vendredi, octobre 31, 2008

Aller à confesse c'est prendre sa douche

Décidément, quel éclectisme ! Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler des ablutions. En effet, je me coltine dans le bus n°8, depuis un petit quart d’heure un costard-cravate qui doit s’imaginer qu’un peu de gel à l’effet mouillé peut nous faire croire qu’il a procédé à ses ablutions matinales. Sans doute ignore t’il que l’on s’habitue à ses propres odeurs corporelles au point de ne plus les sentir mais que ce n’est pas le cas de ses voisins. De plus, contrairement au coton ou au lin, le tissus synthétique qui fait chatoyer sa chemise ne nous épargne aucune effluve et plutôt que de masquer l’odeur piquante de sa sueur derrière une tonne de déodorant et des litres de parfum bon marché, eut’ il été plus judicieux de prendre une petite douche.
Je crois qu’il serait de son intérêt comme de celui des personnes qu’il côtoye avec son petit air de banquier qu’il apprenne à se servir d’une magnifique invention qui en ce domaine révolutionne tout l’art de la douche. Je veux parler de ce chouchou fluo fait de mailles plastiques que l’on nomme « Fleur de bain ». Voici un petit accessoire qui remplace aisément le gant de toilette éponge comme le gant de crin tout en ayant la douceur d’une éponge naturelle dont il contribue à préserver l’espèce. Il n’est pas écologique que de ce point de vue puisqu’il permet aussi d’économiser le savon.
Ses fines mailles alliées à l’air et l’eau qu’elles renferment peut par le frottement étirer les glycérines du savon en les faisant mousser. Comme par ailleurs, le fin fil de plastique racle la peau, il se génère une exfoliation qui emprisonne dans la mousse toutes les cellules mortes, les acariens qui s’y trouvent et les sels minéraux exsudés durant la nuit. C’est l’outil idéal, le descendant en droite ligne du racloir grec.
Le principe de la douche est pourtant simple et ne nécessite pas des quantités astronomiques d’eau. Vous mouillez tout le corps, la fleur de bain et le savon. Vous la frottez contre le savon puis la passez sur tout le corps en douces pressions circulaires, enfin, vous rincez et séchez. Cela ne prends pas plus d’un quart d’heure et vous évitera bien des désagréments. Après tout, la peau est notre plus gros organe.
Un petit rappel en passant, le déodorant permet d’éviter la sudation, pas d’en supprimer l’odeur et le parfum ne sent bon que si c’est l’unique odeur dégagée.

P.S. : Je n’en reviens toujours pas qu’un costard-cravate ignore ce B à BA.

P.P.S. : Je ne sais pas si cet andouille à su décrypter les pattes de mouches que je note dans ce carnet mais si il est vexé, tant pis pour lui, cela lui apprendra à lire par dessus mon épaule.

Colorful Fruits


Colorful Fruits
Originally uploaded by Manny Pabla.
ACC m'a envoyé cette petite blague :
Pour rester en bonne santé, on nous dit qu'il faut manger 5 légumes et 5 fruits par jour.
Je suis allé voir mon banquier qui m'a dit:
Vos comptes, c'est la fin des haricots.
L'oseille n'a plus la cote.
Vos placements ont fait chou blanc.
Dans quelques jours, vous n'aurez plus un radis.
Il ne vous reste plus qu'à prendre un avocat.
Je lui ai répondu:
Si je comprends bien, je n'ai plus de poire pour la soif,
Plus de cerise sur le gâteau.
Mes économies sont mi-figue, mi-raisin,
En plus je ne peux pas ramener ma fraise.
Toutes ces années de labeur, pour des prunes.
Je suis sorti de la banque en chantant :
Des pommes, des poires et des scoubidous.

jeudi, octobre 30, 2008

Hôpitaux & Chirurgie


OP Chirurgie
Originally uploaded by : : deNNis gErbECkx : :.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a présenté mercredi au Conseil des ministres le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires", un projet de modernisation du système de santé français dont les maitres mots sont : regrouper, spécialiser et décloisonner.
L'un des moyens proposés est de regrouper au sein d'un même territoire les hôpitaux et les établissements plus petits, afin de les pousser à travailler en réseau. Réserver aux grands hôpitaux les interventions les plus pointues et permettre aux petits établissements de se spécialiser sur d'autres spécialités. Un peu comme se qui se fait entre les cliniques et les maisons de repos. Ces rapprochements se feraient sur la base d'un "volontariat incité", notamment par des subventions importantes pour la spécialisation des petits établissements.

Le texte prévoit, également, la création d'Agences Régionales de Santé (ARS) qui rassembleront les services de l'État et de l'Assurance Maladie, et auront autorité pour organiser l'offre de soins dans les régions, en décloisonnant ainsi la médecine de ville et les soins hospitaliers.

Bien entendu, au cœur de cette réforme, se pose la question d'une meilleure gestion des dépenses de soin. Les hôpitaux représentent à eux seuls plus de la moitié du budget de l'Assurance maladie, c’est donc l’endroit idéal pour cibler les économies.

Malheureusement, c’est aussi le reflet de la continuation de la dégradation de notre système de soins. Claudine à qui l’on doit faire d’urgence une petite infiltration dans le canal du biceps n’a pas réussi à avoir de rendez-vous avec un spécialiste des rhumatismes avant trois semaines. Elle ne serait pas prise en charge par les hôpitaux ou cliniques avant la mi-décembre, et mi-novembre dans le secteur privé. Les soins qui lui sont nécessaires ne sont pas jugés suffisamment grave pour être considéré comme une urgence.

Enfin, il faudra faire avec.

mercredi, octobre 29, 2008

C'est assez compliqué en ce momment pour moi. C'est l'époque des demandes de subventions alors j'ai beaucoup de boulot à tourner mes demandes de si jolies façons qu'elles soient irresistibles. Alors vous allez avoir aujourd'hui un peu de buzzing et si j'ai plus de temps, une petite critique du film que nous allons voir ce soir.

Samantha se réveille à l'hôpital après 8 jours passés dans le coma. Amis, famille, collègues... c'est le trou noir! Elle ne se souvient plus de rien, ni de personne. Et si c'était l'occasion rêvée de réparer quelques erreurs de casting et de parcours? Avec enthousiasme et humour, mais non sans mal, la nouvelle Sam tente alors de concilier ce qu'elle a été avec ce qu'elle décide de devenir.

Samantha est interprétée par Christina Applegate devenue célèbre grâce à son rôle de Kelly Bundy dans "Mariés, 2 enfants" qu'elle a incarnée pendant 11 saisons!
"Samantha..Qui?" est diffusée le dimanche à 20h40 (3 épisodes) sur Virgin 17.

mardi, octobre 28, 2008

Brumes automnales

La communauté des bloggeurs et bloggeuses françaises ( ou devrais-je dire de langue française) est l’une des plus riche qui soit. A croire que la formule correspond assez bien à notre type de tchatche. C’est la raison pour laquelle je m’en vais faire un peu de promotion pour mes « pays », comprendre les bloggeurs amiénois.
Nous avons un peu de tous mais voici ma sélection :

  1. Informatique
    La bande des formateurs experts, une belle brochette que je verrais bien dans matrix.
  2. Book crossing
    J’ai eu la surprise d’apprendre que « Groseil - redcurrant » participe à un book-crossing mais en anglais ( comme si l’on ne pouvait en développer un en français) .
    Je l’ai classé dans les book-crossing mais ce serait plutôt de l’enseignement, Mrs Crioc et ses blogs scolaires
  3. Voyages/Emigration/Imigration
    Lolozran qui vient de partir pour l’Australie.
    Emmy qui vient étudier à Amiens.
    Cotman.
    Damca venant du Vietnam.
    Les routes de Lucie
  4. Divers
    Le bonheur tout ordinaire de Yan et Galie.
    Le Karaoké de Jean-Marc Sanchez .
    Le blog des chaumistes de Seb
    Le cinéma de Xavier sur pélicool.
  5. Photos/Dessins/Animations
    Les essais d’animation de Rémy Le Scornet sur le gout choco-vanille
    Les photos de Yeux rouges.
    Ce ne sont pas les yeux d’Ava garner mais ceux d’Anne Piau.
    Le bric et broc de Christine Dubois
    La Bande Dessinée Familistère de David François
    Et les dessins de Spiro
  6. Economie
    J’aime bien lire l’orthographe et la grandiloquence des analyse d’Analber
  7. Associatif
    Amiens-jeunes biensur
    Santé pour tous qui donne d’excellents conseils sur l’hygiène
    La presse libre picarde qui soit dit en passant n’est pas toujours à jour mais fait de belles photos sur flickr et la presse indépicarde encore en construction.

lundi, octobre 27, 2008

Tirez la chasse!


305-Tirez la chasse!
Originally uploaded by gillespinault.
Comme vous l’ignorez surement, nos toilettes étaient obstruées par le petit machin en plastique blanc sensé parfumer la cuvette et qui remplissait son office entre le premier étage et le rez-de-chaussée directement dans la tuyauterie.

