous les jeux de ballon et enfin, une série d’allergies qui par une symptomatique varice nasale, au moindre échauffement comme dans les bassins, répandait abondamment mon sang sur les maillots comme dans l’eau.

N’allez pas croire pour autant que je n’ai pas pratiqué. Lorsque l’on a honte de sa faible stature, on tente de la modifier. J’ai donc tâté successivement, de la natation, du hand-ball et de la musculation.

Mais si l’on peut modifier son corps, l’on ne change pas sa nature. Aucune de ces trois disciplines ne vaut à mes yeux une heure de lecture. Aussi, je suis resté fidèle à la seule qui me la permette puisqu’il paraît qu’une heure de pratique journalière prémunisse des maladies cardio-vasculaires. Je marche donc quotidiennement d’une à deux heures, livre en mains à moins qu’il ne s’agisse de ce présent calepin ou d’un appareil photographique.

Maintenant, j’ai donc, je le crois, les plus beaux mollets qui soient.

mercredi, juin 18, 2008

Fubooo

Fuboo

Aujourd’hui, j’ai été rendre visite à un copain qui fait un drôle de métier. Il organise un jeu concours sympathique dans son salon. Pour cela, il invite tous ses copains, un par un et regarde avec eux des publicités.


Ensuite, c’est un jeu de mémoire et de rapidité. Il vous pose des questions, trois, sur trois éléments des trois publicités que vous avez visionnées. Il s’agit d’être le plus rapide possible pour gagner les 1000 euros qu’il met en jeu chaque mois. Il faut dire qu’il a les moyens vu le boulot qu’il fait.


Attention, ce n’est pas aussi facile que l’on pourrait le penser. On a tendance à se laisser distraire par le message publicitaire et à ne pas bien se concentrer sur les détails. D’autant qu’il a le chic, le filou, pour trouver des publicités pas piquées des hannetons, rien que d’y penser, je me marre encore (il y a une pub « Umbro » qui a su me faire oublier notre défaite à l’euro, c’est vous dire).


J’y ai fait un peu plus de onze mille points alors que le premier pour l’instant voisine les douze mille. Certes, je n’ai pas gagné mais en attendant, j’ai passé un bon moment car il sait choisir des publicités rigolotes et anime bien son jeu. En plus de cela, il a une chouette baraque et un home cinéma de première qualité. Vous le connaissez peut-être, il s’appelle John Fubooo, c’est un personnage plutôt sympathique, enjoué et plein d’humour, il fait des advergame. Je vous donne son adresse, allez le voir de ma part : www.fubooo.com




Article sponsorisé

Les osselets


Je n’ai plus un seul de ces jouets et jeux de mon enfance. Perdus entre deux déménagement, entre deux copines ou entre deux âges. De voir les jeunes jouer au parc, ignorant de la nature environnante pour battre le carton dans l’herbe, il m’est tout d’abord venu l’idée qu’ils feraient mieux de courir et de suer que de jouer ainsi aux cartes couchés dans la verdure. Les associations d’idées étant ce qu’elles sont, il ne faut pas chercher les raisons qui m’ont poussées à me demander où avaient bien pu passer ce trésor qui faisait jadis ma fierté : mon jeu d’osselets.

Ce n’était pas de ces morceaux de plastiques qui me servirent à enseigner les rudiments du jeu à mon fiston, ni même ces pièces de métal dorées ou argentées qui firent fureur dans les années soixante dix, mais d’authentiques métacarpes de pieds de cochon nettoyées et polies. Je ne me rappelle plus à quelles occasions j’avais pu sortir du laboratoire de la charcuterie parentale ces ossements, si mon père me les avait offert, ni par quelle astuce ou procédé l’un des cinq s’était vu teint au bleu de méthylène mais je me souviens que des années durant, j’effrayais mes compagnons de chambre en extrayant ces reliques des poches de mes culottes courtes de garçonnet. Seul ou en groupe, je pratiquais ce jeu millénaire d’adresse qui développe vitesse, précision et coordination.

Les règles en sont si simples qu’il perdure encore. On pose quatre osselets sur une surface plane. On mise ou pas, c’est selon, et l’on pratique en accroissant la difficulté à chaque tour. On lance le cinquième et l’on ramasse l’un des quatre autres avant de le rattraper. Ce quatre fois de suite puis l’on en ramasse deux, deux fois de suite puis trois et un, et enfin les quatre d’un seul coup.

Si cela n’est pas suffisant pour départager le vainqueur, on réitère l’opération en lançant le cinquième depuis le dos de la main et non pas depuis la paume. La figure consistant à en ramasser quatre après avoir lancé le cinquième depuis le dos de la main était appelé par chauvinisme une tour Eiffel. Si même celle-ci ne pouvait nous départager, nous augmentions la difficulté en lançant deux osselets à chaque tour, puis trois et enfin quatre pour la tour Eiffel inversée où il nous fallait ramasser le cinquième alors que les quatre autres s’envolaient en ligne depuis le dessus de nos mains.

Cela peut sembler impossible au néophyte, mais avec beaucoup d’entrainement, dans nos cages d’escalier, nous réussissions parfois cet exploit. Surement, n’ai-je plus suffisamment de dextérité, ni de vivacité, que mes mains et mes yeux ont oubliés cette faculté. Mais j’ai encore cette nostalgie du temps où on les apprenait sans triturer les pads, devant un écran.

mardi, juin 17, 2008

Perles

Une amie me disait, il n’y a pas si longtemps que ce qu’elle aimait en parcourant ce blog, c’était d’y découvrir des pans de ma personnalité qu’elle ignorait. Non, j’imagine pour juger ou par curiosité mais parce que dans nos écrits nous nous dévoilons plus que dans nos conversations. Ces blogs nous permettent donc de côtoyer la part bien souvent cachée des individus que nous lisons.
Malheureusement, la mort nous atteindra tous un jour, mais il restera à jamais, prisonniers de la toile, quelques facettes éparses de nos âmes. Si certaines perdront de leur éclat, d’autres, régulièrement polies par le ressac des souvenirs qu’elles nous ont laissées, brilleront comme les phares qu’elles ont étés et éclaireront pour toujours notre route aussi profond dans l’océan de mots que les crabes les aient entrainées.
Nous ne sommes pas vraiment amis, un mot par ici, un autre par là, histoire de fleurir nos commentaires mais tout comptes fait, nous nous connaissons plus que des voisins. Car ce que nous échangeons à l’occasion de nos posts, ce n’est pas des banalités, mais des profondeurs, des gouffres où l’on isole nos peurs et nos joies.
Parmi eux, il en est une qui, comme l’huitre, enveloppait ses douleurs d’une nacre aux teintes les plus douces. Elle disposait ses perles, dans sa vitrine avec amour, mais surtout, sur la chaine de ses connaissances, l’embellissant de ses propos.
On m’a toujours dit que ces perles perdent de leur éclat lorsqu’elles quittent la peau, la vie, lorsque la main de l’homme, ou plutôt de la femme, cesse de les caresser.
Allez donc caresser du regard quelques pages anciennes de Marie L..

lundi, juin 16, 2008

Un trou est un trou.


Panoramique dentaire.
Originally uploaded by Delgoff..