Donc après deux jour à baigner dans le parfum délétère digne des latrines de la gare du Nord, nous avons du nous résoudre à faire appel aux vidanges amiénoises au tarif week-end et jours fériés, d’où mes récents calculs au budget

Dans nos efforts pour ne plus réitérer ce type d’incidents, nous avons pris le parti du Canard disc Fresh, fraicheur marine. Quand j’ai vu que pour moins de trois euros, on était tranquille pour plus de 600 chasses, soit environ 3 bons mois chez nous, avec en sus l’assurance qu’une telle situation ne se reproduirait plus, je n’ai pas hésité.

Fini les bout de plastiques, le gel est directement collé sur la faïence blanche de la cuvette sans aucun support. Le gel est contenu dans un tube qui ressemble à une seringue avec un gros bout rond et quand on en sort une dose par pression, il se moule en forme d’étoile et adhère à la surface de la cuvette. Il ne dénote pas dans nos toilettes, c’est même mignon cette petite étoile de mer sur la surface blanche, près de l’eau bleue.

Et surtout, quelle économie de moyen, en voici un produit écologique, qui pour six doses ne nécessite pas plus de plastique que pour une seule de ce fichu produit qui s’était coincé dans le tube de descente.

Lors du passage de l’eau sur le gel, l’odeur se libère. L’odeur est celle de la mer, l’écume et la fraicheur des grands airs avec un bleu léger, quasis transparent qui colore très légèrement l’eau.

Au début, j’avais peur qu’il ne se décolle rapidement et ne tombe directement dans le trou, mais non. Puis, je me suis dit qu’il était impossible qu’un article d’industrie soit aussi parfait, qu’il allait colorer la faïence et que la cuvette allait peu à peu se doter de gros pois bleus. Mais non ! Rien à dire, je n’ai pas encore trouvé de défauts.

P.S.: Vérifiez la cuvette chaque fois que vous désirez poser votre soyeux arrière-train, vous ne voudriez tout de même pas avoir de mauvaises surprises... du genre d'un mouflon qui vous chatouille les bonbons...J'espère que vous aimez autant que moi les amusantes photos de Gilles Pinault que je vous invite à découvrir.

Chatte en chaleur


A.C.C. m'a fait parvenir une vidéo plutôt...Vous avez déjà vu à la télé ... ou ailleurs, ces filles qui font du strip tease en boite de nuit, en tournant et se tortillant autour d'une espèce de poteau vertical, le tout sur une musique langoureuse et en faisant des trucs dégueu avec la langue...
Elle a hésité avant de me transmettre cette petite video sans carré blanc.
video

samedi, octobre 25, 2008

Faire son bilan carbone, voilà une démarche citoyenne.

La démarche du Bilan Carbone qui permet de mesurer l'impact de l'activité humaine a été rendue obligatoire pour les administrations à l'été 2007 par Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Cette démarche permet de calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) directes ou induites par l'activité professionnelle. Une telle analyse encourage à mettre en place des actions de réduction de ces émissions et à évaluer les progrès.

Ce qui est valable pour l’administration le serait aussi pour les sociétés et les individus. Je vous donne donc l’adresse d’un site qui va vous aider à mesurer votre influence sur l’environnement
http://www.bilancarbonepersonnel.org/

vendredi, octobre 24, 2008

Police camera


Police camera cropped
Originally uploaded by j.lennon18.

Le deuxième point de l’actualité qui me chiffonne et me hérisse concerne les caméras embarquées dont on voudrait doté les policiers lors de leurs interventions. En soit, cette proposition ne me choque pas.
Mais je me souviens que trop bien ce qui s’est passé lorsque l’on m’a crevé mes deux pneus ou lorsque l’on m’a volé mon GPS. Je prends toujours la précaution, lorsque je me rends à ma réunion hebdomadaire dans le quartier sensible d’où je gère le club de football, de me garer systématiquement en dessous et bien en face de l’une des nombreuses caméras de surveillance installée par la municipalité. Lorsque l’on m’a crevé les deux pneus de ma voiture, je me suis rendu à la police nationale pour leur signaler les fait et porter plainte. Je connaissait l’heure approximative des faits, entre 18 et 19 heures. J’avais ma petite idée des raisons pour lesquels une telle déprédation avait eu lieue, je venais de déclarer mon équipe de moins de dix huit ans forfait pour la nouvelle saison, faisant une quinzaine de décus. Je souhaitais donc juste me faire une idée de la tête de celui qui avait eu l’audace d’agir afin de prendre au niveau du club les mesures qui s’imposaient. Il m’a été répondu, que la caméra n’était pas à ma disposition et qu’il fallait que je m’adresse à la municipale. Bien évidemment, la municipale m’a sorti le discours inverse, comme quoi il leur fallait une décision judiciaire pour que je puisse ne serait-ce que visionner la cassette.
Lors du vol de mon Gps ce fut la même chose.
Alors j’ai bien peur que quelques soient les raisons pour lesquels on souhaite doté la police de caméra, ce soit encore et toujours qu’un outil sans revers et que les films ou preuves tirés des enregistrements ne soient qu’à la disposition d’une bande de nantis ou de la police elle même. Ce serait bien le diable qu’elle fournisse les preuves pouvant la mettre en cause.
Voici les raisons pour lesquels je suis contre…

Maltraitance et bientraitance, histoire de vocation


Every time ...
Originally uploaded by sayginou.

Deux points importants qui font actuellement débat dans l’actualité ont retenus mon attention aujourd’hui. Tout d’abord, ce problème de maltraitance passive filmé dans une maison de retraite. Je suis sidéré d’entendre notre secrétaire d’Etat à la solidarité, Valérie Létard, dire que cet établissement fermera dans quatre mois, parce que, je cite : « C’est un établissement qui souffre plutôt d’un problème d’organisation, de recrutement et de formation ».
Comme si la canicule et ses morts n’avaient servi à rien, comme si la contribution sociale prélevée sur nos bulletin de paye servait à tout autre chose.


On semble tout à coup découvrir que
- l’organisation des établissements hospitaliers, fussent’ ils intercommunaux est du ressort de la collectivité.
- Le travail d’une aide soin ou d’une auxiliaire de vie ne se cantonne pas uniquement à faire le ménage ou la cuisine, elles ont besoin d’une formation aux besoins spécifiques des personnes dépendantes.
- Enfin, qu’à salaire égal, mieux vaut faire le ménage ou la cuisine, au moins on a des horaires normaux, moins de stress et de responsabilités. Ah, oui ! Ce que l’on oublie de dire c’est que c’est, comme pour Claudine le mois dernier, jusqu’à 187 heures par mois pour 1400 euros nets, sans compter le temps passé à l’hôpital ou à attendre le docteur, à courir de droite ou de gauche pour gérer la « maison », entretenir le jardin ou résoudre le problème des infiltrations.


Alors, elle peut bien mettre en place une cellule de recrutement à la préfecture, je ne crois pas que cela générera des vocations. Dans ces métiers, le stress et les responsabilités sont énormes, ce n’est pas en déclarant du jour au lendemain qu’une femme de ménage ou une cuisinière est auxiliaire de vie qu’elle en acquiert pour autant les compétences. Gérer une maison, elle ne savent pas toujours le faire alors une qui n’est pas la leur…Préparer un mixé ou un gélifié, faire une toilette, la faire manger et boire tout en veillant aux fausses routes, la torcher, la moucher, etc. ce n’est pas à la portée de tout le monde et l’incapacité se traduit par la grabatisation ou la mort.

En fait, cette passivité que l’on constate dans la maltraitance ordinaire n’est pas neuve. Il n’y a pas plus de maltraitance à installer, attachée dans un fauteuil coquille et durant des heures, une personne âgée face aux niaiseries télévisuelles que de la laissée assise sur un banc dans l’âtre de la cheminée comme le faisait nos ancêtres. Ce n’est pas avec une moyenne de trente minutes par personnes que l’on peut tout à la fois veiller sur sa santé et son bien être durant la journée entière. C’est aussi mathématique que malheureux.

Mais au juste, qui a déterminé les barèmes de l’échelle de dépendance et les temps de travail accordés. Ne seraient-ils pas liés à la grille AGGIR et au montant de l’Aide personnalisé d’Autonomie ?
Le pire là dedans, c’est que l’on vieillira tous un jour. Quand à savoir de quelle façon notre dignité sera respecté …

La grille AGGIR :

  • le groupe iso-ressources 1 comprend les personnes âgées confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d'intervenants ;
  • le groupe iso-ressources 2 concerne les personnes âgées confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions intellectuelles ne sont pas totalement altérées et dont l'état exige une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante. Ce groupe s'adresse aussi aux personnes âgées dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités de se déplacer
  • le groupe iso-ressources 3 réunit les personnes âgées ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui ont besoin quotidiennement et plusieurs fois par jour d'être aidées pour leur autonomie corporelle
  • le groupe iso-ressources 4 intègre les personnes âgées n'assumant pas seules leurs transferts mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l'intérieur de leur logement. Elles doivent parfois être aidées pour la toilette et l'habillage. Ce groupe s'adresse également aux personnes âgées n'ayant pas de problèmes locomoteurs mais devant être aidées pour les activités corporelles et pour les repas
  • le groupe iso-ressources 5 comporte des personnes âgées ayant seulement besoin d'une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage
  • le groupe iso-ressources 6 réunit les personnes âgées n'ayant pas perdu leur autonomie pour les actes essentiels de la vie courante

L’A.P.A. (Attention, elle est fortement modulé en fonction des ressources et du lieu d’hébergement.) :
Montant maximum mensuel du plan d'aide

  • 1 212,50 EUR en cas de classement en GIR 1 (dépendance la plus lourde),
  • 1 039,29 EUR en GIR 2,
  • 779,46 EUR en GIR 3,
  • 519,64 EUR en GIR 4.

Montants depuis le 1er septembre 2008.

jeudi, octobre 23, 2008

Mon frère !


Mon frère !
Originally uploaded by Mérantaise.

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n'se s'rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sur qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première

{Refrain:}
Mais tu n'es pas la
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait surement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque

{Refrain}

Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille

Maxime le Forestier

Dan, la Mérantaise a posté cette magnifique photo et ce poème de Maxime Le Forestier. Cela m'a rapellé le miens de frère et ce que l'on partageait.

La Somme, le chemin de hallage

Tout le long du côté* gauche de la Somme courre le chemin de hallage qui permettait aux ânes et aux mariniers de tirer les péniches jusqu'à la mer. C'est un chemin, parfois goudronné qui est fort fréquenté. En effet, les cyclistes aiment profiter de sa "platitude" et des paysages que la rivière traverse. En dehors des demeures appartenant aux éclusiers, on y croise les quelques maisons des propriétaires de ces jardins des hortillons qui font la réputation de la ville d'Amiens.

Cette photo a été prise de bon matin, alors que la brume noye encore le parc Saint Pierre, cette touche de verdure qui, comme la Somme, traverse la ville.

* Le côté se détermine en fonction du sens d'écoulement d'une rivière. En allant de l'amont vers l'aval (de la montagne vers la mer).

mercredi, octobre 22, 2008

Taser or not ?


Shot with a Taser-04
Originally uploaded by AperturePriority.

La 17ème chambre du tribunal de Paris a à se prononcer sur une question crutiale pour l’avenir de notre type de société : Le Taser est’il une arme ?
Ce procès est tout à la fois commercial, médical, sociétal et politique. Olivier Besancenot est mis en examen pour diffamations suite à ses affirmations concernant la dangerosité du produit appelé Taser et importé par SMP Technologies.
SMP Technologies poursuit le porte-parole de la LCR pour les propos tenus sur son blog en juin 2007 selon lesquels ce pistolet à impulsion électrique (P.I.E.) aurait «probablement déjà fait taire plus de 150 personnes rien qu’aux Etats-Unis». Il est aussi poursuivi pour avoir déclaré au quotidien 20 minutes que concernant le P.I.E., «dans le meilleur des cas, il y a des doutes. Dans le pire, le Taser peut tuer.
Benoît Muracciole, d'Amnesty International France, cité à comparaître comme témoin par Besancenot a affirmé que «plus de 290 personnes sont mortes aux États-Unis des suites de l'utilisation du Taser» et que «seulement 29 de ces personnes portaient une arme, et il s'agissait d'une arme blanche». Pour étayer ses dires, Benoît Muracciole a précisé que dans ses publicités aux États-Unis, «Taser ne parle plus d'arme non-létale, mais d'arme ‘moins’ létale».
Le Comité de l’ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé elle à la conclusion que l’utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue “une forme de torture” et “peut même provoquer la mort de personnes“.
Dans le même temps, se pose le problème de ses conditions d’utilisation : Le 24 novembre dernier, le pistolet Taser faisait un mort au Texas, les policiers ont d’abord utilisé des bombes lacrymogènes contre le suspect qui a pris feu, la décharge électrique ayant crée une étincelle qui a enflammé le liquide inflammable dont il était aspergé. Le manuel d’utilisation de l’arme spécifie bien de ne pas l’utiliser en cas de liquide ou gaz inflammables.
La plupart des militaires de la gendarmerie formés l'ont expérimenté sur eux et selon leurs dire :« ça fait mal ». S'il a l'air d'un jouet, le Taser est tout sauf un gadget. Il a été classé comme une arme de 4e catégorie, comme le pistolet automatique Sig sauer.
Arme, létale, non-létale, nouvelle forme de torture…Je suis personnellement de l’avis de Maitre Noël Mamère qui regrette qu’une étude préalable n’aie pas été faite avant que Michèle Alliot Marie ne signe le décret autorisant les 17000 policiers municipaux à en être équipés. En effet, après les gendarmes, la police municipale, c’est au tour des fonctionnaires des collectivités locales de s’en voir dotés. Selon le distributeur français du Taser, 300 mairies souhaiteraient s'en équiper dès la parution de ce décret au journal officiel.

mardi, octobre 21, 2008

Soeur Emmanuelle


Soeur Emmanuelle
Originally uploaded by Mérantaise/Dan.

Non, la mort n’est pas belle.

Entendre dire sur tous les médias et à longueur de journée que la mort est le plus beau jour de la vie m’hérisse le poil au plus haut point. Quelque soit le respect que j’ai envers cette sœur dont l’œuvre si ce n’est la vie sont exemplaires, il ne faut pas généraliser ses dires et élever en dogme ses aspirations.
J’imagine facilement quelle place ce petit anneau d’argent devait occuper dans sa vie, mais ce n’est pas une raison pour sortir de son contexte sa volonté de vivre pour ne plus mettre en avant que son désir de mort.
Emmanuelle, ma sœur, la mort est, et restera, moche. C’est dans notre monde le seul acte irrémédiable ; ce sera ta seule lâcheté.

Madelayne Cinquin...allait avoir 100 ans le 16 novembre prochain...
Sa générosité, sa gaieté, son franc parlé, ses révoltes comme ses idées fort en avance ou ses baskets usées nous resteront en mémoire. Elle tutoyait tout le monde ! des plus humbles aux plus puissants.

lundi, octobre 20, 2008

L’écureuil a perdu ses noisettes.

Il est de notoriété publique que ce petit rongeur de la famille des sciuridés est doté d’une mémoire extraordinaire qui lui permet de retrouver les lieux où il a emmagasiné une part de son trésor. Mais il semblerait que dernièrement, il soit atteint de démence précoce. Nous entendons tous les jours les médias nous dire de ne pas nous inquiéter, que les banques françaises sont solides et que parmi elles, la caisse d’Épargne assise sur son solide magot de bas de laine est la plus stable, celle capable de tirer les autre hors de l’eau, de repêcher la Banque Populaire, etc.…Mais il faut être véritablement inconscient pour s’imaginer qu’une banque dont le capital propre est de sept milliards neuf cent millions et des brouettes peut se permettre de perdre presque dix pour cent de ses biens sans s’en ressentir. Bien évidemment, l’État viendra ajouter quelques cacahouètes mais il faut rester conscient que le mensonge est de type étatique et qu’il continue de courir.
En effet, cette situation n’est pas toute neuve et la crise financière comme sociale était prévue dés le mois de janvier.
Je me souviens qu’en Janvier 2008, déjà, Laurent Mauduis et Médiapart(mis en examen pour avoir tenté de le révélé), annonçait déjà qu’à jouer les gourmands sans ménager sa base cette banque de dépôt allait enfler et éclater comme une baudruche. Ceci en trois épisodes :

Première phase : La grenouille et le bœuf.
En début d’année donc le petit écureuil commence à s’empiffrer d’air en achetant au plus haut des société comme Nexity, MeilleurTaux.com ou BTK dans le même temps, il dit « bye-bye » à la caisse des dépôts, « bonjours » à Natixis et au passage « Adieu » à plus de 7 milliards de fonds propres. La filiale CIFG, une société de rehaussement de crédit est en plein dans la crise américaine des subprimes. N’oublions par l’affaire Lagardère et ses cinquantes millions de moins. Pour se reconstituer un peu de substantifique moelle, il se lance dans un régime amaigrissant prévoyant près de 4000 suppressions d’emplois remplacés par des automates. Donc, au début de l’année notre petit rongeur n’est plus qu’une grosse baudruche.

Seconde phase : L’explosion.
Inquiétude à l'Élysée et à Bercy, le petit écureuil que l’on pensait sérieux vient d’égarer un nouveau paquet de billes, 600 millions d’euros supplémentaires en voulant récupérer une parti de son ancien capital. Il vat falloir banquer pour une belle campagne d’intoxication.