Aujourd’hui, bien m’en a pris, j’ai décidé de raconter le mystère de ma molaire qui a voyez-vous, au fond un petit trou et c’est étrange, chaque fois que je mange, sucré ou salé, ce que je goutte fait fausse route. Mais le creux de ce corps caverneux jamais ne se bouche. C’est louche. Vous me proposez d’y poser, solution à ma carnation, un pansement carrément.
Est-ce nécessaire, pour ce faire, de gratter ou ramener votre fraise, ne vous déplaise. Ce béant déjà trop grand absorbe tout. Mou ou dur, je vous assure. Craignez, vous pourriez perdre un doigt à l’endroit. Un manchot fait pas trop dentiste ou prothésiste. Mais gageons qu’un maçon peut officier même démembré, appliquer son ciment largement.
Nul besoin du bruit de ce fruit pour résoudre, d’une poudre, mon dilemme. Quand bien même, au besoin, par vos soins devrais-je engloutir sans fléchir un sac plein. C’est pas rien.
Par chance sur l’ordonnance pourriez-vous pour que les sous du prix de ce produit me soit remboursé, les noter.
Que soit ce gouffre dont je souffre fatal à la sécurité sociale.
Après tout, trou pour trou.

dimanche, juin 15, 2008

Lyrisme


tribute to Esbjörn Svensson
Originally uploaded by Kmye.
Si d’user le vocabulaire jusqu’à la corde
Et d’un tourillon faire une longue cordée
Me garantisse que tous ces mots s’accordent
A tout tortueux tourbillon de mes pensées.
Que dans leur abscons sens les uns s’indignent
De ma beaucoup trop lacunaire orthographe
Ou qu’ici bas je les couche et les aligne
Pardonnez moi et sautez ces paragraphes.
Ils n’ont ni queue ni sens et à rien ne rime,
Bavent, encre et salissent de blanc papier.
S’échapper de la plume, c’est leur crime.
On devrait les enterrer à deux fois six pieds.
Je crois qu’il vaut mieux parler pour rien dire
Que de porter à tous de rire de soi
Lorsque l’on veut absolument décrire
Par vers et prose le moindre de ses émoi
Il faut pour un alexandrin être doué
Avoir dans ses chagrins beaucoup d’envolées
Mes douzaines à disparaître son voué
Car voyez, à tout lire vous êtes volé.

samedi, juin 14, 2008

Sagan - Bonjour tristesse

J’avais prévu de parler de tout autre chose pour ne pas évoquer une troisième fois en suivant l’un des films de l’actualité. Mais, alors que d’autres s’endorment dans ce jour nouveau, je quitte bouleversé la dernière séance.

J’avais comme beaucoup d’autre entendu parler de ce film, les critiques criant au chef d’œuvre et encensant littéralement la petite Sylvie Testu. Si les plus excessifs qualificatifs furent prononcés à son sujet, aucun ne m’étonnait tant j’ai et j’aurai toujours à l’esprit ses lèvres pincées de carmin et ses grands yeux pleins de stupeur et tremblements. Il est des rôles qui marquent, façonnent et fascinent, des rôles qui déteignent l’âme au point d’absorber la notoriété à l’acteur dévolue. Dorénavant, elle sera aussi Sagan. Une moue, des doigts passés dans les cheveux, les yeux mi-clos pour échapper au monde comme à la fumée d’une cigarette négligemment tenue. Même la voix qui se raconte devient sienne. Alors, comment qualifier aussi parfaite incarnation ?
Je n’avais donc entendu que du bien de ce film disais-je. Toutefois, je me méfie un peu de ces critiques professionnels qui brossent la redingote de leurs invités pour mieux leur cracher au dos tourné.

J’avais le souvenir de la saveur sucrée et acide du diabolo menthe de Diane Kuris. Ors ce goût ne se prête guerre aux vapeurs de whisky et à la fumée des fausses blondes. Mais il ne fait pas de doute que la réalisatrice a su y verser quelques goutes de son cocktail Molotov. D’ailleurs, notre nez creux de Luc Besson qui via sa société EuropaCorp, a décidé d'en acquérir les droits pour trois mois au cinéma ne s’est pas trompé. Sagan était initialement un téléfilm en deux parties de quatre-vingt-dix minutes ("Un charmant petit monstre" et "Des bleus à l'âme") pour France 2. Elle n'a pas connu Françoise Sagan. Elles avaient pourtant failli travailler ensemble : la cinéaste avait proposé à l'écrivain d'écrire le scénario des Enfants du siècle, sachant qu'elle adorait la correspondance entre George Sand et Alfred de Musset. Cela ne s'est finalement pas fait.

Bien que la distribution soit parfaite et de qualité, je me dois donner un accessit à Chantal Neuwirth qui dans le rôle discret de Mme Lebreton réalise une magnifique et fort émouvante prestation. On l’avait déjà vue il n’y a pas si longtemps dans le cortex de Nicolas Boukhrief où elle jouait la directrice Francine.

vendredi, juin 13, 2008

Rompre la solitude

Internet offre d’étranges raccourcis dans notre vie. Ainsi, le projet d’affiche « Rompre la solitude » sur lequel j’ai travaillé pour l’association « Amiens Jeunes » en décembre et qui avait abouti à la production de quatre clichés différents sur le thème de la solidarité a donné des idées à une petite entreprise suisse de fabrication de jeu de société, la RedCut sarl. Elle vient de me demander l’autorisation d’utiliser le projet « La solidarité » pour orner le dos de certaines des cartes du jeu « HelvetIQ ».

Vous trouverez plus d'informations sur ce jeu à l'adresse suivante :
http://www.helvetiq.ch/ ou http://www.redcut.ch/

et voici ce que vous y découvrirez :

jeudi, juin 12, 2008

Night Shyamalan un drôle de phénomène

Monsieur M. Night Shyamalan est à l’origine de ce que l’on considère comme des purs chefs d’œuvre du septième art moderne. Depuis son 3ème film, Sixième Sens, puis Incassable, Signes, et Le Village, il nous habitue à des production de hautes qualités jouant de nos sentiments et de notre corde sensible comme d’un trombone, pinçant par ci, grinçant par là aux moments où l’on s’y attend le moins. Certes sa Jeune fille de l'eau, fut un four retentissant mais l’on pardonne aisément lorsque l’on aime. Malheureusement, même si ce cinéaste persiste dans la veine fantastique, avec la sortie de Phénomènes, il semble qu’il se soit dirigé dans les mêmes impasses malgré, une fois encore, un casting de luxe.

Notamment Mark Wahlberg qui enchaine film sur film avec le même succès depuis une dizaine d’année : Basketball diaries, Fear, Les Truands, Boogie nights, Big hit, Le Corrupteur, The Yards, le très bon remake de La Planète des singes ou encore Les Rois du désert, En pleine tempête, La Vérité sur Charlie, Braquage à l'italienne, J'adore Huckabees, Quatre frères, Infiltrés et enfin La Nuit nous appartient l’an dernier. Il interprète ici un jeune professeur de science plus concerné par la fragilité de son mariage que par l’issue des événements qui l’entoure. Il y est comme acteur, parfait comme à son habitude.
Zooey Deschanel est bien loin de son précédent film de science-fiction, le déjanté H2G2 : le guide du voyageur galactique sorti en 2005 ou même du film fantastique Elfe dans lequel cette excellente musicienne présentait ses talents de chanteuse. Ses grands yeux à l’iris si bleu sont ici sous employés, on n’a du mal à partager ses frayeurs.
On notera sur la dernière image de la dernière scène, la parisienne présence du français Cyrille Thouvenin(Sueurs, la confusion des genres).

Ce n’est pas non plus en imitant Alfred Hitchcock et en faisant une apparition même sous la forme d’une voix dans chacun de ses films que l’on en acquiert le génie. Car en effet, toute la responsabilité de cet échec ne repose que sur les épaules de ce metteur en scène qui n’a pas su nous faire frémir et partager leur angoisse aussi bien que par le passé.

A la base, le scénario semble prometteur avec, surgi de nulle part, un phénomène qui frappe sans discernement. Il n'y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou autrement ? Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, compte d'abord échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans. Très vite, il devient évident que personne n'est plus en sécurité nulle part. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce phénomène. Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l'avenir même de l'espèce humaine...

La bande annonce était aussi suffisamment inquiétante et l’affiche mystérieuse pour que l’on s’y précipite dès le premier jour. Ce que j’ai fait hélas.

Quelques scènes inutiles et gore en sus et vous avez le film de M. Night Shyamalan, toute l’action aurait pu être résumé dans cette bande annonce.

Après l’avoir vu, je comprends beaucoup mieux les raisons pour lesquels certains critiques de la presse écrite ou parlé n’ont pu le visionner avant sa sortie. Ce n’était pas pour déflorer le sujet mais plutôt pour éviter que le publique ne le boude dès son premier jour de sortie.

Ils sont tous foot


Miou-Miou
Originally uploaded by polkas75.

Le seul moyen d’échapper au Championnat d'Europe des Nations qui déferle sur nos petits écrans, s’est d’aller se planquer dans les salles obscures. Mais, même là, on a du mal à échapper à la football-mania. Entre Emir Kusturica, le réalisateur serbe qui crie son amour du ballon rond dans un documentaire intitulé « Maradona by Kusturica » et Thierry Rolland qui sort sa « Finale en or », un film documentaire sur la Coupe du monde de football en 1998, revue dix ans après et commentée par ses soins avec Jean-Marc Ferreri, il devient impossible d’échapper au ballon rond.