Troisième phase : La chute, la faillite ou le rachat, cela dépends du point de vue.
Ta dam, mort annoncée d’une banque le 1er janvier 2009. En effet, vous n’avez sans doute pas oublié que l’an prochain, TOUTES les banques proposeront le produit phare : Le livret A. Ors après la campagne de dépersonnalisation de ses rapports avec sa clientèle, celle-ci fond au soleil comme de la neige alors que la cour se transforme en champ de bataille où certaines banques( ING direct, Axa banque, AGF Banque) proposent du 7% annuel garantit pour 2009 contre les petits 4% de l’écureuil. Attention, ne vous engagez pas trop vite, la guéguerre n’est pas fini et je vous prédits des taux à 8 ou 9% d’ici janvier, question de liquidités.

vendredi, octobre 17, 2008

Echanges orduriers

Victoire, pour ceux qui ont suivit mes déboires avec la municipalité concernant le tas de détritus qui bloquait l'accès à la contrainte de passage, l'après-midi du lendemain, à mon retour la place était ...pas nette, pas propre mais disons accessible et débarrassée du plus désagréable. J'ai unez photo de la situation avant, je vais faire un montage avant après plus tard pour illustré ce post.

Minnie petite souris : Le meurtre est son affaire


La souris
Originally uploaded by Maddy Julien.

Parmi les gens qui ornent mon panthéon, il est une petite souris, toute menue et grise, qui depuis la célèbre scène du collier de « un air de famille » en hante les couloirs et les galeries. Cette trotte-menu s’évertue à glisser son charmant minois dans le trou des plus beaux fromages. Si elle sait revêtir l’atour d’une certaine gravité, preuve en est l’empreinte de l’ange qu’elle nous a laissée, c’est celui de la légèreté qui lui sied le mieux.
On retrouve un peu d’Odette Toulemonde et de ses envolées dans ce personnage de Miss Prudence Beresford qui danse et chante entre les cadavres de cette adaptation toute française de l’ouvrage de cette autre habituée de mon panthéon, Agatha Christie.
Je vous parle en effet de la charmante Catherine Frot, dans « Le crime est notre affaire », qui illumine et apporte à ce film noir une note d’humour « so British » le laissant à mi-chemin entre le policier et la comédie. Elle seule pouvait interpréter cette petite bourgeoise se promenant en manteau de fourrure et talon aiguille dans la neige, entre les loups.
« Mon petit doigt m’a dit » que ce n’est pas la première fois que le réalisateur Pascal Thomas, qui avait déjà su en user avec bonheur il y a prés de dix ans dans « la dilettante », lui fait endosser ce rôle de Prudence qui lui va comme un gant.
Avec son complice André Dussolier en Bélisaire Beresford, elle incarne cette dilettante bourgeoise créé par Agatha Christie, qui s’ennuie dans son manoir et ne rêve que d’aventures extraordinaires pour la sortir de son quotidien.
L’aventure va donc une nouvelle fois revêtir les trais d’une de leur vieille tante. Cette fois, il s’agira de la vieille tante Babette, interprété par la plus célèbre des belges, la grande Annie Cordy, qui bien loin du « Chat » relève encore à plus de quatre vingt ans les jupes de cette vieille ornithologue avec bonheur. Alors qu’elle s’apprête à partir en Guyane à la chasse aux papillons, elle aperçoit de dos dans le train qui la croise un homme en train d’étrangler une femme en fourrure ayant des gants de cuir rouge. Le contrôleur du train n’ayant pas l’air de la croire, elle s’en ouvre à ses neveux et nièces. Profitant du départ en week-end de son mari Bélisaire (lui aussi relève ses jupes), Prudence va mener l’enquête qui la conduira jusqu’à une mystérieuse demeure « La vallée des Loup » où règne en tyran un vieillard irascible(Claude Rich) sous la garde de son médecin(Hippolyte Girardot), ses quatre enfants(Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud, Alexandre Lafaurie, Christian Vadim), sa petite fille et une amie à elle.
Prenant la place de cuisinière, elle va s’immiscer en douceur dans les secrets de la famille Charpentier au point de trouver un cadavre dans une momie. On tremble pour la belle Prudence entouré de tant de meurtriers potentiels dans cette grande et lugubre bâtisse mais c’est un délicieux frisson plein de malice. Franchement c'est à voir et à apprécier comme un bon vin de bordeau, léger et frais mais il n'en saoul pas moins.

jeudi, octobre 16, 2008

Danse


Danse égyptienne
Originally uploaded by akynou.
Du néant nait un mouvement,
les ongles longs et dorés l’accentuent,
la main elle même, glisse, s’arque et fend.
Les yeux roulent, extatiques vers les nues.

Au coup de gong, le poignet se casse,
La cheville s’arrondit et le dos se cambre.
Le pied s’avance, quitte le sol puis y repasse.
Des tressautements agitent les sequins d’ambre.

Du ventre une onde circulaire démarre, se propage.
La tête est claquée, à gauche, à droite.
Les cheveux cinglent et fouettent le visage,
Les paumes mêmes sont projetées et moites.

Les bras fins et déliés se font dissonances,
De la douleur tombant aux plis des articulations.
Même contenue, cette violence est dance,
Mort et résurrection.

Bronze


Bronze
Originally uploaded by declicjardin.

Allez donc faire un petit tour dans la galerie de Declicjardin.

mercredi, octobre 15, 2008

Des agréements


IMG_1726
Originally uploaded by selkirk79.

Je ne voudrai pas que l’on s’imagine un seul instant que je puisse en vouloir à l’Arlésienne qui nous sert de maire car il me déplairait que l’on crois que je fut du genre à cracher dans la soupe. Toutefois, même si la responsabilité du bouillon de culture qu’est devenu notre trottoir incombe à notre voisine, celle qui en déménageant a cru bon de devoir déverser son trop plein d’ordures ménagères sur celui-ci, il me semble que nous serions en droit de nous attendre à ce que les employés communaux le ramassent. Ors voici plus de trois semaines que ceux-ci suintent devant la grille de la contrainte de passage, poissant de purulentes décompositions le trottoir, le square des Sœurs Grises et le reste de la rue.

Étant déjà outré de devoir arracher les mauvaises herbes, qui profitant d’une certaine vacances de ces services et de l’irresponsabilité des administrations voisines, prolifèrent entre les nombreux joints du patchwork que trop travaux y ont dessinés, je n’envisage même pas de me les pelleter. Comme par ailleurs, j’ai eu le grand déplaisir de recevoir sans ménagement le nouveau montant de la taxe dite « ménagère » vous comprendrez je pense qu’une certaine irritabilité m’habite.

L'Ain

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce film de Luc Jacquet : Le Renard et l’Enfant, qui sort actuellement en DVD. Il a étè tourné dans l’Ain et ce film met en lumière la profondeur de ces grands espaces où l'on prends son temps, le temps de jouer avec la nature, à portée de main, d'en redécouvrir l'air pur, l'authenticité, la convivialité et le partage...
Et si aujourd'hui le luxe se définissait ainsi?
Un territoire riche de valeurs toutes simples en apparence, que l'on savoure pourtant lors de moments uniques!



mardi, octobre 14, 2008

La bourse ou la vie !


croix corbeaux
Originally uploaded by melchior-ferradou.

Comme il est plaisant de voir que ces capucins qui hier encore se croyant déchus de leur position de rois de la forêt pleuraient au loup leur régime de caviar et blinis, se gaussent désormais de ces corbeaux qui viennent de lâcher leur fromage.

C’est par une fête à 150 mille euros que le vendredi 10 octobre, à l'Hôtel de Paris de Monaco les dirigeants de la branche assurances de Fortis Belgium ont fêtés leur droit au repêchage. Cette cérémonie initiatique que l’on veut nous faire passer pour une gigantesque erreur de communication n’est pas la seule.

Le groupe Dexia, qui a lui aussi dû être renfloué par les pouvoirs publics, avait organisé, la veille, le même type de réjouissances quelques heures après l'annonce du deuxième plan de sauvetage, consistant en l'octroi par Bruxelles, Paris et Luxembourg de leur garantie pour les prêts interbancaires contractés par l'établissement... Coût estimé, mais non confirmé, du dîner : 200 mille euros.

Je ne sais si les actionnaires qui ont vu fondre au soleil de la bourse la leur ont beaucoup goutés les six plats servis aux convives lors de la fête, dont cette "poitrine de pigeonneau des Alpes-de-Haute-Provence".

Il faut dire que les pigeons dans cette histoire…

A mourir de rire


Paris, 4e arrondissement
Originally uploaded by mainblanche.

Nous sommes allés hier soir à l’avant première du premier film de monsieur Michel Delgado : Bouquet final.
Bouquet final, c’est ainsi que l’on appelle par tradition la plante ou le branchage décoré qui marque l’achèvement du gros œuvre dans la construction. Il serait bien étonnant que ce soit là pourtant son dernier film car je vous prédit que malgré une sortie au 5 novembre, vous avez ici le gros succès des fêtes de fin d’année.
Bon, on peux toutefois regretter que plus qu’une avant première, il se soit agit là plutôt de l’une des premières étapes d’une campagne de promotion savamment orchestrée où le réalisateur comme quelques acteurs viennent faire un petit coucou avant la projection pour nous raconter sans déflorer un film que nous voyons cinq minutes après. Nous aurions préféré en discuter après l’avoir vu. Mais bon, cela n’enlève rien aux qualités du film.