Le réalisateur français Claus Drexel en se lançant dans une comédie policière et grenobloise sur fond de Coupe de France n’est pas le premier à fleurter avec le football. Outre L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty de Wim Wenders, Le ballon d'or ou Goal ! : naissance d'un prodige et sa suite Goal II, se sport se révèle susceptible de générer de bonnes comédies. Il suffit de voir le Didier d'Alain Chabat.

Affaire de famille, sorti trois jours avant le premier match de l’euro soit le mercredi 4 juin 08 dans deux cent soixante salles françaises, accuse toutefois beaucoup moins de spectateurs.

Pourtant, un peu comme dans « Angles d’attaques » de Pete Travis, le film est une succession de point de vue différents en fonction de la place du spectateur-acteur.

Ors le premier des spectateurs, c’est nous. Depuis notre fauteuil, on assiste à la fin de la finale de la Coupe de France dans laquelle les Grenoblois prennent une grosse tôle, c’est la sortie du stade, tout le monde se pousse et se bouscule aux barrages filtrants des stadiers mais aussi de la police nationale. Un petit incendie éclate dans l’une des maison proche.

Après le générique, on obtiens le point de vue de Laure Guignebont. C’est une petite bourgeoise comme sait si bien les interpréter Miou-Miou, qui ne sort de sa boutique de souvenirs plus kitsch les uns que les autres que pour allez chez le coiffeur laquer son impeccable mise en plis. Elle regarde passer le temps de dessous ses horloges à coucou sans que rien ne vienne rider l’Isère. Aussi lorsque lisant dans son lit elle entends du raffut au dehors et qu’elle voit son cabanon de jardin brûler alors qu’elle n’a pas encore sorti ses plantes annuelles, est-elle effondrée. D’autant que comme un malheur n’arrive jamais seul, son petit monde autour d’elle semble pris dans un vent de folie. Tout est incompréhensible et comme elle nous nous demandons pourquoi il y a un mégot sur l’appui de fenêtre de la cour, un chargeur dans la poubelle ….

Heureusement, le point de vue de Jean, son mari, éclaire un peu la situation. Ex-joueur de football à Saint-Etienne, il a, par amour, délaissé sa carrière pour épouser Laure. Mais ce rôle de père tranquille s’il convient bien à André Dussolier, l’ennuie. Seul avantage de sa situation, il est désormais voisin du stade où il se rend régulièrement. Ors, après avoir quitté la décevante finale avant terme pour fumer une cigarette dans son jardin, il aperçoit un inconnu qui planque un sac plein de billet dans la remise de sa femme. S’il se voit déjà monter une école de football au brésil, il sait combien il lui sera difficile de convaincre son épouse et sa rebelle de fille, Marine. André Dussolier retrouve donc ici Miou-Miou auprès de qui il avait déjà joué les amoureux à l’occasion du Montparnasse-Pondichéry d'Yves Robert. Son œil malicieux nous laisse toutefois douter jusqu’au dernier instant de l’attachement des deux époux.

Eric Caravaca qui passe des Ambitieux à la Chambre des morts nous offre l’interprétation d’un inspecteur Vivant menant enquête sur le mystérieux vol de la recette du stade. Comme par hasard, ce soir là, il était impossible de payer par carte bleu et la totalité des billets fut vendue en numéraires. On sait que les cambrioleurs étaient deux et il faut bien l’avouer, l’attitude de ces Guignebont est louche. Comme sont louches les absences et la nervosité de Marine Guignebont.

Marine, la fille de bonne famille, un peu délurée sur ses rollers, a aussi ses secrets. Même si on ne lui dit pas tout, au détour d’un escalier, ou de derrière une porte, elle suit le parcours du sac de billets. Elle est interprétée par Hande Kodja, la Louise du capitaine Achab.

Enfin, le dernier point de vue, celui qui dénouera pour vous la totalité de la trame, qui expliquera tous les mystères et rebondissements de l’affaire vous sera donné par Julien Courbey, qui joue Sammy, la petite frappe qui a planqué le fric dans le cabanon au départ de l’action.


Ce film est magnifiquement construit du début à la fin. Les acteurs à la hauteur de leur rôle dans ce presque huis-clos. Il est joliment ficelé mais on ne saurais dire par qui entre le réalisateur et l’auteur du scénario si ce n’était le même, Claus Drexel, que je découvre et qui promet.

Affaire de famille n’est pas sans me faire penser à « Bienvenue chez les Rozes » de Francis Palluau pour l’atmosphère totalement déjantée que peut produire l’argent sur une bonne grosse famille bourgeoise.

A voir absoluement.

mercredi, juin 11, 2008

Laveuse en famille


laveuse
Originally uploaded by Christine Simard.

Le comité d'entreprise extraordinaire (CEE) qui devait se tenir lundi 9 juin au siège de Whirpool France à Suresnes (Hauts-de-Seine) pour confirmer la suppression de 153 emplois sur 502 à l'usine de sèche-linge d'Amiens (Somme) a été reporté au 7 juillet pour des raisons d'agenda. En octobre 2007, la direction du site avait évoqué devant l'ensemble du personnel la possibilité d'une suppression de 195 postes. Ce chiffre, avait alors indiqué la direction, pourrait être revu à la baisse par le jeu des négociations avec les partenaires sociaux.

Ce report du CEE ne change rien sur le fond, indiquait lundi soir Didier Beaurin, secrétaire CFTC du Comité d'entreprise de l'usine Whirlpool d'Amiens. Vendredi 30 mai, au cours d'un comité d'entreprise à Amiens, les salariés avaient déjà été informés de ce plan de suppression d'emploi qui s'accompagnera d'une augmentation du temps de travail sur ce site où les salariés travaillent 32h75 - en temps annualisé - depuis un accord de réduction du temps de travail de 1996.

Le 2 juin, la CFTC majoritaire ainsi que les syndicats CFDT, FO et CFE-CGC (sans la CGT) ont signé avec la direction de l'usine un accord prévoyant le passage de 32h75 à 35h hebdomadaires au 1er janvier 2009, une augmentation de salaire de 2 %, une prime de 1 200 euros au 1er janvier 2009 et la mise en œuvre d'un plan social sur 2 ans avec 153 suppressions d'emploi (comprenant 65 départs en pré retraite). Le 24 juin, les salariés recevront un courrier de la direction de Whirlpool leur demandant leur adhésion à cet « accord 35 heures ». En cas refus, ils seront licenciés.

Destiné à augmenter la productivité du site, cet « accord 35 heures » doit permettre l'arrivée d'investissements pour le développement d'un sèche-linge haut de gamme de nouvelle génération - le Zéphyr - offrant une capacité de charge de 8 kg. Lundi soir, Didier Beaurin se déclarait « serein » quant à l'arrivée de ce nouveau produit, les investissements préparatoires étant, selon lui, déjà engagés.

Ce nouveau produit est d'autant plus attendu que l'usine tourne en ce moment au ralenti : deux semaines de chômage technique sont annoncées pour l'ensemble du mois de juin, période traditionnellement creuse pour cette usine spécialisée dans les sèche-linge. Cette spécialisation remonte à 2002 lorsque Whirlpool a délocalisé vers l'usine slovaque de Propad son activité de lave-linge à chargement par le dessus. Cette délocalisation s'était traduite à Amiens par la suppression de 260 emplois. L'usine Whirlpool d'Amiens a connu dans la décennie deux plans de sauvegarde de l'emploi sans licenciements secs. En mars 2005, 63 postes avaient déjà été supprimés dans le cadre d'une restructuration qui faisait suite à plusieurs semaines de chômage partiel en 2004.


Mercredi 11 Juin 2008
Claire Garnier - usinenouvelle.com

Acronymes (ce n'est pas une insulte).


JCVD
Originally uploaded by Francis V..

Alors qu’en France, toute l’actualité ne tourne qu’autour de ces quatre lettres PPDA, comme si le messie nous annonçait sa mort en direct live au vingt heures, nous nous sommes tournés vers la Belgique où J.C. ressuscite de bien miraculeuse façon.
Aucun de ceux qui comme moi l’ont entendu prôner la politique sarkosienne de l’ouverture, n’auraient parié un franc, même belge, sur sa prochaine apparition. Mais force est de constater que l’icône hollywoodienne est encore capable à 47 ans d’inspirer une profonde piété. Car le scénariste de son acronyme JCVD a été fort inspiré. Ce qui aurait pu être une hautaine pitié pour une star déchue se transforme en pied de nez digne d’un héros de BD qui n’aurait pas que de la purée de pois cassée entre les deux oreilles.
Car ne vous y trompez pas, si il y a comme d’habitude dans les films de Jean-Claude Van Damme, du sang, de l’action et des morts, il s’agit là essentiellement d’une comédie, et non de l’action, qui allie grasse et légèreté (vous avez vu la blague : action de grasse). Une heure trente six minutes d’autodérision où rien ne lui est épargné, contrôle fiscal, divorce, procès, et pas de tournage mais de laquelle il ressort plus propre qu’un sou neuf égratignant au passage les autres fiers à bras du même acabit.
On en vient à se demander si pour avoir accepté de jouer ce rôle qui est le sien, cette fausse autobiographie qui colle tant à notre réalité, l’acteur, l’homme derrière le jeu, n’est pas moins con qu’il se plait à nous le faire croire.
Toujours est-il que ce film réalisé par Mabrouk el Mechri, sans être un chef d’œuvre du septième art, restera dans nos mémoires et pas uniquement comme un tournant décisif dans la carrière d’un acteur physique.
Il serait bien injuste de conclure ce petit billet sans saluer au passage la performance de François Damiens(sans parti pris aucun) qui dans le rôle de l’inspecteur Bruges donne une fois encore la preuve de sa puissance comique. Sa prestation dans quinze ans et demi, il n’y a pas si longtemps nous le faisait déjà pressentir.
Des comédiens du premier long métrage de Mabrouk el Mechri, Virgil, seul Karim Belkhadra est au casting, dans un rôle que le scénariste-réalisateur a écrit pour lui. Il y joue un fan de chez fan, un de ceux dont les yeux brillent dès qu’ils voient leur idole. Malheureusement, ce preneur d’un si illustre otage ne sait plus comment réagir.
Quand à Zinedine Soualem, il arrive par ses excès à rendre très attachant son personnage de grand méchant, faisant aussi peur que le loup. Il faut dire qu’il n’est pas sans me rappeler l’humour au second degré de « Ni pour, ni contre ».

mardi, juin 10, 2008

Maine coon cat


Maine coon cat
Originally uploaded by fox_kiyo.

Isabelle a enfin obtenu son Maine Coon. C’est un brown. Depuis le temps qu’elle l’attendait, c’est pas trop tôt. Il s’appelle Dackota. Bien que légèrement plus vieux que notre Prunelle, il pèse déjà trois fois plus lourd. A trois mois, il fait ses trois kilos et possède déjà de rudes battoir en guise de pattes. Ses griffes font bien un centimètre de long et son rudement affutées. Ses oreilles sont surmontées d’un petit plumet noir tel un lynx dont il a l’attitude et la décontraction féline. Ses yeux clairs, mordorés vous regardent l’iris resserré tel un tueur en chasse.

Il est bien un peu craintif avec moi, mais semble avoir pris toutes ses marques. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’entend parfaitement avec Cléa qui étant toujours sur les nerfs a tendance à l’y mettre. Mais ils font bons ménage, tant qu’il n’y a pas de mouvements brusques.

lundi, juin 09, 2008

Piquigny le 8 juin 2008 : Bulle-band

Nous sommes allé à la réderie/foire de Piquigny. N'ayant pas envi de grimper jusqu'à l'ancien château qui surplombe la vallée de la Somme, je me suis contenté de vous fournir un cliché du blues band de Piquigny. C'est une tradition du pays Ch'ti que de faire défiler durant les foires, les harmonies, devancées par les lestes majorettes. Malheureusement, il n'y a plus guère de danseuses par contre on rencontre encore assez fréquement de ces orchestres itinérants.

dimanche, juin 08, 2008

La Fête dans la Ville 2008


Je ne serait pas aussi grandiloquent que Jean-Pierre Marcos pour vous annoncer le nouveau rendez-vous pour les arts de la rue, la 31ème édition de la Fête dans la ville d'Amiens qui va se dérouler du 19 au 22 juin 2008. Avec plus de 30 compagnies, cette nouvelle édition propose près d'une centaine de représentations dans différents quartiers de la ville d’Amiens, mais également dans des communes de la métropole.


« La Fête dans la Ville a été créée en 1978. Elle est née de ce mouvement de Mai 68, catalyseur des énergies, plein de générosité et d'envie de liberté. Il y a dans ce mois de Mai comme une transcendance conjuguée des aspirations du Front Populaire et de la libération…Au-delà de l'imagerie historique de 1968 qui met naturellement en avant l'action des étudiants pour un monde nouveau, rejoint par les revendications ouvrières sur le progrès social, cette folle agitation humaine marque le temps des espoirs, des utopies culturelles et artistiques dans une sorte d'incantation pour une rencontre permanente entre l'art et le travail ; un espoir qui traverse les jeunesses du monde entier de Mexico à San Francisco, de Paris à Istanbul, d'Amiens à Aix...L'appel ainsi lancé pour un monde fraternel par tous ces jeunes, incluait également une lutte contre les exclusions culturelles. Une dynamique puissante et collective pour mettre l'art dans la rue, la force des grands concerts en plein air donnés par les Rollings Stone, les Jimmy Hendrix et Bob Marley au milieu des années 60, à Woodstock ou dans l'île de White vont apporter cet élan pour une culture partagée et ouverte à la rue.La Maison de la Culture d'Amiens au printemps 68 est l'objet de cette exigence ; il faut sortir l'art des théâtres. On ne peut se contenter d'avoir accès aux belles œuvres comme le voulait Malraux. Il faut vivre l'art autrement. Il faut que l'art se vive. Philippe Théry programme en juin 1966 " les bonnes " de Jean Genet. Il sera critiqué par les élus de la Ville et les partis de gauche reprochent à la Maison de la Culture de ne pas être suffisamment ouverte à l'éducation populaire et à la pédagogie. * Le Living théâtre sera de ce discours exubérant dans son intervention à Avignon au cours de l'été 1968 et lorsque Julian Beck et sa compagnie viennent à Amiens en 1978, invités par la Maison de la Culture, ils nous posent encore ces mêmes questions : " Comment faire se rencontrer l'art et le public ? Comment ouvrir largement les fenêtres de la création et élargir ainsi le service public de la culture au plus grand nombre ? ". En 1972, un groupe d'étudiants de l'ACLEA ** très inspirés par ces concepts nouveaux de rapprochement entre art et population, du rôle social de la culture, va organiser devant la cathédrale un " Contre Carnaval ". Par cet acte militant, ils vont tracer les bases des nouvelles formes d'expressions carnavalesques et rejeter un " certain théâtre élitiste ". Ils vont revendiquer la gratuité du spectacle dans la rue. Cette audace ira jusqu'à poser la question des artistes dans le centre des villes jusqu'alors réservé aux seuls commerces et à l'animation qui l'accompagne. Toute cette émergence va dessiner l'esprit de la Fête dans la Ville et des premiers gestes du théâtre de rue. Pour la première Fête dans la Ville que j'organise en 1978, Daniel Lemaire, Adjoint à la Culture écrivait : " C'est l'artiste et sa création, c'est l'interprète et sa culture qui fendent la foule et l'interrogent sur ses joies et ses peines ….tous feront cette fête où la foule côtoie l'artiste ". L'énergie inventive et fantaisiste qui était à l'origine de cette Fête, donnait aux artistes ce contact sans barrière avec la population, offrant une appropriation de l'espace urbain par les gens et les artistes, pour un espace libre et gratuit qu'on imagine alors comme piétonnier. Les artistes de rue, par leur engagement à créer des formes artistiques débridées sont un exemple de fidélité à ces idéaux artistiques insufflés par mai 1968 ; des idéaux artistiques et culturels conformes à cette inspiration que Michel Crespin, créateur du festival d'Aurillac, donnera en 1980 dans le Jura en rassemblant autour de lui, poètes et artistes décalés pour définir et rechercher d'autres rapports entre artistes et publics et surtout de faire enfin reconnaître les Arts de la Rue comme un domaine à part entière de la création artistique. Amiens a su garder cette flamme pendant 30 ans et apporter jusqu'à cette année 2008, année de changements pour notre ville, cette partie d'utopie. L'espace urbain transformé devient pour les artistes de rue le support de leur imaginaire, le lieu d'émotions collectives, un espace pour les rêves, ces rêves qu'on ne peut retirer à personne.A Amiens nous aimons cette famille des arts de la rue. »


Avril 2008
Jean-Pierre Marcos

* cf : Amiens et son théâtre - Edition 3 Cailloux
** Association culturelle de loisirs des étudiants d'Amiens

samedi, juin 07, 2008

les casseroles...


les casseroles...
Originally uploaded by tataouane.