Tout d’abord, il faut dire que c’est une comédie sur la mort, rien de plus, mais une bonne comédie. Une comédie franchouillarde, axée sur la volonté de décrire une réalité sans chercher de situation excessive, confronter une situation cartésienne à nos propres réactions. Il n’y a pas dans ce film d’approche anglo-saxonne, plus trash, où les situations sont poussées à leur extrême. On y ri par explosion lorsque sont tout à coup mis en lumière, par le jeu de l’acteur ou celui de la caméra, des faits ou des gestes contradictoires.
Connu comme le scénariste de L'Enquête corse et de L'Auberge rouge, Michel Delgado fait ici ses premiers pas en tant que réalisateur. C'est juste après le tournage de L'Enquête corse que Michel Delgado, fut mis en contact avec la productrice Sylvie Pialat, la veuve de Maurice Pialat, par l’intermédiaire de la société Gaumont. C’est elle qui a proposée le sujet et journaliste de formation, Michel Delgado a d'abord commencé par se documenter en profondeur avant de faire son travail de scénariste. Son enquête ne lui a rien épargné : les pompes funèbres, les chambres froides, les fabriques de cercueils, les cimetières, les fours crématoires...un vrai parcours initiatique. C'est Didier Bourdon qui, au cours d'une réunion aurait proposé son nom pour la réalisation et il faut dire qu’il s’en sort plus qu’honorablement en ayant su réaliser avec une transparence et une simplicité qui s’apparente à de la modestie.
C’est donc un film populaire qui est livré à notre curiosité. Les pompes funèbres servent de contexte au film mais son humanité réside dans celle de ses personnages. Le scénario, c’est leur parcours dans cet incroyable milieu, leurs rencontres, leur évolution et leurs aventures.
Gabriel(Marc-André Grondin que l’on a vu il y a peu dans Le Premier jour du reste de ta vie avec entre autres Jacques Gamblin, Zabou Breitman et Déborah François.) n’arrive pas à vivre de sa musique et comme ses irresponsables parents Nickye(Marthe Keller que l’on ne présente plus) et Hugo(Gérard Depardieu, idem) ont mis le feu à la péniche qui leur sert de logement, il accepte le poste de directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres dont la prime d’entrée correspond au montant des réparations. Gabriel doit préalablement faire un stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron(Didier Bourdon, le plus connu des inconnus), quinze ans de métier qui espérait bien cette promotion et du coup bizzute un peu son jeune nouveau patron. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire(Bérénice Bejo, qui depuis « le meilleur espoir féminin » a largement prouvé son talent), qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur (Michel Galabru, vraiment inénarrable) qui n'est autre que monsieur Froissard, le grand-père de Claire...
Donc, comme vous voyez, rien que du beau monde…Claudine en sortant était plié de rire littéralement, elle en avait du mal dans les côtes. Elle m’a raconté comment, ses collègues au tout début de sa carrière l’avaient bizutée, elle aussi, en lui demandant d’aider au déplacement d’un corps. A trois, elle se retrouva avec entre les mains non le corps du macchabé, mais ses prothèses, il s’agissait d’un cul-de-jatte. Elle reconnaît en avoir été marquée alors qu’en fait, il n’y avait pas vraiment de quoi, elle a rit comme les autres de sa propre frayeur.
Dans ce film, on n’est franchement pas effrayé, il est accessible à tous les âges et comme ce n’était qu’une avant première, je pense que la puce et moi retournerons le voir une seconde fois. Il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Banco !


Banque Nationale, Montreal
Originally uploaded by Franz '.

Je viens de lire un article assez intéressant sur un bloggeur qui aurait vendu son site pour quinze millions de dollars. Il a été racheté par une banque d’investissement américaine. Comme quoi, quelque soit la crise…

lundi, octobre 13, 2008

Pluriel(les)


19. Pluriel(les)
Originally uploaded by gadl.

Un week-end assez chargé avec beaucoup de choses très différentes à faire. Bon, le mieux pour raconter c’est d’y aller dans l’ordre.
Samedi matin, j’ai fait toutes les courses pour le club de football. Ca c’est plutôt une des aberrations de la vie. En cette période de difficultés économiques, trouver un magasin qui coure si peu après les bons clients que ce sont à eux d’appeler et de vérifier que leur commande soit bien honorée. Et, quand ont leur dit que leur commande est prête, c’est encore à eux d’attendre plus d’une heure qu’il la constitue.
Bref, j’y ai passé ma matinée avec ensuite un petit intermède pour le quarante cinquième anniversaire des compagnons d’Emaus. Ils avaient très bien organisés cela. C’était tout à la fois un lieu de rencontre et d’échange fort intéressant. Il y avait de la musique et des musiciens, des frittes et des saucisses ainsi que des moules. Ils y vendaient aussi la production de quelques jardins ouvriers. On n’a pas acheté grand chose, nous n’avions besoin de rien mais on a trouvé un petit quelque chose, un petit panier avec trois lois coquetiers pour Bernardine qui en fait la collection.
Nous avons mangé en ville sur le pouce vu l’heure (plus de 14 heures), et sommes tombé sur Joël Ledreux, qui exposait ses très belles productions (www.wat.tv/atelier/borabora ) et celle de Michel Stannard dont j’aimes aussi les coquelicots et paysages picards. Ils exposaient dans la rue des trois cailloux, dans le cadre de l’opération des peintres dans la rue…à moins que ce ne soit dans le cadre des droits du piéton, je ne sais plus trop.
Puis un petit tour en face de la maison de la culture où le conseil régional de Picardie a monté une série de stand à l’occasion de la semaine de l’agriculture biologique.
Puis, un petit tour au stade histoire d’encourager mon équipe des mois de treize ans qui jouaient contre Doullens.
Après cela, nous avons fait un tour chez Paradis’Zoo pour trouver un petit peigne à carder pour la Câline et nous avons enchainé sur Multi-lots pour quelques produits frais à bas prix (Yaourth, fromage, etc.). Il y a toujours quelques affaires à faire là-bas.
Les courses de la semaine au supermarché et cinéma le soir, « l’ordre et la loi ». Pas si terrible, un peu longuet, j’ai failli m’endormir.

Le dimanche matin, je l’avais réservé à l’équipe de football des moins de quinze ans qui s’en allait jouer à Condé-Folie. Malheureusement, leur entraineur, un jeune que je cherche à prendre sous contrat aidé ne s’était occupé de rien. Les quelques licences qui avaient reçues le visa du docteur n’avaient pas de photographies ou bien n’étaient pas signées, bref aucun de mes joueurs de moins de quinze ans n’avaient de licence valide. Nous avons donc fait le voyage pour rien, ils se sont changés, puis ont du se rhabiller. J’espère que cela leur aura servi de leçon et qu’à l’avenir lorsqu’on leur dira de signer leur licence, ils le feront.
Dimanche après-midi, nous sommes allé à Albert pour l’exposition international féline spéciale chats orientaux avec les enfants.
Puis le soir nous sommes allés voir Julianne Moore dans Blindness. Une fois encore, quelle excellente actrice qui dans ce rôle extrêmement dur se révèle à la hauteur. C’est un très bon film sur la nature humaine qui ne correspond pas vraiment à de la science fiction.
Et voilà.

dimanche, octobre 12, 2008

Elle lit

Elle lit,
Un gros recueil de vélin blanc posé sur sa robe d’organdi.
Elle vit,
Dans un jardin de rose, assise sous un grand chêne à l’abri.
Elle lie,
D’un doigt rêveur une mèche de cheveux décolorés, blondis.
Elle vit,
Le temps, les saisons qui passent comme un songe, une rêverie.
Elle lit,
Vingt minutes, le monde au quotidien dans un métro empuanti.
Elle vit,
Dans le champs de béton perdue dans une banlieue décrépie.
Elle lie,
D’un doigt rêveur les lacets fermant sa besace avachie.
Elle vit,
Le temps, les saisons qui passent comme un songe, une rêverie.

samedi, octobre 11, 2008

Tous Ensemble Pour l’Avenir de Chloé




Le samedi 18 octobre, à 20h, je vous invite à participer en la salle des fête de Flesselles à une soirée organisée autour d’un buffet froid et avec la participation d’ Éric à la sono et Sébastien le chanteur qui interpréterons des chansons de sa composition.
Bon, autant être honnête, c’est une soirée caritative pour l’avenir de Chloé.
Vous ne savez même pas qui est Chloé ?
Non, pas possible !
Vous pouvez trouver plus amples informations
au 03.22.51.36.55 ou
au 06.77.60.51.40 ou
au 06.81.16.72.95 ou
auprès de l’association TEPAC (Tous Ensemble Pour l’Avenir de Chloé) au 112 rue de la vigne - 80260 Flesselles à moins que vous ne préféreriez écrire à l’adresse
chloe80420@wanadoo.fr
Ou plus simplement, visitez le site de l’association : http://perso.wanadoo.fr/ensemble_pour_chloe/
P.S : La photographie est issue du site.

vendredi, octobre 10, 2008

Faire pousser du diesel sur le plateau picard



arc en ciel Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Il y a très longtemps que l’on connaît en Picardie et à Amiens en particulier les avantages et les inconvénients que procure l’usage du biodiesel ou biogazole. C’est un biocarburant obtenu à partir d'huiles végétales ou animales, transformées par un procédé chimique appelé transestérification faisant réagir ces huiles avec un alcool afin d'obtenir du EMHV ou du EEHV (suivant l’alcool utilisé Méthanol ou Éthanol). Le biodiesel tente de concurrencer les huiles végétales utilisées à l'état brut et le pétro diesel, c'est-à-dire les huiles minérales du diesel classique. Le biodiesel peut être utilisé seul dans les moteurs ou mélangé avec du pétro diesel.