De temps à autre, c’est un plaisir de faire quelque chose sans véritable intention, juste pour le plaisir, juste pour le fun. Ne pas se poser de question, participer à une action sans tenant ou aboutissant, juste partager le plaisir de participer à une œuvre commune. C’est la raison pour laquelle, je vous invite le mercredi 11 juin de l’an de grâce 2008 à 18 heures « tapantes » sur la Place Gambetta à Amiens à un grand rassemblement organisé par la société « P…TAS ».


Nous vous demandons de venir gratuitement, sans but lucratif et sans aucune signification politique ou autre, munis de votre plus belle casserole et d’une cuillère en bois (toute autre cuillère fera l’affaire), venez et à 18 heures, au coup de sifflet, pendant une minute, défoulez vous, faites résonner la ville avec des amis, des voisins, votre famille ou tous simplement avec les inconnus présents.


Aussi vite que nous nous serons rassemblés, au second coup de sifflet(si on réussi à l’entendre), chacun reprendra sa petite vie de tous les jours en se dispersant.
Si vous souhaitez obtenir plus d’information sur les diamètres des casseroles vous trouverez à cette adresse toutes les réponses à vos interrogations : http://ptas.skyblog.com/

vendredi, juin 06, 2008

Les bonnes affaires de Paru/Vendu Windil : ses petites annonces

ParuVendu Windil

Lorsque j’ai vu que l’on me proposait de vous faire-faire une petite visite de la nouvelle extension du site Paru-vendu j’ai décidé d’aller y faire un tour et j’ai beaucoup aimé cette présentation iconisée et synthétique. En bon vendeur, ils avaient précisé qu’il s’agit là d’un site de e-commerce d’un nouveau genre pour acheteurs comme pour vendeurs. Tout le monde ou presque connaît le géant du marché eb… et bien là vous avez les même fonctionnalités mais gratos, avec en plus une chouette présentation. Une sorte de « chasseur français » du web.



Cela m’a rappelé notre projet du mois de décembre à savoir faire des petites annonces rigolotes pour nous attirer des bénévoles et j’ai décidé d’en profiter pour vous amuser avec ces quelques petites annonces trouvées sur le web :




  • Dame myope cherche monsieur presbyte pour échanges de vues



  • Pompier aimerait rencontrer une femme chaude. Allumeuse s'abstenir.



  • Électricien à la retraite recherche femme branchée pour faire des étincelles.



  • Astronaute recherche femme lunatique



  • Sourd rencontrerait sourde pour trouver terrain d'entente



  • Ouvrier de voirie recherche jeune femme bien roulée pour faire un bout de chemin ensemble.



  • Coq de basse-cour recherche poule de lux pour repartir à neuf



  • Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.



  • Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.



  • Un homme sans histoire est à la recherche d'un éditeur; il voudrait devenir écrivain.



  • Vieux marin d'expérience recherche compagne houleuse 'au séant' immense.



  • Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage.



  • On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.



  • Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe.



  • Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.



  • Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.



  • Aviateur recherche hôtesse pour s'envoyer en l'air...



  • Ex-femme à vendre pas cher, propre, pratiquement neuve, vient avec mon char, ma maison et toutes mes possessions.



  • Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi.



  • Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants.



  • A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur.



  • Femme perdue cherche cartographe pour planifier leur futur.



  • Artificier cherche femme … canon.



  • Analphabète ? Écrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées.



  • Joueur compulsif recherche compagne compréhensive, tolérante, indulgente; Le bon numéro quoi! Ne laissons pas le hasard en décider.



  • Homme aveugle recherche femme aveugle. Pour la suite, on verra.



  • Souffrant d'insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb



  • Échangerais voiture de sport endommagée contre chaise roulante en bon état.



  • Perdue partie haute d'un dentier. Merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible



  • Chanteuse recherche homme politique pour le faire chanter...



  • Homme suicidaire recherche femme déprimée. But: Partir ensemble.



  • Un vieux marin recherche un gros thon . pour relation huileuse



  • Pas belle fille cherche pas beau mec pour faire pas belle choses. Discrétion assurée. Jeune homme désire rencontrer jeune fille possédant moto. P.S. : Prière d'envoyer une photo de la moto



  • Usine de suppositoires recherche pilote d'essai pour expériences délicates.



  • Homme à rien faire désire essayer votre sofa. Essayage de femme possible sur demande



  • Perdue hier une bonne occasion de me taire.



  • Salon parisien de haute coiffure cherche agrégés de PHILOSOPHIE pour couper les cheveux en quatre.



  • Artificier à la retraire occuperait ses loisirs comme poseur de mines chez fabriquant de crayons.



  • Abeille ayant le bourdon parce qu'elle n'en a plus en recherche un autre pour nouvelle lune de miel.



  • Chameau ayant roulé sa bosse cherche place dromadaire dans parc zoologique.



  • Sourd de naissance s'inscrirait à tout baptême de l'air proposant de franchir le mur du son.



  • Vampire au chômage cherche place poinçonneur.



  • Militaire en retraite cherche place serveur de café pour continuer à charger des canons.



  • Condamné cherche cours de relaxation.



Avouez qu’il serait assez rigollot de trouver parmi les différentes rubrique du 1er site de bonnes affaires des annonces de ce type.


Bon, trève de plaisanteries, allez faire un tour au moins dans cette rubrique : http://www.windil.fr/r/cd-dvd-livres-jeux-jouets-loisirs/CCD00000/ où vous trouverez surement sur ParuVendu Windil quelques Os à moelle à ronger ou l’un des DVDde petites annonces d’Elie Semoun


Article sponsorisé

Patrimoine


sourire
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Le mois de juin est très dense pour les amateurs du patrimoine : outre la reprise du spectacle Amiens, la cathédrale en couleurs dès le 15 juin, la programmation habituelle de visites conférences continue pendant l’ensemble du mois :

l’hôtel de ville est accessible à tous le 1er juin et l’hôtel de ville et le beffroi les autres dimanches.

Le 8 juin, un guide conférencier vous attend pour vous présenter l’ancien couvent des Ursulines, visite pour laquelle il sera exceptionnellement nécessaire de réserver auprès du service du Patrimoine.

Enfin, Amiens Ville d’art et d’histoire vous propose le dimanche 15 juin une balade dans la commune de Sains en Amiénois.

Et le mercredi 11 juin, vous pouvez continuer votre cycle d’initiation à l’art funéraire en compagnie d’un guide-conférencier qui vous invitera à poser votre regard sur le monument funéraire de Pierre Bury.

Vous êtes toujours invité à venir pique-niquer au jardin archéologique de Saint-Acheul et à vous initier à la taille du silex, à la conception de parures, aux premiers instruments de musique ou encore à la poterie néolithique.

Un autre grand rendez-vous vous attend à la fin du mois de juin. C’est en effet la 4e édition de l’opération Vivres les Villes. Cette manifestation nationale permet à chacun de mieux comprendre la constitution, l’évolution et le fonctionnement des villes et le travail réalisé au quotidien par les professionnels de l’aménagement et du cadre de vie (architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, etc.). Les 27, 28 et 29 juin, un programme complet d’évènements vous présentera les enjeux de l’amélioration du cadre de vie et de la rénovation urbaine.

Toute la programmation est également disponible sur le site de
l’agenda culturel :
www.agendaculturel.fr ou sur le site du Comité Régional du Tourisme :
www.picardietourisme.com

Vous pouvez aussi télécharger la plaquette de programmation à l’adresse suivante :
http://www.amiens.fr/fichiers/6866/Prog%202008.pdf

Amiens, Ville d’art et d’histoire, Direction du Patrimoine d’Amiens Métropole
Hôtel de Ville BP 2720
80 027 Amiens Cedex 1
Tél : 03.22.22.58.97
patrimoine@amiens-metropole.com

Casino Royale


Rien n'est plus amusant que le jeu, mais parfois, l'implication du joueur est telle qu'il se transforme en souffrance. Le présent n'est plus qu'anticipation, l'esprit torturé n'est plus qu'une concentration pure qui transperce aisément le verni de la sociabilisation. Alors, le geste et l'affect ne tendent plus que vers le gain et la victoire. Mais, ceux-ci n'ont qu'une importance relative, ils ne servent que de justification à cette compulsion. Ors, plus la justification sera plausible, plus l'implication sera forte. Le jeu est vécu comme une compétition trouvant ses origines dans notre instinct de domination, si ce n'est dans celui de notre survie. Il est impossible au joueur de déterminer le moment ou son calme et son esprit critique laissera place à ses émotions et son animalité. Il sera trop impliqué.

Nous sommes allés voir un film sur le sujet, Las Vegas 21.

C'est l'histoire d'un jeune homme, brillant et calme, étudiant doué du prestigieux M.I.T., Ben Campbell. Pour le rôle principal de Las Vegas 21, les studios Sony Pictures ont choisi un quasi inconnu, Jim Sturgess. Cet acteur n'avait en effet enchaîné que des téléfilms avant de jouer coup sur coup dans deux grosses productions hollywoodiennes : Las Vegas 21 et Deux soeurs pour un roi.

Ben, donc, horphelin de père est contraint de partager son temps entre ses études et des petits boulots afin de pouvoir payer ses frais de scolarité. Lorsqu'un groupe d'élèves aussi doués que lui le repère. Ils lui proposent de participer à un jeu bien plus lucratif...le Blackjack.

Tous les week-ends, cette petite bande de mathématiciens hors pair se rend à Las Vegas pour jouer au blackjack sous de fausses identités, avec des règles qui ne doivent plus rien au hasard. Guidés par leur professeur et génie des statistiques, Micky Rosa, joué par Kevin Spacey qui avait acheté les droits du roman dès 2002. Ils ont compris comment prévoir les cartes et communiquer entre eux pour rafler de très grosses mises.

Séduit par l'argent facile, la vie de rêve et surtout Jill, sa très belle équipière(Kate Bosworth), Ben multiplie les défis. Les risques augmentent pourtant aussi rapidement que les mises, et les cartes ne restent pas longtemps son seul adversaire : il doit aussi se méfier de Cole Williams, le plus terrifiant des hommes de main des casinos.

Il va atteindre ses limites mais grâce à l'amitié et l'amour finira par s'en sortir comme il se doit.

Las Vegas 21 est l'adaptation du best-seller « Bringing Down the House : The Inside Story of Six MIT Students Who Took Vegas for Millions » de Ben Mezrich, vendu à plus d'1,5 million d'exemplaires, où l'histoire vraie d'un groupe d'étudiants de l'Institut de Technologie du Massachusetts, experts dans l'art de compter les cartes. Deux semaines avant le début du tournage, les cinq acteurs qui interprètent les étudiants du M.I.T. ont appris à jouer au blackjack avec Kyle Morris, un spécialiste des jeux de cartes. Résidant à Las Vegas, Kyle Morris a travaillé avec toute l'équipe pendant le tournage et fait une apparition dans le film dans le rôle d'un croupier. Jeffrey Ma, l'homme qui a inspiré le personnage de Ben Campbell dans le livre de Ben Mezrich et dans le film Las Vegas 21, joue un petit rôle dans le film. Il incarne un autre croupier de blackjack.

Chacun de nous a dans sa vie, à un moment ou un autre, engagé dans un jeu, de quelque nature qu'il soit, plus qu'il ne pouvait se le permettre. Et, de deux choses l'une, soit il en est encore à chercher ses limites, soit il les a atteint et sait que le jeu ne lui apporte rien en fin de compte.

jeudi, juin 05, 2008

Amiens les samedi 7 et dimanche 8 juin : 12ème édition de la fête duVélo - TOUS À VÉLO !


Velo di buio
Originally uploaded by Ir cugio.

Pour l'édition 2008 de la Fête du Vélo, Amiens Métropole, les associations et tous les intervenants professionnels qui y participent se sont attachés à travailler autour du thème de « l'équilibre» afin d'apporter des réponses en matière de sécurité et de confiance, le tout dans une ambiance ludique et festive.
Ces 7 et 8 juin, soit quelques jours après la journée de prévention en direction des cyclistes qui s’est déroullée hier, le 4 juin, place René-Goblet et rue des Trois-Cailloux, le centre-ville d'Amiens redevient le lieu où l'on pourra tout savoir et tout faire à vélo. Entre la location de vélo gratuite, l’atelier de maniabilité pour les enfants, le stand de contrôle technique, la foire aux vélos mais aussi les animations et les balades qui ponctueront ce week-end en deux-roues, voici le programme :

SAMEDI et DIMANCHE

PISTE DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE
(police municipale) - rue de Noyon, de 10h à 18h
Une piste pour intégrer le code de la route dès le plus jeune âge (pour les 3-7ans).
LOCATION GRATUITE DE VÉLOS BUSCYCLETTE
(Vélo Service) - place René-Goblet, de 10h à 18h
ATELIER DE MANIABILITÉ
(Vélo Service) - place René-Goblet, de 10h à 18h
Apprentissage du vélo en milieu urbain les 7-12 ans.
STAND DE MARQUAGE ET CONTRÔLE TECHNIQUE
(Vélo Service) - place René-Goblet, de 10h à 18h

Que le SAMEDI

VILLAGE VÉLO
(Amiens Métropole) - place René-Goblet, de 10h à 18h
Avec les stands de : Véloxygène, association de défense du vélo comme mode déplacement urbain ; Union des randonneurs picards (URP) ; Fédération de cyclotourisme ; A Fleur de monde, association d'étudiants élaborant un projet de tour du monde à vélo ; Vélam, service de vélo libre service courte durée (possibilité de souscrire à une inscription d'un an sous réverse de présentation d'un justificatif de domicile + chèque de caution + chèque de 28 €)
FOIRE AUX VÉLOS ET ACCESSOIRES
(Vélo Service) - place René-Goblet, de 10h à 18h
Vente de vélos et d'accessoires d'occasion. Pour plus de sécurité, Vélo Service assure le contrôle technique gratuit du matériel acheté.
YOYO ET SES VÉLOS RIGOLOS
rue de Noyon, de 11h à 12h et de 15h à 18h
Cette compagnie de cirque va permettre aux petits comme aux grands de dépasser le ridicule sur des vélos originaux ! Vélo chewing-gum, tandem 7 places, vélo côte à côte, vélo siamois, vélo shadock... Yoyo le clown propose ses vélos au public dans un parc sécurisé et encadré par des membres de son équipe.
Démonstrations, initiations, ateliers ballons et maquillage complèteront ces animations.
BMX
place René-Goblet, initiation de 11h à 18h ; démonstrations à 14h et 17h
Démonstration de BMX, speaker, sono et atelier initiation avec animateur, mise à disposition de BMX, matériel pédagogique.
BALADES NOCTURNES
(Vélo Service) - départs place Alphonse-Fiquet à 20h et 22h
Balades nocturnes de 10 km.
Une pause spectacle sera assurée entre les deux départs par Yoyo le Clown, place Alphonse-Fiquet, à 21h30
Location de vélo Buscyclette gratuite (caution obligatoire).

Que le DIMANCHE

BALADES URBAINES
(Véloxygène) - départs square Jules-Bocquet entre 14h30 et 17h
5 « lâchers de vélos », balades urbaines à travers la ville, sont proposés, soit autant de rallyes permettant de découvrir les aménagements cyclables existants.
BALADES PÉRIURBAINES
(Union des randonneurs picards et Fédération des cyclotouristes) - départs square Jules-Bocquet à 10h et 14h
Deux balades périurbaines pour tous, la première de 20 km, la seconde de 40 km, aux alentours d'Amiens, pour découvrir l'agglomération sous un nouvel angle.
CONCERT DE CLÔTURE
(Amiens Métropole / Véloxygène) - kiosque Jules-Bocquet, de 17h à 18h
Le groupe Sicuani clôturera le week-end en musique.

Like A Virgin


Like A Virgin
Originally uploaded by cicconeboy.


Depuis quelques jours, une polémique a été crée autour de ce couple dont le mariage est annulé.

On monte une mayonnaise à coup de religion, mêlant l’Islam à cette affaire civile et privée. On vat même jusqu’à parler de régression. Ceux qui crient à la protection de la femme ne semblant pas entendre la voix de l’ex-épouse. On invoque aussi l’inégalité entre l’homme et la femme face à la virginité comme si c’était une nouveauté et que l’on pouvait par la loi faire abstraction du déchirement d’un hymen.