En effet, il y a bien longtemps que sur le plateau picard fleurît le jaune du colza dans les champs de jachère ce qui ne prive ainsi pas l'agriculture alimentaire de ses terres et n’a pas d’incidence sur les prix des céréales ou du maïs. De même, les transports publics roulent tous au biocarburant, au biodiesel et plus spécifiquement au Diester .


On a émis tout un tas de réserves à l’usage du biocarburant et une attitude responsable face aux problèmes écologiques de notre temps nous font obligation d’en tenir compte.


Tout d’abord, au niveau politique, user de biocarburant c’est ne plus dépendre exclusivement d’une production pétrolière qui à lieu essentiellement dans des pays instables et offrir à la France et aux autres pays européens un peu plus d’indépendance tant au niveau énergétique qu’au niveau commercial. La France devance de 2 ans les mesures d’incorporation prise par l’Union Européenne. En 2007, tous les moteurs diesels roulaient au diester avec 5% en volume d’additif, cette année à 6,3% et en 2010, la France s’est engagée à incorporer 7, 7% en volume et en 2015 se sera de 10% en volume. Aujourd’hui, 60 collectivités et entreprises, soient 8000 véhicules l’utilisent à 30%. Cette nouvelle fabrication bénéficie d’exonération de Taxe Intérieur sur les Produits Pétroliers (TIPP) normalement appliquée au carburant. Le biodiesel en 2007 a été détaxée de 65%.


Au niveau économique, il faut en effet tenir compte que grâce à l'incorporation du diester dans le gazole, on espère réduire de 2% la consommation française de ce carburant, utilisé par la moitié des automobilistes (les véhicules diesels sont de plus en plus nombreux en France) sans remplacement ni adaptation du parc. De plus, cette filière a créé 3 000 emplois.


Enfin, au niveau écologique, le biodiesel n’est pas être une énergie fossile et fourni une énergie renouvelable (l'huile végétale brute) contribuant très peu à l'augmentation du taux de CO2 présent dans l'atmosphère. Le colza durant sa croissance, consomme par photosynthèse la quantité exacte de dioxyde de carbone qu’elle dégagera lors la combustion du carburant. Le Diester restitue 3,7 fois plus d’énergie que ce qui est utilisé pour sa production, selon le bilan énergétique réactualisé en 2007. Ceci revient à dire que pour produire 3,7 tonnes d’équivalent pétrole d’énergie renouvelable Diester, on ne consomme qu'une tonne d'énergie fossile .Ce résultat tient compte de l'énergie consommée depuis la fabrication des semences jusqu'à l'utilisation du Diester dans les véhicules.


Ce bilan s’est sensiblement amélioré en 5 ans grâce à la réduction des quantités d'engrais utilisés et des changements réalisés dans les processus industriels. Désormais, l’objectif est d’obtenir à court terme un bilan égal à 5 grâce à l’optimisation de la culture et des étapes de la transformation. Au Brésil et en Indonésie, les cultures de palmiers et de soja pour un usage énergétique se pratiquent dans l’agriculture sur brûlis au détriment de la forêt. En Europe, elle ne concurrence pas l’alimentation car elle est produite sur les terres en jachères ou sur les terres qui bénéficient de l’aide aux cultures énergétiques.


En plus, le procédé de transestérification permet de récupérer de la glycérine, ce qui est une source de valeur ajoutée. Il faut 100 kg de méthanol pour transestérifier une tonne d'huile végétale (ester d'acides gras et de glycérol) de colza en présence d'un catalyseur alcalin. On obtient alors une tonne de diester (ester d'acides gras et de méthanol) et 100 kg de glycérine réutilisable dans l'industrie chimique ou alimentaire. Dans la balance économique comme dans la balance écologique, il faut compter les tourteaux de colza, sous-produit de l'extraction de l'huile qui constitue une importante source de protéines végétales pour l’alimentation animale.


Si vous souhaitez plus amples informations sur le Diester vous pouvez vous rendre sur le site grand public du Diester http://www.faiteslepleindavenir.com/ ou sur celui de PROLEA : la filière française des huiles et protéines végétales.






Article sponsorisé


jeudi, octobre 09, 2008

Small Message S?

Voici un petit message que l'on m'a fait parvenir et auquel j'adhère :

Cours, petit, cours

La vie est une récréation
Alors cours, petit, cours vers demain,
Et quelque soit ta direction,
Peu importe, c’est le bon chemin.


mercredi, octobre 08, 2008

Monnaie de singe


Des sous
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Il ne me semble pas incongru de donner mon point de vue sur la gabegie financière qui secoue un peu les puces de tous ceux qui croient dormir sur un tas de dollar, d’euro, de yen ou de tout autre veau d’or qu’ils imaginent de papier. Il serait peut-être temps qu’ils réalisent ce qui est l’un des fondements de notre économie moderne, ils ne sont riches que d’écritures et ne possèdent rien d’autre que la confiance qu’on leur accorde et celle qu’ils accordent aux banques ; leur richesse n’est qu’une simple ligne d’écriture dans la mémoire d’un ordinateur.

En effet, dès son entrée dans le système bancaire, la monnaie (comme les billets) subit une mutation quasis instantanée et irrémédiable. Elle se transforme en monnaie de singe. Les économiste n’osent l’avouer alors, ils usent du terme de monnaie scripturale (monnaie d’écriture). En effet, vos sous ne reposent pas dans un coffre à votre nom. Votre banquier s’empresse de le prêter à quelqu’un. Plus il le prêtera vite et plus il lui rapportera de l’argent. Ce quelqu’un à qui il est sensé le prêter ne recevra pas des espèces sonnantes et trébuchantes, ni même de jolies images. On lui prêtera une nouvelle ligne d’écriture garantie par « devinez quoi ? », vos avoirs.

Et ainsi de suite…

Ors à l’heure où l’on réclame des comptes et des marques de probité à ces établissements bancaires, on réalise tout d’un coup le paradoxe de ce système qui n’apparaît d’habitude que dans les bilans de fin d’année, ces jeux d’écritures où l’on ne sait plus qui possède quoi ni qui. A force de jouer de la gomme et du stylo, il apparaît que certaines banques sont plus riches que la somme de leurs dépôts ou que leurs dépots sont plus importants que les sommes qu'elles sont sensées posséder. Certains diront que ce sont alors de très bons gestionnaires, qu’ils enrichissent leurs épargnants mais en fait cette richesse ne repose sur rien, c’est du vent, de la monnaie scripturale écrite sur du sable. Ce sont des parts dans des entreprises de plus en plus aléatoires. Des gouffres engloutis dans des biens qu’une faillite même personnelle ne récupérera pas.

Je ne suis pas ce que l’on appelle un riche, je ne me sent pas pauvre pour autant, mais je rigole doucement en voyant tout à coup les avides avares, thésaurisant le moindre cent, réaliser que toutes leurs privations n’ont servies qu’au bon plaisir de dispendieux dépensiers et les défauts de ce vieil adage : on ne prête qu'aux riches.

mardi, octobre 07, 2008

Chatte trouvée

Le monde animal nous réserve toujours des surprises. La dernière en date nous viens de cette petite Prunelle que nous connaissions joueuse et vindicative, toujours prête à mordiller et griffer. Elle s’impose tant à chacun de nos retours du boulot que nous pensions qu’elle s’ennuyait dans la journée. Notre vieux pépère Saxo étant totalement insensible à ses jeux qu’il considère comme des enfantillage avec un profond mépris. Nous avons donc entrepris de lui trouver une petite compagne pour l’occuper durant nos absences. Nous lui avons donc trouvé la petite câline, une petite chatte abandonnée de la même teinte de gris qu’elle mais à poils mi-long. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une jeune chatte toute douce et réservée sans être pour autant sauvage.

Nous nous attendions à ce que Prunelle fasse à son encontre preuve d’une autorité excessive et use comme à notre encontre de ses crocs et de ses griffes afin de s’imposée comme étant la dominatrice du foyer.

En fait, c’est tout le contraire qui se produit. Elle feule et fuit, s’isole tout en guettant craintivement les accès de la pièce où elle se trouve. Depuis l’arrivée de la petite câline, elle ne s’alimente plus et ne vient même plus dormir avec nous. Il faut dire que Câline a dormi sous notre lit cette nuit. Quand à Câline, elle n’a pas plus mangé, elle s’isole aussi, mais ne semble pas nous craindre. Elle veut juste rester hors de portée de l’ancienne maitresse de maison.

Nous espérons que cette situation ne va pas perdurer. Il nous déplait que notre Prunelle se sente trahie et nous ne voudrions pas avoir à remettre la petite à la rue (pas vraiment à la rue mais…). Claudine n’arrive plus à dormir tant cette situation l’ennuie. Enfin, j’ai bon espoir qu’à force de se côtoyer elles en viennent à s’apprécier.

Chatte perdue

La petite Prunelle s’ennuie fort toute seule à la maison. Il faut dire que bien souvent le petit Saxo s’en va travailler avec Claudine et que le temps lui semble fort long. Quand je rentre elle m’attends derrière les stores vénitiens avec dans le regard tout l’amour du monde. C’est la principale raison pour laquelle nous nous sommes rendus à la société protectrice des animaux dont c’était porte ouverte ce week-end. Bien peu d’entre vous se sont souvenus de la raison pour laquelle cette société qui œuvre à la protection de la gente animale a choisi justement ce week-end ci. C’était la fête de mon saint patron, Saint François d’assise, un grand enseignant spirituel italien; mystique et prédicateur qui a fondé l’ordre des "Franciscains". Surnommé le "Povorello" (le petit pauvre), appelé encore « la plus parfaite copie du Christ ». Dans le "Cantique des Créatures", appelé aussi "Cantique au soleil", François d’Assise évoque Dieu à travers la nature, le soleil, les étoiles (tout l’univers) par "toutes ses créatures".
Ce cantique est surtout celui de la fraternité, il appelle toutes les créatures frères et sœurs. Il avait soit disant un contact télépathique avec les animaux, notamment les oiseaux.

Bref, nous n’avons pas trouvé chaussure à notre pied parmi les trois chatons qui attendaient preneur mais nous avons par l’intermédiaire de l’éleveur qui a vendu Dakota à Isabelle trouvé une petite chatte abandonnée qui nous l’espérons devrait s’entendre avec notre petit monstre et ils devraient se tenir réciproquement compagnie. Nous ne savons pas encore comment nous allons l’appeler.
Comme vous pouvez le voir c’est une mignonne petite chatte.

La maladie de Lyme


Tique gorgée de sang °1
Originally uploaded by Macropixel's.


Décidément, on vat finir par dire que je passe du coq à l’âne mais aujourd’hui, j’ai envi de vous parler d’une maladie infectieuse connue sous le nom de « Maladie de Lyme ». Cette maladie s’appelle ainsi parce qu’au début du siècle, deux mères de famille de la ville de Old Lyme dans le Connecticut, inquiétées par une série de 39 cas d’arthrites inflammatoires juvéniles, alertèrent les autorités sanitaires américaines. La fréquence des arthrites atteignait alors 425 cas pour 100.000 habitants, contre 10 dans le reste du pays. Une enquête épidémiologique fut déclenchée et c’est un jeune rhumatologue de l’université de Yale, A. Steere, qui entreprit l’étude rétrospective de 51 cas parmi les arthritiques de Lyme en 1976. Il établit leur aspect épidémique, la relation avec les morsures de tiques qui précédaient la symptomatologie dans de nombreux cas, et l’atténuation des symptômes par antibiothérapie. Il évoqua alors une hypothèse infectieuse, et fit le rapprochement avec les formes neurologiques et dermatologiques européennes.

En 1982, un entomologiste médical, W. Burgdorfer, examina l’intestin de tiques prélevées en zone d’endémie de maladie de Lyme. Il y trouva des spirochètes et supposa immédiatement qu’il pouvait s’agir de l’agent de la maladie de Lyme. Après mise en culture, il les inocula à des lapins, qui développèrent un EM entre dix à douze semaines plus tard. Il démontra aussi une forte réaction entre le sérum de malades et la bactérie, qui sera nommée Borrelia burgdorferi en son honneur. En 1983, A.Steere isola la bactérie du sang et de biopsies de peau de patients atteints de la maladie de Lyme.

La borréliose de Lyme est une zoonose(maladie animale transmissible à l’homme) très largement répandue dans l'hémisphère nord. Elle y est sans doute établie depuis longtemps, tant en Europe qu'en Amérique. En Europe occidentale, la distribution géographique de la maladie est étroitement liée à celle de son vecteur principal la tique du mouton : l’Ixodes ricinus qui requiert un biotope frais et généralement forestier.

En France, l'ensemble du territoire est concerné, à l'exception d'une bande côtière méditerranéenne et des reliefs (zones au dessus de 1200 - 1500 m). Ors comme les tiques et puces qui en sont le vecteur principal se retrouvent dans les villes comme en campagne, il y a de plus en plus d’homme touchés par cette maladie. Tout cela pour vous dire que lorsque vous traitez votre animal domestique préventivement contre ce type de bestiole c’est aussi pour votre bien.

lundi, octobre 06, 2008

Faubourg 36

Je vous en ai sûrement déjà parlé, moi, j’étais un Titi parisien, un gosse du Faubourg. En trente six, je n’étais pas encore né, mais je suis tout de même capable de vous dire que des décors qui permettent tout à la fois de voir la tour Eiffel et le dôme de Montmartre depuis le toit de son immeuble n’ont rien de réaliste à moins que comme au théâtre, on ne pousse le décor.
En fait, le nouveau film de Barratier me fait penser à une de ces comédies musicales des années cinquante plus qu’aux congés payés de 1936. On n’y chante la sensiblerie de l’époque avec les couleurs de l’insouciance. C’est un plaisant divertissement mais sans plus. Cela ne me laissera pas un grand et imperrissable souvenir.

La lois de la gravité



Cette année, pour la réderie, je ne suis sorti que dix minutes, un quart d’heure maximum, entre deux averses, pour aller chercher mon pain. Mais cela suffit, pour que je tombe par hasard sur une jeune fille qui vendait les cinq tomes des rubriques à brac de Marcel Gotlib pour un prix qui me semblait totalement dérisoire.
Ce sont des recueils que j’ai déjà eu le temps de lire lorsque j’étais jeune. Des courtes histoires d’une à quatre planches qui en leur temps ont révolutionnées l’univers de la bande dessiné.
Tout d’abord dans le style de la narration. Vous ne les avez peut-être pas connus, mais fut un temps où les dialogues et les textes des commentaires dans les bandes dessinés se trouvaient placés dans le bas des cases et n’en sortaient pas. Puis ce fut les bulles que l’on connaît encore aujourd’hui. Aussi à l’époque, trouver du texte dans les endroits les plus incongrus était totalement neuf. D’autant que le style même de l’écriture, les caractères choisis exprimaient déjà des sentiments. Dans ces bandes dessinés, le texte est presque plus important que le dessin en lui même.
Autre révolution dans l’univers de la bande dessinée de l’époque, Gotlib s’affranchissait totalement du principe des cases. Ses personnages occupent tout l’espace et passent d’une case à l’autre grâce à des échelles ou des cordes à nœud, un même personnage peut sortir de sa case pour expliquer une chose au personnage de la case précédente. Je pense par exemple à cette description d’une girafe par le professeur qui sur chaque case d’une ligne décrit une portion de l’animal, de la tête aux sabots ou encore à ce pastique de lui-même qui prends appui sur la bulle de son texte de la case précédente. En fait, il laisse le choix d’une lecture non linéaire de ses histoires.
Ce professeur, éminent zoologue fait parti des personnages récurrents qui sont à ne pas confondre avec les personnages parasites qui eux passent de page en page en critiquant untel ou untel quand ce n’est pas pour parler de la pluie et du beau temps.
Ce sont des recueils de folie douce, et d’aberrantes explications qui sont devenus des classiques comme on n’en fait plus.