On oublie au passage le fondement de l’institution maritale comme on omet les principes républicains. Le mariage est un contrat légal qui entérine des vœux officiels d’amour, de protection et de fidélité. Ce contrat est basé sur une confiance réciproque en une situation préalable ou chacun se fait une idée la plus précise que possible du caractère et des qualités de l’autre. Un mensonge qu’il soit volontaire ou par omission en change la donne.

Ce n’est pas à la loi mais au conjoint de définir les critères qu’il juge nécessaires et primordiaux à l’établissement du dit contrat. Peut importe que ces critères soient ou non de caractère sexuels à partir du moment où en leur absence le dit contrat n’aurait été établi. Si d’aucun estime qu’il lui est impossible d’épouser une rousse, un noir, un pauvre ou une royaliste de quel droit l’état le forcerait à chérir ce qu’il ne peut. Si la virginité est une indispensable clause de ce contrat avant l’union, un préalable, c’est aux deux parties d’en constater l’absence et donc l’incompatibilité qui en découle, de rompre ou de s’en accommoder. Il y a suffisamment de célibataires de par le monde pour tenter de reconstituer un couple plus en accord.

Voici quelques pensées philosophiques concernant le sujet :

[…] Une jurisprudence de 2004 avait décidé sur ce même fondement d’annuler un mariage parce que l’un des époux n’avait pas fait mention d’une union antérieure et donc d’un divorce. Une décision révélant elle aussi une vision archaïque des relations homme-femme mais qui, elle, n’a pas fait couler d’encre. Pour moi, dans l’affaire récente, c’est cette médiatisation qui est discriminatoire et renforce encore plus l’islamophobie qui sévit dans notre pays.
[…] La lutte pourrait par exemple passer par une interdiction pure et simple de délivrer des certificats de virginité. Je sais que parfois les familles brandissent fièrement le certificat de virginité de leurs filles avant le mariage. Pour certains, c’est un «diplôme» plus important que le bac. Il existe des médecins qui refusent catégoriquement de délivrer ces certificats ou d’autres qui le délivrent en fermant les yeux sur la jeune fille souvent apeurée. La mise en place d’un numéro vert spécialement pour celles qui auraient peur de subir un mariage forcé ou arrangé pourrait être aussi une solution. Cela pourrait par exemple aboutir à une médiation avec les membres de la famille…
[Nadera Massoma, Jours tranquilles à Clichy-sous-Bois : “Like a virgin”.]

[…] Lui est un Français né au Maroc, à Fez, âgé d’une trentaine d’années. Ingénieur, il est bien intégré professionnellement, tout comme son frère, qui occupe un poste de direction dans une société. Elle, aussi d’origine marocaine, est née en 1983 dans le nord de la France où elle poursuit des études d’infirmière. Tous deux sont de confession musulmane et une petite dizaine d’années les sépare. Avant de s’unir, Aïcha et Nouredine ont pris le temps d’apprendre à se connaître. Leur attachement a grandi sous le regard bienveillant de leurs proches pendant près de deux ans. Mais Aïcha, qui n’avait sans doute pas parlé à sa famille d’une précédente relation, n’a pas la force d’expliquer qu’elle n’est pas vierge.
L’échéance de l’union approchant, la jeune femme aurait songé à faire appel à la chirurgie pour reconstituer son hymen. Opération imparfaite ou non effectuée ? Quoi qu’il en soit, le soir même des noces, le scandale éclate. Vers quatre heures du matin, le marié annonce la nouvelle aux invités qui partageaient le dernier thé à la menthe. Accusée d’avoir humilié son époux et leurs deux familles, Aïcha aurait été reconduite chez ses parents dans la foulée. Pour Nouredine, la procédure de nullité de l’union de venait la seule façon de laver son honneur. Une annulation qu’il demande non pas au nom d’un « droit à la virginité » mais du mensonge de sa future épouse.
[…] Effrayée de voir l’affaire se prolonger pendant des années, la jeune femme accepte alors d’entamer la procédure. « Il ne s’agit pas d’une soumission, souligne Maître Mau­ger. Son acquiescement lui permettait de sortir techniquement d’une procédure. Le juge l’a compris et a entériné cet acquiescement. Ma cliente était malgré tout très contente, car cette décision lui a permis de retrouver sa liberté. C’est un soulagement. » C’est ainsi que l’union d’Aïcha et de Nouredine a été « effacée ».
[Le Figaro, Agnès Leclair : “Mariage annulé, l’épouse a cédé aux pressions”.]

[…] Pour le dire très vite : un jour, j’ai accepté de me marier. Je me suis mariée avec un homme avec lequel je n’avais rien à partager. Une connaissance, en Algérie, avait fait une demande officielle, pendant des vacances. Ce n’était pas un mariage forcé. […] J’étais adulte, je vivais à Paris et nul ne me forçait à rien. Mais je l’ai décidé sans le vouloir. Je l’avais fait par abandon, […] pour faire plaisir à ma famille. […] Il n’y avait pas d’amour, pas de vrai choix… C’était impossible. L’homme que j’épousais n’y était pour rien. […] Je me suis mariée et aussitôt, j’ai voulu effacer cela. J’ai demandé l’annulation du mariage. […] Aujourd’hui, juridiquement, c’est comme si je ne m’étais jamais mariée. […] Je sais ce que cela représente pour une femme d’être submergée au point de céder sur le plus précieux : l’intégrité. J’y ai échappé, mais on ne reste pas indemne quand on a frôlé cela.»
[Rachida Dati.]

mercredi, juin 04, 2008

Des chiffres et des lettres

Hier au soir, nous avons fait la mise sous plie de nos invitations pour le voyage d’été. Je ne vais pas vous barber avec l’itinéraire de cette sortie et encore moins mettre la honte à ACC en narrant ses félins déboires ( une franche poilade pourtant ).
Je vais évoquer les tarifs postaux dans le cadre d’un envoi en nombre puisque j’ai posté ce matin plus de six cent cinquante invitations. Nous faisons trois ou quatre de ces envois par an. Un envoi en nombre n’est possible qu’à compter d’une centaine d’exemplaires. Attention, il ne s’agit pas d’envoyer plus de cents lettres mais cent fois la même lettre. A peu de choses près… Si elle pèse moins de vingt grammes, une lettre sera affranchie au tarif de 0.56 centimes (prix d’un timbre au tarif normal pour une telle lettre en France et pour l’ensemble de l’union européenne ). Avec l’envoie en nombre, cela revient à 0.38 centimes hors frais de dossier et TVA soit 298.31 euros ce qui constitue une économie de près de 65 euros.
Avec le responsable de la poste chargé de la gestion de ces envois ont n’a trouvé une autre solution à mon problème . Ils vendent des lettres préaffranchies pour faire les mailings de moins de 35 grammes à 0.46 centimes d’euros la pièce TTC soit 299 euros. Cela peut sembler plus cher mais s’est sans compter le coût des enveloppes.
Comme quoi, quand on cherche, on trouve toujours moins cher.

Rendez-vous aux Musicales de Rivery


musique
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Je ne sais si je vous ai dit que vendredi dernier, nous sommes allés applaudir le groupe « Carnet de voyage » qui se produisait dans la salle paroissiale de la Hotoie à Amiens. « Carnet de voyage » est aussi le nom du spectacle musical qu’ils nous ont présenté. Les textes et les musiques sont des créations originales et racontent au gré de la lecture des pages d’un carnet de route, une histoire, celle d’un homme parti à la rencontre des autres, à l’étranger mais aussi près de chez lui. C’est une réflexion sur le sens que l’on veut donner à sa vie que le public est amené à partager en cheminant de concert et en faisant peu à peu la connaissance des musiciens et des artistes.

Il y a Éric Regnault au chant et à la guitare, Marie-Cécile Regnault au chant et au piano, Guilène Rannou au violoncelle, René Faure au clavier, Emmanuelle Bardet à la flute traversière, Thibaut à la batterie, Matthieu à la basse, Valentine et Camille lisent les textes et chantent quand à Chloé, elle chante et danse.

Ce spectacle est conçu comme un livre où chaque texte ou chanson en serait un chapitre, mais il est aussi conçu comme un concert parce que la musique y est un voyage. C’est aussi un film qui parle de l’humanité et où les enfants qui dansent symbolisent le naturel et la vie.

Vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : carnets.voyages@yahoo.fr

Nous retrouverons René Faure avec sa complice Emmanuelle Bardet lors des musicales de Rivery puisqu’ils donnent tous deux un concert gratuit le lundi 30 juin 2008 à 20 heures 30 au 58 rue Georges Matifas à Rivery. Ils y joueront des œuvres de Satie, Dvorak, Mozart, Kreisler, …

Bien sûr, c’est bien loin la bouillie musicale prédigéré et formelle d’une star académie, mais l’enthousiasme que ces amateur partagent avec nous durant leur concert comme après compense largement quelques fausses notes. C’est ce qui fait le succès mondial de la fête de la musique. Retrouver le plaisir de la rencontre, en face à face, dans des petites salles ou tout autre lieu de taille humaine où la musique peut enfin s’exprimer comme une vibration passant de l’un à l’autre.

mardi, juin 03, 2008

Récuperer un WII FIT gratuit c'est possible

L’important c’est de participer dit’ on, mais, bon…C’est tout de même plus agréable de gagner.


Nous sommes allé ce week-end au tournoi semi-nocturne de football de Neuville-Villers où nous avons fini, pour les benjamins huitième sur douze, et en moins de treize ans, troisième. Chaque gosse en est revenu avec une médaille. C’est de la pacotille, mais qu’importe le lot de consolation, le plaisir est dans le jeu et ils s’en sont donné.


Cela me fait penser que vous aimeriez peut-être vous aussi vous donnez un peu de plaisir, des frissons et des émotions. Si vous voulez jouer et surtout gagner, je connais une adresse, celle de KDOalacarte où vous pouvez tenter de gagner des cadeaux, ce qui vous fait réellement plaisir devrais-je dire. L’originalité du site est que tous les participants gagnent au moins un lot de consolation : un pack pour personnaliser son mobile avec des goodies à choisir dans une vaste bibliothèque (sonneries, logos, vidéos). Quand au gros lot, c’est vous qui le choisissez.


Si il vous faut une console Wii et son Wii Fit pour vous apprendre à vos pieds gauches à mieux jouer au football, pas de problème. On la sélectionne à l’adresse cachée derrière cette photo :


Console WII FIT


Et via un ticket à gratter, un jackpot à activer ou des cartes retourner on obtient un code Kdo qui permet de savoir immédiatement ce qui a été gagné. Ensuite, rien ne vous empêche de retenter votre chance jusqu’à obtention de votre rêve ou si vous l’avez déjà gagné d’en choisir un autre. La PSP, cliquez dessus par exemple, histoire de ratisser large.


PSP


Et n'allez pas croire qu'on n'y gagne que des lots pour mous du bulbe, ils ont même des transferts à Londres pour les pros, quand aux autres, ils trouveront un sport adapté.



Article sponsorisé


SEX & THE CITY THE MOVIE Premiere Night Ticket


En France, il y a deux sujets qui sans être réellement tabous font l’objet de la plus extrême des prudence : L’argent et le sexe.


Il est généralement mal vu de se vanter, d’évoquer ses placements comme son taux de couverture. Alors que dans certain pays, cela semble naturel, ici l’on est plus réservé sur le sujet. D’ailleurs, ce n’est pas compliqué, si dans une conversation le sujet frôle le tapis, le français se reconnaît en se qu’il se plaindra de ne pas en avoir assez ou que son voisin en dépense trop.

Quand au sexe, il est généralement mal vu de se vanter, d’évoquer ses placements comme son taux de couverture. Alors que dans certain pays, cela semble naturel, ici l’on est plus réservé sur le sujet. D’ailleurs, ce n’est pas compliqué, si dans une conversation le sujet frôle le tapis, le français se reconnaît en se qu’il se plaindra de ne pas en avoir assez ou que son voisin se dépense trop.

Comme vous vous en doutez peut-être, Claudine et moi avons été voir au cinéma les quatre filles de « Sex and the city ». Soit dit en passant, elles n’ont rien d’exceptionnelles mais le film n’est pas mal. Je ne sais pas si il est à l’image du feuilleton puisque je ne l’ai jamais regardé, mais il est plaisant à voir, léger et un peu vert.

Avant de devenir une série puis un film, "Sex and the city" était une série d'articles autobiographiques de Candace Bushnell parus dans les colonnes du New York Observer qu’elle a compilé en un livre qui est devenu un best-seller dès sa parution en 1996.

Une série

La série a débuté qu’en a elle en 1998 sur HBO et révolutionna l'approche de l'amour dans les fictions. Jamais on n'avait parlé aussi vrai, jamais on n'avait montré aussi sensuel, et le tout avec un humour qui est vite devenu la marque de cette série aussi culte que hot. Peu de séries avaient été tournées à New York, et la plupart d'entre elles étaient des séries policières qui soulignaient surtout la rudesse de la ville. Pour la série, Darren Star s'est inspiré de l'univers de Woody Allen et de sa vision de la ville dans des films comme Manhattan ou Annie Hall. On y retrouve Carrie Bradshow (Sarah Jessica Parker), journaliste et "anthropologue du sexe" pour le compte du New York Star. Pour écrire sa chronique "Sex and the city", Carrie s'inspire de ses histoires et de ses rencontres, mais aussi de celles de ses amies Samantha Jones (Kim Cattrall), Charlotte York (Kristin Davis) et Miranda Hobbes (Cynthia Nixon). Après six saisons, la série Sex & the City s'acheva en 2004. Durant cette période, elle a été nommée cinquante fois aux Emmy Awards et en a remporté sept dont celui du meilleur premier rôle dans une série pour Sarah Jessica Parker, et un prix du meilleur second rôle dans une série pour Cynthia Nixon. Elle a aussi obtenu deux Screen Actors Guild Awards pour la meilleure interprétation d'ensemble dans une série, a été nominée vingt-quatre fois aux Golden Globes, et en a remporté huit dont celui de la meilleure série télévisée et des prix d'interprétation pour Sarah Jessica Parker et Kim Cattrall. Bien que les histoires de Carrie et ses amies soient au centre de "Sex and the city", le style et les costumes conçus par la costumière Patricia Field pour les personnages ont aussi fascinés les fans semaine après semaine. Pendant six saisons, cette icône de la mode a habillé Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda de toutes les façons possibles, depuis la haute couture jusqu'aux vêtements d'occasion, et toujours avec énormément d'originalité, de fraîcheur et d'humour.

Depuis la fin de la série, le nombre de fans du programme n'a cessé de croître grâce aux DVD et à sa diffusion sur de très nombreuses chaines. En 2004, la diffusion du dernier épisode fut un des événements majeurs de l'univers des médias.

Un film

Pour les auteurs et les acteurs de la série, transposer Sex & the City au cinéma était une nouvelle étape naturelle. Aux yeux de Sarah Jessica Parker, star et productrice du long métrage, Michael Patrick King était le seul capable d'écrire l'histoire du film, il en avait réalisé plusieurs épisodes mais Sex and the city est son premier long métrage en tant que réalisateur. En tant qu'actrice et productrice, elle avait commencé à travailler avec Patricia Field plusieurs mois avant le début du tournage. Malgré le succès de la série, les acteurs et les membres de l'équipe ne soupçonnaient pas l'intérêt qu'allait provoquer le tournage. Tous les jours, des centaines de New-Yorkais, de touristes, de photographes et de journalistes encombraient les rues de la ville dans l'espoir d'apercevoir les stars du film.

Il n’y est question que de deux choses, d’un côté l’argent et le monde de la mode à New-York et de l’autre le sexe et la façon dont ces quatre new-yorkaises l’abordent.

lundi, juin 02, 2008

Donne contre bon soin chatons

Je viens de recevoir le mail suivant :
Bonjour François,
Peux-tu me "caser" 4 petits chats à donner de suite contre bons soins le plus rapidement possible. (Châtons d'1 mois).
Merci de me tenir informée rapidement.
Catherine

Comme s'est urgent, je retransmet assez rapidement. Si vous habitez la région et que vous voullez un chaton, laissez moi un message en cliquant sur le mot annotation juste en dessous de cet article.

JVPS - SNCF - TGV

J'ai trouvé un petit article fort rigolot sur le blog de Hercules Martin concernant les voyages accompagnés de la SNCF qui devrait amuser ou attendrir tous les membres d'Amiens jeunes.


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