Je vous propose d’en retrouver certaines sur le site de Marcel Gotlib.
Un petit plus : SuperMarcel pour PC ou SuperMarcel pour Mac

La Bourrine à Rosalie

Oh ! J’ai oublié de vous parler d’un lieu étrange que nous avons visité durant nos vacances.
Cela s’appelle la « Bourrine à Rosalie ». Je ne sais plus de quel endroit nous revenions toujours est-il qu’en passant devant une affiche indiquant « La Bourrine à Rosalie », nous avons étés pris d’une envie soudaine de nous y arrêter. Il devait être dans les cinq heures du soir si ce n’est plus. Il faisait encore beau et clair et lorsque nous avons vu cette bourrine avec sa petite mare avoisinante, pleine de canards, nous avons décidé d’aller voir si c’était ouvert et le cas échéant de la visiter.
J’ai appris un peu plus tard que nous étions alors à Sallertaine. A force de nous faire guider par les satellites, on ne sait plus où l’on est. Mais en gros, c’est le marais breton. Le marais breton se situe au nord de la Vendée.
La bourrine se trouve pas loin de l’ancienne îlot calcaire de Sallertaine. Autrefois, cet endroit était recouvert par la mer mais au vingtième siècle, des moines avec leurs bêches, ont creusé des fossés pour en assécher les terres afin de les exploiter. La bourrine est entre 50 cm et 1 m en-dessous du niveau de la mer. En hiver, le bocage rejette son eau sur le marais breton, et l’inondation se produit. Pour évacuer l’eau vers la mer, on ne peut ouvrir les digues qu’à marée basse. Les habitants du marais se nomment les maraîchins ou les maraîchines. Rosalie est l’une d’elles. Elle a vécu dans cette bourrine de 1899 à 1971. Maintenant, nous pouvons visiter cette bourrine pour nous rappeler comment vivaient les gens au début du siècle dernier et poursuivre le devoir de mémoire.
La bourrine de Rosalie a été construite vers les années1800. Les maraîchins qui étaient pauvres ne pouvaient pas acheter un terrain. Comme ce terrain gagné sur la mer n’appartenait à personne, le maire de la commune leur donnait à condition que les maraîchins y construisent une bourrine en une nuit. Le lendemain matin, il fallait que la cheminée fume. Donc, ils ne construisaient que la cheminée et les quatre murs bas. C’était des murs faits de torchis, un mélange de terre et de paille qui plus tard seraient recouverts de chaux ( sorte de peinture blanche ). Le toit est fait avec des roseaux. Ils sont bien lisses et creux, la pluie glisse dessus et ne passe pas à travers. Autrefois, le sol était fait de terre battue. Maintenant, il est en ciment à cause des inondations de l’hiver qui pourrait abîmer les meubles. A l’intérieur de la bourrine, il n’y a pas de plafond. On peut donc voir les poutres qui sont de toutes sortes de bois. Ces poutres soutiennent les roseaux.
Les maraîchins et les maraîchines portaient deux sortes de vêtements. Il y avait les habits de tous les jours et les habits des dimanche et jours de fête.
En semaine, le maraîchin portait un pantalon de lin. Le lin est très résistant et issu d’une plante cultivé dans la région Il avait une chemise blanche bien souvent de même matière et par dessus une blouse de « maquignon ».La chemise était toujours portée déboutonnée. Autours du cou, il nouait un mouchoir à carreaux. Il portait aussi un chapeau en paille pour se protéger du soleil ou du froid. A ses pieds, il mettait des sabots en peuplier. A l’intérieur des sabots, il mettait de la paille ou des petits chaussons en laine. La maraîchine, elle portait une jupe foncée et un tablier par dessus. Elle avait aussi un chemisier blanc en lin. Pour se protéger du soleil et du vent, elle mettait sur sa tête une « quichenotte », une coiffe traditionelle en Saintonge et en Vendée. Ce mot proviendrait de l’anglais « kiss me not », qui se traduit pas ne m’embrassez pas.
Le maraîchin portait ses plus beaux habits pour les dimanches ou les jours de fête. Il mettait un chapeau en feutre orné d’un ruban de velours noir, un pantalon noir, une chemise blanche, un petit gilet noir à passementeries, un petit nœud papillon en velours noir et aux pieds des sabots noirs fins. Sa compagne portait elle aussi ses plus beaux habits. Elle mettait une longue robe noire avec un tablier de couleur foncée par dessus. Sur ses épaules, elle mettait un châle de couleur foncée et souvent, brodé. Sur sa tête, elle déposait une coiffe de dentelle. A ses pieds, elle mettait de jolis petits sabots noirs.
Pour se déplacer, Rosalie comme bon nombre de maraichins utilisait :
- Un vieux vélo.
- Une yole, une petite barque légère à fond plat qui peut être équipée d'une voile unique. La yole sert à se déplacer dans les marais inondé l’hiver.
- Une ningle, une sorte de grand bâton qui sert à sauter par dessus les fossés. Elle plantait la ningle le plus près d ‘elle dans le fossé et avec de l’élan, elle sautait.
Rosalie faisait cuire son pain chez les gens les plus riches. En effet, l’âtre d’une bourrine n’a pas de four. Mais elle n’y allait pas quand elle le voulait. Il fallait que les gens riches fassent cuire aussi leurs pains en même temps. En échange, elle faisait un peu de ménage. Pour gagner un peu d’argent, elle leur faisait le repassage et le ménage chez les gens les plus riches.
Rosalie élevait aussi des canards près de sa petite mare. D’ailleurs, pendant que nous discutions avec son lointain descendant qui conserve ici le souvenir de cette pauvre mais noble et fière travailleuse, le petit saxo se roulait sans qu’on le remarque dans les fientes de ces oiseaux. Il était tout vert et puait à tel point que nous avons fait le voyage de retour jusqu’à la maison toutes fenêtres ouvertes. Les canards était transportés dans des cages en bois. Elle allait les vendre sur le marché de Challans. Les maraîchins fabriquaient aussi leur beurre. Ils allaient le vendre sur le marché de Challans.
Voici, vous comme nous participez à perpétuer le souvenir de cette humble femme, de son mode de vie et de ses moeurs.

dimanche, octobre 05, 2008

Couac dans la nuit blanche !


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Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Je ne sais pas si la municipalité a bien pensé aux conséquences de la juxtaposition de deux événements mais je ne vois pas comment elle pouvait esperer la réussite de l'opération nuit blanche qui d'habitude entraine de nombreux promeneurs et badaux dans le centre de la ville avec la grande réderie d'automne qui interdit le stationnement dans la plus grande partie du centre ville à partir de quatre heures du matin.
Enfin, ceux qui auront réélement passés une bonne nuit blanche c'e sont les exposant qui faisaient leur pré-réderie.

samedi, octobre 04, 2008

Quelques notes de musiques dans le paysage picard


Dindon
Originally uploaded by francois et fier de l'Être.

Je ne suis pas sûr que vous sachiez que la semaine du 6 au 12 octobre ait été décrétée semaine régionale de l’environnement pour la Picardie dans le cadre des semaines régionales de l’environnement issues du Grenèle de l’environnement. Ors dans le cadre de « Picardie en fête », la petite ville de Montigny-sur-l’Hallue, à une douzaine de kilomètres au Nord-est d’Amiens organise une fête autour de la musique, du terroir et des gestes éco-citoyens.
Il y aura une exposition et une bourse d’échange d’appareils de musique mécaniques : Limonaires, orgues de barbarie, d’automates et phonographes ainsi qu’une bourse aux plantes, qu’elles soient terrestres, aquatiques, aromatiques ou artificielles en textiles.
Sur la place du marché, on se consacrera aux produits du terroir, locaux ou/et bio, l’artisanat et à la cuisson du pain au four romain. Il y aura des animations pour les enfants qui pourront se promener à dos d’ânes ou en calèche.
L’école du cirque de Corbie sera en représentation à 14h30, 15h30 et 16h30. Entre deux, à partir de midi, il y aura un certain nombre d’intermèdes musicaux durant lesquels se produiront la formation de jazz « Les Barbecues », l’école de musique de Pont Noyelles et les chorales de Poulainville ou « atout cœur » de Contay.
Tout le monde pourra prendre son repas sur place à condition de réserver au 03.22.40.50.72.

Vous allez sûrement me demander pourquoi je vous parle de ce qui est après tout qu’une grosse fête de village à thème ? C’est tout simplement parce qu’il y aura aussi une exposition inédite du conseil Général intitulée « Pour connaître l’Hallue ».
Hallue ce n’est pas seulement un petit village du Santerre, c’est aussi et surtout un affluent de la rive droite de la Somme qui coule sur seulement 15,8 kilomètres, à travers l'Amiénois, selon une direction nord-sud, de sa source à Contay (54 m d'altitude) à sa confluence avec la Somme sur le territoire de la commune de Vecquemont. Loin des grandes voies de circulation, cette courte rivière, large de 2 à 4 mètres et bordé de peupleraies, est fortement urbanisé, traversant de nombreuses petites agglomérations. Elle est renforcée par un petit affluent, la Sybirre. L'Hallue présente un débit réduit, mais non négligeable pour un cours d'eau de cette longueur, de 1,5 mètre cube seconde à son exutoire(partie ou le débit est le plus fort).
J’ai bien connu cette rivière, dans la partie souterraine de sa vallée sèche, dans mon jeune temps…

Bon, comme dit le slogan de cette petite fête musico-culturo-écologique :
« Allez hop, tout le monde à Montigny ! »


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